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Flottille Soumoud : Wael Naouar suspend sa grève de la faim après 38 jours

Après 38 jours de grève de la faim, Wael Naouar a annoncé mercredi 23 septembre la suspension de son mouvement, à la demande de sa famille et de son comité de défense. Détenu dans le cadre de l’affaire judiciaire visant des membres de la Flottille Soumoud, il appelle également Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi à suspendre leur propre grève de la faim.

Une grève suspendue après 38 jours

Wael Naouar a annoncé mercredi soir qu’il mettait fin à sa grève de la faim, entamée le 16 août, tout en maintenant ses revendications. La décision intervient notamment à la demande de sa famille, de son comité de défense et de plusieurs soutiens, alors que son état de santé suscitait de fortes inquiétudes.

Il appelle dans le même temps les trois autres détenus de l’affaire, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi, à interrompre leur mouvement.

Quatre détenus dans une enquête financière

Les quatre hommes sont détenus depuis mars dans le cadre d’une information judiciaire ouverte au Pôle judiciaire économique et financier. L’enquête avait été déclenchée le 6 mars après des signalements concernant des flux financiers jugés suspects liés à l’instance dirigeante de la Flottille de la résilience en Tunisie. Les investigations portent notamment sur l’origine des fonds collectés, leur utilisation et l’éventuel détournement de sommes à des fins personnelles.

Selon les éléments rapportés par les sources judiciaires, les poursuites portent notamment sur des soupçons de falsification, détention et usage de documents falsifiés, escroquerie, abus de confiance aggravé, ainsi que sur des irrégularités relatives à des documents et registres comptables. L’enquête porte également sur des soupçons de blanchiment d’argent commis dans le cadre d’une entente.

La défense des militants conteste les accusations et soutient que les opérations financières concernées relevaient du financement de l’activité de solidarité et de préparation de la Flottille.

Quatre mois supplémentaires de détention

Le 11 septembre, le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier a prolongé de quatre mois la détention préventive de Wael Naouar, Ghassen Boughdiri, Ghassen Henchiri et Nabil Chennoufi. La chambre d’accusation de la cour d’appel de Tunis a ensuite rejeté le recours contre cette décision, confirmant leur maintien en détention dans le cadre de l’enquête.

La suspension de la grève de la faim par Wael Naouar intervient donc alors que la procédure judiciaire se poursuit et que les quatre membres de la Flottille restent détenus.

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Wael Naouar annonce la suspension de sa grève de la faim après 38 jours

Wael Naouar a annoncé, dans la soirée de ce mercredi 23 septembre 2026, la suspension de sa grève de la faim après 38 jours d’action protestataire contre son arrestation et celle de ses camarades de la flotille Al-Soumoud.

Dans un message adressé à l’opinion publique, l’activiste qui est en détention, explique avoir pris cette décision en réponse aux demandes pressantes de sa famille et de son comité de défense, inquiets de la dégradation critique de son état de santé, ainsi qu’aux appels lancés par diverses organisations nationales, forces politiques et activistes de la société civile.

Dans son message, il a adressé un hommage particulier à l’avocat Ayachi Hammami pour son geste de solidarité mené depuis sa cellule, tout en exprimant sa gratitude envers ses proches et l’ensemble de ses soutiens.

Par la même occasion, il a appelé ses camarades de la flotille Al-Soumoud arrêtés avec lui, à savoir Ghassen Henchiri, Ghassen Boghdiri et Nabil Chennoufi, à mettre fin eux aussi à leur grève de la faim afin de préserver leur santé et de poursuivre le combat sous d’autres formes.

Wael Wael Naouar a par ailleurs souligné que la suspension de ce mouvement de protestation ne constitue en rien un renoncement à ses revendications ou à sa lutte pour la liberté.

Y. N.

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Le CRLDHT dénonce «la pénalisation de la solidarité» en Tunisie 

Dans un communiqué rendu public mardi 22 septembre 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé «sa plus vive indignation» face à la vague d’arrestations qui a frappé, dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, un grand nombre de participant·e·s à la marche pacifique organisée le samedi 19 septembre à Tunis en soutien aux quatre détenus de la Flottille Soumud.

Il s’agit de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi — détenus depuis le 6 mars 2026, et observent une grève de la faim depuis près de deux semaines, Wael Naouar l’ayant lui-même entamée depuis plus d’un mois.

«Ces arrestations surviennent quelques jours seulement après la décision judiciaire prolongeant de quatre mois supplémentaires leur détention, alors même que leur état de santé suscite une inquiétude croissante», note l’Ong tunisienne basée à Paris.

Se basant sur des témoignages recueillis auprès des familles et de la commission de défense des détenus, le CRDHLT parle d’«interpellations conduites de nuit, à domicile comme dans la rue, dans un déploiement de force disproportionné.» «Plusieurs personnes arrêtées ont été privées, durant de longues heures, de tout contact avec leurs proches ou leurs avocats, ces derniers ayant eux-mêmes été empêchés de leur rendre visite ou d’être informés de leur sort — une situation assimilable, par sa nature, à des disparitions forcées de courte durée. Des mineurs et, dans au moins un cas, une famille entière auraient été concernés par ces descentes», souligne le CRLDHT dans son communiqué, tout en rappelant, dans le sillage des autres organisations de défense des droits, que «le droit à l’expression, au rassemblement et à la manifestation pacifique est un droit fondamental dont l’exercice ne saurait, en lui-même, justifier une arrestation ou des poursuites.»

L’Ong alerte aussi sur «le risque de voir le traitement sécuritaire et judiciaire des mobilisations pacifiques se substituer au dialogue politique et social», et sur «l’affaiblissement de la confiance dans l’indépendance de la justice que provoque l’élargissement des poursuites à de simples participant·e·s à des rassemblements, sans distinction entre l’exercice d’un droit et d’éventuels faits répréhensibles.»

«Le CRLDHT constate que le pouvoir, après avoir successivement, restreint la liberté de la presse, la liberté d’expression et d’opinion, la liberté de création et la liberté d’association, le pouvoir s’attaque désormais frontalement à la liberté de manifester pacifiquement — dernier espace d’expression collective qui subsistait», lit-on dans le même communiqué, qui rappelle que «manifester pacifiquement est un droit, non un délit», et que «la répression ne saurait devenir un mode de gouvernement».

Tout en exigeant «la libération immédiate et sans condition de tou·te·s les manifestant·e·s arrêté·e·s, ainsi que l’abandon des poursuites engagées contre elles et eux», le CRLDHT appelle les autorités à «la cessation immédiate de toute restriction au droit de manifester et de se rassembler pacifiquement» et au «respect plein et entier de la présomption d’innocence et des garanties de la défense pour toute personne poursuivie».

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Tunisie | La tendance à la hausse des protestations se poursuit

Le rapport d’août 2026 de l’Observatoire social tunisien «Al Forum» confirme la tendance à la hausse des mouvements de protestation en Tunisie… Le droit à une vie digne arrive en tête des revendications, tandis que 12 cas et tentatives de suicide ont été recensés. (Photo : des organisations et associations réclament la libération de tous les membres et militants de la «Flottille Al Soumoud» pour la Palestine arrêtés).

La cadence des mouvements de protestation a maintenu sa tendance haussière au cours du mois d’août 2026, enregistrant 1 093 actions ; un bilan proche de celui du mois de juillet précédent, qui s’élevait à 1 101 actions.

Ce niveau de mobilisation témoigne de la persistance des tensions sociales durant la période estivale, classant ainsi le mois d’août parmi les mois ayant connu le plus grand nombre de protestations en 2026.

Droit à l’eau, à l’électricité et à une vie digne

Une comparaison avec les mêmes périodes des années précédentes révèle une hausse marquée de l’ampleur de la mobilisation sociale au cours du mois d’août 2026. Le volume des mouvements enregistrés a en effet plus que triplé par rapport au bilan d’août 2025. Cette augmentation s’inscrit dans un contexte où la mobilisation a été particulièrement marquée par l’émergence de revendications liées au droit à une vie digne — notamment l’accès aux produits et services de base, en particulier l’électricité et l’eau, dont les problématiques ont été très présentes durant la période estivale.

Ces mouvements étaient également liés à d’autres revendications de nature sociale, professionnelle et environnementale, reflétant ainsi la multiplicité des pressions et des préoccupations qui ont motivé la mobilisation au cours du mois.

Pour la première fois, le droit à une vie digne s’est hissé au premier rang des motifs de contestation ; il a figuré en tête des revendications ayant suscité la mobilisation des acteurs sociaux au cours du mois d’août, donnant lieu à 463 actions, soit près de 42 % du total des mouvements de protestation.

Cette mobilisation était principalement liée au climat de tension et de colère qui a traversé le pays en raison des coupures d’électricité et d’eau potable, ainsi que de la pénurie aiguë d’eau minérale en bouteille.

Par ailleurs, cette crise a remis au premier plan la question de la qualité de l’eau distribuée par le réseau en Tunisie, soulignant l’importance de contrôler la qualité et la salubrité de l’eau et de garantir sa conformité aux normes requises pour la consommation humaine.

Au total, 392 mouvements de protestation liés aux coupures d’eau ont été recensés, soit 36 ​​% de l’ensemble des actions enregistrées.

Les droits civils et politiques également revendiqués

Les revendications relatives aux droits civils et politiques arrivent en deuxième position avec 430 mouvements, représentant environ 39 % du total de la mobilisation. Ces actions étaient en grande partie liées à la situation dans les prisons et aux décès suspects survenus dans le pays durant la vague de chaleur ; la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) fait état de plus de 20 décès parmi les détenus, tandis que des témoignages diffusés par des familles et des avocats sur les réseaux sociaux suggèrent que ce chiffre pourrait être plus élevé.

Des organisations et des associations ont appelé à alléger la pression au sein des prisons et à œuvrer pour réduire la surpopulation carcérale, en particulier dans les établissements où le taux d’occupation dépasse 200 % de la capacité d’accueil.

Ces organisations et associations ont également réclamé la libération du militant Wael Naouar — qui a entamé une grève de la faim le 16 août et l’a poursuivie — ainsi que celle de tous les membres et militants de la «Flottille Al-Soumoud») encore en détention.

Le mois a par ailleurs été marqué par des marches et des mouvements populaires dénonçant les atteintes à la liberté d’expression et aux fondements d’un procès équitable, au cours desquels ont été scandés des slogans exigeant le départ des détenteurs du pouvoir.

Il convient de noter qu’en combinant ces deux catégories de droits, on constate que 893 mouvements sur 1 093 — soit environ 82 % du total — étaient liés soit au droit à une vie digne, soit aux droits civils et politiques.

Selon les résultats du suivi, les revendications relatives au droit à l’emploi et au travail décent ont enregistré un recul au mois d’août 2026 : 61 mouvements ont été recensés, contre 96 en juillet 2026 (soit une baisse d’environ 36 %). Ces mouvements concernaient le recrutement, la régularisation de la situation professionnelle, le versement des salaires et des indemnités, l’amélioration des conditions de travail ainsi que l’application des accords conclus, et ont représenté environ 9 % du total des mouvements.

La liberté d’expression au premier rang des revendications  

La baisse du nombre de mouvements de protestation liés aux revendications en matière d’emploi au cours du mois d’août 2026 ne reflète ni une diminution de l’importance de ces revendications ni leur disparition des préoccupations des Tunisiens. Elle traduit plutôt, en partie, l’incidence des conditions sociales et politiques qui se sont imposées durant cette période, incitant certains acteurs sociaux à se concentrer sur des revendications plus fondamentales et urgentes, au premier rang desquelles figure le droit à la vie — à travers l’accès à l’eau et à l’électricité ainsi que le droit à une existence digne —, garantissant ainsi un minimum de services, de produits de première nécessité et de conditions de vie convenables.

Le mois d’août a été marqué par 71 actions liées à l’environnement et 15 actions concernant le droit au développement, ainsi que par des mouvements portant sur la situation des hôpitaux, les transports, le désenclavement, l’éducation et la sécurité.

Certaines actions ont également reflété l’intensification des revendications relatives aux droits civils et politiques — notamment la liberté d’expression et la liberté individuelle — dans un contexte où la poursuite et le procès de plusieurs opposants et journalistes suscitent des inquiétudes quant aux libertés publiques et aux droits fondamentaux.

I. B.

Consulter le rapport complet en arabe sur le site de l’Observatoire social tunisien.

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Tunisie. Flottille Soumoud : Wael Naouar au 30e jour de grève de la faim

Le militant tunisien Wael Naouar, l’une des figures de la flottille Soumoud pour Gaza, entame ce mardi son 30e jour de grève de la faim. Son entourage alerte sur la grave dégradation de son état de santé.   Détenu depuis plusieurs…

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