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Visas Espagne-Algérie : Jusqu’à 25 000 euros, l’enquête s’étend au système des rendez-vous

L’enquête espagnole sur un trafic présumé de visas au consulat d’Espagne à Alger s’élargit désormais au fonctionnement de la chaîne de gestion des rendez-vous, dans laquelle intervient BLS International — le même prestataire qui gère les demandes de visas espagnols en Tunisie. Certaines familles auraient versé jusqu’à 25 000 euros au réseau présumé, tandis que des demandeurs suivant la procédure normale auraient pu être écartés au profit de dossiers plus rémunérateurs.

Ce que révèle l’enquête espagnole

Le Juzgado Central de Instrucción n°3 de l’Audience nationale espagnole instruit l’affaire depuis avril, après l’arrestation de Vicente Moreno, alors responsable administratif du consulat d’Espagne à Alger, et de l’employé algérien Mohamed Boutouchent.

Selon The Objective, qui cite des sources policières et judiciaires, les investigations portent notamment sur des soupçons d’aide à l’immigration irrégulière, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Certaines familles auraient déboursé jusqu’à 25 000 euros pour obtenir des visas ou des documents permettant l’entrée ou le séjour en Espagne.

Ce montant doit être interprété avec prudence : il correspond aux sommes maximales que certaines familles auraient versées au réseau présumé et non au prix officiel d’un visa ou à un tarif imputé à BLS.

L’enquête s’intéresse également à une question particulièrement sensible : des demandeurs utilisant normalement les procédures auraient-ils été pénalisés au profit de dossiers rapportant de l’argent au réseau présumé ?

Selon les éléments judiciaires rapportés par le média espagnol, du personnel intervenant dans des services administratifs aurait sélectionné des familles ayant effectué les paiements réclamés.

BLS International entre dans le périmètre de l’enquête

L’instruction cherche désormais à déterminer le rôle éventuel d’intervenants appartenant aux entreprises chargées de l’attribution des rendez-vous et de la gestion documentaire.

The Objective rapporte que l’enquête s’intéresse à cette chaîne de traitement, avec notamment des références à des plateformes de type BLS.

BLS International conteste toute implication fautive et rappelle que son rôle porte sur la gestion administrative des demandes, tandis que la décision d’accorder ou de refuser un visa appartient aux autorités consulaires espagnoles.

À ce stade, l’élargissement des investigations ne permet donc pas de conclure à une responsabilité de BLS International. La présomption d’innocence s’applique aux personnes concernées par la procédure.

L’affaire soulève néanmoins une question dépassant désormais le fonctionnement interne du consulat : un système parallèle a-t-il pu prospérer autour de l’accès aux rendez-vous et pénaliser ceux qui empruntaient la procédure régulière ?

Et pour la Tunisie ?

La dimension tunisienne mérite d’être relevée avec prudence.

BLS International intervient également à Tunis dans le traitement administratif des demandes de visas pour l’Espagne. Aucun élément disponible ne permet cependant d’établir un lien entre l’enquête menée en Algérie et les activités tunisiennes de l’entreprise.

Le rapprochement s’arrête donc au prestataire et au fonctionnement externalisé d’une partie de la procédure.

Mais la question du coût et de l’accès aux visas Schengen fait également débat en Tunisie. L’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur avait notamment critiqué en mai 2026 le poids des frais de service et les difficultés rencontrées par les demandeurs.

Une initiative législative distincte a également proposé le remboursement de 50 % de certains frais de service en cas de refus.

Ces débats tunisiens ne doivent pas être confondus avec l’enquête judiciaire espagnole menée à Alger. Ils posent néanmoins une question commune : jusqu’où l’externalisation des procédures consulaires peut-elle aller sans renforcer les mécanismes de transparence, de contrôle et de recours pour les demandeurs ?

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Schengen: les passeports non biométriques ne sont plus acceptés

Les détenteurs de passeports libanais non biométriques ne peuvent plus utiliser ces documents pour déposer une demande de visa, a relayé le Consulat général de France au Liban. A dire vrai, TLScontact a publié une mise à jour précisant les nouvelles conditions applicables aux demandeurs.

Depuis le 25 juin 2026, seuls les passeports libanais biométriques en cours de validité sont acceptés pour le dépôt d’une demande de visa. La mesure fait suite à une décision de la Direction générale de la Sûreté générale libanaise, qui a déclaré non valides les passeports délivrés selon le modèle de 2003, dépourvus de données biométriques. Sont notamment concernés les passeports dont le numéro commence par “RL”.

Les ressortissants libanais encore titulaires d’un ancien passeport doivent ainsi obtenir un passeport biométrique avant de déposer une nouvelle demande de visa.

Le changement concerne également les personnes ayant déjà enregistré leur demande sur la plateforme de TLScontact avec leur ancien passeport. Si elles ont déjà obtenu un rendez-vous mais attendent encore leur nouveau passeport biométrique, elles peuvent demander son report en contactant TLScontact.

Lors du nouveau rendez-vous, une copie de l’ancien passeport non biométrique devra être présentée. Celui-ci doit porter le même numéro que celui utilisé lors de l’enregistrement initial de la demande sur la plateforme TLScontact.

Cette nouvelle règle concerne donc directement les demandeurs libanais qui souhaitent déposer une demande de visa et impose désormais de disposer d’un passeport biométrique valide au moment du dépôt du dossier.

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Visa américain: comment fonctionne la caution pouvant atteindre 20 000 dollars?

Obtenir un visa touristique ou d’affaires pour les États-Unis pourrait désormais nécessiter une garantie financière supplémentaire pour certains voyageurs. Washington a rendu permanent son système de caution de visa, un mécanisme qui permet aux agents consulaires d’exiger le dépôt d’une somme pouvant atteindre 20 000 dollars avant l’entrée sur le territoire américain.

Cette règle finale est entrée en vigueur le 3 août 2026. A dire vrai, cette mesure ne remplace pas la procédure classique de demande de visa. Le voyageur doit toujours déposer son dossier, fournir les documents demandés et passer un entretien consulaire. La différence est qu’en cas d’acceptation conditionnelle, l’administration américaine peut demander une garantie financière avant la délivrance du visa. Cette caution, appelée Visa Bond Program, n’est pas considérée comme un frais de visa ni comme une taxe. Elle fonctionne comme une garantie. L’argent est restitué au voyageur s’il respecte les règles de son séjour et quitte les États-Unis dans les délais autorisés.

Le dispositif avait déjà fait parler de lui lors de son lancement sous forme de programme pilote. À cette époque, la caution pouvait atteindre 15 000 dollars pour certains demandeurs. Sa transformation en programme permanent apporte une nouvelle étape avec un plafond relevé à 20 000 dollars.

Le principe reste le même : encourager les voyageurs à respecter la durée de séjour accordée par les autorités américaines et limiter les cas de dépassement de visa (“overstay”).

Concrètement, la caution ne concerne pas automatiquement tous les voyageurs. Elle vise certains ressortissants de pays considérés par Washington comme présentant un risque plus élevé de dépassement de séjour. Les visas concernés sont principalement les visas de visiteur B-1 pour les voyages d’affaires, B-2 pour le tourisme et le visa combiné B-1/B-2.

Le montant demandé dépend du profil du demandeur. Trois niveaux sont prévus: 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars. L’agent consulaire évalue plusieurs critères avant de fixer la somme comme par exemple la situation professionnelle, les ressources financières, le motif du voyage, les attaches dans le pays d’origine ou encore les liens éventuels avec les États-Unis.

Le paiement intervient uniquement après l’entretien consulaire, si l’agent décide d’appliquer cette condition. Le demandeur reçoit alors les instructions nécessaires pour effectuer le dépôt via une plateforme sécurisée du Département du Trésor américain. La somme peut être versée par le voyageur lui-même ou par un tiers, comme un membre de la famille ou une entreprise.

Mais le paiement de cette caution ne signifie pas que le visa est automatiquement accordé. Si l’administration américaine refuse finalement le visa, la garantie n’est pas encaissée.

Une fois le visa obtenu, le voyageur doit respecter plusieurs obligations pour récupérer son argent. La caution est remboursée sans intérêts lorsque le séjour se déroule conformément aux règles: durée respectée, départ effectué dans les délais et conditions du visa respectées. À l’inverse, la somme peut être conservée par les autorités américaines en cas de dépassement de séjour ou de violation des conditions du visa.

Le système impose également des contraintes pratiques. Les voyageurs concernés doivent entrer et sortir des États-Unis par des points d’accès autorisés, notamment des aéroports commerciaux, afin que leur arrivée et leur départ soient correctement enregistrés.

Pour les voyageurs tunisiens, la question principale reste celle de l’application concrète de cette mesure. La présence éventuelle de la Tunisie dans la liste des pays concernés détermine si les demandeurs tunisiens pourront être soumis à cette garantie. Dans tous les cas, cette évolution marque un durcissement de la politique américaine visant à mieux contrôler les séjours temporaires et à responsabiliser financièrement certains voyageurs.

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Touristes sud-américains en Tunisie: la contrainte du visa, principal frein au flux de voyageurs

 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le segment haut de gamme et les voyages expérientiels ont visité la Tunisie récemment en dépit des problèmes liés au visa.

Alors que l’intérêt des voyageurs sud-américains pour la Tunisie est une évidence, la question du visa demeure aujourd’hui le principal frein au développement de ce marché à fort potentiel. Malgré des procédures jugées longues et complexes, les touristes d’Amérique Latine continuent pourtant de manifester un intérêt croissant pour la destination tunisienne, laissant entrevoir des perspectives bien plus importantes en cas d’assouplissement des conditions d’accès.

Touristes haut de gamme

C’est dans ce contexte que Gold Experiences, en partenariat avec l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT), a organisé du 24 avril au 2 mai 2026 un éductour réunissant 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le tourisme haut de gamme et les voyages expérientiels.

L’objectif était de faire découvrir les multiples facettes de la destination Tunisie à une clientèle latino-américaine premium, particulièrement sensible aux expériences culturelles, authentiques et exclusives. Durant leur séjour, les participants ont parcouru plusieurs régions du pays et séjourné dans des établissements haut de gamme à Tunis, Sousse, Douz, Tozeur et Hammamet.

De la médina de Tunis classée au patrimoine mondial de l’UNESCO aux paysages du Sahara, en passant par Carthage, El Jem, Kairouan, Matmata, Tozeur ou encore le Cap Bon, les professionnels ont découvert une destination capable de conjuguer patrimoine, désert, gastronomie, culture et hôtellerie de prestige.

Les expériences sahariennes, les oasis de montagne, les sites historiques ainsi que la découverte œnologique au Domaine Neferis ont particulièrement marqué les participants, qui ont unanimement souligné le fort potentiel de la Tunisie auprès des voyageurs sud-américains à fort pouvoir d’achat.

Une demande en pleine croissance

Le consulat tunisien au Brésil, qui couvre plusieurs pays d’Amérique Latine, a d’ailleurs constaté une hausse significative des demandes de visas ces derniers mois. Une évolution qui confirme l’intérêt grandissant pour la destination, malgré les contraintes administratives existantes.

Les professionnels présents ont cependant insisté sur les difficultés rencontrées par les voyageurs colombiens, péruviens et guatémaltèques, soumis à l’obligation de visa et confrontés à l’absence de représentations diplomatiques tunisiennes dans plusieurs pays de la région.

Une situation qui ralentit fortement les réservations et réduit la compétitivité de la Tunisie face à certaines destinations concurrentes, notamment européennes, accessibles sans visa pour ces nationalités.

Pour Gold Experiences, une simplification des procédures, voire une suppression du visa, pourrait considérablement accélérer le développement de ce marché et multiplier les flux touristiques vers la Tunisie.

Cet éductour confirme ainsi que, malgré les obstacles administratifs, la Tunisie suscite un intérêt réel et croissant en Amérique Latine. Un potentiel encore largement sous-exploité qui pourrait permettre au pays de renforcer sa position sur le segment du tourisme premium international.

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Gold Experiences fait découvrir la Tunisie à des voyagistes mexicains

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Schengen: Was sich für Tunesier durch das neue europäische System EES ändern wird

Ab 12. Oktober 2025 wird das Einreise-/Ausreisesystem (Entry/Exit-System, EES) den traditionellen Stempel in Reisepässen ersetzen. Biometrie, automatische Berechnung der Aufenthaltsdauer und Betrugserkennung: Was sich für Mehr

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