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D’une pénurie en début d’année à une surproduction aujourd’hui : une filière avicole toujours déséquilibrée

La filière avicole tunisienne a basculé, en l’espace de quelques mois, d’une situation de pénurie marquée par des tensions d’approvisionnement et une hausse des prix à une phase de surproduction qui exerce aujourd’hui une forte pression sur les prix et fragilise les producteurs. Ce renversement brutal met en lumière, une nouvelle fois, l’absence de mécanismes...

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Poulet : La barre des 7 dinars redevient possible grâce à une production record

Le marché tunisien de la volaille pourrait connaître une nette détente d’ici la fin du mois de mai. Le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, Ibrahim Nafzaoui, a annoncé que le prix du kilo de poulet pourrait revenir autour de 7 dinars, porté par une hausse sans précédent de la production nationale.

16.000 tonnes par mois à partir de juin

Dans sa déclaration accordée aujourd’hui sur les ondes d’Express fm, Ibrahim Nafzaoui affirme que la production de viande de volaille devrait atteindre environ 16.000 tonnes par mois dès juin prochain, un niveau jamais atteint jusque-là en Tunisie.

Selon lui, cette progression s’explique principalement par l’importation de 32 millions d’œufs à couver, dont les premiers effets sur l’offre devraient commencer à se ressentir dès la seconde moitié du mois de mai.

Il ajoute que des quantités d’escalopes de poulet et de viande de dinde congelée seront également importées, afin de réduire la pression sur la production locale destinée à la consommation quotidienne.

Une baisse attendue, mais sous condition

S’appuyant sur ces indicateurs, Nafzaoui estime qu’une baisse graduelle des prix est désormais possible, avec un retour probable autour de 7 dinars le kilogramme avant fin mai.

Le responsable du secteur met toutefois en garde contre les pratiques monopolistiques sur le poulet vif, particulièrement lors des périodes de tension sur l’approvisionnement, où les prix peuvent rapidement s’envoler.

Il appelle ainsi l’État à intervenir plus fermement pour encadrer le marché, rappelant que la consommation de viandes blanches chez les Tunisiens atteint parfois 95 à 100% selon les périodes, ce qui rend ce produit particulièrement sensible pour le pouvoir d’achat.

Le dossier des œufs, maillon fragile de la filière

Ibrahim Nafzaoui a également insisté sur la nécessité de surveiller de près le segment des œufs, qu’il considère comme un maillon stratégique pour la stabilité de toute la filière avicole.

Il souligne que les producteurs sont parfois contraints d’écouler leur production à très bas prix, voire à perte, en raison d’un excédent temporaire de l’offre, une situation susceptible de fragiliser durablement les capacités de production.

Selon lui, une baisse prolongée de la rentabilité pourrait déséquilibrer le secteur et nécessiter plusieurs années pour rétablir les volumes habituels.

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Volaille : Des importations prévues pour rééquilibrer le marché d’ici juin

Sous pression après plusieurs semaines de flambée des prix du poulet, le marché tunisien de la volaille pourrait connaître une accalmie progressive d’ici le début de l’été.

Intervenant mardi à l’Assemblée des représentants du peuple, Samir Abid a détaillé les mesures engagées pour rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, en misant à la fois sur une réduction des marges et sur des importations ciblées. L’objectif affiché est une détente plus visible des prix entre mai et juin.

Des ajustements immédiats pour freiner la flambée

Face à la tension persistante sur les prix de la volaille, le ministère du Commerce a d’abord revu les mécanismes d’intervention adoptés après l’Aïd.

Le ministre a reconnu que le plafonnement des prix appliqué dans un premier temps n’a pas donné les résultats attendus, notamment dans un contexte de perturbations temporaires de l’approvisionnement.

Pour corriger cette situation, plusieurs ajustements ont été lancés dans la filière avicole dont la réduction des marges bénéficiaires ; l’orientation renforcée vers la vente de poulet prêt à cuire ; le suivi plus rapproché des circuits de distribution.

Selon le ministre, ces premières mesures commencent déjà à produire leurs effets, avec une tendance progressive à la baisse des prix observés sur les marchés.

Des importations pour renforcer l’offre

Le levier principal du plan gouvernemental repose désormais sur le renforcement structurel de l’offre.

Dans cette optique, le département du Commerce travaille à l’importation de reproducteurs de volailles et d’œufs à couver, une démarche destinée à soutenir la production locale dans les prochaines semaines.

Cette injection de nouveaux intrants dans la filière devrait permettre de rétablir l’équilibre du marché d’ici deux mois, soit pendant les mois de mai et juin, période à laquelle une détente plus nette des prix est attendue.

Un marché encore influencé par la conjoncture

Au-delà de la seule filière avicole, Samir Abid a rappelé que la hausse des prix alimentaires s’inscrit dans un contexte plus large mêlant facteurs saisonniers, effets climatiques et baisse temporaire de l’offre.

La période post-Aïd, marquée par une reprise retardée de certains producteurs, a accentué les déséquilibres, avant un redressement progressif amorcé ces derniers jours.

Le gouvernement mise désormais sur cette double stratégie — encadrement des marges et renforcement de la production — pour restaurer le pouvoir d’achat des ménages.

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Conso – Adieu agneau, Bonjour poulet !

C’est désormais une rengaine puisque tout le monde ou presque constate que les prix de la viande d’agneau s’envolent littéralement et que les consommateurs se reportent massivement sur les viandes blanches.

Poulet et dinde ont désormais la cote et constituent avec le cheval et l’âne, les viandes les plus abordables en termes de coût et de pouvoir d’achat.

En effet, la viande bovine est également hors de prix pour les bourses moyennes qui s’adaptent en se tournant vers les viandes blanches.

Cette situation aisément observable a d’ailleurs trouvé une confirmation avec la déclaration hier de Brahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volaille, à une radio publique.

Selon ce membre de l’Utica, le taux de consommation des viandes blanches a atteint durant le Ramadan plus de 90% des parts de marché.

Selon Nefzaoui, la volaille est devenue le seul refuge face à la hausse vertigineuse des prix des viandes rouges. Selon ce responsable, le taux de consommation de viandes blanches durant le Ramadan 2025 n’avait pas dépassé le seuil de 40%.

Ce qui par ailleurs dénote un changement progressif de nos habitudes alimentaires.

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Tunisie : La volaille disparait ou presque de nos rayons

Le secrétaire général de la Chambre nationale des commerçants de volaille, Salah Amdouni, a annoncé mercredi que la production de viande de volaille a enregistré un déficit de 15%, perturbant les circuits d’approvisionnement et provoquant une hausse des prix. Il prévoit toutefois un retour à la normale, avec une production mensuelle estimée à 15 000 tonnes, avant l’Aïd al-Adha.

Dans une déclaration sur Diwan FM, il a expliqué que ce déficit est principalement dû aux conditions climatiques défavorables et aux inondations survenues dans le gouvernorat de Nabeul en janvier et février derniers, entraînant un retard dans la croissance des volailles et la mortalité d’un grand nombre de poussins. À cela s’ajoute la perturbation de l’approvisionnement en poussins et l’arrêt temporaire des abattoirs pendant les jours de l’Aïd al-Fitr.

Des campagnes de contrôle économique

Pour réguler le marché, le ministère du Commerce et du Développement des exportations est intervenu en orientant les abattoirs afin d’acheminer les quantités disponibles vers les zones touchées par la pénurie.

Lire aussi : Tunisie : Viandes et volailles saisies, vaste opération contre la spéculation

Des campagnes de contrôle économique ont également été intensifiées après que le prix du kilogramme de « scalop » a atteint 22 dinars dans certaines régions.

Importation de poulets congelés

En parallèle, les autorités ont autorisé l’importation de poulets congelés durant les mois d’avril et mai pour compenser le déficit de production nationale. Selon le secrétaire général de la Chambre, les prix commencent à reculer progressivement, grâce à l’augmentation des volumes de volaille et au renforcement de la surveillance des circuits de distribution.

Rappelons que le ministère du Commerce et du développement des exportations avait annoncé la fixation de prix plafonds pour la vente de la volaille à partir du 9 mars 2026. La décision vise à encadrer le marché face aux hausses jugées excessives observées récemment. Elle s’inscrit également dans le cadre des investigations menées par les autorités contre les pratiques spéculatives dans le secteur.

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Ramadan : La volaille, seul refuge des ménages tunisiens ?

La consommation de viande de volaille en Tunisie a atteint, durant le mois de Ramadan 2026, des niveaux record, révélant à la fois une mutation profonde des habitudes alimentaires et des tensions croissantes sur l’offre.

Le président de la Chambre nationale des vendeurs de viandes de volaille, Ibrahim Nefzaoui, a indiqué que la consommation de volaille a dépassé 90 % de la consommation totale de viande des Tunisiens pendant cette période. Un chiffre particulièrement élevé qui confirme la place dominante de ce produit dans le panier alimentaire, au détriment des viandes rouges devenues inaccessibles pour une grande partie des ménages en raison de la hausse des prix.

La volaille s’impose comme l’alternative privilégiée

Ce basculement n’est pas conjoncturel. Il s’inscrit dans une tendance de fond observée depuis plusieurs années, où la volaille s’impose comme l’alternative privilégiée, notamment en période de forte demande comme le Ramadan, grâce à un prix plus abordable et une disponibilité généralement plus stable.

Cependant, cette année, le marché a été marqué par un recul de l’offre au cours des derniers jours. Une situation qui a accentué la pression sur les prix et suscité des inquiétudes chez les consommateurs. Selon les professionnels du secteur, plusieurs facteurs expliquent cette baisse, en particulier les conditions climatiques qui ont perturbé le cycle de production.

Les variations de température, qu’il s’agisse de vagues de froid ou de hausses soudaines, ont un impact direct sur l’élevage avicole, affectant à la fois la croissance des volailles et les rendements. À cela s’ajoutent les coûts de production en hausse, notamment ceux liés à l’alimentation animale et à l’énergie, poussant certains éleveurs à réduire leur activité ou à retarder leurs cycles de production.

Dans ce contexte, la filière avicole se retrouve confrontée à un défi structurel : répondre à une demande en forte progression tout en faisant face à des contraintes de production de plus en plus lourdes. Cette situation met en évidence la vulnérabilité du secteur aux aléas climatiques et économiques.

Des tensions plus marquées?

Si cette dynamique se poursuit sans mesures d’accompagnement pour soutenir la production et réguler le marché, des tensions plus marquées pourraient apparaître dans les prochaines semaines, notamment à l’approche d’autres périodes de forte consommation.

Au final, les chiffres enregistrés durant ce Ramadan confirment une transformation durable des comportements alimentaires en Tunisie, tout en posant la question de la capacité du secteur à assurer un approvisionnement stable dans un environnement de plus en plus contraint.

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Nouveaux prix de la volaille : Le plafonnement entre en application dès aujourd’hui

Ce lundi 9 mars 2026 marque une étape importante dans la régulation du marché avicole en Tunisie. Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a officiellement instauré de nouveaux tarifs maximaux pour la vente de volaille, une mesure visant à stabiliser les prix face aux récentes fluctuations.

Désormais, le prix à la production lors de la vente aux abattoirs est plafonné à 5 300 millimes le kilogramme, tandis que le tarif de vente à la sortie des abattoirs ne doit pas excéder 7 500 millimes le kilogramme.

Lutte intensive contre la spéculation illicite

Cette intervention gouvernementale s’inscrit dans le cadre d’une lutte intensive contre la spéculation illicite. Le ministère a en effet observé des hausses de prix excessives et répétées de la part de certains producteurs et distributeurs de poulet vif. Ces pratiques, jugées injustifiées, ont fini par perturber gravement les circuits de distribution classiques et ont compromis les efforts des autorités pour garantir des tarifs équitables aux consommateurs, particulièrement en cette période de forte demande liée au mois de Ramadan.

Face à cette situation, le ministère appelle tous les acteurs de la filière à une transparence totale. Les commerçants et distributeurs sont tenus de fournir aux services de contrôle, qu’ils soient centraux ou régionaux, l’ensemble de leurs factures d’achat ainsi que toute information relative aux modalités de vente pratiquées. Cette collecte de données vise à traquer précisément les marges abusives et à identifier les pratiques monopolistiques qui pèsent sur le budget des ménages.

Des sanctions administratives et judiciaires maximales

Le message des autorités se veut ferme : aucune tolérance ne sera accordée aux contrevenants. Le ministère a d’ores et déjà annoncé que des sanctions administratives et judiciaires maximales seront appliquées contre toute personne impliquée dans des manœuvres de spéculation. Malgré les tentatives de sensibilisation menées précédemment auprès des professionnels du secteur pour une modération des prix, la rigueur de la loi est désormais l’outil privilégié pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens tunisiens.

Lire aussi : Tunisie : Plafonnement des prix de la volaille à partir du 9 mars

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Tunisie : Plafonnement des prix de la volaille à partir du 9 mars

Le Ministère du Commerce et du Développement des exportations a annoncé la fixation de prix plafonds pour la vente de la volaille à partir du 9 mars 2026. La décision vise à encadrer le marché face aux hausses jugées excessives observées récemment. Elle s’inscrit également dans le cadre des investigations menées par les autorités contre les pratiques spéculatives dans le secteur.

Des prix maximums fixés pour la filière

Dans un communiqué publié samedi, le ministère a précisé que les prix maximaux de vente ont été fixés à :

  • 5300 millimes le kilogramme pour la vente de la volaille aux abattoirs ;
  • 7500 millimes le kilogramme pour la vente depuis les abattoirs.

Cette mesure vise à réguler les transactions à différentes étapes de la chaîne de commercialisation et à limiter les dérives tarifaires.

Appel aux opérateurs à fournir leurs données

Le ministère a par ailleurs appelé l’ensemble des acteurs intervenant dans la commercialisation et la distribution de la volaille et de ses produits dérivés à transmettre aux services centraux et régionaux les factures d’achat ainsi que toutes les informations relatives aux prix pratiqués et aux méthodes de vente appliquées par les producteurs et les distributeurs.

Ces données permettront aux autorités de vérifier l’existence éventuelle de prix abusifs ou de comportements monopolistiques dans les circuits de distribution.

Enquêtes sur des pratiques de spéculation

Cette décision intervient alors que des enquêtes sont en cours sur des cas présumés de spéculation illégale dans le secteur de la volaille, notamment concernant les hausses jugées injustifiées du prix du poulet vivant.

Selon le ministère, certains producteurs et distributeurs auraient procédé à des augmentations répétées et excessives, perturbant le fonctionnement normal des circuits de distribution et compliquant les efforts visant à garantir des prix équitables pour les consommateurs.

Avertissement de sanctions

Le Ministère du Commerce et du Développement des exportations a enfin averti que les sanctions légales et administratives les plus sévères seront appliquées à toute personne reconnue coupable de pratiques relevant de la spéculation illicite.

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