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Tunisie | Y a-t-il ou non une crise du secteur avicole ?

Selon Ibrahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volaille et de viandes blanches, il n’y a «aucune crise» dans le secteur de la volaille et des œufs en Tunisie. L’offre est supérieure à la demande, a-t-il déclaré, mardi 4 juin 2026, sur Diwan FM. Mieux encore, selon lui, les œufs, la volaille et les viandes blanches proposés sur le marché sont sains et soumis à des contrôles, sauf que les citoyens doivent s’approvisionner auprès de points de vente agréés et contrôlés, et éviter les abattoirs clandestins.

Concernant les prix, le prix du poulet s’établit à 8,5 dinars le kilogramme, tandis que celui des escalopes de dinde varie entre 15 et 19 dinars le kilogramme.

Tout cela est bon à noter, et on ne peut que s’en féliciter en cette période où les prix ont plutôt tendance à flamber. Mais s’il n’y a vraiment pas de crise de la volaille et des œufs, on se demande pourquoi le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a-t-il tenu, lundi, une réunion avec des représentants des entreprises du secteur de la volaille, ainsi qu’avec les structures professionnelles et administratives concernées.

Selon le communiqué officiel diffusé à l’issue de la rencontre, cette réunion était consacrée à «suivre la situation générale du secteur, particulièrement durant la période récente marquée par diverses évolutions, des fluctuations climatiques et une instabilité des prix, autant de facteurs ayant eu de multiples répercussions sur les différents maillons de la filière.»

Le ministre a d’ailleurs profité de cette occasion, pour «réitérer la nécessité d’œuvrer conjointement, au sein d’un groupe de travail réunissant toutes les parties prenantes de la filière avicole, pour examiner et résoudre les problèmes auxquels elle est confrontée», le but étantde «parvenir à des solutions structurelles garantissant la pérennité de la filière et renforçant sa capacité à surmonter les difficultés, dans l’intérêt général des acteurs du secteur — en particulier les petits et moyens éleveurs — et conformément à la politique sociale de l’État.»

Le ministre a également souligné la nécessité de «renforcer la coordination entre les structures administratives centrales et régionales ainsi que les organismes professionnels liés au secteur, de se préparer à d’éventuelles situations d’urgence et de prendre toutes les précautions nécessaires pour prévenir les phénomènes susceptibles d’engendrer des problèmes et des défis pour la filière.»

Paradoxalement, les mots utilisés par les autorités publiques (instabilité des prix, situations d’urgence, problèmes, difficultés…) parlent davantage aux consommateurs que les propos soporifiques des professionnels pour qui il n’y aurait pas de crise du secteur avicole, malgré la canicule et les coupures d’électricité enregistrées ces derniers temps et qui ont provoqué des pertes chez beaucoup de producteurs.

I. B.

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Délestages : Jusqu’à 50 % des volailles perdues, des perturbations d’approvisionnement redoutées

Les coupures répétées d’électricité commencent à produire des effets concrets sur l’approvisionnement alimentaire en Tunisie. Après les inquiétudes concernant les délestages liés aux fortes chaleurs, c’est désormais la filière des volailles qui tire la sonnette d’alarme.

Le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, Ibrahim Nefzaoui, a affirmé que les interruptions répétées de courant ont provoqué la mort d’environ 50 % des volailles durant la période récente, entraînant des difficultés d’approvisionnement sur le marché.

Aussi bien les poulets de chair que les poules pondeuses

Dans une déclaration accordée à la Radio nationale, il a précisé que ces pertes concernent aussi bien les poulets de chair que les poules pondeuses. Selon lui, les coupures d’électricité perturbent le fonctionnement des élevages, fortement dépendants d’une alimentation électrique continue pour assurer la ventilation, le refroidissement et les conditions d’élevage, particulièrement en pleine vague de chaleur.

Face à cette situation, une réunion s’est tenue lundi au ministère du Commerce afin d’examiner les principales propositions destinées à limiter les pénuries de viandes blanches et à préserver l’approvisionnement du marché.

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Malgré ces difficultés, Ibrahim Nefzaoui a tenu à rassurer les consommateurs sur la qualité sanitaire des produits actuellement commercialisés. Il a souligné que les œufs ainsi que les viandes blanches disponibles sur le marché restent propres à la consommation et répondent aux exigences de sécurité alimentaire.

Une forte hausse de la consommation électrique

Cette alerte intervient alors que la Tunisie connaît une forte hausse de la consommation électrique sous l’effet des températures élevées. Les délestages opérés ces derniers jours dans plusieurs régions du pays alimentent les craintes de voir d’autres secteurs économiques subir des conséquences similaires, en particulier les activités dépendant d’une alimentation électrique permanente.

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D’une pénurie en début d’année à une surproduction aujourd’hui : une filière avicole toujours déséquilibrée

La filière avicole tunisienne a basculé, en l’espace de quelques mois, d’une situation de pénurie marquée par des tensions d’approvisionnement et une hausse des prix à une phase de surproduction qui exerce aujourd’hui une forte pression sur les prix et fragilise les producteurs. Ce renversement brutal met en lumière, une nouvelle fois, l’absence de mécanismes...

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