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Nouvelles frappes iraniennes dans le Golfe, Washington parie sur une fin rapide

La guerre qui secoue le Golfe persique a franchi un nouveau seuil ce mercredi, avec des attaques simultanées visant plusieurs pays de la région, tandis que les États-Unis laissent entrevoir une possible désescalade rapide.

Selon le ministère de la Défense du Qatar, un pétrolier a été touché par des missiles lancés depuis l’Iran dans ses eaux territoriales. L’impact a provoqué un incendie à bord, sans faire de victimes parmi l’équipage.

Dans le même temps, le Koweït a annoncé qu’une attaque iranienne avait déclenché un « incendie majeur » dans les réservoirs de carburant de son aéroport international, confirmant une extension directe des hostilités aux infrastructures civiles critiques.

Washington évoque une issue rapide, sans accord

Depuis Washington, le président américain Donald Trump a adopté un ton paradoxalement optimiste. Il a affirmé que l’Iran « n’a pas besoin de conclure un accord » pour que les États-Unis mettent fin au conflit, évoquant un possible arrêt des opérations « dans deux à trois semaines ».

Cette déclaration marque un infléchissement notable du discours américain, jusque-là conditionné à des exigences strictes vis-à-vis de Téhéran, notamment sur le nucléaire et la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz.

Téhéran ferme la porte aux négociations

Du côté iranien, le ton reste ferme. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré à Al Jazeera ne plus avoir « aucune confiance » dans les discussions avec les États-Unis.

Il reconnaît avoir reçu des messages de Washington, mais insiste : « il ne s’agit pas de négociations ». Une position qui confirme l’impasse diplomatique actuelle, malgré les signaux contradictoires envoyés par la Maison Blanche.

Ces développements interviennent alors que les attaques se multiplient dans toute la région : Bahreïn, le Koweït et désormais les eaux qataries sont directement touchés. Le conflit, initialement centré sur l’Iran et ses adversaires, prend désormais une dimension régionale élargie, avec des conséquences immédiates sur les marchés énergétiques.

Selon des informations relayées par Reuters, la hausse des prix du pétrole se poursuit, alimentée par les craintes d’une perturbation durable du trafic dans le détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial.

Un conflit à plus de 3 000 morts qui fait flamber le pétrole

Depuis le 28 février, date des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le conflit a déjà fait plus de 3 000 morts. En riposte, Téhéran a fortement ralenti le trafic maritime dans le détroit d’détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial.

Résultat : le Brent dépasse désormais les 104 dollars le baril, en hausse de plus de 40 % depuis le début de la guerre. Une flambée qui commence déjà à se répercuter sur les prix à la pompe et à peser sur les marchés financiers à l’échelle mondiale.

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Tunisie : Vignette, déclarations… avril ou le mois des rappels

Les contribuables tunisiens sont appelés à la vigilance. La Direction générale de la comptabilité publique et du recouvrement, relevant du ministère des Finances, a publié le calendrier des principales échéances fiscales pour le mois d’avril 2026, avec six dates à retenir pour éviter tout retard ou pénalité.

Six rendez-vous fiscaux tout au long du mois

Le mois d’avril sera marqué par plusieurs obligations déclaratives et de paiement, réparties comme suit :

  • 6 avril : dernier délai pour le paiement de la taxe de circulation (vignette) pour les personnes physiques titulaires de plaques à chiffres impairs et pour les motos. Cette date correspond au report de l’échéance habituelle du 5 avril, ce jour tombant un dimanche.
  • 15 avril : dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes physiques, ainsi que de la déclaration trimestrielle pour les contribuables soumis au régime forfaitaire ou rattachés au régime réel.
  • 20 avril : dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes morales ayant recours à la télédéclaration.
  • 25 avril : date limite pour la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu des commerçants, y compris ceux relevant du régime forfaitaire.
  • 28 avril : dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes morales non concernées par la télédéclaration.
  • 30 avril : échéance finale pour la déclaration de l’employeur.

Des délais à anticiper pour éviter les sanctions

L’administration fiscale précise que ces dates correspondent aux derniers délais légaux, et non aux seuls jours possibles pour effectuer les déclarations. Elle recommande d’anticiper les démarches afin d’éviter l’encombrement des bureaux de recettes ou les ralentissements du système en ligne.

À noter : lorsqu’une échéance coïncide avec un dimanche ou un jour férié, elle est automatiquement reportée au premier jour ouvrable suivant, sans application de pénalités — comme c’est précisément le cas pour la vignette ce mois-ci.

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Peine de mort pour les Palestiniens : L’indignation des complices

Depuis des années, les mêmes pays qui s’offusquent aujourd’hui ont regardé, livré, tu. Leur scandale du jour ne rachète rien.

La Knesset a voté. 62 voix contre 48. La peine de mort est désormais légale pour les Palestiniens en Israël. Et dans les heures suivantes, les capitales européennes ont sorti leurs communiqués. Préoccupation. Inquiétude. Appel au dialogue.
On connaît la musique.
Ce qui est nouveau, ce n’est pas le crime. C’est le papier.

La mort sans tampon, ça ne choquait pas

Les Palestiniens mouraient avant ce vote. Ils mouraient en nombre, sous les bombes, dans des hôpitaux détruits, dans des files d’attente pour de l’aide alimentaire qui n’arrivait pas. Au moins 70 000 tués en deux ans. Sans procès. Sans délibéré. Sans qu’aucune capitale européenne ne convoque son ambassadeur israélien en urgence.
Les tribunaux militaires qui jugent les Palestiniens affichent un taux de condamnation supérieur à 99 %. Ce chiffre existait hier, avant-hier, il y a dix ans. Personne n’en a fait un titre. Personne n’a exigé de sanctions.
Ce qui choque aujourd’hui, c’est la formalité. Le vote. L’article de loi. Comme si la mort administrative était plus scandaleuse que la mort réelle.

Ben-Gvir portait un nœud coulant à la boutonnière. Personne n’a bougé.

Ben-Gvir arborait un badge en forme de nœud coulant à la Knesset lors du vote. Une épinglette. En direct. Assumée. Il a fêté le résultat avec une bouteille.
Ce n’est pas une image symbolique qu’on vous décrit. C’est ce qui s’est passé, en public, devant les caméras du monde entier.
Et le monde a géré.
Il gère depuis des décennies. Il a géré les expulsions, les colonies, les blocus, les assassinats ciblés, les destructions d’infrastructures civiles. Il a géré avec des accords commerciaux, des livraisons d’armes, des vetos au Conseil de sécurité et des visites d’État impeccablement protocolaires.

L’indignation sélective est une forme de complicité

La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont appelé à l’abandon du texte, le jugeant discriminatoire. Discriminatoire. Le mot est lâché.
Mais où était ce diagnostic quand un extrémiste juif qui assassinerait un Palestinien n’aurait pas été concerné par cette loi — ni par aucune autre, dans les faits ? Où était l’indignation face à une justice structurellement à deux vitesses, documentée, certifiée, archivée par des dizaines d’organismes internationaux depuis 1967 ?
Elle n’existait pas. Ou plutôt si — elle existait, rangée dans un tiroir, sortie uniquement quand le coût politique devenait trop visible.
Les condamnations verbales sont sans effet. Il faut des sanctions. Ce n’est pas une position radicale. C’est du bon sens. Mais le bon sens dérange quand on a des intérêts à protéger.

Ce vote ne change pas la condition palestinienne. Il change votre confort.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères dénonce une tentative de donner une apparence légale à des exécutions extrajudiciaires. En clair : on habille en loi ce qui se pratiquait à l’air libre. Ce qui était honteux devient légal. Ce qui était tu devient assumé.
Pour les Palestiniens, le résultat est le même depuis longtemps.
Pour les chancelleries européennes, ce vote est un problème de communication. Il rend visible ce qu’elles préféraient flou. Il nomme ce qu’elles préféraient taire.
Leur scandale d’aujourd’hui ne rachète pas leurs années de silence. Il les documente.
Les Palestiniens étaient condamnés à mort bien avant lundi soir. C’est vous qui avez signé le verdict.

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Barrages en Tunisie : L’État mise sur la recherche pour freiner l’évaporation

Alors que la situation hydrique en Tunisie montre des signes d’amélioration, un autre défi, moins visible, mobilise désormais les autorités : limiter l’évaporation des ressources stockées dans les barrages.

Lors d’une cérémonie de signature de contrats-programmes de recherche au Centre de biotechnologie de Borj Cédria (gouvernorat de Ben Arous), le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, Hammadi Habaieb, a indiqué que plusieurs initiatives sont en cours pour réduire ce phénomène, accentué par la hausse des températures et les effets du changement climatique, selon TAP.

Une amélioration des réserves sous contrainte climatique

Au 30 mars 2026, le taux de remplissage des barrages a atteint 58 %, un niveau jugé rassurant par rapport à la même période de l’année précédente. Les précipitations récentes ont également permis une remontée du niveau de certaines nappes phréatiques.

Mais cette amélioration reste fragile. En période estivale, la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau chaque jour à cause de l’évaporation, soit l’équivalent de la consommation de plusieurs grandes régions du pays.

Un phénomène structurel qui tend à s’intensifier avec l’élévation des températures, réduisant progressivement les volumes réellement disponibles.

La recherche mobilisée pour limiter les pertes

Face à ce constat, les autorités misent sur la recherche scientifique pour apporter des réponses concrètes.

Un programme mené en coordination avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vise notamment à expérimenter des solutions innovantes pour limiter l’évaporation à la surface des barrages.

Parmi les pistes étudiées figurent l’utilisation de films protecteurs capables de réduire l’exposition directe de l’eau au soleil. D’autres approches sont également à l’étude, notamment le recours à des technologies modernes pour le suivi des nappes souterraines.

Ces travaux s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à adapter la gestion des ressources hydriques aux contraintes du changement climatique.

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Tunisie – Haïti : Victoire pour Lamouchi, premiers repères pour les Aigles

La Tunisie s’est imposée (1-0) face à Haïti, pour le premier match de Sabri Lamouchi à la tête de la sélection nationale, lors d’une rencontre amicale disputée à Toronto. Un succès acquis dès la 7e minute (voir vidéo en bas de l’article ), qui offre déjà quelques premiers repères sur une équipe en construction.

Une entame efficace, mais un match contrasté

C’est Sébastien Tounekti qui a inscrit l’unique but de la rencontre, en concluant une action initiée par Ismaël Gharbi dès les premières minutes. La Tunisie a su faire la différence rapidement, avant de connaître davantage de difficultés par la suite.

En seconde période, les Haïtiens ont globalement pris le contrôle du jeu, mettant en évidence un manque d’efficacité offensive côté tunisien.

Premiers repères pour Lamouchi

Concrètement, cette première sortie met en évidence une équipe encore en phase de rodage, avec plusieurs nouveaux profils observés de près par le sélectionneur. Parmi eux, Rani Khedira, Rayan Elloumi, Ghaith Zaalouni ou encore Adam Arous, intégrés dans un groupe élargi mêlant cadres et nouvelles options.

Le but rapide inscrit par Tounekti, servi par Gharbi, a également mis en lumière la capacité de certains éléments offensifs à se montrer décisifs dès l’entame, même si des ajustements restent nécessaires dans la gestion des temps faibles.

Un test plus révélateur face au Canada

La sélection tunisienne disputera un deuxième match amical face au Canada le 31 mars, toujours à Toronto, dans le cadre de sa préparation à la Coupe du monde 2026.

Ce prochain rendez-vous devrait permettre à Sabri Lamouchi d’affiner ses choix et de confirmer — ou nuancer — les premières tendances observées lors de cette victoire inaugurale, acquise dans un contexte de stage court et intensif.

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Tunisie : 90 millions $ d’aides sociales… ce que cela change pour près de 900 000 familles

La Tunisie va bénéficier d’un financement supplémentaire de 90 millions de dollars de la Banque mondiale pour renforcer ses aides sociales. Cette enveloppe pourrait concerner près de 900 000 familles, dans un contexte marqué par une pression persistante sur le pouvoir d’achat.

Concrètement, ce financement devrait permettre d’élargir le nombre de bénéficiaires des aides sociales et de renforcer les montants versés aux familles les plus vulnérables. Pour près de 900 000 ménages, cela pourrait se traduire par un soutien plus régulier face à la hausse des prix et aux dépenses essentielles.

Ce nouvel appui s’inscrit dans la continuité d’un programme plus large, estimé à près de 700 millions de dollars sur cinq ans, qui a permis d’étendre significativement les aides sociales dans le pays.

Ce financement intervient après une séquence marquée, début février, par une multiplication des réunions entre la Banque mondiale et plusieurs ministères tunisiens, sans annonces chiffrées à l’époque.

Selon la Banque mondiale, ce dispositif a déjà bénéficié à plus de 895 000 familles à travers des transferts monétaires exceptionnels, tout en élargissant le programme « Amen Social » à plus de 386 000 ménages. Des allocations familiales ont également été accordées à plus de 150 000 enfants de moins de cinq ans.

Un élargissement ciblé vers les jeunes et les personnes vulnérables

Le nouveau financement vise à prolonger cette dynamique, avec une extension des allocations familiales à environ 450 000 enfants âgés de 6 à 18 ans issus de familles à faibles revenus. L’objectif affiché est de limiter le décrochage scolaire et d’améliorer l’accès à l’éducation.

Le programme prévoit également la création d’un fonds national dédié aux personnes en situation de handicap, destiné à soutenir leur inclusion sociale et économique.

Parallèlement, des initiatives d’insertion économique seront mises en place afin de favoriser l’autonomie des bénéficiaires, en combinant activités indépendantes et intégration progressive dans le marché du travail.

Une réforme structurelle du système social en toile de fond

Au-delà de l’aide directe, ce financement s’inscrit dans une transformation plus profonde du système de protection sociale tunisien. Les réformes engagées portent notamment sur la mise en place d’un registre social unifié, la digitalisation des paiements et l’amélioration du ciblage des bénéficiaires.

L’objectif est de passer d’un système fragmenté à un dispositif plus cohérent, fondé sur des données fiables et une meilleure coordination entre les différents programmes.

Si l’élargissement des aides marque une étape importante, des défis persistent, notamment en matière de ciblage, d’inclusion des populations les plus isolées et de soutenabilité financière.

Derrière cette nouvelle enveloppe de 90 millions de dollars se dessine ainsi une évolution plus large : celle d’un modèle social en mutation, appelé à gagner en efficacité mais encore confronté à des équilibres fragiles.

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Cancer colorectal : La Tunisie se rapproche des niveaux européens, avec près de 4 000 cas par an

La progression est silencieuse, mais continue. En Tunisie, le cancer colorectal s’impose désormais comme l’une des principales préoccupations de santé publique, avec un nombre de cas qui ne cesse d’augmenter au fil des années.

Selon les estimations actuelles, entre 3 000 et 4 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année, une tendance récemment confirmée par le Dr Abdellrahmane Masmoudi et relayée sur Mosaique FM. Un chiffre cohérent avec les dernières données officielles disponibles : en 2023, 3 788 cas ont été recensés par les autorités sanitaires. Une évolution qui confirme une tendance lourde, observée depuis plus d’une décennie.

Une progression continue depuis plus de dix ans

Au milieu des années 2010, l’incidence du cancer colorectal en Tunisie était estimée autour de 20 cas pour 100 000 habitants. Elle dépasse aujourd’hui les 40 cas pour 100 000, soit un niveau qui a pratiquement doublé en une dizaine d’années.

Ce cancer figure désormais parmi les plus fréquents dans le pays : 2ᵉ chez la femme et 4ᵉ chez l’homme, selon les données du ministère de la Santé.

Plusieurs facteurs expliquent cette progression : le vieillissement de la population, l’évolution des habitudes alimentaires, la sédentarité, mais aussi une amélioration du diagnostic qui permet de détecter davantage de cas.

Lire aussi: Tunisie : Les cas de cancers colorectaux vont doubler d’ici 5 ans ! (2019)

Maghreb, Europe : où se situe la Tunisie ?

Cette dynamique n’est pas propre à la Tunisie. L’ensemble du Maghreb est engagé dans une transition similaire, marquée par une hausse des maladies chroniques liée à l’urbanisation et à l’évolution des modes de vie.

En Algérie, l’incidence du cancer colorectal est estimée entre 17 et 20 cas pour 100 000 habitants, avec une progression notable dans les grandes villes. Le cancer colorectal y figure désormais parmi les plus fréquents, notamment chez l’homme.

Au Maroc, les taux restent légèrement inférieurs, autour de 15 à 18 cas pour 100 000 habitants, mais la tendance est également à la hausse, avec des disparités importantes selon les régions et les capacités de dépistage.

Dans ce contexte, la Tunisie se distingue par une incidence plus élevée que ses voisins, reflet à la fois d’un système de recensement plus structuré et d’une transition épidémiologique plus avancée.

Avec une incidence estimée entre 40 et 53 cas pour 100 000 habitants, la Tunisie se situe désormais dans la fourchette observée dans plusieurs pays d’Europe occidentale, où les taux varient généralement entre 30 et 50 cas. À la différence de ces pays, où le dépistage a permis de stabiliser la maladie, la Tunisie reste dans une phase de progression.

Le dépistage, ligne de fracture décisive

L’enjeu se joue précisément là.

Car si le cancer colorectal peut être guéri dans près de 90 % des cas lorsqu’il est détecté à un stade précoce, les chances chutent drastiquement en cas de diagnostic tardif, avec des taux de survie nettement plus faibles aux stades avancés.

Entre détection précoce et diagnostic tardif, l’écart n’est pas statistique : il est décisif.

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Natation : Hafnaoui en or, Jaouadi en argent… la Tunisie frappe fort aux NCAA

La natation tunisienne a brillé aux États-Unis. Lors de la dernière journée des championnats universitaires américains (NCAA), Ayoub Hafnaoui et Ahmed Jaouadi ont signé un doublé remarquable sur le 500 yards nage libre, confirmant la montée en puissance des deux nageurs sur la scène internationale.

Un doublé tunisien sur 500 yards

Champion olympique, Ayoub Hafnaoui s’est imposé en finale du 500 yards avec un temps de 4:06.56, décrochant la médaille d’or et améliorant au passage son record personnel. Derrière lui, Ahmed Jaouadi a pris la deuxième place en 4:06.90, s’adjugeant la médaille d’argent au terme d’une course très disputée. (Voir la vidéo en bas de page.)

Ce résultat marque un moment fort pour la natation tunisienne, avec deux représentants sur les deux premières marches du podium dans l’une des compétitions universitaires les plus relevées au monde.

Jaouadi avait déjà frappé fort

Ce doublé intervient quelques jours après un autre exploit signé Ahmed Jaouadi, auteur d’un record NCAA sur le 1650 yards avec un chrono de 14:10.03, une performance qui avait marqué les esprits aux États-Unis.

La complémentarité entre les deux nageurs se confirme : Jaouadi s’illustre sur les longues distances, tandis que Hafnaoui impose sa puissance sur les formats intermédiaires.

Au-delà des médailles, ces performances traduisent l’émergence d’une génération tunisienne capable de rivaliser au plus haut niveau mondial, y compris dans le très compétitif circuit universitaire américain.

Lire aussi:

USA : Ahmed Jaouadi explose le record NCAA

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Phishing en Tunisie : Une radio régionale affirme avoir fait remonter l’affaire walletedinar.com

Le directeur général de Radio Ambiance FM à Mahdia, Mohamed Amine Abdelwahed, a affirmé, dans une publication partagée sur son compte Facebook, que la radio avait entrepris plusieurs démarches pour signaler le site walletedinar.com, présenté comme une plateforme de fraude visant des citoyens tunisiens.

La Poste tunisienne rappelle par ailleurs que le Wallet e-Dinar officiel ne s’ouvre qu’en bureau de poste, avec la CIN et un numéro de téléphone.
Une fois activé, le compte est géré via l’application D17, utilisée pour les transferts, paiements, consultation du solde et certains retraits sans carte.

Dans son message, il explique que cette initiative est intervenue après des alertes autour d’un site qui aurait ciblé notamment « l’argent des étudiants et des citoyens » pendant plusieurs semaines. Il rappelle également qu’un avertissement avait déjà été émis le 23 février 2026 au sujet de cette affaire.

Selon cette publication, l’équipe de la radio aurait d’abord contacté Cloudflare afin de demander la levée de la protection du site, avant d’identifier le serveur d’hébergement réel et de saisir l’hébergeur ainsi que la société détentrice du nom de domaine. Mohamed Amine Abdelwahed affirme aussi que le dossier a été transmis au CERT-NL aux Pays-Bas, ainsi qu’à l’ENISA, l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité.

Une fermeture revendiquée

Toujours selon Mohamed Amine Abdelwahed, ces démarches ont conduit, dans un délai qualifié de « record », à la fermeture du site et à la désactivation du serveur après deux tentatives. Le serveur d’hébergement a été désactivé une première fois avant de se rendre compte qu’un deuxième serveur a été activé. Ce dernier n’est plus fonctionnel depuis hier soir, nous a confirmé Mohamed Amine Abdelwahed.

Quant à l’arrêt définitif du nom de domaine, cette action est plus longue à entreprendre et pourrait durer plusieurs jours.

A ce stade, ces affirmations émanent du responsable de la radio et n’ont pas été confirmées de manière indépendante par les autorités techniques ou judiciaires concernées. La publication met également en cause l’inaction de l’Agence nationale de la cybersécurité en Tunisie, accusée par son auteur de ne pas avoir réagi efficacement au dossier.

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320 entreprises et 93 000 emplois : Pourquoi l’Allemagne mise sur la Tunisie

Avec plus de 320 entreprises implantées et 93 000 emplois, l’Allemagne est déjà un acteur industriel majeur en Tunisie. Des chiffres rappelés par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti lors d’une rencontre économique organisée à Berlin, à l’occasion du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

Les indicateurs du partenariat tuniso-allemand, présentés lors de cette rencontre, témoignent d’un ancrage solide.

320 entreprises allemandes implantées en Tunisie, générant près de 93 000 emplois, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’automobile, l’électronique, le textile technique et les services technologiques.

Les échanges commerciaux ont atteint un niveau record en 2025, dépassant 5,3 milliards d’euros, avec un excédent de 1,1 milliard d’euros en faveur de la Tunisie. Les exportations tunisiennes vers l’Allemagne ont franchi les 3,2 milliards d’euros, en hausse de 13 % sur un an.

Lire aussi: Mohamed Ali Nafti à Berlin, la Tunisie active le levier allemand

Une base industrielle déjà intégrée

Loin d’un simple discours diplomatique, ces données confirment une intégration industrielle avancée. La présence allemande en Tunisie ne relève plus d’une logique opportuniste, mais d’un ancrage durable dans des segments productifs stratégiques.

Les entreprises allemandes opérant dans le pays sont majoritairement positionnées sur des activités industrielles intermédiaires, au cœur des chaînes de production européennes. Cette spécialisation permet à la Tunisie de s’insérer dans des circuits industriels complexes, notamment dans l’automobile et les composants électroniques, où la précision, la qualité et la réactivité sont essentielles.

Lire aussi: Tunisie-Allemagne : Un nouveau partenariat pour accélérer la modernisation industrielle

Une recomposition des chaînes de valeur en cours

Ce positionnement prend une dimension particulière dans le contexte actuel. Depuis plusieurs années, les entreprises européennes cherchent à réduire leur dépendance à des chaînes d’approvisionnement lointaines, notamment en Asie.

Entre tensions géopolitiques, perturbations logistiques et impératifs de souveraineté industrielle, une tendance de fond se confirme : le rapprochement des sites de production vers des zones proches du marché européen.

Dans cette logique de relocalisation industrielle à proximité de l’Europe (nearshoring), la Tunisie apparaît comme une alternative crédible. Sa proximité géographique, son intégration commerciale avec l’Union européenne et la disponibilité de compétences techniques en font une plateforme attractive pour sécuriser certaines étapes de production.

Lire aussi: Des investisseurs internationaux explorent l’industrie et la logistique en Tunisie

La Tunisie, interface entre l’Europe et l’Afrique

Au-delà de sa relation avec l’Europe, la Tunisie capitalise sur son appartenance à des espaces économiques comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et le COMESA pour se projeter comme plateforme vers les marchés africains.

C’est cette double dimension — proximité européenne et ouverture africaine — qui semble aujourd’hui susciter un intérêt renouvelé des acteurs économiques allemands.

Une visite d’une délégation économique allemande en Tunisie est envisagée au second semestre 2026, signe d’une dynamique appelée à se consolider.

Entre continuité industrielle et repositionnement stratégique, la relation tuniso-allemande évolue ainsi vers un modèle plus structuré. Reste à savoir si cette dynamique pourra s’inscrire dans la durée, dans un contexte de concurrence accrue entre les plateformes industrielles du Maghreb et du sud de l’Europe, elles aussi en quête d’investissements allemands.

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Huile d’olive 2025-2026 : Forte hausse des exportations tunisiennes, mais un modèle sous pression

Derrière les performances affichées, le secteur tunisien de l’huile d’olive révèle une réalité plus ambivalente. Entre croissance rapide des exportations, pression sur les prix et dépendance persistante à l’Europe, le modèle montre ses limites.

Une progression spectaculaire… portée par les volumes

La campagne 2025-2026 démarre sur un rythme soutenu.
Selon les chiffres relayés par l’agence TAP, la Tunisie a exporté, au cours des quatre premiers mois, 184 300 tonnes d’huile d’olive, pour des recettes de 2,26 milliards de dinars.

Surtout, la progression est nette : +49,6% en volume et +33,8% en valeur par rapport à la même période de la campagne précédente.

Ces chiffres confirment la place centrale du secteur dans les exportations agricoles tunisiennes et sa capacité à répondre à une demande internationale soutenue.

Plus de ventes… mais à des prix en recul

Cette dynamique cache toutefois une évolution moins favorable : le prix moyen à l’export recule d’environ 4%, autour de 12 dinars le kilogramme.

Autrement dit, la Tunisie vend davantage… mais moins cher.

Cette situation reflète une tension classique des marchés agricoles : une hausse rapide des volumes exerce une pression à la baisse sur les prix, réduisant la valeur captée par les producteurs.

Elle met aussi en lumière une fragilité structurelle : la majorité des exportations continue de se faire en vrac, avec seulement 15,5% des volumes conditionnés.

Une dépendance européenne qui limite la marge de manœuvre

À cette pression économique s’ajoute une contrainte commerciale majeure.
L’Union européenne absorbe à elle seule plus de 57% des exportations tunisiennes, avec l’Espagne et l’Italie comme principaux débouchés.

Mais ce marché reste encadré. Bruxelles a récemment refusé d’augmenter les quotas d’importation d’huile d’olive tunisienne sans droits de douane, maintenus autour de 56 700 tonnes, sous l’influence notamment des producteurs italiens.

Cette décision illustre un rapport de force défavorable : la Tunisie dépend d’un marché dont elle ne maîtrise ni les règles ni les limites.

Lire aussi:  Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Entre leadership et fragilité structurelle

Paradoxalement, cette situation intervient alors que la Tunisie s’impose comme premier producteur mondial d’huile d’olive biologique, confirmant une montée en gamme reconnue à l’international.

Mais ce leadership qualitatif ne suffit pas à compenser les déséquilibres du modèle.

Car au-delà des performances, une réalité s’impose : la Tunisie exporte plus, mais dans un système qui capte une partie de sa valeur et limite son accès aux marchés.

Entre dépendance au vrac, pression sur les prix et contraintes européennes, le secteur oscille ainsi entre puissance agricole affirmée et fragilité économique persistante.

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Méthanier russe endommagé : Remorquage en cours vers un port libyen

Les autorités libyennes ont lancé, dans l’après-midi du mardi 24 mars, les opérations de remorquage du méthanier russe endommagé au large de leurs côtes depuis le début du mois. Ce déploiement marque un tournant dans la gestion de cet incident maritime à haut risque.

Selon un communiqué officiel, l’opération est supervisée par le Centre de coordination de recherche et de sauvetage des garde-côtes. Des équipes spécialisées ont réussi à sécuriser le navire et à le préparer pour son transfert vers un emplacement sécurisé, en attendant son acheminement vers un port libyen, afin d’éviter toute dérive incontrôlée.

Risque de rupture et cellule de crise

Face à l’urgence, les autorités ont activé une cellule de crise interministérielle regroupant plusieurs organismes maritimes. L’objectif est d’écarter tout scénario de pollution majeure.

Le Centre de lutte contre la pollution maritime a notamment alerté sur un risque de fissure ou de rupture de la coque, une menace susceptible de compliquer les opérations de remorquage.

Une zone maritime sous vigilance

Initialement localisé entre la Sicile, Malte et le nord de la Libye, le navire a progressivement dérivé vers des zones plus méridionales. Bien que l’« Arctic Metagas » ne se trouve pas dans les eaux territoriales tunisiennes, sa trajectoire le maintient dans un périmètre proche du bassin maritime régional.

Dans cette zone de Méditerranée centrale, les courants peuvent relier rapidement les eaux libyennes aux côtes nord-africaines, ce qui maintient un niveau de vigilance élevé.

Le méthanier, identifié par des sources russes, s’était rapproché des côtes près de Zouara, à environ 140 kilomètres à l’ouest de Tripoli. La situation est désormais placée sous surveillance étroite.

Lire aussi: Méditerranée : Un méthanier russe hors de contrôle inquiète jusqu’en Tunisie

Une cargaison sensible de 62 000 tonnes

Le navire transporte environ 62 000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Mourmansk, avec pour destination initiale Port-Saïd.

Moscou affirme que le bâtiment aurait été visé par des drones maritimes, une version qui n’a pas été confirmée de manière indépendante. Les 30 membres d’équipage ont été secourus sains et saufs.

Plusieurs moyens techniques, dont un remorqueur de haute mer et des équipes spécialisées, sont mobilisés avec l’appui de partenaires internationaux pour stabiliser la situation.

L’objectif final est de transférer le navire vers un port libyen, où des inspections techniques approfondies pourront être menées.

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Trump, l’Iran et le pétrole : Entre espoir de trêve et réalité du feu

Les marchés ont réagi en quelques minutes. Le terrain, lui, raconte une autre histoire.

Après les déclarations du président américain Donald Trump évoquant des discussions « productives » avec l’Iran et annonçant le report des frappes sur ses infrastructures énergétiques, les prix du pétrole ont chuté de 10 à 13 %. Une réaction immédiate à la perspective d’un apaisement.

À Téhéran, la réponse a été sans ambiguïté. Les autorités iraniennes ont rejeté toute idée de négociation, qualifiant ces propos de « fake news » et accusant Washington de chercher à influencer les marchés.

Le pétrole sous l’effet des annonces

Dans ce conflit où l’énergie est centrale, chaque déclaration devient un signal de marché. L’évocation d’une désescalade a suffi à provoquer un décrochage brutal des prix.

Les investisseurs ajustent leurs anticipations, mais une question demeure : réagissent-ils à une évolution réelle du conflit ou à une séquence de communication ? Le report de cinq jours des frappes américaines a installé l’idée d’un répit, sans confirmation sur le terrain.

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Une guerre aussi informationnelle

Pour Téhéran, il ne s’agit pas d’une confusion mais d’une stratégie. En dénonçant une tentative de manipulation, l’Iran met en avant une autre dimension du conflit : celle de l’influence.

Dans cet espace, une déclaration peut déplacer des milliards en quelques heures. Le pétrole devient à la fois indicateur et levier. Entre diplomatie affichée et communication stratégique, la frontière se brouille.

Une escalade qui se poursuit

Pendant que les cours reculent, la réalité militaire s’intensifie. L’Iran a lancé plusieurs vagues de missiles vers Israël, visant notamment la région de Tel-Aviv. En réponse, Israël a frappé plus de 50 cibles à Téhéran, dont des installations militaires et des centres de commandement.

Le bilan humain dépasse désormais les 2 000 morts. Dans ce contexte, la menace sur les flux énergétiques reste entière. Le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique du pétrole mondial, demeure sous tension.

Au final, le contraste est net : les marchés anticipent une accalmie, alors que le conflit s’aggrave. Entre perception et réalité, l’information s’impose comme un levier à part entière dans une guerre aux effets globaux.

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Municipales 2026 en France : A Nice, une bascule qui dépasse la France

Vu de Tunis, les municipales françaises de 2026 pourraient sembler lointaines. Une affaire intérieure, une recomposition entre forces politiques installées depuis des décennies. Et pourtant, à y regarder de plus près, ce scrutin raconte autre chose : une évolution dont les effets pourraient se faire sentir bien au-delà des frontières françaises, jusqu’à la rive sud de la Méditerranée.

C’est à Nice que cette évolution a pris un visage concret.

Dans la cinquième ville de France, Éric Ciotti — figure d’une droite qui a progressivement rompu avec les lignes de séparation traditionnelles vis-à-vis de l’extrême droite — s’impose avec 48,54 % des voix, devant le maire sortant Christian Estrosi (37,20 %). Une candidate de gauche recueille 14,26 % sans se désister. Estrosi, en poste depuis 2008, annonce son retrait de la vie politique locale.

Plus qu’un résultat, cette victoire signale un déplacement. Celui d’une droite qui se radicalise par glissement successif, sans provoquer de rupture franche dans l’électorat. Un mouvement sans fracas, presque banal dans sa forme — mais lourd de sens dans ce qu’il annonce.

Nice, un signal qui se lit autrement depuis le sud

Pour un observateur tunisien, Nice n’est pas une ville comme les autres. Par sa géographie, son histoire et les liens humains qui l’unissent au Maghreb depuis plusieurs générations, elle occupe une place singulière dans l’imaginaire franco-méditerranéen.

Que cette ville bascule vers un camp soutenu par une droite radicalisée n’est donc pas anodin. Cela pose, en creux, des questions directement lisibles depuis Tunis : quelle place pour les diasporas maghrébines dans le débat public français ? Quelle orientation pour les politiques migratoires à venir ? Et, plus largement, quel visage la France choisit-elle de présenter à ses voisins du sud ?

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Une gauche qui résiste dans les métropoles… mais se concentre

Dans les grandes villes, la gauche tient.

Emmanuel Grégoire l’emporte à Paris avec 50,52 %, Benoît Payan est reconduit à Marseille, et à Lyon, Grégory Doucet s’impose de justesse, avec moins de 3 000 voix d’avance sur un candidat de droite soutenu par Jean-Michel Aulas, qui a annoncé un recours. Lille, Rennes et Nantes confirment cet ancrage.

Depuis l’extérieur, cette carte donne l’image d’un bloc solide. Mais elle révèle surtout une gauche de plus en plus concentrée dans les grands centres urbains, et plus fragile ailleurs — là où les dynamiques locales échappent aux grandes logiques nationales.

Droite et centre : une progression discrète, mais structurante

Dans de nombreuses villes moyennes — Clermont-Ferrand, Besançon, Brest, Limoges — la droite s’impose ou se renforce. Sans coup d’éclat, mais avec constance. Ce mouvement ne fait pas la une, mais il redessine progressivement la carte politique française.

Le centre, lui, évolue. À Bordeaux, Thomas Cazenave l’emporte avec 50,95 %, mais à la tête d’une coalition large réunissant droite et centre. Ce n’est pas une victoire isolée du macronisme : c’est une victoire d’agrégation, révélatrice d’un centre qui ne s’impose plus seul, mais par convergence.

Au Havre, Édouard Philippe consolide son ancrage. Le mouvement existe, mais il s’inscrit dans un espace politique de plus en plus proche de la droite.

Le RN : une implantation qui dépasse les frontières françaises

C’est peut-être le signal le plus observé depuis la Méditerranée.

Le Rassemblement national ne conquiert pas les grandes métropoles. Mais à Carcassonne, à Agde, à Menton, à Liévin, il s’installe durablement. Ce qui change, ce n’est pas seulement son niveau électoral, mais sa nature : le RN n’est plus seulement un vote de contestation. Il devient une force locale, avec des élus, des réseaux, une continuité.

Pour la Tunisie, cette évolution n’est pas abstraite. Le RN défend des positions restrictives sur l’immigration, sur les accords bilatéraux, sur les politiques de visas. Une France dont la carte locale se teinte progressivement de ces équilibres, c’est une France dont la politique méditerranéenne pourrait évoluer — sur les flux migratoires, sur la coopération, sur le regard porté au Maghreb.

Une recomposition qui se lit mieux à distance

Ce scrutin ne produit pas de choc immédiat. Il dessine une trajectoire.

La gauche se maintient dans les métropoles, parfois de justesse. La droite regagne du terrain ailleurs. Le centre s’ancre, mais par alliances. Et l’extrême droite poursuit une implantation lente, méthodique, durable.

Vu de France, ces évolutions peuvent sembler fragmentées.
Vu de Tunis, elles apparaissent plus nettement : une démocratie européenne qui se déplace progressivement vers la droite, sans rupture visible, mais avec constance.

Et ce soir-là, à Nice, ce déplacement a simplement cessé d’être invisible.

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Iran : De l’énergie à l’eau, une escalade aux effets systémiques

Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un seuil discret mais décisif.
Selon Reuters, Téhéran a averti qu’il pourrait frapper non seulement les infrastructures énergétiques du Golfe, mais aussi leurs installations hydrauliques — notamment les usines de dessalement — si Washington venait à cibler ses centrales électriques.

La menace est conditionnelle, mais elle redéfinit les règles du jeu. Elle marque un glissement vers une confrontation où les infrastructures civiles deviennent des leviers de pression stratégique.

Arad et Dimona : Netanyahou promet de “détruire” l’Iran après les attaques

Les frappes iraniennes sur les villes israéliennes d’Arad et Dimona ont fait près de 200 blessés, selon plusieurs sources concordantes.

Dans la foulée, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a adopté un ton particulièrement offensif, affirmant la volonté d’Israël de “détruire” l’Iran. Une déclaration qui marque un basculement : la réponse israélienne ne se limite plus à la dissuasion ou à la riposte ponctuelle, mais s’inscrit dans une logique de neutralisation durable.

Les frappes israéliennes sur le territoire iranien se poursuivent, tandis que les systèmes de défense interceptent une partie des missiles tirés par Téhéran.

Liban : Joseph Aoun évoque un « prélude à une invasion terrestre »

Dans le même temps, l’armée israélienne a détruit le pont de Qasimiyah, au sud du Liban. Le président libanais Joseph Aoun y voit un « prélude à une invasion terrestre », signe d’une montée en intensité sur le front nord.

En Irak, des frappes aériennes ont également visé des positions des forces de mobilisation populaire pro-iraniennes à Bagdad, après des attaques contre des intérêts américains, notamment un diplomate et un centre logistique proche de l’aéroport de la capitale.

L’eau, nouvelle ligne de fracture

Dans plusieurs pays du Golfe, l’eau potable dépend presque entièrement du dessalement. Cette dépendance atteint la totalité des besoins au Qatar et à Bahreïn, s’élève jusqu’à environ 80 % aux Émirats arabes unis et représente près de la moitié de l’approvisionnement en Arabie saoudite.

Autrement dit, une frappe sur ces installations ne provoquerait pas seulement une perturbation économique, mais une crise immédiate de survie urbaine.

Dans ces territoires désertiques, l’équilibre repose sur un triptyque fragile : électricité, climatisation, eau. Toucher l’un de ces piliers revient à désorganiser l’ensemble.

Une guerre qui change de nature

En maintenant la pression sur le détroit d’Ormuz tout en élargissant la menace à l’eau et à l’électricité, l’Iran ne se contente plus de viser les marchés énergétiques.

Il vise désormais les conditions de vie elles-mêmes.

Ce basculement marque une transformation du conflit : la confrontation ne se joue plus uniquement sur les territoires ou les installations militaires, mais sur la capacité des sociétés à fonctionner. Dans cette configuration, la vulnérabilité des systèmes devient un levier stratégique à part entière.

Et dans le Golfe, plus encore qu’ailleurs, l’eau s’impose comme une nouvelle ligne de front.

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Russie–Iran : Le jeu d’équilibriste de Moscou entre soutien affiché et calcul stratégique

Le 21 mars 2026, à l’occasion de Nowruz, Vladimir Poutine a assuré que la Russie demeurait un « ami loyal » de l’Iran, rapporte Reuters. Mais derrière cette déclaration, Moscou avance sur une ligne étroite, entre soutien politique affiché, ambiguïtés diplomatiques et calculs géopolitiques.

Un soutien affirmé le 21 mars… mais sans engagement

C’est dans un message officiel adressé aux dirigeants iraniens pour le Nouvel An persan que Vladimir Poutine a réaffirmé que Moscou restait un « ami loyal et partenaire fiable » de Téhéran, évoquant des « épreuves difficiles » à surmonter.

La Russie a également dénoncé les frappes américaines et israéliennes déclenchées le 28 février, accusées d’avoir aggravé l’instabilité régionale et provoqué une crise énergétique aux répercussions mondiales.

Mais au-delà des déclarations, ce soutien reste mesuré. Aucun engagement militaire direct n’a été annoncé, et le partenariat stratégique entre les deux pays ne comporte pas de clause de défense mutuelle. Des sources iraniennes évoquent par ailleurs une aide concrète limitée depuis le début de la crise.

Entre Téhéran et Washington, une ligne de crête

C’est dans cette zone grise que se joue l’essentiel.

Selon des informations rapportées par Politico, Moscou aurait envisagé de proposer à Washington un échange : limiter son partage de renseignement avec l’Iran en contrepartie d’un arrêt du soutien américain à l’Ukraine sur le plan du renseignement. Une hypothèse rejetée par les États-Unis et aussitôt qualifiée de « fausse » par le Kremlin.

Ces informations, fondées sur des sources anonymes et contestées par Moscou, ont alimenté l’idée d’un possible marchandage entre les deux puissances — une forme de « Iran contre Ukraine » — sans qu’aucun accord n’ait été confirmé à ce stade.

Même incertaine, cette séquence éclaire la stratégie russe : soutenir Téhéran sans s’enfermer dans une confrontation directe avec Washington, et préserver en permanence des marges de négociation.

Une alliance guidée par les intérêts

Au-delà du discours officiel, plusieurs rapports occidentaux évoquent une coopération sécuritaire et technologique entre Moscou et Téhéran, régulièrement démentie par le Kremlin.

Cette ambiguïté résume la posture russe : agir sans s’exposer, soutenir sans s’aligner totalement.

Dans le même temps, Moscou tire profit des effets indirects du conflit, notamment la hausse des prix de l’énergie, qui renforce ses revenus.

Dans ce contexte, la relation entre la Russie et l’Iran apparaît moins comme une alliance inconditionnelle que comme une convergence d’intérêts, ajustée en permanence au gré des rapports de force.

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Avec Emmanuel Macron, Saïed aborde l’UE, la migration… et l’ordre mondial

Selon un communiqué de la présidence de la République, le président Kaïs Saïed s’est entretenu, dans la soirée du 20 mars, avec le président français Emmanuel Macron, qui lui a adressé ses félicitations à l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Tunisie.

Un partenariat avec l’UE à revoir

Au cours de cet échange, plusieurs dossiers ont été abordés, notamment les relations avec l’Union européenne. Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de revoir l’accord de partenariat afin qu’il soit « plus équilibré, plus juste et plus équitable ».

Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de récupérer les fonds détournés, estimant qu’il s’agit d’un droit du peuple tunisien qui ne peut ni se prescrire ni rester bloqué dans des procédures sans résultat.

Migration : appel à un effort partagé

Sur la question migratoire, le président de la République a appelé à renforcer les efforts pour favoriser le retour volontaire des migrants en situation irrégulière.

Il a souligné que la Tunisie « a beaucoup donné », se présentant à la fois comme victime d’un système économique mondial déséquilibré et de réseaux criminels opérant entre l’Afrique subsaharienne et le nord de la Méditerranée.

Il a ajouté que les organisations internationales et les pays du Nord doivent assumer pleinement leurs responsabilités, rappelant que la Tunisie refuse d’être un pays de transit ou d’installation.

Un ordre international à repenser

Les deux présidents ont également évoqué la nécessité de repenser l’ordre international, estimant que le système hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale montre aujourd’hui ses limites.

Ils ont appelé à l’émergence de nouvelles idées, avec en toile de fond la perspective d’un ordre fondé sur la justice et la liberté. Kaïs Saïed a notamment évoqué une « nouvelle philosophie des Lumières » et la nécessité de mettre fin aux souffrances du peuple palestinien.

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Le Tunis « hors-champ » : Ce que le regard du New York Times laisse de côté

C’est une habitude, presque un rituel saisonnier : dès que le soleil se fait plus pressant sur la Méditerranée, les grands titres de la presse internationale redécouvrent Tunis.

Dans sa livraison du 20 mars, le The New York Times propose un portrait à l’esthétique léchée intitulé “The Irresistible Glow of Tunis”. On y croise des portes bleues à Sidi Bou Saïd, des matcha latte à 15 dinars dans des cafés minimalistes et une « énergie créative » qui se nourrirait, presque avec légèreté, de nos tensions politiques.

C’est beau, c’est fluide, c’est… sélectif.

Car pour celui qui vit Tunis au quotidien, ce récit ressemble à une ligne de TGM qui ne s’arrêterait qu’aux stations les plus fleuries : on admire le paysage, mais on traverse la ville sans vraiment s’y arrêter.

Une ville cadrée

Le récit de Tyler Donohue suit une trajectoire familière : Médina, Carthage, La Marsa, Gammarth. Un Tunis où le visiteur peut circuler sans jamais vraiment se heurter à la rugosité du réel.

Mais Tunis ne se résume pas à cette ligne.

La pulsation de la capitale bat ailleurs. Dans la densité de l’Ariana, dans le chaos organisé d’El Mourouj, dans l’effervescence de l’avenue de Madrid. Là où la créativité ne passe ni par des « concept stores » ni par la « slow fashion », mais par la débrouille, l’adaptation et une vitalité qui n’attend aucune validation extérieure pour exister.

Le mezwed, entre scène et réalité

L’article s’ouvre sur une scène forte : l’appel à la prière mêlé à un set de DJ. Pour le visiteur, c’est un contraste stimulant.

Mais cette image dit aussi autre chose.

D’un côté, un mezwed intégré à des playlists, diffusé dans des lieux calibrés, presque adouci. De l’autre, celui des mariages de quartier, des percussions qui résonnent dans les cages d’escalier, des voix qui racontent l’exil, la galère, les ruptures.

Entre les deux, un écart.

Le regard extérieur ne ment pas. Il choisit. Il transforme une matière brute en ambiance.

La fripe, entre esthétique et nécessité

À Bab El Falla, Tyler Donohue s’arrête sur une chemise en lin à 9 dinars, y voyant un esprit de transformation, une forme de poésie.

La scène est juste. Mais elle est incomplète.

Pour beaucoup de Tunisiens, la fripe n’est pas un terrain d’exploration esthétique. C’est une réponse directe à l’inflation, un calcul quotidien, une contrainte. Là où certains voient du style, d’autres gèrent une nécessité.

Le même lieu. Deux lectures.

Une énergie sous contrainte

Le reportage suggère que la fragilité du contexte ajoute à l’intensité de la ville. Comme si cette tension participait de son attrait.

Mais cette énergie a un coût.

Créer à Tunis aujourd’hui, ce n’est pas seulement suivre un “tempo addictif”. C’est composer avec une administration lourde, une économie sous pression, des incertitudes constantes.

La créativité existe. Elle est réelle. Mais elle ne flotte pas hors sol.

Tunis n’est pas absente du récit du New York Times, elle est simplement cadrée. Ce que l’on voit est vrai, mais incomplet. L’essentiel se joue sans doute entre la ville que l’on regarde et celle que l’on habite.

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Tunisie : Un prix pour les influenceurs francophones avec 1 000 DT à la clé

À l’occasion de la semaine de la Francophonie, l’Ambassade de France en Tunisie, via le Groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF), a lancé le « Prix des jeunes influenceurs francophones », un concours destiné aux créateurs de contenu actifs sur les réseaux sociaux.

L’initiative cible directement les jeunes Tunisiens présents sur Instagram, TikTok, Facebook ou YouTube, avec l’objectif de promouvoir la langue française dans les usages numériques.

Une récompense et un calendrier déjà fixés

Le concours prévoit deux distinctions distinctes :
un prix pour un influenceur et un prix pour une influenceuse, chacun doté de 1 000 dinars tunisiens.

Le calendrier est déjà arrêté :
le lancement officiel a eu lieu le 10 mars, la date limite de publication des vidéos est fixée au 31 mars, tandis que les résultats seront annoncés le 9 avril, à l’occasion des Journées de la Francophonie.

Des critères précis pour candidater

Pour participer, les candidats doivent être de nationalité tunisienne et âgés de 18 à 35 ans, tout en disposant d’une communauté d’au moins 5 000 abonnés sur l’une des plateformes concernées.

Le contenu demandé prend la forme d’une vidéo originale, d’une durée maximale de 10 minutes, réalisée majoritairement en français. Les organisateurs encouragent également l’ajout de sous-titres en darija, afin d’élargir l’accessibilité des contenus.

Au-delà des contraintes techniques, le concours valorise des approches variées — humoristiques, engagées, pédagogiques ou artistiques — dès lors qu’elles illustrent les valeurs de la Francophonie.

Une bataille d’influence qui se joue désormais en ligne

Avec ce type d’initiative, la Francophonie confirme un basculement stratégique : la diffusion de la langue ne passe plus seulement par les institutions ou les médias traditionnels, mais par les créateurs de contenu et les plateformes numériques.

En s’adressant directement aux influenceurs, les ambassades francophones cherchent à investir un terrain où l’anglais domine largement, notamment auprès des jeunes audiences.

Les participants sont appelés à publier leurs contenus en utilisant les hashtags dédiés, notamment #PrixInfluFranco, #GAF et #francophonieenTunisie.

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L’activiste Saloua Ghrissa libérée après plus d’un an de détention

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Bizerte a décidé, ce jeudi, de libérer l’activiste et universitaire Saloua Ghrissa, directrice exécutive de l’association Tafaol pour le droit à la différence.

Universitaire et figure de la société civile post-2011, elle dirige cette organisation engagée dans la promotion des droits et de l’inclusion.

Arrêtée en décembre 2024, elle aura passé plus de quatorze mois en détention préventive sans jugement, dans une affaire liée à la gestion de l’association.

Des accusations liées à la gestion associative

Saloua Ghrissa était poursuivie sur la base de plusieurs textes, notamment la loi antiterroriste, le Code des changes, ainsi que les décrets-lois relatifs aux associations et aux publications numériques. Les poursuites portent principalement sur la gestion de financements liés à l’activité associative.

Une libération après un récent refus

Le 5 mars dernier, la justice avait rejeté une demande de libération et décidé de reporter l’examen du dossier. La décision annoncée ce jeudi marque ainsi une évolution dans le traitement de cette affaire.

La remise en liberté ne met toutefois pas fin aux poursuites. Le dossier reste en cours et devra être examiné sur le fond.

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