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À partir du 1er juillet, caisses enregistreuses obligatoires pour tous les cafés et restaurants

À partir du mercredi 1er juillet 2026, l’ensemble des entreprises actives dans le secteur des services de consommation sur place devront se conformer à l’obligation d’installation d’un dispositif de caisses enregistreuses numériques dans leurs locaux. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un arrêté de la ministre des Finances daté du 14 octobre 2025, fixant les critères de classification des établissements fournissant des services de consommation sur place.

Cette décision s’appuie également sur les dispositions de l’arrêté gouvernemental n°1126 de 2019 du 26 novembre 2019, relatif aux modalités pratiques d’adoption du système de caisse enregistreuse pour les activités de consommation sur place.

Selon les autorités, ce dispositif vise à renforcer la transparence des transactions commerciales, à lutter contre la fraude fiscale et à instaurer une plus grande équité entre les contribuables.

Définition du secteur concerné

D’après le texte réglementaire, sont considérées comme entreprises de consommation sur place, au sens de l’article 59 bis du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, toutes les structures qui exercent, à titre principal ou secondaire, une activité de vente de nourriture ou de boissons préparées sur place ou prêtes à être consommées, et offrant à leur clientèle la possibilité de les consommer sur les lieux de vente.

Lire aussi: Tunisie : les caisses enregistreuses seront obligatoires dès juillet 2026

La mise en œuvre de cette réforme fiscale a été engagée de manière progressive. Une première phase a débuté le 1er novembre 2025 et a concerné les restaurants touristiques classés, les salons de thé, ainsi que les cafés de deuxième et troisième catégorie.

À partir du 1er juillet 2026, l’obligation sera étendue à l’ensemble des autres sociétés, personnes morales incluses, opérant dans ce même champ d’activité.

Calendrier pour les personnes physiques

Le dispositif prévoit également un calendrier spécifique pour les exploitants individuels :

  • À partir du 1er juillet 2027 : les personnes physiques relevant du régime réel et soumises à une déclaration fiscale mensuelle.
  • À partir du 1er juillet 2028 : l’ensemble des autres personnes physiques exerçant dans le secteur.

Cette réforme s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation du système fiscal et de digitalisation des transactions commerciales, avec pour objectif d’améliorer la traçabilité des opérations et de réduire l’économie informelle dans le secteur.

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Coup d’arrêt à la Bourse de Tunis après un incident technique

La Bourse de Tunis annonce, ce lundi matin, qu’un incident technique perturbe le déroulement normal de ses activités.

L’institution annonce la mobilisation de toutes ses équipes techniques actuellement; et ce, afin de résoudre le problème dans les meilleurs délais. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué à l’adresse des intermédiaires en Bourse et des investisseurs.

En conséquence, le démarrage ou la poursuite de la séance de cotation est en suspens momentanément. La communication sur l’horaire de reprise de la cotation se fera ultérieurement, dès sa confirmation.

Dans l’attente de la reprise des opérations, les investisseurs et les intermédiaires en Bourse ne peuvent pas passer d’ordres sur le marché.

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Seulement 17 % des Tunisiens utilisent les paiements électroniques

Auditionnée à la fin de la semaine dernière par la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple, une représentante du ministère des Finances a présenté les grandes lignes du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière, élaboré sur la base d’un diagnostic approfondi de la situation nationale.

Selon le ministère, l’accès des Tunisiens aux services financiers demeure en deçà des objectifs fixés. Une étude de référence réalisée en 2018 révèle que seulement 60 % des personnes âgées de plus de 18 ans disposent d’une relation avec une banque ou les services postaux. Les moyens de paiement électroniques restent, quant à eux, faiblement utilisés : seuls 17 % des Tunisiens y ont recours, tandis que les services financiers via téléphone mobile ne concernent que 3 % de la population.

L’étude met également en évidence une très faible pénétration de l’assurance volontaire, limitée à seulement 2 % de la population en dehors des régimes d’assurance obligatoire. Pour le ministère, ces indicateurs traduisent un recours encore très limité aux services financiers, malgré les possibilités offertes par les nouvelles technologies et les dispositifs existants.

La représentante du ministère des Finances a expliqué que cette situation s’explique notamment par l’inadaptation de certaines offres aux besoins des citoyens, le coût élevé des services, le manque d’information sur les produits disponibles, la faiblesse des mécanismes de protection des consommateurs ainsi qu’un niveau encore insuffisant de culture financière.

Face à ces constats, elle a insisté sur la nécessité d’adopter une approche législative globale capable de lever les obstacles structurels qui freinent l’accès aux services financiers, dans le but de renforcer l’inclusion financière et de favoriser l’intégration économique et sociale.

Un projet de loi issu de la stratégie nationale d’inclusion financière

Le ministère a rappelé que ce texte constitue l’une des principales concrétisations de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2018-2022, articulée autour de six axes majeurs : le développement de la finance numérique et du paiement mobile, la promotion de la micro-assurance, le soutien au financement de l’économie sociale et solidaire, le renforcement de l’éducation financière et de la protection des consommateurs, l’appui aux institutions de microfinance ainsi que la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation.

Le projet de loi repose sur quatre piliers principaux : améliorer l’accès et l’utilisation des services financiers, renforcer la supervision du secteur, consolider la protection des consommateurs et la culture financière, tout en favorisant la réduction de l’usage du numéraire au profit des paiements électroniques.

Le texte prévoit également d’élargir le champ d’intervention des institutions de microfinance afin qu’elles puissent accompagner les petites entreprises, les structures de l’économie sociale et solidaire ainsi que les sociétés communautaires. Ces établissements pourront proposer de nouveaux services, notamment les paiements, l’intermédiation en assurance et la commercialisation de produits d’épargne, afin de rapprocher les services financiers des citoyens.

Le projet comporte en outre des mesures destinées à encourager la petite épargne, à renforcer les ressources du secteur de la microfinance et à développer le marché de l’assurance grâce à l’élargissement des canaux de distribution, à la souscription à distance et aux contrats collectifs. L’objectif est de faciliter l’accès des ménages à faibles revenus à des produits d’assurance plus abordables.

Enfin, le texte entend renforcer les prérogatives des autorités de contrôle, améliorer la transparence, consolider la protection des consommateurs et accélérer la transition vers les paiements électroniques, considérés comme un levier essentiel pour une inclusion financière plus large en Tunisie.

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La Tunisie parmi les 20 pays les plus performants en streaming mobile

La Tunisie se distingue sur le terrain des infrastructures numériques. D’après les données publiées par nPerf, plateforme indépendante spécialisée dans l’évaluation des performances Internet, le pays figure parmi les vingt meilleures nations en matière de  parmi celles participant au tournoi de football 2026.

Établi à partir des mesures réalisées entre le 1er janvier et le 31 mai 2026, le classement repose sur un indice de performance évaluant la capacité des réseaux mobiles à diffuser des vidéos en 720p, 1080p et 2160p dans des conditions optimales de fluidité. Avec un score de 63,8 %, la Tunisie confirme la qualité de son réseau mobile pour les usages vidéo.

Des réseaux mobiles capables d’accompagner les nouveaux usages

Ce résultat illustre la capacité des infrastructures tunisiennes à répondre aux besoins croissants des utilisateurs en matière de consommation de contenus numériques sur smartphone. Qu’il s’agisse de plateformes de streaming, de services de vidéo à la demande ou encore de retransmissions en direct, les réseaux mobiles du pays offrent des performances permettant un visionnage en haute définition dans des conditions jugées globalement satisfaisantes.

Dans un contexte marqué par une forte progression de la consommation de vidéos sur mobile, cet indice reflète l’amélioration continue des réseaux et leur aptitude à offrir une expérience fluide aux utilisateurs.

La Tunisie devant plusieurs pays de la région

Avec son indice de 63,8 %, la Tunisie devance notamment le Sénégal (63,0 %) et l’Algérie (62,4 %) dans ce classement consacré aux performances de streaming mobile des pays engagés dans le tournoi de football 2026.

Cette présence dans le Top 20 met en évidence la compétitivité des infrastructures numériques tunisiennes et leur capacité à suivre l’évolution des usages, alors que la demande en services vidéo ne cesse de croître.

nPerf, un observateur indépendant des performances Internet

nPerf est une plateforme indépendante qui mesure les performances des réseaux Internet à partir de l’expérience réelle des utilisateurs. En s’appuyant sur des millions de tests de connexion, elle fournit des analyses permettant aux opérateurs d’améliorer leurs infrastructures et contribue au développement d’un Internet plus rapide, plus fiable et plus performant.

 

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À partir du 1er juillet, les administrations publiques passent à l’heure d’été

La Présidence du gouvernement a annoncé l’entrée en vigueur du régime horaire administratif d’été à compter du 1er juillet 2026. Ce nouvel horaire s’appliquera jusqu’au 31 août dans les administrations publiques, les collectivités locales ainsi que les établissements publics à caractère administratif.

Dans un communiqué, la Présidence du gouvernement a indiqué que le régime horaire administratif d’été sera appliqué du 1er juillet au 31 août 2026 au sein des administrations publiques, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif.

Selon les horaires arrêtés, les services administratifs seront ouverts :

  • Du lundi au jeudi, de 8h00 à 14h30 ;
  • Le vendredi, de 8h00 à 13h30.

Cette organisation saisonnière, mise en place chaque été, vise à adapter les horaires de travail aux conditions climatiques de la période estivale, tout en assurant la continuité du service public.

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Le RNE passe au 100 % numérique dès le 1er juillet

À compter du 1er juillet 2026, le Registre national des entreprises (RNE) franchira une nouvelle étape dans sa transformation digitale en généralisant l’utilisation de ses services numériques. Les usagers, personnes physiques comme personnes morales, sont appelés à obtenir dès maintenant leur identité numérique afin d’accéder à la plateforme et d’effectuer l’ensemble des formalités en ligne.

Le Registre national des entreprises (RNE) a annoncé, dans un communiqué publié dimanche 28 juin 2026, qu’il adoptera un fonctionnement entièrement numérique à partir du 1er juillet 2026. Désormais, l’ensemble des démarches et procédures de dépôt s’effectuera exclusivement via sa plateforme électronique.

À cette fin, l’établissement invite les usagers à anticiper cette transition en obtenant dès à présent leur identité numérique, indispensable pour accéder aux services en ligne et accomplir toutes les formalités administratives de manière dématérialisée.

Le RNE précise que deux solutions distinctes ont été mises en place selon le profil de l’utilisateur. Les personnes morales devront utiliser l’application DIGIGO, associée à l’identifiant unique de l’entreprise. Les personnes physiques, quant à elles, devront recourir à l’application « Houwia » (Identité), liée au numéro de leur carte d’identité nationale.

Cette annonce s’inscrit dans la continuité du communiqué publié par le RNE le 19 mai dernier, dans lequel il rappelait que l’identité numérique constitue désormais une étape incontournable pour accéder au système de dépôt électronique exclusif, qui entre en vigueur le 1er juillet 2026.

Le Registre national des entreprises exhorte ainsi les usagers à effectuer les démarches nécessaires sans attendre, afin d’éviter tout retard dans le traitement de leurs dossiers et de bénéficier de services numériques rapides, sécurisés et accessibles en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

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Vivre dignement en Tunisie exige 3 000 dinars par mois, estime l’ODC

Selon une déclaration exclusive à L’Économiste maghrébin de Ammar Dhaya, président de l’Organisation de défense du consommateur (ODC), la question du revenu nécessaire pour vivre dignement en Tunisie reste complexe et ne peut être réduite à un seuil unique, tant les réalités des ménages sont différentes.

Interrogé sur les débats récurrents autour du niveau de revenu permettant d’assurer une vie décente, Ammar Dhaya appelle à la prudence dans l’interprétation des estimations avancées dans l’espace public.

Selon lui, les besoins d’un ménage varient fortement en fonction de plusieurs paramètres, notamment le coût du logement, les dépenses de santé, les frais de scolarité, les transports ou encore les cours particuliers.

Combien faut-il pour vivre dignement en Tunisie ?

Pour une famille composée de quatre personnes, un revenu mensuel d’environ 3 000 dinars, voire légèrement supérieur, pourrait permettre – selon lui – de couvrir les besoins essentiels et d’assurer un niveau de vie jugé correct.

« Pour une famille composée de quatre personnes, un revenu mensuel de l’ordre de 3 000 dinars, voire un peu plus, permettrait de couvrir les besoins essentiels et d’assurer un niveau de vie correct », estime-t-il.

Toutefois, le président de l’ODC insiste sur le caractère indicatif de ce montant, qui ne peut être généralisé à l’ensemble des foyers tunisiens. Les habitudes de consommation, la composition familiale ainsi que les charges spécifiques à chaque ménage influencent fortement le niveau de revenu nécessaire.

Lire aussi: Budget de l’été : jusqu’à 20 % de dépenses en plus, certains Tunisiens recourent au crédit !

Ammar Dhaya souligne également l’évolution des modes de vie, qui a entraîné l’apparition de nouvelles dépenses désormais considérées comme essentielles. « Aujourd’hui, des dépenses, autrefois considérées comme secondaires, sont devenues indispensables. L’accès à Internet, les smartphones ou encore l’achat d’eau embouteillée représentent désormais des postes budgétaires incontournables pour de nombreuses familles », explique-t-il.

Cette évolution contribue, selon lui, à alourdir le budget des ménages et à redéfinir la notion même de « vie décente ».

Anticiper pour mieux gérer son budget

Face à la pression du coût de la vie, le président de l’ODC insiste sur la nécessité d’une meilleure planification financière des ménages, notamment à l’approche de la saison estivale.

Il recommande aux consommateurs d’anticiper leurs dépenses et de préparer leurs vacances plusieurs mois à l’avance, afin de bénéficier de tarifs plus avantageux. Selon lui, les réservations effectuées hors saison peuvent permettre des réductions allant de 20 à 30 % par rapport aux prix pratiqués en haute saison.

« Aujourd’hui plus que jamais, l’organisation et la bonne gestion du budget familial sont devenues indispensables pour faire face à l’augmentation continue du coût de la vie », conclut-il.

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Une première en Méditerranée : la Tunisie lance à Djerba un bateau 100 % solaire

La Tunisie franchit un cap majeur dans la transition énergétique et la protection des écosystèmes marins. Le 29 juin 2026, à Ajim sur l’île de Djerba, le WWF Afrique du Nord organisera une démonstration inédite : la première sortie en mer d’un petit bateau de pêche entièrement propulsé par un système électrique alimenté par énergie solaire.

Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large intitulé « Décarboner la petite pêche en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », financé par le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Elle vise à accélérer l’adoption de solutions énergétiques propres dans le secteur de la pêche artisanale, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant les conditions de vie des pêcheurs.

La démonstration mettra en œuvre un dispositif intégré combinant trois éléments clés : un moteur de propulsion électrique adapté à la pêche côtière artisanale, une batterie rechargeable assurant l’autonomie des sorties en mer, et une station de recharge photovoltaïque alimentée par énergie solaire. Cette dernière sera mise à disposition des Groupements de Développement de la Pêche de Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et d’Ajim (gouvernorat de Médenine).

Ajim a été choisie pour accueillir cette première expérimentation en raison de la vitalité de sa communauté de pêcheurs, de l’engagement des acteurs locaux dans la transition énergétique et d’un potentiel solaire particulièrement élevé.

Une avancée inédite pour la pêche artisanale tunisienne

Il s’agit de la première démonstration opérationnelle en Tunisie d’un système de propulsion électrique solaire appliqué à un bateau de pêche artisanale. Une innovation qui apporte la preuve concrète qu’une alternative fiable, durable et économiquement viable aux moteurs thermiques traditionnels est désormais possible.

Au-delà de la dimension nationale, ce projet place la Tunisie parmi les pays pionniers en Méditerranée dans la décarbonation de la petite pêche. Il ouvre la voie à de nouvelles approches conciliant protection des milieux marins, lutte contre le changement climatique et développement d’une économie bleue durable.

Les retombées attendues sont importantes. Sur le plan économique, la réduction des dépenses liées au carburant constitue un levier direct d’amélioration des revenus des pêcheurs. Sur le plan environnemental, le projet contribuera à la diminution des émissions de CO₂, à l’amélioration de la qualité de l’air dans les zones côtières et à la réduction de la pollution marine liée aux hydrocarbures.

Il permettra également de limiter les nuisances sonores sous-marines générées par les moteurs thermiques, un facteur souvent négligé mais crucial pour les écosystèmes marins. Enfin, l’initiative devrait renforcer la résilience économique des communautés côtières et offrir un modèle reproductible à l’échelle nationale et méditerranéenne.

Une étape structurante pour la transition énergétique du secteur

Déployé sur douze mois dans le golfe de Gabès, le projet vise à démontrer la viabilité technique et économique des technologies propres dans la pêche artisanale. Il ambitionne également de développer des mécanismes de financement innovants pour faciliter leur diffusion à plus grande échelle.

Parmi les principaux résultats attendus figurent l’équipement de huit embarcations de pêche avec des systèmes de propulsion électrique solaire, le renforcement des capacités de plus d’une centaine de pêcheurs et d’acteurs institutionnels, ainsi que la production d’études techniques et économiques accompagnées de recommandations politiques pour soutenir la stratégie nationale de transition énergétique du secteur.

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La commission de la défense de l’ARP examine le plan 2026-2030

La commission de la défense, de la sécurité et des forces armées au sein du Parlement tunisien a entamé, vendredi, l’examen des volets relevant de ses compétences dans le cadre du projet de plan de développement 2026-2030.

Selon un communiqué de l’Assemblée, cette séance préparatoire a été consacrée à la présentation de la méthodologie retenue pour l’étude du projet de loi n°42 de 2026, relatif à l’approbation du plan de développement.

Les députés ont passé en revue les programmes liés au rôle de développement des forces armées ainsi qu’à la modernisation du système sécuritaire. Ils ont également évoqué les réformes législatives prévues dans ces domaines stratégiques.

Plusieurs questions ont été soulevées concernant la méthode de sélection des projets inscrits dans le plan, ainsi que la disponibilité des ressources financières nécessaires à leur mise en œuvre.

Priorités sociales et infrastructures

La commission a également examiné les grandes orientations du plan, qui visent notamment à promouvoir un développement social équitable, à renforcer les infrastructures et à garantir la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique du pays.

Les travaux de la commission se poursuivront dans les prochaines semaines à travers une série d’auditions de membres du gouvernement, dans le cadre de l’approfondissement de l’examen du projet de plan de développement.

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Tunis accueille le 3ᵉ Forum du COMESA

La Tunisie accueillera, les 29 et 30 juin 2026, le troisième forum de présentation des institutions du COMESA, dans le cadre de la Semaine du COMESA 2026.

Placée sous le thème « Élargir les horizons du commerce intra-africain : l’innovation numérique comme moteur d’un accès inclusif et durable aux marchés du COMESA », cette édition vise à renforcer l’intégration économique de la Tunisie dans l’espace africain et à promouvoir la coopération commerciale et d’investissement avec les États membres du marché commun d’Afrique orientale et australe.

Selon un communiqué du ministère du Commerce, l’événement se tiendra sous l’égide du ministre du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que de la secrétaire générale du COMESA. Il réunira également les directeurs exécutifs des institutions spécialisées de l’organisation.

La présence du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, est également attendue.

Le numérique au cœur de l’intégration régionale

Cette édition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie à moyen terme 2026-2030 du COMESA, qui met l’accent sur le recours au numérique comme levier de transformation économique. L’objectif est de favoriser le développement des chaînes de valeur régionales, d’améliorer la compétitivité et de soutenir une croissance inclusive et durable.

Le thème retenu souligne ainsi l’importance croissante de la transformation digitale dans le renforcement des chaînes de valeur, la facilitation des échanges commerciaux et l’intégration des marchés régionaux.

Le COMESA représente un marché de plus de 655 millions de consommateurs et un produit intérieur brut estimé à près de 1 000 milliards de dollars. L’organisation offre ainsi un potentiel important pour l’usage des technologies dans la facilitation du commerce, l’industrialisation et l’intégration économique.

Objectifs du forum

Le forum vise à mieux faire connaître les institutions du COMESA, leurs programmes et leurs mécanismes de fonctionnement, tout en renforçant la coopération entre les États membres, le secteur privé, les partenaires au développement, les milieux académiques et la société civile.

Il ambitionne également de promouvoir le dialogue, l’innovation, le partage des connaissances et le développement des chaînes de valeur régionales, dans une logique de croissance inclusive et durable.

Le troisième forum sera suivi de la Conférence des femmes d’affaires du COMESA, ainsi que du Salon commercial régional, prévus du 1er au 3 juillet 2026.

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1,8 milliard de dinars d’exportations tunisiennes vers l’Algérie en 2025

Les exportations tunisiennes vers l’Algérie ont atteint près de 1,8 milliard de dinars en 2025, selon les données communiquées par le Centre de promotion des exportations.

Le directeur du bureau du Centre de promotion des exportations (CEPEX) en Algérie, Anis Belhaj Zekri, a précisé, vendredi, que ces exportations couvrent l’ensemble des secteurs économiques, avec une prédominance marquée des industries mécaniques et électriques, qui représentent plus de 55 % du total.

Les échanges commerciaux entre les deux pays affichent une dynamique haussière soutenue ces dernières années. Ils sont passés de 6,3 milliards de dinars en 2023 à 7,7 milliards en 2024, pour atteindre 8,3 milliards de dinars en 2025, confirmant ainsi le renforcement progressif des relations économiques bilatérales.

Les autorités tunisiennes misent désormais sur une diversification accrue des exportations, notamment en direction des matières premières, des intrants industriels et des composants. Parmi les produits ciblés figurent les tissus destinés à la confection de vêtements professionnels et d’équipements de protection et de sécurité.

La Foire internationale d’Alger comme levier

Dans ce contexte, la participation tunisienne à la Foire internationale d’Alger revêt une importance stratégique. Selon le responsable du CEPEX en Algérie, une prise en charge pouvant atteindre 50 % des frais de participation est prévue pour les entreprises tunisiennes.

Cette présence vise plusieurs objectifs : renforcer la visibilité des produits tunisiens sur le marché algérien, stimuler les exportations, favoriser la création de partenariats industriels et commerciaux entre opérateurs des deux pays, et explorer de nouvelles opportunités d’expansion vers des marchés régionaux et internationaux.

Une dynamique qui confirme la volonté des deux pays de consolider un partenariat économique en constante évolution.

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Kaïs Saïed : la réconciliation pénale, une nouvelle chance de quitter la prison ou de regagner la Tunisie

Le président de la République, Kaïs Saïed, a procédé, lundi au palais de Carthage, à la nomination des membres de la Commission nationale de la réconciliation pénale, après avoir désigné auparavant Ali Abbès à sa présidence.

À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé que la reddition des comptes demeure « une revendication légitime du peuple tunisien » et qu’il n’est « pas question de renoncer à un seul millime revenant de droit aux Tunisiens ». Il a souligné que la nouvelle composition de la Commission constitue une opportunité de relancer le processus de réconciliation pénale, dont les travaux avaient, selon lui, été entravés après leur lancement.

Kaïs Saïed a également estimé que cette nouvelle étape offre aux personnes concernées une nouvelle possibilité d’adhérer au processus de réconciliation. Il a précisé que cette démarche s’adresse aussi bien aux personnes détenues, qui pourraient ainsi retrouver la liberté, qu’à celles se trouvant à l’étranger, appelées à regagner le pays, à condition de s’engager sincèrement dans ce processus.

Le président de la République a insisté sur le fait que cette relance doit se faire « loin de toute surenchère, de toute désinformation et de tout retard injustifié », réaffirmant que les droits des victimes de la révolution ainsi que les revendications du peuple tunisien seront préservés. Il a également rappelé que « nul n’est au-dessus de la loi » et que tous les citoyens sont égaux devant la justice, sans exception.

À l’issue de la cérémonie, le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale ainsi que ses membres ont prêté serment devant le chef de l’État, conformément aux dispositions du décret-loi ayant institué cette instance en 2022.

A lire aussi: Réconciliation pénale : la présidence a contacté des hommes d’affaires

La nouvelle composition de la Commission nationale de la réconciliation pénale

Par ailleurs, le Journal officiel de la République tunisienne (JORT), dans sa dernière édition, a publié le décret n° 131 de l’année 2026, daté du 26 juin 2026, portant nomination des membres de la Commission nationale de la réconciliation pénale et de sa rapporteure.

Selon ce décret, la Commission est composée de Faten Jouini, juge administratif, première vice-présidente, Wafa Ben Abdel Samad, juge financier, deuxième vice-présidente, Najla Safi, représentante de la Haute Instance de contrôle administratif et financier, Moaz Dridi, représentant du Contrôle général des finances, Sahbi Zarrouki, représentant du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Firas Boujelben, représentant de la Commission tunisienne des analyses financières relevant de la Banque centrale de Tunisie, ainsi que Najiba Znati, représentante du Contentieux de l’État.

Le décret désigne également Ahlam Akrmi en qualité de rapporteure de la Commission nationale de la réconciliation pénale.

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La Tunisie ambitionne 5 % de croissance à l’horizon 2030

La Tunisie affiche une ambition macroéconomique claire : atteindre un rythme de croissance moyen d’environ 4,2 % sur la période du plan de développement 2026 – 2030, avec un objectif plus structurant d’environ 5 % à l’horizon 2030. Une trajectoire jugée exigeante mais assumée par le gouvernement, qui conditionne sa réussite à une transformation en profondeur du cadre économique, de l’investissement et de la gouvernance publique.

Lors de la 22ᵉ édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), tenue les 25 et 26 juin à Gammarth (Tunis), le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a détaillé les contours d’une refonte globale du modèle économique tunisien. Entre révision du cadre légal de l’investissement, nouvelle stratégie dédiée aux PME et restructuration du système de planification nationale, l’exécutif entend amorcer un changement de logique : passer d’un dispositif fragmenté à une architecture intégrée, orientée vers la performance et les résultats.

Dans un contexte marqué par des attentes élevées des investisseurs et une perception de la satisfaction en recul malgré des avancées administratives, le ministre a insisté sur la nécessité de dépasser les ajustements techniques pour engager une transformation structurelle.

Une refonte assumée du cadre de l’investissement

Au cœur de son intervention, Samir Abdelhafidh a confirmé qu’un nouveau projet de loi sur l’investissement est en phase de finalisation et de circulation entre les départements ministériels.

Ce texte vise à corriger les limites du cadre actuel, notamment celui issu de la réforme de 2016, régulièrement critiqué pour sa complexité et son efficacité limitée sur le terrain.

Parmi les principales évolutions annoncées figure la consolidation de la liberté d’investir, accompagnée de la création d’une « licence premium » destinée à certaines catégories de projets stratégiques. L’objectif est double : mieux cibler les investissements prioritaires et accélérer les procédures.

Le ministre a également évoqué un rééquilibrage entre droits et obligations des investisseurs, ainsi qu’une refonte institutionnelle majeure prévoyant la fusion progressive des structures d’investissement en une agence unique, appelée à devenir le guichet central des porteurs de projets.

Autre changement structurant : la révision du système d’incitations, désormais orienté vers la performance et les résultats, en rupture avec une logique jugée trop automatique. Un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et administration est également prévu afin de renforcer la sécurité juridique.

Les PME, levier central de la transformation économique

Le ministre a également mis l’accent sur le rôle stratégique des petites et moyennes entreprises dans la transformation du tissu économique national.

Une stratégie nationale dédiée aux PME, élaborée après plus de deux ans et demi de concertation, est aujourd’hui en phase finale avant validation gouvernementale.

L’ambition affichée est celle d’un écosystème de PME innovantes, compétitives et créatrices d’emplois, capables de soutenir une croissance durable et mieux répartie.

Cette stratégie repose sur cinq objectifs majeurs : création d’opportunités économiques, développement régional équilibré, accélération de l’innovation et de la digitalisation, amélioration de la qualité de l’emploi et du capital humain, et transition vers des modèles économiques durables.

Sa mise en œuvre s’appuie sur six piliers opérationnels, allant de la modernisation de l’environnement des entreprises à leur internationalisation, en passant par le financement, l’accès aux marchés, l’innovation et la transition écologique.

Le ministre a toutefois souligné un défi transversal : la gouvernance des politiques publiques dédiées aux PME, encore jugée trop fragmentée et insuffisamment coordonnée.

Un plan de développement structuré en construction

Samir Abdelhafidh a également présenté les grandes lignes du futur plan de développement, conçu selon une architecture à trois niveaux : orientations stratégiques, politiques publiques et projets concrets.

Cinq grandes orientations structurent ce plan : développement social inclusif, réduction des disparités territoriales, modernisation économique et des infrastructures, renforcement de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire accompagné de la transition écologique, ainsi que modernisation du service public et du cadre institutionnel.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’un alignement rigoureux entre ces orientations et les politiques sectorielles afin de garantir la cohérence globale de l’action publique.

Il a par ailleurs salué l’émergence d’un débat national autour du plan, considéré comme un facteur d’appropriation et de mobilisation collective.

Une trajectoire de croissance ambitieuse mais conditionnée aux réformes

Sur le plan macroéconomique, le gouvernement vise une croissance moyenne de 4,2 % sur la période du plan, avec un objectif d’environ 5 % à l’horizon 2030.

Le ministre a reconnu le caractère ambitieux de cette trajectoire, tout en affirmant sa faisabilité sous condition d’une mobilisation complète du potentiel économique national et d’une accélération des réformes structurelles.

Selon lui, la dynamique de croissance dépend directement de la profondeur des transformations engagées : sans réforme du cadre économique, les performances resteront contraintes.

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Gouverneur de la Banque centrale : « Arrêtez de comparer la Tunisie au Maroc ! »

Lors de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a appelé à une refonte de la stratégie de développement économique du pays, insistant sur la nécessité de dépasser les comparaisons régionales.

Dans une intervention centrée sur le long terme, il a estimé que la Tunisie devait rompre avec la logique de comparaison systématique avec ses voisins, déclarant notamment : « Arrêtez de nous comparer au Maroc ». Tout en soulignant que la course à l’investissement ne doit plus être vécue comme une confrontation extérieure permanente, mais plutôt comme une « course entre nous-mêmes » afin d’être à la hauteur des propres capacités de la Tunisie.

Fethi Zouhaier Nouri a souligné que l’investissement ne dépend pas uniquement des dispositifs législatifs ou des réformes institutionnelles, mais relève avant tout d’un « état d’esprit ». Il a estimé que le principal défi de la Tunisie réside dans la valorisation de son potentiel économique encore sous-exploité.

Le gouverneur de la BCT a appelé à une mobilisation collective des acteurs économiques afin de renforcer la productivité, stimuler l’innovation et accroître la création de valeur locale. L’objectif, selon lui, est de transformer la stabilité macroéconomique récemment consolidée en croissance durable.

Une dynamique d’investissements en progression

S’adressant aux investisseurs, il a affirmé que la Tunisie demeure un pays attractif pour les capitaux étrangers. Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint plus de 3,5 milliards de dinars en 2025, enregistrant une hausse de plus de 30 % sur un an et dépassant les objectifs fixés.

Hors secteur énergétique, ces investissements ont permis la réalisation de 921 opérations et la création de plus de 14 000 emplois. Les principaux investisseurs étrangers restent la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et les États-Unis. L’objectif fixé pour 2026 est d’atteindre 4 milliards de dinars d’IDE.

Le gouverneur a mis en avant plusieurs secteurs stratégiques pour la croissance future, notamment les énergies renouvelables, l’économie numérique, l’intelligence artificielle et les start-up. Il a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays africains à avoir adopté un cadre juridique dédié aux jeunes entreprises innovantes à travers le Startup Act.

En conclusion, Fethi Zouhaier Nouri a insisté sur l’importance de la stabilité macroéconomique. Selon lui, la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change et le renforcement des réserves en devises constituent les fondements de la compétitivité nationale.

Il a rappelé que la banque centrale ne crée pas directement de richesse, mais qu’elle joue un rôle essentiel dans l’instauration de la confiance, condition indispensable à l’investissement et à la croissance. Face aux mutations de l’économie mondiale, il a appelé l’ensemble des acteurs — État, banques, entreprises et investisseurs — à transformer cette stabilité en moteur durable de développement économique.

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Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur

À l’occasion de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a affirmé que la Tunisie est entrée depuis 2023 dans une phase de désendettement extérieur net.  Tout en mettant en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques et en appelant à renforcer l’investissement productif pour consolider cette dynamique.

Selon le gouverneur, malgré les chocs successifs liés à la révolution de 2011, à la pandémie de Covid-19, aux tensions géopolitiques, à la flambée des prix de l’énergie et au resserrement des conditions financières internationales, la Tunisie a honoré l’ensemble de ses engagements financiers extérieurs.

Il a rappelé qu’en 2023, plusieurs analystes internationaux estimaient qu’un défaut de paiement du pays était hautement probable. Ce scénario ne s’est toutefois pas concrétisé, la Tunisie ayant respecté toutes ses échéances financières, préservant ainsi sa crédibilité auprès des marchés et de ses partenaires internationaux.

Cette évolution s’est traduite, selon lui, par une nette amélioration de la perception du risque souverain. Les rendements des obligations tunisiennes sont passés de plus de 30 % en 2023 à près de 7 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Tandis que la notation souveraine du pays s’est améliorée.

Le gouverneur a également mis en avant la réduction de la dette extérieure à long terme, qui est passée de 82 milliards de dinars en 2022 à 68 milliards en 2025, soit une baisse d’environ 18 %. Il a indiqué que cette évolution marque l’entrée de la Tunisie dans une phase de désendettement extérieur net depuis 2023.

Parmi les autres indicateurs présentés, les réserves en devises atteignent désormais près de 25,5 milliards de dinars. La croissance économique s’est élevée à 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % à la même période de l’année précédente.

Le déficit courant a été ramené à 1,6 % du PIB en 2024 puis à 2,3 % en 2025. Tandis que l’inflation, qui dépassait 10 % en 2023, est revenue autour de 5,5 %.

Pour Fethi Zouhaier Nouri, ces résultats renforcent l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, qui privilégient la stabilité macroéconomique, la prévisibilité et la solidité des institutions.

Le gouverneur a toutefois estimé que cette amélioration doit désormais être consolidée par une accélération des réformes économiques et une croissance davantage portée par l’investissement productif, l’innovation et les gains de productivité. Il a souligné que la compétitivité dépend notamment d’une administration plus performante, d’infrastructures de qualité, d’un meilleur accès à l’énergie et d’un climat de confiance entre les différents acteurs économiques.

Il a rappelé que le secteur bancaire demeure le principal financeur de l’économie tunisienne. L’encours des crédits a atteint 118 milliards de dinars en 2024. Tandis que les dépôts bancaires ont progressé de plus de 10 %, traduisant, selon lui, la confiance des épargnants dans les institutions financières.

Le ratio de couverture de liquidité des banques s’élève actuellement à 138 %, un niveau supérieur aux exigences réglementaires. Le gouverneur a estimé que cette capacité financière doit être davantage mobilisée au service de l’investissement privé.

À cet effet, la Banque centrale entend poursuivre la modernisation des pratiques de gestion des risques bancaires, encourager la diversification des sources de financement — à travers notamment le marché financier, le leasing, le capital-investissement et les instruments hybrides — et améliorer l’allocation des ressources vers les secteurs productifs.

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Sihem Ben Sedrine condamnée à 25 ans de prison

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, tard dans la nuit de jeudi à vendredi, l’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, à une peine totale de 25 ans de prison.

La juridiction a examiné deux dossiers distincts impliquant Sihem Ben Sedrine ainsi que plusieurs autres prévenus, parmi lesquels l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi, l’homme d’affaires Slim Chiboub et Abdelmajid Boudène.

La première affaire concernait des irrégularités présumées ayant entouré la conclusion d’un accord d’arbitrage et de réconciliation entre l’Instance Vérité et Dignité et l’homme d’affaires Slim Chiboub. Les poursuites portaient notamment sur la conformité de cet accord avec la législation en vigueur et sur la protection des deniers publics.

Le tribunal a reconnu Sihem Ben Sedrine, Khaled Krichi et Mabrouk Korchid coupables d’avoir intentionnellement abusé de leur qualité de fonctionnaires publics afin de causer un préjudice matériel à l’administration au profit d’un tiers. Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi ont chacun été condamnés à cinq ans de prison; tandis que Mabrouk Korchid a écopé de six ans de prison, avec exécution immédiate.

Slim Chiboub a, pour sa part, été condamné à cinq ans de prison pour complicité. Le tribunal a également infligé à chacun des prévenus une amende de 1,776 milliard de dinars et les a condamnés solidairement au remboursement du même montant.

La seconde affaire portait sur le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT). Les prévenus étaient poursuivis pour abus de fonction en vue d’obtenir un avantage indu pour eux-mêmes ou pour autrui, préjudice causé à l’administration, violation des réglementations en vigueur et complicité. Sihem Ben Sedrine faisait en outre l’objet de poursuites pour faux, détention et usage de faux.

Dans cette affaire, la juridiction a prononcé des peines de cinq ans de prison contre Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi, de six ans contre Mabrouk Korchid et de six ans contre Abdelmajid Boudène, avec exécution immédiate.

Le tribunal a également condamné chacun des prévenus au paiement d’une amende de 16,985 millions de dinars et les a solidairement astreints à rembourser le même montant.

Enfin, Sihem Ben Sedrine a été reconnue coupable des chefs de faux, détention et usage de faux. Pour ces infractions, considérées comme des concours d’infractions au sens de l’article 55 du Code pénal, elle a été condamnée à quinze ans de prison.

Au total, les peines prononcées à l’encontre de Sihem Ben Sedrine s’élèvent à 25 ans d’emprisonnement.

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Coût de la vie en 2026 : la Tunisie parmi les pays les moins chers au monde

La Tunisie figure parmi les pays les plus abordables au monde en 2026, selon le dernier classement du site de référence Numbeo consacré au coût de la vie. Avec un indice de 29,1, le pays se classe à la 130ᵉ place mondiale, confirmant un niveau de prix globalement bas par rapport à de nombreuses économies internationales.

Dans ce classement qui compare le coût de la vie dans plus d’une centaine de pays, la Tunisie se situe derrière plusieurs économies émergentes et développées. Tout en restant proche de ses voisins d’Afrique du Nord, notamment le Maroc (31,4) et l’Algérie (28,0). C’est ce que révèlent les données publiées.

Une position intermédiaire au sein du Maghreb

Dans la comparaison régionale, la Tunisie occupe une position intermédiaire. Elle est légèrement plus chère que l’Algérie, dont l’indice est estimé autour de 28. Mais elle reste plus abordable que le Maroc, qui affiche un indice d’environ 31,4. Ainsi, l’Algérie apparaît comme le pays le moins cher du Maghreb selon cette classification. Suit de près la Tunisie; tandis que le Maroc présente un coût de la vie relativement plus élevé dans la région.

Un coût de la vie globalement modéré

Les données détaillées de Numbeo révèlent une structure de prix globalement modérée en Tunisie, en particulier pour les dépenses quotidiennes.

Un repas dans un restaurant bon marché est estimé à environ 10,6 dinars. Tandis qu’un repas pour deux dans un restaurant de gamme moyenne atteint environ 60 dinars. Les produits alimentaires de base restent relativement accessibles.

Le litre de lait est évalué à environ 1,45 dinar, le kilogramme de riz à 4,41 dinars et le pain demeure inférieur à un dinar, indiquent les estimations du site.

Le logement, principal poste de dépense

Le logement représente l’un des principaux écarts de dépenses. À Tunis, le loyer mensuel moyen d’un appartement d’une chambre en centre-ville est estimé à environ 680 dinars; contre environ 460 dinars en dehors des zones centrales. Les charges mensuelles pour un logement standard de 85 m² (électricité, eau, chauffage et internet) sont évaluées à près de 160 dinars. Un niveau inférieur à celui observé dans de nombreux pays européens, mais qui reste significatif dans le contexte local.

Une lecture économique contrastée

La position de la Tunisie dans ce classement traduit un double constat : un niveau général des prix relativement bas; mais également un pouvoir d’achat limité en comparaison internationale.

L’indice Numbeo repose en effet sur une comparaison des prix des biens de consommation, des loyers et des services essentiels. À l’échelle du Maghreb, la Tunisie se situe légèrement au-dessus de l’Algérie mais en dessous du Maroc en termes de coût de la vie global. Confirmant ainsi une certaine proximité économique entre les pays de la région.

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Retard ou annulation de vol : les passagers européens peuvent recevoir jusqu’à 600 euros

L’Union européenne s’apprête à renforcer les droits des passagers aériens à la faveur d’un accord politique conclu entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Cette réforme, la première d’envergure depuis plus de vingt ans, vise à clarifier les règles applicables en cas de retard, d’annulation ou de refus d’embarquement, tout en simplifiant les procédures de réclamation.

Parmi les principales mesures prévues figure l’obligation pour les compagnies aériennes d’informer les passagers, dans un délai de 96 heures après leur arrivée, lorsqu’un retard ouvre potentiellement droit à une indemnisation. Les voyageurs devront également recevoir des informations détaillées sur leurs droits ainsi que les démarches à suivre pour déposer une demande. Les compagnies seront tenues d’accuser réception des réclamations et d’y répondre dans un délai maximal de 30 jours.

Le droit à indemnisation est maintenu pour les vols arrivant avec plus de trois heures de retard ou annulés moins de quatorze jours avant le départ. Les montants restent globalement inchangés : 250 euros pour les vols jusqu’à 1.500 kilomètres, 400 euros pour les vols intracommunautaires ou compris entre 1.500 et 3.500 kilomètres, et 600 euros pour les autres liaisons.

Le texte précise également les obligations d’assistance des transporteurs en cas de perturbation. Les passagers auront notamment droit à des rafraîchissements, des repas, un accès à internet ainsi qu’à deux appels téléphoniques. Lorsqu’une nuitée est nécessaire, l’hébergement et le transport entre l’aéroport et le lieu d’hébergement devront être pris en charge par la compagnie aérienne. Si celle-ci ne fournit pas cette assistance, les voyageurs pourront avancer les frais et en demander le remboursement.

La réforme introduit par ailleurs de nouveaux droits. Les compagnies ne pourront plus refuser l’embarquement d’un passager au retour au motif qu’il n’a pas utilisé son vol aller. Les tarifs affichés devront inclure par défaut le prix correspondant à un bagage cabine autorisé, afin de faciliter la comparaison entre les offres des transporteurs.

Des dispositions spécifiques renforcent également la protection des personnes à mobilité réduite, des voyageurs en situation de handicap, des femmes enceintes, des enfants et des mineurs non accompagnés. Les familles ainsi que les personnes nécessitant une assistance devront notamment pouvoir être assises ensemble sans frais supplémentaires.

L’accord doit encore faire l’objet d’une adoption formelle par le Parlement européen et le Conseil avant son entrée en vigueur. Aucune date d’application n’a été annoncée à ce stade.

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Budget de l’été : jusqu’à 20 % de dépenses en plus, certains Tunisiens recourent au crédit !

Entre  vacances, loisirs, mariages et préparation de la rentrée scolaire, l’été est devenu l’une des périodes les plus coûteuses de l’année pour les ménages tunisiens. Dans une déclaration exclusive à L’Économiste maghrébin, Ammar Dhaya, président de l’Organisation de défense du consommateur (ODC), estime que les dépenses peuvent augmenter de 15 à 20 % durant cette saison, poussant certaines familles à s’endetter pour préserver un minimum de confort et de loisirs.

Pour de nombreux Tunisiens, l’arrivée de l’été ne rime plus seulement avec détente et vacances. Elle marque également le début d’une période de fortes tensions budgétaires. Dans un contexte déjà marqué par l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie, les dépenses saisonnières viennent alourdir davantage les charges des ménages.

Selon Ammar Dhaya, président de l’ODC, le rythme de consommation s’accélère considérablement durant les mois d’été.

« Les familles doivent financer les loisirs des enfants, les sorties, les déplacements vers les plages, les fêtes familiales, les mariages ou encore diverses célébrations qui se multiplient durant cette période », explique-t-il.

Quand l’été pousse certains ménages vers le crédit

Face à cette accumulation de charges, les stratégies d’adaptation varient selon les revenus et les capacités financières des familles. Certains ménages anticipent ces dépenses en épargnant plusieurs mois à l’avance. D’autres, en revanche, n’ont d’autre choix que de recourir à l’endettement.

« Nous constatons sur le terrain que certaines familles contractent des crédits ou s’endettent auprès de leur entourage pour pouvoir faire face aux dépenses estivales », souligne Ammar Dhaya.

Cette situation traduit les difficultés croissantes rencontrées par une partie des ménages pour concilier dépenses courantes et dépenses saisonnières, dans un contexte économique toujours contraint.

Jusqu’à 20 % de dépenses supplémentaires durant l’été

S’il refuse d’avancer des données présentées comme scientifiquement établies, le président de l’ODC estime que l’impact financier de l’été reste particulièrement important.

« À titre indicatif, les dépenses des ménages peuvent progresser de 15 à 20 % durant l’été par rapport au reste de l’année. Mais il faut rester prudent, car les situations varient énormément selon les régions et les catégories sociales », affirme-t-il.

Au-delà des loisirs, les habitudes de consommation évoluent également durant cette période. La demande augmente sur plusieurs produits saisonniers comme les eaux minérales, les boissons rafraîchissantes, les glaces et les fruits d’été.

« Les ménages achètent davantage de fruits de saison comme la pastèque, le melon, les figues ou le raisin, ce qui représente des dépenses supplémentaires », précise Ammar Dhaya.

Lire aussi: En Tunisie, l’été devient un luxe : 200 dinars pour une journée à la plage!

Le droit aux vacances, un enjeu social

Pour l’ODC, la question ne se limite pas à la seule dimension économique. L’accès aux loisirs et au repos constitue également un enjeu social important.

« La vie ne se résume pas à manger et à payer ses factures. Le droit à la détente et au divertissement est devenu essentiel, au même titre que d’autres besoins fondamentaux », estime le responsable.

Selon lui, les difficultés économiques et la pression psychologique qui touchent une part croissante de la population rendent les moments de repos et de déconnexion plus nécessaires que jamais pour les familles, les travailleurs et les étudiants.

L’ODC appelle à renforcer le tourisme intérieur

Dans cette perspective, l’Organisation de défense du consommateur plaide pour une véritable politique de promotion du tourisme intérieur afin de rendre les vacances plus accessibles aux Tunisiens.

L’organisation appelle notamment à une meilleure régulation des locations saisonnières, des maisons d’hôtes et des différentes formes d’hébergement alternatif, afin de garantir le respect des normes de sécurité et d’hygiène tout en limitant les abus.

« Nous voulons faciliter l’accès des Tunisiens aux plages, aux sites touristiques, aux hôtels et aux régions de l’intérieur. Le tourisme intérieur doit devenir un véritable levier social et économique », plaide Ammar Dhaya.

L’ODC encourage également le développement de solutions de paiement échelonné pour les séjours touristiques, dans l’objectif de permettre à davantage de ménages à revenu moyen de profiter de vacances sans avoir à supporter immédiatement l’ensemble des coûts.

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Orientation universitaire : comment obtenir le mot de passe d’accès à la plateforme

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé que toutes les opérations relatives à l’orientation universitaire se déroulent exclusivement via le portail électronique dédié à l’adresse www.orientation.tn, à l’aide d’un mot de passe personnel et confidentiel attribué à chaque candidat.

Dans un communiqué publié à cet effet, le ministère précise que les candidats concernés par l’orientation universitaire peuvent obtenir leur mot de passe uniquement par le biais d’un service de messagerie courte (SMS). Cette opération est accessible à partir du mercredi 24 juin 2026.

Pour recevoir leur mot de passe, les candidats doivent envoyer un SMS au numéro 85000 depuis le même numéro de téléphone mobile utilisé lors de leur inscription à l’examen du baccalauréat 2026 auprès du ministère de l’Éducation.

Le message doit être rédigé selon la formule suivante :

pwd [espace] numéro du baccalauréat

Exemple : pwd N°bac

Le ministère souligne que le numéro du baccalauréat doit comporter six chiffres. Il insiste également sur l’obligation d’utiliser le numéro de téléphone enregistré lors de la candidature à l’examen du baccalauréat, faute de quoi la demande ne pourra pas être traitée.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la gestion électronique du processus d’orientation universitaire, visant à garantir la sécurité et la confidentialité des données des candidats.

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