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Cartographie des jeunes compétences Italo-Tunisiennes pour l’emploi

Les jeunes Italo-Tunisiens constituent une «ressource fondamentale» tant pour l’Italie que pour la Tunisie et peuvent contribuer à renforcer les liens économiques, professionnels et sociaux entre les deux pays, a souligné l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, lors de la cérémonie de clôture du projet «Jeunesse binationale : cartographie des compétences pour l’emploi», organisé au Radisson Blu Tunis, vendredi 10 juin 2026.

Cette initiative — promue par le Comites Tunisie et financée par la Direction générale pour les Italiens à l’étranger et les politiques migratoires du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale — a abouti à la création d’une base de données de profils professionnels de jeunes binationaux résidant en Tunisie. M. Prunas a mis en exergue le rôle stratégique des nouvelles générations italo-tunisiennes, dotées de compétences linguistiques, techniques et interculturelles susceptibles de favoriser les connexions entre les systèmes productifs des deux rives de la Méditerranée.

L’ambassadeur a également qualifié ce projet d’exemple concret du rôle de passerelle que joue le Comites entre la communauté italienne et la société tunisienne.

L’initiative a ciblé les jeunes âgés de 18 à 35 ans. Plusieurs centaines de candidatures ont été reçues au cours de la campagne, et 59 CV ont d’ores et déjà été sélectionnés et intégrés à la plateforme numérique, accessible via le site internet du Comites Tunisie.

La base de données recensant des jeunes binationaux est conçue pour répondre aux besoins des entreprises en matière de main-d’œuvre spécialisée dans différents domaines. Elles restera active et à la disposition des entreprises, des opérateurs économiques et des partenaires institutionnels désireux d’identifier des talents binationaux.

Samir Majoul, président de l’Utica, a également pris part à la rencontre ; il a rappelé le protocole d’accord signé avec le président du Comites Tunisie, Sandro Fratini, lors du Forum économique Italie-Tunisie des 24 et 25 juin. M. Majoul a insisté sur la nécessité de renforcer les liens entre la formation, les compétences et le secteur productif, soulignant le rôle central du capital humain dans la coopération bilatérale.

Sont également intervenus lors de cet événement Guido D’Amico, président de Confimprese Italia ; Mourad Fradi, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-italienne ; et Malek Derbel, représentant de la Conect. Tous ont mis l’accent sur l’importance de renforcer les synergies entre les institutions, les entreprises et les réseaux professionnels.

Selon Fratini et le coordinateur du projet, Antonino Trimarchi, la plateforme constitue la première étape d’une initiative à long terme visant à faciliter l’emploi des jeunes binationaux et à tirer parti de la communauté italo-tunisienne de manière structurée.

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Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir »

Face à la transition numérique, énergétique et industrielle, l’ingénieur tunisien est appelé à redéfinir son rôle.

Pour Mohsen Gharsi, doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’adaptation aux nouvelles technologies, mais dans la capacité à former une nouvelle génération d’ingénieurs capables d’accompagner la transformation économique du pays. À l’horizon 2030, le métier d’ingénieur en Tunisie devrait connaître une mutation profonde. L’accélération technologique, les impératifs de transition énergétique et la modernisation de l’appareil productif imposent une évolution des compétences et des formations.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohsen Gharsi estime que l’ingénieur restera au cœur de ces transformations. Et ce, à condition d’anticiper les besoins futurs et de repenser son rôle face aux nouveaux défis. Il précise que les profils liés au numérique et à l’industrie intelligente figureront parmi les plus recherchés dans les prochaines années. L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le génie logiciel, le cloud computing ou encore les systèmes embarqués devraient occuper une place croissante dans l’économie tunisienne, en accompagnant la digitalisation des entreprises et l’évolution des modèles industriels.

Cette dynamique ne se limitera pas au secteur numérique. Les métiers liés à la transition énergétique et à la modernisation industrielle devraient également gagner en importance. Les ingénieurs spécialisés dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’automatisation industrielle, la mécatronique, l’électronique, les télécommunications ou encore l’électromécanique seront appelés à jouer un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la réduction des coûts et la sécurisation des infrastructures.

Lire aussi — Tunisie : l’hémorragie des cerveaux coûte des milliards!

L’évolution concernera aussi les secteurs traditionnels. Le génie civil durable, les infrastructures, l’environnement et la maintenance industrielle intelligente deviendront des domaines essentiels dans un contexte marqué par la pression sur les ressources, les changements climatiques et les besoins croissants en aménagement du territoire. L’ingénieur de demain devra ainsi contribuer à renforcer la résilience des réseaux, améliorer la qualité des ouvrages et accompagner le développement territorial.

Des formations à rapprocher davantage du monde économique

Si la Tunisie dispose d’un capital humain reconnu, notamment grâce à la qualité scientifique et à la capacité d’adaptation de ses ingénieurs, Mohsen Gharsi considère que les formations doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations du marché. La formation d’un ingénieur ne peut plus reposer uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit désormais intégrer davantage de compétences opérationnelles : maîtrise des outils numériques, culture de l’innovation, compréhension des standards internationaux, capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires et aptitude à résoudre des problématiques complexes en entreprise. Pour le doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, le rapprochement entre les écoles d’ingénieurs, les universités, les centres de recherche et le secteur privé constitue une condition essentielle. Il appelle à développer des partenariats plus structurés avec les entreprises afin d’adapter les programmes, renforcer les projets appliqués et transformer les stages en véritables expériences d’immersion professionnelle.

L’objectif, souligne-t-il, n’est plus seulement de former des diplômés, mais de préparer des ingénieurs immédiatement opérationnels, capables de contribuer dès leur entrée dans la vie active à la compétitivité et à l’innovation nationales.

Intelligence artificielle : un outil au service de l’ingénieur, pas un remplacement

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux défis auxquels la profession devra répondre. Pour Mohsen Gharsi, cette révolution technologique impose une adaptation profonde, mais elle ne remet pas en cause la place de l’ingénieur. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de conception, d’analyse et de pilotage des systèmes, mais elle ne peut remplacer le jugement humain, l’expérience professionnelle ou la responsabilité liée aux décisions techniques. L’ingénieur de 2030 devra apprendre à utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation et d’analyse. Tout en conservant une maîtrise éthique et stratégique des projets. Cette évolution nécessitera de nouvelles compétences, notamment une meilleure compréhension des algorithmes, une capacité à exploiter les données massives et une intégration plus poussée de l’automatisation dans les processus industriels. Mais au-delà des compétences techniques, les qualités humaines resteront déterminantes : créativité, sens des responsabilités, esprit critique et capacité d’adaptation. L’ingénieur tunisien de demain devra ainsi être plus polyvalent, plus agile et davantage ouvert sur l’international. La formation continue deviendra une nécessité pour accompagner des métiers en évolution permanente et anticiper l’émergence de professions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Un métier d’avenir pour une génération tournée vers l’impact

Aux jeunes qui envisagent une carrière d’ingénieur, Mohsen Gharsi adresse un message d’encouragement mais aussi d’exigence.

Pour lui, l’ingénierie demeure un métier porteur de sens, capable d’apporter des réponses concrètes aux grands défis de la société : développement industriel, transition énergétique, sécurisation des infrastructures ou amélioration du quotidien des citoyens. Il invite les futurs ingénieurs à cultiver la curiosité, la discipline, l’innovation et l’esprit collectif.

Dans un environnement marqué par des mutations rapides, la capacité à apprendre, expérimenter et remettre en question ses connaissances deviendra un avantage déterminant. L’avenir de l’ingénierie tunisienne dépendra donc de la capacité du pays à valoriser ses talents, moderniser ses formations, encourager la recherche et inscrire davantage l’ingénieur dans les choix économiques et stratégiques.

À l’horizon 2030, l’ingénieur ne sera pas seulement un spécialiste technique, mais un acteur majeur de la compétitivité, de la souveraineté technologique et du développement national.

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La Tunisie exporte plus vers l’UE, mais pèse toujours aussi peu

La part de marché des exportations tunisiennes sur l’Union européenne (UE) s’est maintenue à 0,53 % en 2025 pour la deuxième année consécutive, indique le rapport annuel de la BCT pour l’année 2025, publié mardi 7 juillet 2026.

Malgré un certain redressement des exportations tunisiennes libellées en euro vers cette zone, dont la progression (+2,8%) a légèrement dépassé celle des importations européennes (+2,4%), cette amélioration était insuffisante pour entraîner une hausse significative de la part de marché tunisienne sur l’UE.

L’analyse par groupe de produits révèle des évolutions divergentes qui impactent la position commerciale de la Tunisie. Ainsi, le groupe « Machines et matériels de transport » a vu sa part de marché se consolider de 4 points de base pour atteindre 0,70 %. Cette performance reflète la bonne tenue des industries mécaniques et électriques (IME) dont les ventes vers l’UE ont bondi de 12,6 %, selon les données de la BCT.

La part des exportations des « Produits chimiques et produits connexes » a, quant à elle, augmenté, en 2025, d’un point de base, passant à 0,12%. Cette progression s’explique par l’accroissement des ventes tunisiennes en euros vers l’UE de ces produits (+15,4% contre +0,3% enregistré une année auparavant) à un rythme dépassant celui des importations européennes (+7 %, après -1 %). Néanmoins, cette dynamique positive n’était pas suffisante pour impulser un redressement significatif de la position relative de ce secteur, malgré la reprise des exportations globales de la branche mines, phosphates et dérivés en 2025 et la poursuite de la consolidation des ventes des ouvrages en plastique.

Contraction de la part des produits de base…

À l’inverse, la part des « Produits de base » a connu une forte contraction, tombant à 0,78 % contre 1,15 % en 2024. Ce recul est principalement imputable à la chute de 16,2 % de la valeur des exportations d’huile d’olive, consécutive à l’effondrement de 47,7 % de son prix moyen à l’exportation.

Il en est de même pour les « Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes », dont la part de marché s’est contractée de 2 points de base en 2025, pour s’établir à 0,11%. Ce repli traduit une diminution des exportations nationales de ces produits à destination de l’UE, à une cadence plus prononcée que celle des importations européennes, dans un contexte marqué à la fois par le recul de la production nationale d’hydrocarbures et par la baisse des prix internationaux du baril de Brent.

… mais accroissement en euros des produits alimentaires

Pour ce qui est des « Produits alimentaires, boissons et tabac », les exportations tunisiennes en euros vers l’UE se sont accrues, en 2025, à un rythme moins soutenu que celui des importations européennes entraînant un léger repli de la part de marché de la Tunisie revenue de 0,29% à 0,28%, d’une année à l’autre. S’agissant des « Autres articles manufacturés », leur part s’est maintenue à 0,90% en 2025 après une détérioration de 7 points de base enregistrée en 2024.

Sur l’échiquier européen, la Tunisie fait face à une concurrence accrue. La Chine a renforcé sa domination avec une part de marché de 22,25 %, suivie par la Turquie qui progresse à 4,11 %. Si le Bangladesh a également progressé (0,84 %), d’autres concurrents régionaux comme le Maroc (1,01 %) et l’Égypte (0,49 %) ont enregistré des replis de leurs parts de marché en 2025

Évolution des taux de change et compétitivité-prix

Le comportement du dinar tunisien a été marqué par une forte dualité en 2025. Par rapport à la fin de l’année 2024, la monnaie nationale s’est appréciée de 9,8 % vis-à-vis du dollar américain, mais s’est dépréciée de 1,6 % par rapport à l’euro. En moyenne annuelle, le dinar est resté quasi stable face à la monnaie unique.

Toutefois, l’indicateur clé de la compétitivité-prix, le taux de change effectif réel, s’est apprécié de 3,3 % à fin 2025. Cette évolution s’explique par une légère hausse du taux de change nominal (+0,9 %) conjuguée à un élargissement du différentiel d’inflation avec les principaux pays partenaires (+2,5 %).

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Djebel Djelloud | Cat Colacem renouvelle son conseil d’administration

L’assemblée des actionnaires des Ciments Artificiels Tunisiens (Cat Colacem), filiale de Financo, groupe industriel international dont le siège est situé à Gubbio, en Italie, active dans la production de ciment en Tunisie, a procédé au renouvellement du Conseil d’administration, présidé par Andrea Salinelli, et composé de Nunzio Tumino, directeur général, ainsi que des administrateurs Fabrizio Pedetta, Carlo Fanelli et Pierfrancesco Verdese.

Basée à Tunis, dans le site historique de Djebel Djelloud, CAT Colacem est une réalité industrielle solidement ancrée dans le pays, où elle associe l’expérience du groupe aux compétences et au professionnalisme développés dans le contexte tunisien.

Le renouvellement du CA s’inscrit dans cette trajectoire et en accompagne l’évolution, avec l’objectif de renforcer la qualité industrielle, la sécurité, la durabilité des procédés de production et le dialogue avec le territoire.

CAT Colacem confirme ainsi son engagement à soutenir le développement industriel de la Tunisie et à renforcer une collaboration économique et culturelle solide entre la Tunisie et l’Italie.  

Le Groupe Financo, principalement actif dans la production et la commercialisation du ciment et du béton, réalise un chiffre d’affaires consolidé d’environ 1,15 milliard d’euros et emploie plus de 2 600 collaborateurs, ce qui en fait l’un des principaux groupes italiens dans le secteur des matériaux de construction. En plus de l’Italie, il est présent en Tunisie, en Albanie, en Espagne, en République Dominicaine, à Haïti et en Jamaïque.

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Décryptage – Tunisie à l’été 2026 – Quand les chiffres racontent une histoire plus profonde que les statistiques

Les indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie au 3 juillet 2026 donnent l’image d’un pays qui sort progressivement de plusieurs années de fortes turbulences. Les tensions sur la liquidité bancaire s’atténuent. Les recettes touristiques progressent. Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger continuent d’alimenter l’économie. Le coût du refinancement bancaire recule légèrement. Les réserves en devises demeurent relativement confortables.

Pourtant, derrière ces améliorations conjoncturelles se cache une réalité plus complexe. La Tunisie ressemble aujourd’hui à un navire qui a réussi à éviter la tempête la plus violente mais qui navigue encore dans une mer agitée, avec un équipage fatigué, des voiles usées et un cap qui reste parfois difficile à distinguer. De fait, la question fondamentale demeure entière : sommes-nous en train d’assister à une véritable reprise économique ou simplement à une phase de répit temporaire ?

Le monde change et la Tunisie doit trouver sa place

Pour comprendre la situation actuelle, il faut d’abord regarder au-delà de nos frontières. Depuis trois ans, l’économie mondiale vit une période de transition historique. Les États-Unis ralentissent après plusieurs années de croissance soutenue. L’Europe peine toujours à retrouver son dynamisme industriel. La Chine n’est plus la locomotive qu’elle était durant les décennies précédentes. Les tensions géopolitiques continuent de remodeler les chaînes de production mondiales.

Nous assistons à la fin d’un cycle économique et au début d’un autre. Les banques centrales occidentales, après avoir mené une lutte acharnée contre l’inflation, ont commencé à assouplir progressivement leurs politiques monétaires. Les taux d’intérêt reculent lentement. Les marchés financiers retrouvent une certaine sérénité. Pour la Tunisie, cette évolution représente une opportunité importante.

Pendant plusieurs années, le pays a dû faire face à un environnement international extrêmement hostile : hausse des prix énergétiques, inflation mondiale, augmentation du coût du financement extérieur, ralentissement européen. Aujourd’hui, certains de ces vents contraires perdent progressivement de leur force. Mais l’histoire économique enseigne une leçon fondamentale : les fenêtres d’opportunité ne restent jamais ouvertes éternellement.

Une Banque Centrale qui desserre progressivement l’étau

L’un des faits marquants de cette année 2026 réside dans l’évolution de la politique monétaire. Le taux directeur de la Banque Centrale est désormais fixé à 7 %, contre 7,5 % l’année précédente. Derrière cette demi-percentage apparemment anodine se cache un changement significatif. Durant plusieurs années, la Banque Centrale avait dû privilégier la lutte contre l’inflation au détriment du soutien à la croissance. Les taux élevés étaient devenus une nécessité pour préserver la stabilité des prix et protéger le dinar.

Cette stratégie a permis d’éviter des déséquilibres plus graves, mais elle a également pesé lourdement sur l’investissement, le crédit et l’activité économique. Aujourd’hui, la situation semble évoluer. Le taux du marché monétaire s’établit à 6,99 %, pratiquement au même niveau que le taux directeur. Cette proximité traduit une meilleure fluidité du système bancaire.

Plus révélateur encore, le volume global du refinancement accordé par la Banque Centrale est tombé à 10,5 milliards de dinars contre 14,6 milliards un an auparavant. Cette baisse de plus de 4 milliards de dinars constitue l’un des indicateurs les plus encourageants du moment. Elle signifie que les banques tunisiennes dépendent moins qu’auparavant de l’assistance permanente de la Banque Centrale. Autrement dit, le système bancaire recommence progressivement à respirer par lui-même. Pour reprendre une image médicale, le patient n’est pas encore sorti de l’hôpital, mais il n’est plus sous assistance respiratoire.

Le paradoxe tunisien : plus de liquidité, mais toujours peu d’investissement

Cependant, une question fondamentale se pose. Pourquoi cette amélioration des conditions monétaires ne se traduit-elle pas encore par une forte accélération de l’investissement privé ? La réponse réside dans ce que les économistes appellent les facteurs non monétaires.

Les entrepreneurs tunisiens n’investissent pas uniquement en fonction des taux d’intérêt. Ils investissent lorsqu’ils ont confiance dans l’avenir, lorsqu’ils perçoivent une visibilité réglementaire, lorsqu’ils anticipent une demande future suffisante. Or, malgré les progrès observés, cette confiance reste fragile. De nombreuses entreprises continuent d’évoluer dans un environnement marqué par l’incertitude administrative, fiscale et réglementaire. Le véritable défi de la Tunisie n’est donc plus seulement monétaire. Il devient institutionnel.

La circulation fiduciaire : le miroir d’une économie à deux vitesses

L’indicateur le plus fascinant des statistiques publiées reste sans doute celui des billets et monnaies en circulation. Près de 29,3 milliards de dinars circulent aujourd’hui sous forme fiduciaire contre seulement 25 milliards il y a un an. Cette progression de plus de 17 % interpelle. Que nous dit-elle ? Elle nous raconte l’histoire d’une économie tunisienne qui continue à fonctionner largement en espèces. Elle nous parle de marchés, de commerces, de transactions informelles, de petites activités quotidiennes qui échappent souvent aux circuits bancaires traditionnels.

Elle nous rappelle surtout qu’il existe encore deux économies tunisiennes. La première est visible, fiscalisée, bancarisée. La seconde demeure largement informelle, liquide et difficile à mesurer. Cette dualité constitue probablement l’un des principaux freins au développement économique national. Car chaque dinar qui circule hors du système bancaire est un dinar qui ne finance ni l’investissement, ni l’innovation, ni la croissance future.

Les Tunisiens de l’étranger : les véritables héros silencieux de l’économie nationale

Il est impossible d’analyser l’économie tunisienne sans évoquer le rôle extraordinaire joué par les Tunisiens résidant à l’étranger. À fin juin 2026, leurs transferts atteignent 4,4 milliards de dinars. Ce chiffre dépasse largement les recettes touristiques. Il dépasse également plusieurs grands secteurs économiques réunis. Derrière ces milliards se cachent des histoires humaines. Un ingénieur tunisien installé à Montréal qui aide ses parents à Sfax. Une infirmière vivant à Paris qui soutient ses frères et sœurs à Kairouan. Un entrepreneur basé à Milan qui finance les études de ses enfants restés au pays.

Chaque transfert raconte une histoire de sacrifice, d’attachement et de solidarité. Depuis plusieurs décennies, la diaspora tunisienne joue le rôle d’amortisseur économique et social. Lorsque l’économie ralentit, elle soutient les familles. Lorsque les devises se raréfient, elle renforce les réserves du pays. Lorsque les finances publiques traversent des moments difficiles, elle contribue indirectement à stabiliser l’ensemble du système. Cette contribution demeure souvent sous-estimée alors qu’elle constitue l’une des principales forces de résilience de l’économie tunisienne.

Le tourisme retrouve progressivement son souffle

L’autre bonne nouvelle provient du secteur touristique. Les recettes cumulées atteignent désormais 3,35 milliards de dinars. Au-delà des chiffres, cette progression reflète un retour progressif de la confiance internationale envers la destination tunisienne. Dans les hôtels de Djerba, les restaurants de Sidi Bou Saïd, les maisons d’hôtes du Cap Bon ou les médinas historiques, une activité plus soutenue est observée depuis plusieurs mois. Le tourisme tunisien démontre une nouvelle fois sa capacité de résistance. Mais là encore, une réflexion plus profonde s’impose.

Peut-on construire durablement une stratégie de développement sur un secteur aussi dépendant des aléas géopolitiques, climatiques ou sécuritaires ? L’expérience des dernières décennies invite à la prudence. Le tourisme doit rester un pilier. Il ne peut devenir l’unique moteur.

Les réserves en devises : une amélioration qui reste fragile

Les avoirs nets en devises atteignent près de 24,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 97 jours d’importation. Le niveau demeure globalement satisfaisant. Pourtant, derrière cette apparente solidité, plusieurs fragilités subsistent. La Tunisie continue d’importer massivement son énergie, une partie importante de ses céréales et de nombreuses matières premières industrielles.

Elle reste donc exposée aux fluctuations des marchés internationaux. La stabilité actuelle repose largement sur la bonne tenue du tourisme, les transferts de la diaspora et une gestion prudente des équilibres financiers. Autrement dit, les réserves sont aujourd’hui suffisantes, mais elles ne sont pas encore le résultat d’une transformation structurelle de l’appareil productif.

Une dette moins pressante, mais toujours présente

Le service de la dette extérieure affiche une baisse spectaculaire par rapport à l’année précédente. Cette amélioration offre un répit appréciable aux finances publiques. Mais l’économie ressemble parfois à un ménage qui a obtenu un report temporaire de certaines échéances. Le soulagement est réel.

Le problème de fond demeure. La véritable solution ne réside pas uniquement dans la gestion des échéances. Elle réside dans la création de richesse. Une économie ne rembourse durablement ses dettes que lorsqu’elle produit davantage, exporte davantage et gagne davantage de parts de marché. C’est là que se situe le véritable défi tunisien.

Le défi de la décennie : transformer la stabilité en croissance

Les indicateurs du 3 juillet 2026 révèlent une réalité encourageante : la Tunisie semble avoir retrouvé une certaine stabilité financière. Mais la stabilité n’est pas la croissance. La stabilité n’est pas l’emploi. La stabilité n’est pas le développement. Elle constitue simplement la condition préalable permettant de construire l’avenir. L’enjeu des prochaines années sera donc de transformer cette accalmie financière en véritable renaissance économique. Cela suppose davantage d’investissements productifs, une montée en gamme industrielle, une meilleure intégration technologique, une administration plus efficace et une mobilisation accrue des compétences nationales.

Car l’histoire économique regorge de pays qui ont réussi à stabiliser leurs finances sans jamais réussir à décoller. Elle regorge également de nations qui ont su profiter d’une période de répit pour engager les transformations décisives.

 

La Tunisie se trouve aujourd’hui à la croisée de ces deux chemins.

Les chiffres de juin 2026 ne racontent pas encore l’histoire d’une victoire économique. Ils racontent plutôt celle d’une opportunité retrouvée. Une opportunité fragile, précieuse et peut-être historique. Comme souvent dans l’histoire des nations, ce ne sont pas les statistiques qui décideront de la suite du récit, mais la capacité collective à transformer cette embellie conjoncturelle en projet de développement durable. C’est là que se joue désormais l’essentiel.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Oman recrute des talents tunisiens : des offres en télétravail à partir de 3000 dollars

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) a annoncé l’ouverture des candidatures destinées aux compétences tunisiennes spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans l’intelligence artificielle, en vue d’exercer à distance au profit d’institutions relevant du Sultanat d’Oman.

Selon un communiqué publié sur son site officiel, cette offre concerne plusieurs profils hautement qualifiés dans des domaines technologiques de pointe. Parmi les postes proposés figurent notamment celui de développeur en intelligence d’affaires (BI / SAS Developer), d’architecte senior en infrastructure d’intelligence artificielle (Sr. AI Infrastructure Architect), de développeur ETL, ainsi que des ingénieurs et responsables des systèmes de support aux entreprises et aux opérations (BSS & ESS). Les opportunités s’étendent également à la gestion de projets (Project Manager) et à l’architecture de plateformes cloud, notamment le poste de Senior OpenShift Platform Architect.

Les conditions financières proposées sont particulièrement attractives, avec un salaire mensuel de départ estimé à 3 000 dollars américains, soit environ 8 700 dinars tunisiens. Les candidats retenus auront la possibilité de travailler à distance depuis leur lieu de résidence en Tunisie, sans obligation de mobilité.

Les postulants doivent être titulaires d’une licence ou du diplôme national d’ingénieur dans la spécialité requise, justifier d’une expérience professionnelle en adéquation avec le poste visé, et ne pas dépasser l’âge limite fixé à 55 ans.

L’ATCT précise que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 6 juillet 2026. Les intéressés sont invités à consulter les fiches de poste détaillées et à remplir les formulaires de candidature via le site officiel de l’agence.

L’agence souligne par ailleurs que, dans le cas où le nombre de candidatures dépasserait les postes disponibles, la date et l’heure de soumission du dossier seront prises en compte comme critères essentiels lors de la phase de présélection.

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Anas Hmadi condamné en appel … avec exécution immédiate

La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mercredi 1er juillet, le jugement de première instance condamnant par contumace le président de l’Association des magistrats tunisiens, Anas Hmadi, à une peine d’un an de prison pour « entrave à la liberté du travail ». La juridiction a toutefois modifié le dispositif du jugement en ordonnant son exécution immédiate, a indiqué une source judiciaire.

La même source relève que le prévenu avait interjeté appel de cette condamnation, mais ne s’était pas présenté à l’audience. Et ce, malgré deux reports accordés par la cour à la demande de son avocat. La source judiciaire a également affirmé qu’il est apparu qu’Anas Hmadi avait quitté le territoire tunisien.

Le jugement de première instance avait été rendu le 6 avril 2026, à la suite de son renvoi devant la chambre correctionnelle par le juge d’instruction. Il était poursuivi pour entrave à la liberté du travail, en application de l’article 136 du Code pénal.

L’affaire porte sur des faits remontant au 13 juin 2022. Il est reproché à Anas Hmadi d’avoir volontairement interrompu et perturbé le déroulement d’une audience en référé au tribunal de première instance de Monastir.

Auparavant, le 20 septembre 2022, le Conseil provisoire de la magistrature judiciaire avait décidé de lever l’immunité dont bénéficiait Anas Hmadi. Ouvrant ainsi la voie aux poursuites judiciaires engagées à son encontre.

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Seulement 17 % des Tunisiens utilisent les paiements électroniques

Auditionnée à la fin de la semaine dernière par la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple, une représentante du ministère des Finances a présenté les grandes lignes du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière, élaboré sur la base d’un diagnostic approfondi de la situation nationale.

Selon le ministère, l’accès des Tunisiens aux services financiers demeure en deçà des objectifs fixés. Une étude de référence réalisée en 2018 révèle que seulement 60 % des personnes âgées de plus de 18 ans disposent d’une relation avec une banque ou les services postaux. Les moyens de paiement électroniques restent, quant à eux, faiblement utilisés : seuls 17 % des Tunisiens y ont recours, tandis que les services financiers via téléphone mobile ne concernent que 3 % de la population.

L’étude met également en évidence une très faible pénétration de l’assurance volontaire, limitée à seulement 2 % de la population en dehors des régimes d’assurance obligatoire. Pour le ministère, ces indicateurs traduisent un recours encore très limité aux services financiers, malgré les possibilités offertes par les nouvelles technologies et les dispositifs existants.

La représentante du ministère des Finances a expliqué que cette situation s’explique notamment par l’inadaptation de certaines offres aux besoins des citoyens, le coût élevé des services, le manque d’information sur les produits disponibles, la faiblesse des mécanismes de protection des consommateurs ainsi qu’un niveau encore insuffisant de culture financière.

Face à ces constats, elle a insisté sur la nécessité d’adopter une approche législative globale capable de lever les obstacles structurels qui freinent l’accès aux services financiers, dans le but de renforcer l’inclusion financière et de favoriser l’intégration économique et sociale.

Un projet de loi issu de la stratégie nationale d’inclusion financière

Le ministère a rappelé que ce texte constitue l’une des principales concrétisations de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2018-2022, articulée autour de six axes majeurs : le développement de la finance numérique et du paiement mobile, la promotion de la micro-assurance, le soutien au financement de l’économie sociale et solidaire, le renforcement de l’éducation financière et de la protection des consommateurs, l’appui aux institutions de microfinance ainsi que la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation.

Le projet de loi repose sur quatre piliers principaux : améliorer l’accès et l’utilisation des services financiers, renforcer la supervision du secteur, consolider la protection des consommateurs et la culture financière, tout en favorisant la réduction de l’usage du numéraire au profit des paiements électroniques.

Le texte prévoit également d’élargir le champ d’intervention des institutions de microfinance afin qu’elles puissent accompagner les petites entreprises, les structures de l’économie sociale et solidaire ainsi que les sociétés communautaires. Ces établissements pourront proposer de nouveaux services, notamment les paiements, l’intermédiation en assurance et la commercialisation de produits d’épargne, afin de rapprocher les services financiers des citoyens.

Le projet comporte en outre des mesures destinées à encourager la petite épargne, à renforcer les ressources du secteur de la microfinance et à développer le marché de l’assurance grâce à l’élargissement des canaux de distribution, à la souscription à distance et aux contrats collectifs. L’objectif est de faciliter l’accès des ménages à faibles revenus à des produits d’assurance plus abordables.

Enfin, le texte entend renforcer les prérogatives des autorités de contrôle, améliorer la transparence, consolider la protection des consommateurs et accélérer la transition vers les paiements électroniques, considérés comme un levier essentiel pour une inclusion financière plus large en Tunisie.

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Près de Zaouïa, des Tunisiens kidnappés par des groupes armés!

Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, a annoncé, dimanche 14 juin 2026, l’enlèvement d’un groupe de ressortissants tunisiens dans les environs de la ville de Zaouïa, située dans l’ouest de la Libye.

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, il a indiqué que ces citoyens tunisiens auraient été kidnappés par des groupes armés agissant en dehors du cadre des institutions officielles libyennes. Selon lui, cet enlèvement serait lié à la détention, dans des établissements pénitentiaires tunisiens, de plusieurs ressortissants libyens poursuivis pour leur implication présumée dans des affaires criminelles.

Mostafa Abdelkebir a vivement condamné cet acte, qu’il a qualifié de « lâche ». Tout en estimant qu’il constitue une atteinte grave à la sécurité des citoyens tunisiens présents sur le territoire libyen. Il a également tenu les autorités libyennes pour responsables de la protection des ressortissants tunisiens et de leur sécurité, appelant à leur libération immédiate.

« La sécurité de nos enfants est une ligne rouge », a-t-il déclaré. Exhortant ainsi les autorités concernées à agir sans délai pour garantir le retour sain et sauf des personnes enlevées.

Dans une seconde publication, le président de l’Observatoire a dénoncé le recours à la prise d’otages de citoyens tunisiens dans le but d’obtenir la libération de détenus libyens en Tunisie. Il a qualifié cette pratique d’« acte honteux » et renouvelé son appel à une libération immédiate des personnes retenues.

Par ailleurs, Mostafa Abdelkebir a invité les autorités tunisiennes à prendre « immédiatement les mesures nécessaires » afin de suivre ce dossier. Il a également appelé les responsables et les notables libyens à intervenir rapidement pour mettre fin à cette affaire et éviter toute escalade.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités tunisiennes ou libyennes concernant les circonstances exactes de cet enlèvement, ni le nombre précis de ressortissants tunisiens concernés.

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Hunan, porte d’entrée des produits tunisiens en Chine !

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a signé un protocole d’accord avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

L’objectif de cet accord, signé mardi 9 juin à l’issue d’une rencontre tenue à Tunis entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hussein, et une délégation du Conseil chinois, est de renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et cette région clé de la Chine, à travers entre autres la facilitation l’accès des produits tunisiens au marché chinois.

 

A noter que cette réunion s’inscrit dans le cadre du développement des relations bilatérales et du renforcement des échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et leurs homologues de la province du Hunan (qui compte plus de 65 millions d’habitants), l’un des pôles industriels et économiques majeurs de la Chine.

Le CEPEX souligne que cette initiative intervient dans un contexte marqué par une dynamique positive des relations tuniso-chinoises, particulièrement dans le domaine économique. Elle s’appuie également sur la décision des autorités chinoises d’exonérer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. En tout cas, cette mesure constitue une opportunité importante pour les entreprises tunisiennes, en leur permettant d’améliorer leur compétitivité sur le marché chinois et de diversifier leurs débouchés à l’export.

Par ailleurs, les deux parties assurent que cet accord devrait contribuer à réduire la dépendance des exportations tunisiennes aux marchés traditionnels, tout en favorisant une meilleure intégration de l’économie nationale dans les chaînes de valeur mondiales.

En clair, la Tunisie, à travers le CEPEX, veut faire de la province de Hunan la porte d’entrée des produits tunisiens en Chine.

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Hausse des tarifs des auto-écoles: pourquoi les Tunisiens ne sont pas “encore” obligés de la payer

L’annonce d’une nouvelle grille tarifaire pour les services de formation à la conduite, dont l’entrée en vigueur est évoquée pour le 9 juin 2026, par l’Union Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica) de Kébili, suscite des interrogations parmi les candidats au permis de conduire. Alors que des documents circulent sur les réseaux sociaux et dans certaines auto-écoles, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue confirmer, à ce stade, l’application de ces nouveaux tarifs.

Selon les règles en vigueur, toute modification des tarifs d’un service réglementé doit suivre un processus administratif précis avant de devenir applicable. Une décision portée par une organisation professionnelle ou une chambre syndicale ne suffit pas à lui conférer une valeur légale. En l’absence d’approbation officielle des autorités de tutelle, une nouvelle grille tarifaire demeure au stade de proposition. Elle ne peut donc être imposée aux usagers tant que les procédures réglementaires n’ont pas été achevées.

La révision éventuelle des tarifs de la formation à la conduite relève de plusieurs intervenants institutionnels.

Quels recours pour les candidats au permis?

Dans l’attente d’une décision officielle, les candidats au permis de conduire peuvent continuer à se référer aux tarifs actuellement en vigueur. En cas de demande de paiement supérieure aux montants appliqués jusqu’à présent, il est recommandé d’exiger une facture ou un reçu détaillant précisément les sommes versées. Ces documents constituent des éléments de preuve en cas de contestation.

Les consommateurs qui estiment faire l’objet d’une pratique irrégulière peuvent également saisir les services de contrôle du ministère du Commerce ou les directions régionales du Transport afin de signaler la situation.

Dans l’attente d’un éventuel communiqué officiel, la question de l’entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire demeure donc ouverte.

 

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Voyage : Antalya invite les Tunisiens à découvrir ses parcs à thème

La Türkiye, première destination pour les Tunisiens qui partent en voyage à l’étranger, dévoile ses nombreux parcs à thème d’Antalya, sa capitale touristique, destination ciblant notamment les familles.

À mesure que l’année 2026 se déploie, Antalya, capitale touristique de la Türkiye et classée parmi le Top 10 des destinations mondiales selon le classement International Arrivals 2025 d’Euromonitor, s’impose comme une destination idéale pour les familles en quête d’expériences mémorables durant l’hiver et les vacances de printemps. Au-delà de son littoral renommé, la ville redéfinit le tourisme quatre saisons grâce à des parcs à thème de classe mondiale et des attractions immersives qui conjuguent divertissement, créativité et aventure pour tous les âges. Entre sensations fortes et expériences interactives, Antalya offre un terrain de jeu vibrant où familles, amateurs de culture et passionnés d’aventure transforment leurs vacances en souvenirs inoubliables, bien au-delà de la saison estivale.

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Là où les légendes prennent vie : The Land of Legends

Situé à Belek, The Land of Legends est le plus grand complexe de divertissement de la Türkiye, proposant des expériences spectaculaires tout au long de l’année pour les familles comme pour les amateurs de sensations fortes. Du mythique Hyper Coaster de 62 mètres de haut aux attractions aquatiques d’Aqua Land, en passant par les univers imaginatifs de Nickelodeon Land et Masha et l’Ours, le resort offre un divertissement immersif pour tous les âges, de jour comme de nuit. Avec ses suites thématiques au Kingdom Hotel et le luxe ludique des Nickelodeon Hotels & Resorts Antalya, The Land of Legends propose une alliance harmonieuse entre hébergement et divertissement.

Le patrimoine en mouvement : Dokumapark

Aménagé sur le site d’une ancienne usine textile, Dokumapark offre à Kepez, Antalya, une expérience de parc culturel fondée sur la mémoire plutôt que sur les manèges. Ce site réhabilité rassemble musées, espaces d’exposition, cafés et sentiers de promenade sur un même campus. Parmi ses temps forts figurent le Musée du Jouet au charme nostalgique, un parc miniature en plein air de 10 000 m² présentant des modèles à l’échelle 1:25 de monuments emblématiques de la Türkiye, ainsi qu’un Musée de l’Automobile exposant des véhicules de collection. Avec ses festivals et ateliers organisés toute l’année, Dokumapark constitue une parenthèse culturelle paisible entre deux journées à la plage.

Sous la surface : Antalya Aquarium

À quelques pas de la plage de Konyaaltı, Antalya Aquarium est l’un des plus grands complexes aquatiques au monde. Il abrite plus de 40 bassins thématiques et un impressionnant tunnel de 131 mètres de long où requins, raies et bancs de poissons évoluent au-dessus des visiteurs, donnant l’illusion de marcher au fond de l’océan. En complément des expositions principales, le site propose WildPark à l’ambiance tropicale, le Snow World & Ice Museum aux températures polaires, un cinéma immersif Oceanride XD, ainsi qu’un musée de cire, offrant une diversité d’expériences pour tous les âges. Avec ses cafés, boutiques et son attrait intérieur toute l’année, Antalya Aquarium constitue une escapade enrichissante d’une demi-journée à deux pas de la Méditerranée.

Adrénaline sur terre et sur l’eau : Macera Ormanı, Aktur Lunapark et Hip-Notics

À Konyaaltı, Aktur Lunapark fait revivre l’esprit des fêtes foraines traditionnelles avec montagnes russes, gondoles, maison hantée, attractions pour enfants et jeux de carnaval. Particulièrement animé en soirée, le parc s’illumine de musique et d’une grande roue emblématique, créant une halte colorée pour les familles et les vacanciers.

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Pour les amateurs de sensations en plein air, Kepez Macera Ormanı propose une aventure forestière dynamique avec parcours d’accrobranche, tyroliennes, structures d’escalade, paintball et sentiers d’aventure nichés au cœur de collines boisées de pins. Des passerelles et plateformes surélevées offrent des vues panoramiques sur la ville, faisant de ce site un lieu idéal pour les visiteurs en quête d’activités sportives en pleine nature.

À environ 30 minutes de l’aéroport international d’Antalya, Hip-Notics Cable Ski Park offre un terrain de jeux nautiques accessible toute l’année sur trois lacs artificiels alimentés par les eaux de montagne. Son câble principal de 730 mètres, son système à cinq pylônes et ses installations à double tour pour l’entraînement aux figures avancées s’adressent aussi bien aux débutants qu’aux wakeboarders confirmés, transformant une simple session en une véritable aventure d’une journée.

Une sérénité tropicale : Butterfly World Antalya

Prévu pour ouvrir en février 2026, Butterfly World Antalya proposera un sanctuaire tropical paisible sur près de 10 000 m², où des milliers de papillons évolueront librement au milieu d’une végétation luxuriante, de cascades et de bassins, sous une vaste structure en verre. Les visiteurs pourront déambuler dans un espace inspiré de la forêt tropicale, agrémenté de chutes d’eau, de bassins à carpes koï et de milliers de papillons en liberté. Le site comprendra également un jardin d’oiseaux, des zones botaniques, des ateliers pour enfants et un amphithéâtre en plein air dédié à l’éducation environnementale et aux événements saisonniers. Axé sur la biodiversité et l’immersion dans la nature, Butterfly World promet une escapade douce et pédagogique au cœur d’Antalya.

Ailes, vagues et imagination

À l’aube de 2026, la ville démontre qu’elle est bien plus qu’une simple destination estivale, offrant aux familles des expériences inoubliables tout au long de l’année, y compris pendant les vacances de printemps et au-delà. Antalya est un lieu où la créativité s’épanouit, où les traditions évoluent, et où divertissement et nature coexistent harmonieusement sous la douceur permanente du soleil méditerranéen.

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Pour voyager au Maroc : les Tunisiens soumis à des formalités

À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations de football que le Maroc accueillera du 25 septembre 2025 au 25 janvier 2026, les autorités marocaines mettent en place de nouvelles formalités pour les voyageurs tunisiens.

Désormais, tout ressortissant tunisien se rendant au Maroc pour des raisons touristiques, professionnelles ou familiales devra obtenir une AEVM (Autorisation électronique de voyage au Maroc). La demande doit être effectuée en ligne au moins 96 heures avant le départ sur la plateforme officielle www.acces-maroc.ma.

Par ailleurs, les supporters de la CAN devront quant à eux solliciter un visa électronique via l’application Yalla.

Certaines catégories de voyageurs sont toutefois exemptées de ces obligations :

  • les titulaires de passeport diplomatique,

  • les passagers en transit,

  • les personnes âgées de 55 ans et plus,

  • ainsi que les résidents permanents au Maroc ou conjoints de Marocains.

Cette mesure, de nature temporaire, vise à renforcer l’organisation et la sécurité des flux de voyageurs pendant la compétition continentale.

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