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Ligue 1 | 6ème J. : L’AS Marsa frappe fort, l’US Monastir fait tomber Sakiet Eddaïer

La sixième journée de Ligue 1 a été marquée, dimanche 18 octobre 2026, par la victoire nette de l’Avenir sportif de La Marsa face à l’Étoile sportive de Métlaoui (3-0), la première défaite de la saison du promu, le Progrès sportif de Sakiet Eddaïer, battu par l’Union sportive monastirienne (1-0), et le succès de l’Étoile sportive du Sahel à Béja (2-1).

L’AS Marsa signe le succès le plus net

L’AS Marsa a réalisé l’une des performances marquantes de cette journée en dominant l’ES Métlaoui sur le score de 3-0. Cette victoire permet aux Marsois de marquer les esprits dans une journée où plusieurs équipes ont dû se contenter d’écarts plus serrés. Face à Métlaoui, les banlieusards ont signé le résultat le plus large des quatre rencontres disputées dimanche.

L’US Monastir a fait respecter son terrain en s’imposant 1-0 face au PS Sakiet Eddaïer. Ce revers constitue la première défaite de la saison pour le promu, qui avait jusque-là échappé à ce scénario. Pour Monastir, cette victoire permet de capitaliser sur la journée et de poursuivre sa progression dans un championnat où chaque point compte.

L’Étoile du Sahel se relance à Béja

Battu à domicile par le CS Hammam-Lif lors de la précédente journée, l’Étoile sportive du Sahel a réagi en allant gagner à Béja (2-1). Ce succès à l’extérieur permet aux Sahéliens de repartir de l’avant après leur contre-performance précédente. L’Olympique de Béja, de son côté, n’a pas réussi à profiter de l’avantage du terrain pour prendre des points face à un adversaire venu chercher un résultat.

La quatrième rencontre de dimanche s’est achevée sur un score de parité entre le CS Hammam-Lif et la JS Omrane (1-1). Les deux formations se partagent ainsi les points au terme d’un match qui n’a pas permis de dégager un vainqueur.

Résultats

  • ES Hammam-Sousse – US Ben Guerdane 0-2
  • AS Marsa – ES Métlaou 3-0
  • CS Hammam-lif – JS Omrane 1-1
  • US Monastirienne – PS Sakiet Eddaier 1-0
  • O. Béja – Etoile du Sahel 1-2

Jeudi 29 octobre

  • Club Africain – CA Bizertin
  • CS Sfaxien – Espérance de Tunis
  • Stade Tunisien – ES Zarzis

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Coupes africaines : Un week-end contrasté pour les quatre clubs tunisiens

Les quatre représentants tunisiens engagés dans les compétitions interclubs africaines ont connu des fortunes diverses lors des matches aller du deuxième tour préliminaire, disputés les 17 et 18 octobre 2026. Le Club Africain et le Club Sportif Sfaxien ont obtenu deux matches nuls à l’extérieur, tandis que l’Espérance de Tunis a été battue en Libye et que l’Espérance Sportive de Zarzis a lourdement chuté face au Real de Bamako.

Le Club Africain résiste au TP Mazembe

En Ligue des champions, le Club Africain a ramené un nul encourageant de son déplacement à Lubumbashi, où il a tenu en échec le TP Mazembe (1-1), samedi. Les Congolais ont ouvert le score par Josué Kazema à la 37e minute, mais Alain Kanté a égalisé dès la minute suivante.

Face à un adversaire expérimenté sur la scène continentale, les Clubistes ont résisté à la pression et préservé leurs chances de qualification. Le match retour, prévu dimanche 25 octobre au stade Hamadi Agrebi de Radès, sera décisif pour départager les deux équipes.

L’Espérance de Tunis, en revanche, a connu une soirée plus difficile dimanche à Misrata. Opposés au club libyen d’Al-Swehly, les Sang et Or se sont inclinés sur la plus petite des marges (0-1). Après une première période sans but, les Tunisiens ont concédé un but en seconde mi-temps et devront désormais combler leur retard lors de la manche retour, samedi 24 octobre à Radès.

Le CS Sfaxien ramène un nul d’Abidjan

En Coupe de la Confédération, le CS Sfaxien a également préservé ses chances en obtenant un match nul (1-1) face à l’AFAD Plateau, samedi au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Les Sfaxiens ont pris l’avantage à la 51e minute grâce à Josna Loulendo, avant que Bamba Issiaka Kader n’égalise pour la formation ivoirienne à la 79e minute. Ce résultat laisse les deux équipes à égalité avant le match retour, programmé samedi 24 octobre au stade Taïeb-Mhiri de Sfax. Le CSS devra profiter de l’avantage du terrain pour décrocher son billet pour la suite de la compétition.

L’ES Zarzis face à un défi majeur

La situation est nettement plus compliquée pour l’Espérance Sportive de Zarzis. Opposés à l’AS Real de Bamako au stade Taïeb Mhiri, les Zarzissiens se sont inclinés 3-1, samedi.

Fousseyni Tangara a ouvert le score à la 24e minute, avant qu’André Kamaté ne creuse l’écart à la 45e minute puis dans le temps additionnel de la première période. Hamdi Laabidi a réduit le score sur penalty à la 90e+3 minute, laissant une possibilité de réaction aux Tunisiens, malgré l’ampleur du retard.

Le match retour, prévu samedi 24 octobre à Bamako, s’annonce particulièrement difficile pour l’équipe de Zarzis, qui devra réaliser une performance bien plus convaincante pour espérer poursuivre son parcours continental.

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Tunisie-Oman : un projet de collecte de lait de chamelle à l’étude

Le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh, a rencontré, dimanche 18 octobre 2026, son homologue omanais, Saud bin Hamoud Al Habsi, en marge de la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, organisée à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman.

Les échanges ont notamment porté sur un projet de collecte de lait de chamelle auprès de petits producteurs, dans le cadre d’un partenariat entre deux entreprises privées, l’une tunisienne et l’autre omanaise. Cette initiative vise à favoriser les échanges d’expériences, à valoriser les produits locaux et à soutenir les petits producteurs.

Renforcer la coopération agricole et hydrique

Les deux ministres ont également examiné les possibilités de renforcer la coopération technique dans le domaine de l’oléiculture, notamment en matière de production, d’exportation et d’amélioration de la qualité de l’huile d’olive, en s’appuyant sur l’expérience tunisienne.

Les discussions ont aussi porté sur la formation, les activités agricoles et la pêche maritime, en particulier l’aquaculture en mer.

Concernant les ressources hydriques, les deux parties ont évoqué la possibilité de tirer profit de l’expérience omanaise en matière de gestion de l’eau et de dessalement, ainsi que les perspectives d’investissement et d’échange d’expertises dans ce domaine.

La promotion internationale des dattes au programme

Par ailleurs, Ezzeddine Ben Cheikh a conduit la délégation tunisienne participant à la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, tenue à Mascate.

À cette occasion, il a souligné l’importance de renforcer la coordination et la solidarité entre les États membres afin de développer les mécanismes de commercialisation et de promotion des dattes sur les marchés internationaux. Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de cette filière au bénéfice des pays producteurs et du développement durable du secteur.

Les deux ministres ont enfin souligné la nécessité d’activer le mémorandum d’entente conclu entre la Tunisie et Oman, de définir les domaines de coopération prioritaires et d’accélérer les démarches nécessaires à la mise en œuvre des projets communs.

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Mohamed Ali Nafti à l’écoute de la communauté tunisienne résidant en Irak

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a rencontré dimanche, à la résidence de l’ambassadeur de Tunisie à Bagdad, des membres de la communauté tunisienne et des compétences tunisiennes établies en Irak, en marge de sa participation à la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

À cette occasion, le ministre a souligné l’attention constante accordée par le président de la République, Kaïs Saïed, aux Tunisiens résidant à l’étranger, notamment en ce qui concerne l’amélioration de leurs conditions de séjour, la défense de leurs intérêts et le renforcement de la qualité des services consulaires qui leur sont destinés, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Il a également mis en avant la place accordée à la communauté tunisienne dans les priorités du ministère, ainsi que les efforts déployés pour assurer le suivi de ses préoccupations, examiner les difficultés rencontrées et œuvrer à leur résolution.

 Nafti a exprimé la fierté de la Tunisie à l’égard des compétences dont dispose sa diaspora dans différents domaines, saluant la contribution des Tunisiens établis en Irak au rayonnement de l’image du pays, à l’effort national de développement et au renforcement des liens de fraternité et d’amitié entre les deux pays et leurs peuples.

Le ministre a, par ailleurs, passé en revue l’évolution des relations tuniso-irakiennes dans plusieurs secteurs d’intérêt commun, notamment les échanges commerciaux et touristiques ainsi que le transport.

Il a réaffirmé la volonté de la Tunisie de diversifier davantage les domaines de coopération avec l’Irak et de les hisser au niveau d’un partenariat économique mutuellement bénéfique.

La rencontre a également permis au ministre d’écouter les préoccupations des membres de la communauté tunisienne et des compétences établies en Irak, dans le cadre d’un échange interactif ayant donné lieu à des propositions visant à améliorer les prestations consulaires.

Dans ce contexte, Nafti a insisté sur la nécessité de poursuivre le développement des mécanismes de l’action consulaire et d’en renforcer l’efficacité, afin de mieux répondre aux attentes de la communauté tunisienne, de faciliter ses démarches et de garantir les meilleures conditions de séjour.

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Lettre à mon petit-fils imaginaire

À l’âge où la plupart de sa génération sont déjà grands-pères, voire même arrière-grands-pères, les aléas de la vie de l’auteur l’ont privé jusqu’à maintenant de cette chance et de cette joie de tenir un petit-fils (ou une petite-fille) dans ses bras et lui transmettre ce que la vie lui a appris. Alors, il a voulu le faire quand même à travers cette lettre et ce poème adressés à un petit-fils qui n’existe pas encore et qu’il espère qu’il lira peut-être un jour lorsqu’il viendra dans ce monde grâce à Google qui garde dans son «ventre» trace de toutes ses publications en ligne.

Sadok Zerelli *

Mon cher petit-fils,

Je ne sais pas quel prénom tu aurais porté, quels auraient été la couleur de tes yeux, le son de ton rire ou les rêves qui auraient peuplé ton enfance.

Je ne sais pas si tu aurais ressemblé à ton père, à ta mère ou peut être un peu à moi-même car les lois de la génétique sont impénétrables.

Et pourtant, aujourd’hui, à l’automne de ma vie, j’ai envie de t’écrire. Peut-être parce que l’âge transforme les souvenirs en leçons, les regrets en réflexions et les expériences en conseils que l’on aimerait transmettre à ceux qui viennent après nous.

J’ai longtemps cru que la vie était une course dont il fallait franchir la ligne d’arrivée avec le plus de réussites possibles. Aujourd’hui, je comprends qu’elle ressemble davantage à un voyage dont nous ignorons la destination, la durée et même, parfois, le sens.

Permets-moi donc, mon petit-fils imaginaire, de te transmettre quelques leçons que la vie m’a enseignée et que je ne voudrais pas emporter avec moi dans ma tombe, sans t’en faire profiter car elles t’aideront peut-être à réussir ta vie mieux que je n’ai pu le faire.

Leçon 1 : Ne confonds jamais réussir sa vie et réussir dans la vie.

La société te dira que réussir, c’est gagner beaucoup d’argent, posséder une belle maison, conduire une belle voiture, occuper un poste prestigieux et être admiré par les autres.

Ne méprise pas l’argent. Il est nécessaire pour vivre dignement, protéger ceux que tu aimes et faire face aux imprévus. Ne méprise pas non plus le travail, l’ambition ou le désir de progresser. Mais souviens-toi d’une chose : tu peux réussir professionnellement et échouer humainement. Tu peux posséder beaucoup de biens et manquer de paix intérieure. Tu peux être entouré de centaines de personnes et ne trouver personne à qui confier tes peines.

La réussite véritable ne se mesure pas seulement à ce que tu possèdes, mais aussi à ce que tu es devenu.

À la fin de ta vie, personne ne te demandera combien de réunions tu as présidées, combien de dossiers tu as signés ou combien de chiffres figuraient sur ton compte bancaire.

Tu te demanderas plutôt si tu as aimé, si tu as été aimé, si tu as rendu quelques personnes plus heureuses et si ton passage sur cette Terre a eu un sens pour quelqu’un.

Travaille donc pour réussir dans la vie, mais n’oublie jamais de réussir ta vie.

Leçon 2 :  Apprends à connaître les autres, mais surtout à te connaître toi-même.

J’ai découvert durant ma vie que l’être humain est un univers de contradictions. Il peut être généreux un jour et égoïste le lendemain, courageux devant un danger et lâche devant une vérité qui le dérange.

Ne juge donc pas trop vite les autres. Derrière un sourire peut se cacher une souffrance. Derrière une colère, une blessure ancienne. Derrière une apparente indifférence, une immense solitude.

Essaie de comprendre avant de condamner. Mais applique aussi cette règle à toi-même. Interroge régulièrement tes intentions, tes décisions et tes comportements. Demande-toi si tu agis par conviction ou par peur, par générosité ou par intérêt, par amour ou par orgueil.

Le plus difficile des jugements n’est pas celui que nous portons sur les autres. C’est celui que nous devons avoir le courage de porter sur nous-mêmes.

Ne cherche pas à devenir parfait. La perfection est une illusion qui rend souvent les hommes malheureux. Cherche plutôt à reconnaître tes erreurs, à les réparer lorsque c’est possible et à ne pas les répéter volontairement.

La sagesse ne consiste pas à tout savoir. Elle consiste à comprendre combien il nous reste à apprendre.

Leçon 3 : Choisis tes amis avec ton cœur, mais aussi avec ton intelligence.

Tu rencontreras beaucoup de personnes au cours de ton existence. Certaines t’accompagneront pendant quelques kilomètres, d’autres pendant plusieurs années et quelques-unes, peut-être, jusqu’au bout du chemin.

Ne confonds pas les relations avec l’amitié.

Les relations naissent souvent d’un intérêt commun, d’un travail, d’une circonstance ou d’un avantage réciproque. L’amitié véritable, elle, survit parfois à la distance, aux difficultés et même aux longues périodes de silence.

Un véritable ami ne sera pas toujours d’accord avec toi. Il pourra te contredire, te prévenir d’un danger ou te dire une vérité désagréable. Mais il ne cherchera pas à t’humilier. Il voudra t’aider à devenir meilleur.

Ne mesure pas la valeur de tes amis à leur richesse, à leur influence ou à leur utilité.

Apprends à écouter sans interrompre, à garder les confidences, à tenir tes promesses et à être présent lorsque l’autre traverse une épreuve.

Tu découvriras peut-être, comme je l’ai découvert, que la solitude peut être une compagne exigeante. Apprends à apprécier ta propre compagnie, sans pour autant fermer la porte à ceux qui pourraient embellir ton existence.

Il vaut mieux quelques amitiés sincères qu’une foule de relations superficielles.

Leçon 4 : Aime, mais ne fais jamais de l’amour une prison.

Si un jour tu rencontres une fille que tu aimes, considère-la comme une personne libre, avec ses rêves, ses peurs, ses ambitions et ses contradictions.

Ne cherche pas à la posséder. Aimer quelqu’un ne signifie pas avoir des droits sur lui.

Respecte ses choix, écoute ses silences et apprends à parler de tes propres sentiments. N’attends pas qu’elle devine ce qui te blesse ou ce qui te rend heureux.

Ne crois pas que l’amour suffit toujours à sauver une relation. Il faut aussi de la confiance, du respect, de la patience et la volonté de construire ensemble.

Tu commettras peut-être des erreurs, comme j’en ai commises durant ma vie et même beaucoup, tu seras parfois déçu, incompris ou blessé comme je l’ai été souvent dans ma vie , mais ne transforme pas tes déceptions en mépris ou en haine.

Chaque relation nous apprend quelque chose sur l’autre, mais aussi sur nous-mêmes.

Et si tu fondes une famille, rappelle-toi que tes enfants ne t’appartiennent pas. Tu les accompagneras pendant une partie de leur vie, tu leur transmettras tes valeurs et tu les protégeras autant que possible. Mais leur existence ne sera pas la tienne.

Leçon 5 : Ne sacrifie jamais ta conscience à ton intérêt.

Mon petit-fils, tu vivras dans une société où l’on récompense davantage les apparences que les qualités, les relations que les compétences, la ruse que l’honnêteté.

Tu verras des personnes malhonnêtes réussir, des travailleurs honnêtes rencontrer des difficultés et des hommes courageux être injustement oubliés.

Tu te demanderas parfois si cela vaut la peine de rester honnête lorsque les autres ne le sont pas. Ma réponse est simple : oui. Non pas parce que l’honnêteté garantit le succès. Elle ne le garantit pas et ma vie personnelle le prouve. Mais parce qu’elle te permet de conserver quelque chose que l’argent ne peut pas acheter : la possibilité de te regarder dans un miroir sans avoir honte de celui que tu es devenu.

Ne sois pas naïf, comme je l’ai été. Défends tes droits, protège tes intérêts et apprends à reconnaître ceux qui veulent profiter de toi.

Garde toujours cette règle : ne fais pas volontairement à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse.

Et lorsque tu seras en position de pouvoir, souviens-toi que la valeur d’un homme se révèle moins dans la manière dont il traite ses supérieurs que dans celle dont il traite les personnes qui dépendent de lui.

Leçon 6 : Travaille pour vivre, mais ne vis pas uniquement pour travailler.

Le travail peut donner un sens à tes journées. Il peut te permettre d’acquérir des compétences, de devenir indépendant et de contribuer au bien-être collectif. Mais il peut aussi devenir une obsession qui dévore ton temps, tes relations et ta santé.

Ne remets pas indéfiniment ton bonheur à plus tard. Ne te dis pas que tu profiteras de tes enfants lorsque tu auras terminé ta carrière, que tu voyageras lorsque tu auras gagné davantage d’argent ou que tu prendras soin de toi lorsque tu auras satisfait toutes tes obligations. Les obligations ne finissent jamais. Et le temps, lui, ne revient pas.

Accorde de l’importance à ton métier, mais réserve aussi une place à la lecture, à la musique, à la nature, aux voyages, aux discussions sans but précis et aux plaisirs simples.

Apprends à admirer un coucher de soleil, à savourer un repas sans penser au lendemain et à rire sans te demander si cela est raisonnable.

La vie n’est pas seulement une succession d’objectifs à atteindre. Elle est aussi faite de moments qu’il faut savoir habiter pleinement.

Leçon 7 : Apprends à perdre une bataille sans perdre ta dignité.

Tu ne gagneras pas toutes les batailles. Tu connaîtras peut-être des échecs professionnels, des difficultés financières, des amitiés brisées ou des séparations douloureuses. Certains de tes projets n’aboutiront pas malgré tous tes efforts. Ne laisse pas ces revers définir toute ton existence. Et applique le proverbe chinois qui dit «le coup qui ne te tue pas, te renforce».

Un échec est un événement, pas une identité. Il peut révéler une erreur, une faiblesse ou une circonstance que tu n’avais pas prévue. Essaie d’en tirer une leçon, puis donne-toi la possibilité de recommencer. Mais apprends également à reconnaître les batailles qu’il est inutile de poursuivre.

Tout ne dépend pas de toi. Tu ne peux pas obliger quelqu’un à t’aimer, forcer les autres à reconnaître ta valeur ou changer seul les injustices du monde.

Concentre ton énergie sur ce que tu peux réellement modifier. Accepte avec lucidité ce qui échappe à ton pouvoir, sans renoncer pour autant à agir lorsque ton action peut être utile.

Il faut du courage pour lutter, mais il en faut parfois davantage pour renoncer à une lutte devenue stérile.

Leçon 8 : Prends soin de ton corps et de ton esprit.

Lorsque tu es jeune, tu peux avoir l’impression que ton corps est une ressource inépuisable. Tu remets le repos à demain, tu négliges parfois les signaux de fatigue et tu crois que les années sont encore trop nombreuses pour t’inquiéter de ta santé.

Puis le temps passe. Tu comprendras alors que la santé n’est pas un bien secondaire. Elle conditionne une grande partie de ta liberté. Mais prends également soin de ton esprit. Et surtout, ne mesure pas ta valeur à ta productivité. Tu restes digne d’amour et de respect même lorsque tu es fatigué, malade ou incapable de faire tout ce que tu voudrais.

Leçon 9 : Ne sois pas indifférent à la souffrance des autres.

Tu naîtras dans un monde où les destins seront inégalement distribués.

Certains enfants grandiront dans des familles aimantes, avec des moyens suffisants pour étudier et réaliser leurs rêves. D’autres connaîtront très tôt la pauvreté, la maladie, les conflits ou l’abandon.

Tu n’auras pas choisi les conditions de ta naissance. Beaucoup d’autres n’auront pas choisi les leurs non plus. N’oublie jamais cette vérité lorsque la vie te sera favorable.

Ne te contente pas de demander pourquoi certains réussissent et d’autres échouent. Demande-toi aussi quelles circonstances ont rendu leur chemin plus facile ou plus difficile.

Tu ne pourras pas supprimer toutes les injustices. Aucun homme ne le peut à lui seul. Mais tu pourras aider une personne, défendre une cause juste, transmettre un savoir, soutenir un enfant ou simplement écouter quelqu’un que personne ne prend le temps d’entendre.

Leçon 10 : Apprends à être heureux avec ce que tu as, sans renoncer à ce que tu peux améliorer.

Tu verras que le bonheur est une étrange quête. Nous pensons souvent qu’il nous attend derrière une porte : celle d’un diplôme, d’un emploi, d’une promotion, d’une maison ou d’une réussite amoureuse.

Nous franchissons cette porte et découvrons qu’une autre se trouve déjà devant nous. Nous repoussons ainsi le bonheur à un avenir qui recule au fur et à mesure que nous avançons.

Ne tombe pas dans le même piège où je suis tombé et apprend à apprécier ce qui est déjà présent dans ta vie.

Construis ta propre définition du bonheur.

La conversation avec un ami, le sourire d’un enfant, la chaleur du soleil, un livre qui t’émeut, une musique qui réveille un souvenir : ces moments n’ont pas besoin d’être coûteux pour être précieux.

Ton Papy qui a tant rêvé de toi 

Post-Scriptum : Je dédie ce poème que j’ai écris en pensant toi et que tu liras peut-être un jour à tes petits camarades de classe pour leur faire savoir quel Papy tu aurais eu si la vie n’en a pas voulu autrement :

A mon petit-fils imaginaire

Je rêvais de toi, doux trésor d’avenir,  

De tes rires légers, de tes jeux sans finir.  

Mais le destin, capricieux et secret,  

A choisi pour moi une autre destinée.  

Dans mes rêves, je te vois courir,  

Sous un ciel bleu, sans jamais souffrir. 

Je t’imagine, joyeux et innocent,  

Tel un oiseau volant dans un ciel éclatant,  

Je n’aurais pas vu tes premiers pas,  

Ni vu briller tes yeux sur le monde d’ici-bas.  

Je t’aurais offert mille caresses,  

Des mots doux pour apaiser tes tristesses,  

Je t’aurais raconté des histoires d’autrefois,  

Chacune de mes aventures, un peu de moi.  

Je t’aurais appris à voir la beauté,  

Dans chaque simple geste, dans chaque être aimé.  

Mais tu n’es pas venu de mon vivant, et pourtant,  

Dans mon cœur, tu es déjà présent.  

Je porte en moi ta douce absence,  

Comme un amour pur, une éternelle présence.  

Papy Sadok

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Éducation : La plateforme « Joussour » de soutien scolaire reprend ses activités lundi

Le ministère de l’Éducation annonce le lancement, lundi 19 octobre 2026, de la nouvelle saison de la plateforme « Joussour », dédiée au soutien scolaire et à l’accompagnement des élèves, selon un communiqué publié dimanche soir.

La plateforme propose des séances de soutien en direct et enregistrées au profit des élèves de sixième année de l’enseignement primaire, de neuvième année de l’enseignement de base et des candidats au baccalauréat. Ces cours sont dispensés par des enseignants spécialisés, sous l’encadrement pédagogique d’inspecteurs.

Cette initiative vise à accompagner les élèves dans leurs révisions et à consolider leurs acquis tout au long de l’année scolaire.

Le ministère a également publié le calendrier des séances de la première semaine, du 20 au 25 octobre, pour chaque niveau scolaire. Les cours seront diffusés sur la plateforme accessible à l’adresse suivante : **edusoutien.education.tn**.

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Catastrophes naturelles: voici le plan de la Tunisie inscrit au Budget 2027

L’environnement est l’affaire de tous. En Tunisie, les fortes chaleurs de l’été 2026 ont remis cette question au premier plan. Entre les délestages électriques, les difficultés d’approvisionnement en eau et les pertes agricoles signalées par les professionnels, les répercussions se font sentir bien au-delà de l’environnement : elles touchent les récoltes, les revenus des agriculteurs et, à terme, la production.

Dans ce contexte, le projet de budget économique pour 2027 prévoit plusieurs mesures pour mieux couvrir les risques liés aux catastrophes naturelles et préparer la mise en place d’une assurance agricole. Qui plus est, le document prévoit également plusieurs réformes du système financier. Et ce, en vue de faciliter le financement des PME, consolider le secteur bancaire et donner davantage de place à la Bourse dans le financement de l’économie tunisienne

Transmis le 16 octobre 2026 à la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le document s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030. Parmi les mesures phares figure l’élaboration d’un projet de loi sur la couverture des catastrophes naturelles, tandis que les travaux préparatoires à la mise en place d’une assurance agricole se poursuivront. Un enjeu de taille pour un pays où les aléas climatiques mettent régulièrement les activités agricoles à rude épreuve.

Du côté des banques, l’heure est à la consolidation. Le programme prévoit de poursuivre le traitement des créances classées, d’accélérer la restructuration de certains établissements et de renforcer les services de la Société tunisienne de garantie (Sotugar). L’objectif est notamment de faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux financements, un passage souvent délicat pour les structures qui cherchent à investir ou à se développer.

Mais le crédit bancaire ne saurait être l’unique porte d’entrée vers les capitaux. Le projet entend ainsi donner davantage de place au marché financier, en encourageant les introductions en Bourse, en élargissant la base des investisseurs et en développant de nouveaux produits d’épargne. Une plateforme numérique dédiée à l’éducation financière est également envisagée pour aider les épargnants à mieux s’orienter. Le marché financier pourrait, en outre, contribuer davantage au financement des grands projets, notamment dans le cadre de partenariats public-privé. Autre piste avancée? La finance durable, avec la création envisagée d’un système national de labellisation des entreprises vertes ou durables et d’un indice de durabilité à la Bourse de Tunis.

Reste à transformer l’essai. Car au-delà des annonces, le véritable enjeu sera de faire passer ces réformes du papier à la pratique et de diversifier réellement les ressources disponibles pour les entreprises et les investisseurs tunisiens.

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Les «Marabouts» de Dali Belkadhi, en face de la mer

Après treize années de retrait et de silence créatif, Mohamed Ali Belkadhi a signé ce samedi 17 octobre 2026 son grand retour avec le vernissage de son exposition «Marabouts : Balade entre identité et modernité» à l’atelier-galerie En face c’est la mer (Espace Verand’Art, 9 rue Sotusas à Salammbô). Une méditation plastique d’une grande finesse où le sacré traditionnel devient l’écrin de nos modernités profanes. Dans le Silence du Dôme en face de la mer…

Manel Albouchi

Il faut d’abord franchir le seuil et laisser le regard s’acclimater au blanc. Dans l’espace dépouillé de Verand’Art, règne une immobilité presque sacrée. Au fond, c’est l’inauguration d’une niche : l’atelier-galerie En face c’est la mer, un autel dénué de tout dogme. C’est dans cet écrin de chaux pure que se sont alignés les cadres de Mohamed Ali Belkadhi, dit Dali.

Après treize ans d’absence – ce long intervalle où mûrissent les visions profondes -, cet «artiste plasticien de l’imaginaire», Prix National de Photographie, ne revient pas pour imposer une doctrine, mais pour ouvrir des passages. Sa série «Marabouts» déploie une frise de fenêtres découpées avec une extrême délicatesse.

La coupole et le croissant

Chaque passe-partout est percé d’une arche à dôme, surmontée d’un croissant de lune. La silhouette évoque immédiatement la Koubba, ce sanctuaire maghrébin de plan carré surmonté d’une coupole. Mais, vue de près, la ligne refuse tout figement : d’un cadre à l’autre, l’arche s’adoucit, le dôme s’arrondit imperceptiblement, traduisant le geste vivant de la main qui taille le vide. Au-dessus, la lune revient, fidèle, comme pour nous rappeler la grande loi des métamorphoses : toute rencontre naît d’une éclipse, et la présence a besoin de l’absence pour advenir.

Sous ces dômes protecteurs, le beau, le bizarre et le profane célèbrent de sombres noces. Directement sur le mur blanc, les mots tracés à l’encre accompagnent chaque œuvre et en déclarent la technique : sérigraphie, photo, acrylique ou collage. L’œil voyage ainsi de la précision glacée d’un code à barres noir et blanc aux lambeaux déchirés d’une affiche, de la douceur charnelle d’Isabelle La Belle nue sous des zébrures graphiques à la convulsion d’une géométrie noire sous un rouge sang névrotique. Et tout au bout, l’urgence éthique s’impose comme un cri vif jeté face à la mer : Free Palestine.

Au-dessus du bruit

La force singulière de cette exposition réside dans sa capacité de juxtaposition : l’architecture sacrée du marabout devient la demeure du profane. Quel art subtil que celui qui sait enfermer la modernité la plus brutale (la consommation, la rue, le désir, le bruit social et les luttes politiques) dans le contenant rassurant de la tradition !

À première vue, l’exposition ausculte le monde contemporain et ses frictions. Mais à mesurer l’apaisement qui se dégage du lieu, on comprend que l’arche agit aussi comme une enveloppe psychique, un cadre contenant capable d’accueillir le chaos sans jamais rompre.

Dali Belkadhi nous montre avec ces Marabouts que si l’architecture extérieure de l’être est une façade presque fixe, son sanctuaire intime demeure un univers infini où le profane et le sacré ne s’opposent plus, mais contemplent ensemble le même horizon. L’artiste ne cherche pas à fuir la laideur ou le bruit du siècle ; il les transfigure.

Ce long silence prend alors tout son sens : il fallait ce temps de retrait pour transformer le flux impétueux de la vie en une forme sereine.

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À qui les terres agricoles ukrainienne ont-elles été bradées ?

La moitié des terres agricoles arables en Ukraine ont été bradées, à des oligarques ukrainiens et à des entreprises occidentales, notamment européennes. On comprend mieux, en sachant cela, les raisons de l’obstination des États de l’Union européenne (UE) à poursuivre la guerre entre l’Ukraine et la Russie, tant que ce sont les Ukrainiens qui meurent sous les bombes russes et qui voient leur pays détruit.

Habib Glenza, à Lödz. 

Deux rapports secrets, le premier de The Oakland Institute et le second la chaîne Telegram ukrainienne, Rezident, ont révélé que la moitié des terres agricoles arables en Ukraine ont été bradées au profit d’oligarques ukrainiens et d’entreprises occidentales, notamment européennes, ce qui explique les vraies raisons de la poursuite du conflit russo-ukrainien et surtout de l’opposition des pays de l’UE à la paix en Ukraine. En effet, la défaite de l’Ukraine suite à un arrangement entre Poutine et Trump signifierait une perte des terres bradées à des entreprises européennes. Aussi l’UE mise-t-elle sur une victoire de l’Ukraine pour préserver les intérêts des entreprises européennes dans ce pays. Par conséquent, l’UE s’endette pour soutenir l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. Cependant vaincre un pays très vaste qui compte 17 millions de km2 et qui possède un arsenal nucléaire de plus de 6000 ogives est utopique.

La Russie possède un complexe militaire qui fabrique toutes ses armes grâce à une énergie abondante et bon marché et à ses propres usines d’acier, contrairement à l’Ukraine qui dépend entièrement de l’aide militaire occidentale et surtout des armes et du système satellitaire américain Starlink. Sans l’aide financière et militaire des pays occidentaux, l’Ukraine s’effondrerait au bout des quelques mois

Contrairement aux politiciens européens, Donald Trump a finalement compris que le conflit russo-ukrainien ne rapporte aux États-Unis que des dépenses, évaluées jusqu’à ce jour à plus de 150 milliards de dollars, entre-temps l’économie chinoise avance à pas de géant sans que la Chine tire une seule cartouche. Pour lui, l’intérêt américain passe avant tout.

Des terres agricoles cédées par l’Etat à des investisseurs étrangers à bas prix

Les législateurs ukrainiens ont permis la vente de terres agricoles à des investisseurs étrangers sans restriction, permettant désormais aux entreprises et aux particuliers étrangers de devenir propriétaires d’une part importante des terres arables du pays, rapporte la chaîne Telegram ukrainienne Rezident. Il est déjà connu que trois entreprises ont acquis 17 millions d’hectares de terres ukrainiennes, soit plus de la moitié de toutes les terres agricoles du pays (42,7 millions d’hectares). Sachant que les terres en temps de guerre sont vendues à des entreprises étrangères à des prix considérablement réduits. 

«En fin de compte, voilà ce que nous avons aujourd’hui : plus de la moitié des terres arables ukrainiennes ont été bradées à des entreprises étrangères, car c’est, premièrement, l’un des rares actifs qui peut rapporter un peu d’argent, et deuxièmement, cela garantit que les entreprises feront du lobbying pour leurs actifs auprès des gouvernements occidentaux. Même si l’on suppose hypothétiquement que le conflit cesse maintenant, l’Ukraine a déjà cessé d’être la propriétaire de ses terres. Ce qui se passe est une méthode purement coloniale, caractéristique du monde occidental», résume la chaîne Rezident. 

En Ukraine, Volodymyr Zelensky a pris ses fonctions de Premier ministre en mai 2019, peu de temps après l’approbation de la loi originaire de la réforme agraire de mars 2019, ce qui a permis la vente de terres agricoles mais n’a pas envisagé d’acquisition ou de transfert aux paysans. Sous son mandat, il a assoupli la «Loi de réforme agraire» en juillet 2021,  permettant aux particuliers d’acheter des terres agricoles, qui représentent 70 % du pays et qui sont des plus fertiles au monde. Il a permis également la vente de «terre noire» (engrais favorable à l’environnement, qui empêche le compactage du sol, etc.). De plus, la loi définit que seuls les particuliers peuvent acheter jusqu’à 100 hectares. La Banque mondiale et le FMI ont fait pression pour que les terres puissent être acquises par des étrangers, ce qui permettrait à l’Ukraine de bénéficier de futurs prêts.

Le gouvernement de Zelensky a développé la deuxième étape de la réforme agraire, en janvier 2024, sous cette pression, permettant aux investisseurs individuels et aux entreprises étrangères d’acheter jusqu’à 10 000 hectares de terres. Ceci a suscité de vives critiques, principalement de la part d’agriculteurs de taille moyenne en Ukraine. Ils soutiennent qu’une grande partie du territoire est entre les mains de citoyens et d’entreprises étrangères (Monsanto, Dupont, Cargill, Black Rock, Blackstone et autres), pouvant être source d’incertitudes quant à l’avenir de l’État, à son intégrité territoriale et aux intérêts des gens ordinaires, puisque l’agriculture joue un rôle important dans l’économie de l’Ukraine.

Cela pourrait conduire à une réduction de la place de l’agriculture dans l’économie du pays, à une perte d’emplois, à un  déplacement de la population de son habitat, à la détérioration économique et au manque de contrôle de la part de l’État sur la gestion de la terre. D’autre part, les investisseurs étrangers n’y voient que leurs avantages et leurs bénéfices, mais de telles transactions peuvent générer des conséquences dangereuses pour le pays.

Un autre problème central serait la perte de contrôle des ressources stratégiques de l’État. La terre a non seulement une valeur historique et culturelle, mais c’est aussi le facteur de production le plus important, qui a une relation directe avec l’économie nationale et la garantie de la sécurité alimentaire du pays.

La plupart des détracteurs de cette deuxième étape de la réforme agraire, qui permet la vente des terres à des étrangers, souligne la nécessité d’établir des mécanismes de contrôle et des restrictions strictes pour défendre les intérêts du pays. De l’avis de ces détracteurs, l’achat de terrains par des étrangers peut conduire à la désintégration de la société ukrainienne.

Qui sont les principaux acquéreurs ?

Les plus grands détenteurs de terres sont un mélange d’oligarques locaux et d’intérêts étrangers, principalement européens et nord-américains. Ces entreprises sont généralement des holdings qui gèrent leurs activités par l’intermédiaire de filiales locales.

Les oligarques:

• Avec 582 062 hectares, c’est Kernel qui détient le plus de terres et est également le plus grand producteur et exportateur d’huile de tournesol. Son propriétaire, Andriy Verevskyi, est la 16ᵉ personne la plus riche d’Ukraine.

• UkrLandFarming vient en seconde place avec 403 370 hectares. Fondée par l’oligarque Oleg Bakhmatyuk, qui était la 28ᵉ personne la plus riche d’Ukraine en 2016 et qui a depuis perdu une grande partie de ses terres et de ses biens à la suite de l’annexion de la Crimée par la Russie. Sa société est spécialisée dans la production de céréales, d’œufs, de lait et de viande.

• En troisième position, avec 360 238 hectares, MHP est le plus grand producteur et exportateur de poulets en Ukraine. La société a été fondée par son PDG actuel, Yuriy Kosyuk, la dixième personne la plus riche du pays.

• Avec 264 270 hectares, Astara est le plus grand producteur de sucre d’Ukraine et est également actif dans la production de lait industriel et la transformation du soja. Son fondateur et actuel PDG, Viktor Ivanchuk, est la 95ᵉ personne la plus riche du pays.

• Le fondateur de Nibulon, Oleksiy Vadatursky, était la 24ᵉ personne la plus riche d’Ukraine, mais il est décédé en juillet 2022 à la suite d’un tir de missile russe. Nibulon cultive des céréales pour l’exportation sur 82 500 hectares.

• System Capital Management (SCM) est une importante holding financière et industrielle contrôlée par l’homme le plus riche d’Ukraine, Rinat Akhmetov. SCM possède plusieurs filiales agricoles, notamment HarvEst, qui produit du blé, du tournesol, des légumineuses, du maïs et du bétail. L’entreprise gère 26 000 hectares de terres, ayant perdu le contrôle de plus de 100 000 hectares à cause de la guerre.

Les entreprises étrangères:

Plusieurs entreprises étrangères contrôlent de grandes surfaces agricoles dans le pays. Les trois plus importantes sont :

• NCH Capital, une société de capital-investissement basée aux États-Unis qui investit pour le compte d’importants fonds de pension américains, de dotations universitaires et de fondations. C’est le cinquième plus grand détenteur foncier du pays, avec 290 749 hectares, et opère en Ukraine par l’intermédiaire de la société AgroProsperis.

• PIF Saudi, détenue par le Fonds souverain d’Arabie saoudite, exploite 228 654 hectares par l’intermédiaire de la Saudi Agriculture and Livestock Investment Company (“Salic”) et de sa filiale ukrainienne, Continental Farmers Group.

• TNA Corporate Solutions, une autre société basée aux États-Unis, appartient à l’homme d’affaires américain Nicholas Piazza. Elle contrôle 295 624 hectares par l’intermédiaire de plusieurs filiales, dont Pivden Agro Invest, Podillya Agroprodukt, Hetmanski et Prydniprovske. La plupart des terres louées par la TNA proviennent de transferts effectués ces dernières années par UkrLandFarming.

Les actionnaires étrangers associés aux oligarques :

• NN Investment Partners Holdings N.V. est une société d’investissement privée basée aux Pays-Bas, qui détient des parts dans Kernel et Astarta. En avril 2022, elle a été rachetée par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs et a été regroupée avec Goldman Sachs Asset Management. Au fil des ans, Goldman Sachs a été impliquée dans une série de controverses, notamment en jouant un rôle central dans la crise financière de 2008, et en prenant part au scandale de corruption 1MDB, d’une valeur de plusieurs milliards d’euros.

• Kopernik Global Investors LLC est une société d’investissement privée basée aux États-Unis qui gère 4,97 milliards de dollars d’actifs. Elle détient des parts dans Kernel, MHP et Astarta. Elle est le troisième investisseur privé en Ukraine en 2020. Gestionnaire de fonds «à contre-courant», elle est spécialisée dans la recherche d’entreprises à travers le monde qu’elle considère comme sous-évaluées dans des contextes marqués par l’instabilité politique et économique.

• Heptagon Capital LLP est une société d’investissement privée basée à Londres, qui gère 12,36 milliards de dollars d’actifs. Elle détient des actions de Kernel, MHP et Astarta. Avec Kopernik Global Investors LLC, elle gère le Kopernik Global All-Cap Equity Fund, qui détient des participations dans l’agriculture, la production d’huile de palme, l’extraction d’or et d’argent, la production d’uranium et le gaz naturel.

• Norges Bank Investment Management possède des parts dans Kernel et MHP. Elle gère le Norwegian Government Pension Fund Global – également connu sous le nom de Oil Fund – qui est le fonds souverain de la Norvège. Avec plus de 1,4 trillion de dollars d’actifs, elle est le plus grand propriétaire individuel du marché boursier mondial, contrôlant 1,5 % de toutes les actions des sociétés cotées en bourse dans le monde. En 2020, Norges Bank Investment Management était le quatrième investisseur en Ukraine.

• Hamblin Watsa Investment Counsel Ltd est une filiale à 100 % de Fairfax Financial Holdings Ltd, une société de gestion financière basée à Toronto. Détenant près de 31 % des actions d’Astarta, elle est le plus grand actionnaire de l’entreprise après son fondateur, ce qui lui confère un pouvoir important dans l’entreprise. Fairfax Financial Holdings Ltd. contrôle également 70 % de FFH Ukraine, la société holding de trois compagnies d’assurance ukrainiennes, et détient une part de 10 % dans Ovostar Union, un producteur d’œufs ukrainien.

• La société américaine de capital-investissement NCH Capital a été fondée en 1993 par George Rohr et Morris Tabacinic, deux hommes d’affaires américains fortement impliqués dans la frénésie de privatisation qui a suivi l’effondrement de l’Union soviétique. Ils ont créé une série de fonds pour louer ou acheter à bas prix des fermes dans la région, dans le but de les regrouper pour en faire de grandes exploitations de céréales et de soja. Ils ont ainsi réussi à constituer une banque de terres de 700 000 hectares en Ukraine et en Russie. Après avoir obtenu des investissements de la part d’institutions financières occidentales de premier plan, elle a fait transiter ces fonds par des sociétés offshore situées dans des paradis fiscaux tels que Chypre et les îles Caïmans, et par des joint-ventures avec des entreprises locales afin de s’approprier les terres. L’entreprise est accusée d’acquisition illégale de terres, d’évasion fiscale et d’activités financières illicites. NCH Capital a joué un rôle clé dans la promotion de la réforme agraire en Ukraine : en 2015, son fondateur et PDG George Rohr a participé aux réunions de haut niveau impliquant le président ukrainien et le secrétaire américain au Commerce qui ont conduit l’Ukraine à accepter un plan de réforme du FMI, comme condition à deux garanties de prêt d’un milliard de dollars du gouvernement américain

Sources :

1- The Oakland Institute

2- la chaîne Telegram ukrainienne Rezident.

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Ligue 1 (6e journée) : résultats partiels des matches disputés ce dimanche

Résultats partiels de la 6e journée du championnat de la Ligue 1 de football professionnel disputés à l’issue des matches de dimanche :

A La Marsa :
AS Marsa – ES Métlaoui (3-0)

A Hammam-lif :
CS Hammam-lif – JS Omrane (1-1)

A Monastir :
US Monastir – ES Sakiet Eddaier (1-0)

A Béja :
O. Béja – Etoile du Sahel (1-2)

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Mohamed Ali Nafti s’entretient avec le directeur général de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire

La coopération dans le domaine de la sécurité alimentaire a été au centre d’un entretien entre le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et le directeur général de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire (OISA), Berik Aryn.

Cette rencontre s’est tenue en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée les 17 et 18 octobre à Bagdad (IRAK), selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

À cette occasion, le ministre a présenté les orientations de la Tunisie visant à renforcer sa sécurité et sa souveraineté alimentaires, à travers le développement du secteur agricole, la gestion rationnelle des ressources naturelles, le soutien à la recherche scientifique et à l’innovation et l’adoption d’approches durables permettant d’améliorer la productivité et de renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux mutations et aux défis actuels.

Nafti a réaffirmé la volonté de la Tunisie de participer aux programmes et initiatives menés dans le cadre de la coopération avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en vue de soutenir les efforts nationaux en matière de sécurité alimentaire et de développement de systèmes agricoles durables.

Il a, dans ce contexte, souligné la nécessité de développer les mécanismes de coopération pour faire face aux répercussions croissantes du changement climatique sur les ressources naturelles et la production agricole.

Le ministre des Affaires étrangères a, en outre, insisté sur l’élaboration de stratégies et de plans d’action novateurs fondés sur la recherche scientifique, les nouvelles technologies et l’échange d’expertises et d’expériences, afin d’atténuer ces effets, de renforcer la capacité d’adaptation et de résilience des systèmes agricoles et de garantir la pérennité de la production.

Par ailleurs, les deux parties ont insisté sur la nécessité de soutenir les chaînes de production, d’approvisionnement et de distribution et d’en assurer la continuité et la fluidité, afin de renforcer leur capacité à faire face aux crises et à répondre aux besoins alimentaires des populations.

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OCI à Bagdad : entretiens bilatéraux du ministre des Affaires étrangères avec ses homologues d’Irak, d’Égypte, de Djibouti et du Yémen

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu avec ses homologues irakien, Fouad Hussein, égyptien, Badr Abdelatty, et djiboutien, Abdoulkader Hussein Omar, en marge de sa participation aux travaux de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), tenue à Bagdad les 17 et 18 octobre 2026.
Ces entretiens ont porté sur les moyens de consolider les relations bilatérales avec ces pays frères, de dynamiser les échanges commerciaux et les investissements, de promouvoir le partage d’expertises et de préparer au mieux les prochaines échéances bilatérales, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, publié dimanche.
Les discussions ont également porté sur l’activation des mécanismes de coopération sectorielle et l’exploration de nouvelles perspectives de partenariat dans les domaines prioritaires, notamment la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique.
Les ministres ont, par ailleurs, échangé leurs vues sur les principaux défis auxquels la nation islamique est confrontée dans un contexte marqué par l’accélération des évolutions régionales et internationales.
Ils ont souligné la nécessité d’intensifier la concertation et de coordonner les positions sur les questions d’intérêt commun, de manière à contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité et à la préservation des intérêts des peuples du monde islamique.
Dans ce contexte, Nafti a mis en exergue le rôle dévolu à l’OCI dans l’unification des efforts, le renforcement de l’efficacité de l’action islamique commune, la défense des causes et des intérêts de la Nation ainsi que le développement des mécanismes d’action collective face aux défis actuels.
En marge de la même réunion, le chef de la diplomatie tunisienne a également rencontré la ministre yéménite des Affaires étrangères et des Expatriés, Afrah Abdulaziz Al-Zouba, avec laquelle il a passé en revue les derniers développements sur la scène yéménite et échangé les points de vue sur l’évolution de la situation dans ce pays.
À cette occasion, Nafti a réaffirmé la position constante de la Tunisie en soutien au peuple yéménite frère, ainsi que son attachement à la sécurité, à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Yémen.
Il a également réitéré le soutien de la Tunisie à tous les efforts visant à parvenir à un règlement politique global et durable, fondé sur le dialogue et le consensus, de nature à répondre aux aspirations du peuple yéménite à la sécurité, à la paix et au développement.

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Tunisie – Libye : entretien entre Nafti et Al-Baour axé sur la coopération bilatérale et les dossiers en instance

La Tunisie et la Libye ont convenu de renforcer leur coopération bilatérale et de rechercher des solutions concrètes aux questions en suspens entre les deux pays, à l’occasion d’une rencontre entre le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et le chargé de la gestion des affaires du ministère libyen des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Taher Al-Baour.

Cette rencontre s’est tenue en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée les 17 et 18 octobre à Bagdad.

Les deux responsables ont réaffirmé la solidité des liens de fraternité et de solidarité unissant les peuples tunisien et libyen, exprimant leur volonté commune de donner une nouvelle impulsion au partenariat bilatéral et de privilégier une approche pragmatique pour le règlement des dossiers en suspens, au service des intérêts communs.

Ils ont également souligné la nécessité d’assurer une préparation rigoureuse des prochaines échéances bilatérales et de développer la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, l’investissement, le tourisme, les services, les transports, l’enseignement et la culture.

Par ailleurs, les deux parties ont examiné la situation politique en Libye. À cette occasion, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position constante de la Tunisie en faveur de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye.

Le chef de la diplomatie tunisienne a souligné que l’aboutissement à un règlement politique durable et global demeure tributaire d’un processus inclusif, conduit par les Libyens eux-mêmes, sous l’égide des Nations unies. Ce processus, selon lui, doit permettre de préserver les ressources du pays et de répondre aux aspirations du peuple libyen à la sécurité, à l’unité et au développement.

 

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Mondial féminin U16 (Gr C/2e J.) : la Tunisie s’incline face à l’Allemagne (26-38)

La sélection tunisienne féminine des moins de 16 ans (U16) s’est inclinée face à son homologue allemande sur le score de 26 à 38, dimanche, pour le compte de la deuxième journée du Tour Préliminaire du Championnat du monde de handball de la catégorie (Groupe C), organisé à Agadir au Maroc.

L’autre match du groupe opposera ultérieurement l’Ouzbékistan au Mexique (17h15).

Lors de la première journée, vendredi, les Tunisiennes s’étaient imposées face à leurs homologues ouzbèkes (41-38), tandis que l’Allemagne avait dominé le Mexique (53-12).

Le sept national bouclera la phase de groupes face au Mexique, le 20 octobre à 12h45.

A l’issue du premier tour, les équipes classées premières des quatre groupes se qualifieront pour les demi-finales, tandis que les autres sélections disputeront les matches de classement (de 5 à 8, de 9 à 12 et de 13 à 16).

Pour rappel, le groupe A comprend la Chine, le Maroc (pays hôte), les Etats-Unis et le Kazakhstan. Le groupe B est composé de la Hongrie, du Paraguay, de la Guinée et du Bélarus. Le groupe D réunit l’Argentine, l’Egypte, la Suisse et la Russie.

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La Tunisie et le fardeau du non-Maghreb

Alors que la Tunisie traverse une phase critique de restructuration institutionnelle et macroéconomique, sa vulnérabilité stratégique est exacerbée par les pressions multidirectionnelles de ses voisins terrestres. De l’Uti Possidetis Juris à l’asymétrie prétorienne : pourquoi le paradigme militaro-rentier condamne l’intégration de l’espace maghrébins de Casablanca à Tobrouk.

Elyes Kasri *

La Tunisie est prise en étau entre deux faillites structurelles distinctes mais tout aussi corrosives : à l’est, la déliquescence d’un modèle de non-État libyen miné par les factions, et à l’ouest, un État militaro-sécuritaire algérien rigidifié, dont la survie systémique dépend de l’invocation permanente du mythe de l’ennemi extérieur pour masquer la confiscation des libertés publiques et la spoliation des richesses de son propre peuple.

Dans cette configuration, la principale menace pour Tunis n’est pas uniquement d’ordre conventionnel, mais idéologique. C’est la pénétration de cet anti-modèle, de part et d’autre des frontières terrestres, qui vient chahuter le discours politique national et obscurcir la rationalité des arbitrages macroéconomiques et démocratiques que la Tunisie doit impérativement opérer pour préserver son autonomie et sa survie.

Privée par le découpage territorial colonial de richesses naturelles assurant sa résilience face à la tempête qui pointe à l’horizon, la Tunisie est dans l’obligation vitale de neutraliser ces influences afin de maintenir une gouvernance civile ouverte et une flexibilité économique, seules variables d’ajustement et de survie viables.

En science politique, la paralysie de l’Afrique du Nord répond au concept de «Non-Maghreb», un cas d’école où les choix souverains des régimes bloquent l’émergence d’un marché commun.

Cette intégration régionale est aujourd’hui une impossibilité systémique, car la direction militaro-politique algérienne, à l’instar des structures de pouvoir libyennes, a érigé le dilemme de sécurité, l’hégémonisme et l’opacité frontalière en vecteurs de survie systémique.

Ce verrouillage institutionnel condamne à l’immobilité un espace géographique prédisposé à former un continuum d’intégration transnationale, s’étendant de Casablanca jusqu’à Tobrouk, l’avant-poste oriental de la Cyrénaïque.

La mise en commun des ressources face à la captation de la rente

En théorie des relations internationales, le succès de l’Union européenne valide les thèses du libéralisme institutionnel. En 1951, la création de la Ceca par la France et l’Allemagne a transféré la souveraineté du charbon et de l’acier à une autorité supranationale, neutralisant le potentiel belligène de ces ressources pour en faire des biens publics régionaux.

À l’opposé, les élites militaro-politiques issues des découpages coloniaux en Afrique du Nord appréhendent leurs territoires et les gisements du Sahara comme un «butin de guerre» exclusif. La nomenclature militaire refuse toute délégation de souveraineté ou synergie multilatérale qui introduirait de la transparence douanière. La rente énergétique doit demeurer centralisée afin de consolider les circuits de redistribution clientélistes, de financer l’appareil de coercition et d’assurer le contrôle social.

L’autoritarisme rentier d’Alger et de Tripoli

L’examen en politique comparée de l’Algérie et de la Libye révèle des homologies structurales frappantes, nées d’une même culture institutionnelle.

Des constructions territoriales ex nihilo : les deux entités ont été unifiées administrativement par les puissances coloniales (la France pour l’Algérie, l’Italie pour la Libye), agglomérant des régions historiques dotées de dynamiques propres.

Le syndrome hollandais et la déliquescence institutionnelle : sous le régime militaire de Mouammar Kadhafi, la Libye a poussé à l’extrême la logique de l’État rentier. L’afflux des capitaux pétroliers a servi à financer des réseaux d’allégeance tribaux et des interventions subversives extérieures, au détriment de l’édification d’institutions étatiques pérennes ou d’un tissu économique diversifié.

La doctrine de l’hégémonisme asymétrique : pour Tripoli comme pour Alger, l’intégration régionale n’a jamais été conçue sous l’angle de la coopération horizontale, mais comme un instrument de projection de puissance. Cette vision conflictuelle a systématiquement torpillé les mécanismes multilatéraux de l’Union du Maghreb Arabe (Uma) dès lors que les décisions échappaient aux impératifs de ces deux régimes.

La Tunisie, victime de spoliation territoriale et d’actes de déstabilisation

Dans cette configuration géopolitique, la Tunisie subit de plein fouet les externalités négatives de ce voisinage rentier. Historiquement, le pays a été privé de territoires stratégiques riches en ressources hydriques et en hydrocarbures par des voisins agissant en conservateurs stricts des tracés coloniaux les plus avantageux.

Au-delà de ce préjudice territorial, la Tunisie a fait l’objet de manœuvres récurrentes de déstabilisation visant à entraver l’émergence d’un modèle politique civil et autonome. Le complot terroriste de Gafsa en janvier 1980 illustre parfaitement cette hostilité structurelle. Pour les oligarchies prétoriennes environnantes, la stabilité et l’ancrage institutionnel de l’État tunisien ont régulièrement été perçus comme une menace pour leur propre monopole narratif.

L’émergence des «zones de non-État»

La détérioration sécuritaire des confins sahariens dresse un réquisitoire contre le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation (uti possidetis juris), adopté par l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1964. Conçu pour figer les tracés coloniaux et prévenir les conflits, ce dogme juridique sert aujourd’hui, en plus du blanchiment du pillage colonial, de couverture à une faillite de la souveraineté empirique.

D’un côté, les périphéries frontalières avec la Libye et l’Algerie se sont muées en «zones de non-État», caractérisées par une absence de gouvernance civile et de services publics. Ce vide institutionnel favorise le développement d’une contrebande systémique (carburants, substances psychotropes) qui altère les équilibres douaniers et économiques des pays limitrophes.

Pour sa part, la Libye post-2011 expose la phase terminale de cette déliquescence : l’effondrement du pouvoir centralisé a conduit à une implosion systémique, morcelant le territoire en fiefs contrôlés par des milices et des seigneurs de guerre rivalisant pour la captation de la rente. Les frontières coloniales y ont perdu leur fonction de filtrage, devenant des espaces de transit pour la criminalité transnationale et la prolifération d’armements vers le Sahel et le Maghreb central.

L’externalisation des flux migratoires comme arme géopolitique

Cette absence de coopération se manifeste également dans la gestion des flux migratoires. En l’absence de structures multilatérales de régulation, la Libye des factions et l’Algérie rentière appréhendent les dynamiques migratoires subsahariennes à travers le prisme du fait accompli et de la contrainte asymétrique.

L’expulsion systématique et unilatérale de contingents de migrants par l’appareil sécuritaire algérien vers les frontières tunisiennes, couplée aux réseaux de traite humaine tolérés en territoire libyen, s’apparente à une stratégie d’externalisation des tensions d’infrastructure. Ces pratiques saturent les capacités d’accueil de la Tunisie et importent artificiellement des crises humanitaires et sécuritaires exogènes dans son espace domestique.

La variable démocratique comme condition de l’intégration

Après un demi-siècle d’échecs et de revers qui font du Maghreb la région la plus dysfonctionnelle du continent africain et du monde, force est d’admettre que l’intégration régionale requiert comme une condition sine qua non une homogénéité des régimes politiques, fondée sur l’État de droit, la séparation des pouvoirs et la responsabilité des gouvernants devant le souverain populaire.

Ainsi, le blocage du Maghreb relève plutôt d’une incompatibilité systémique. Qu’il s’agisse de l’autoritarisme prétorien à Alger ou du vide institutionnel milicien à Tripoli, ces régimes dépendent du maintien d’un état de tension permanent et de l’invocation d’un péril extérieur pour légitimer leur contrôle sur l’allocation des ressources.

Pour la Tunisie, s’aligner sur des mécanismes de repli autoritaire sous l’influence de cet anti-modèle environnant serait une erreur stratégique majeure.

L’avenir de Tunis dépend de sa capacité à préserver son capital institutionnel et sa connectivité internationale, afin de se positionner comme le pivot d’une future refondation multilatérale, le jour où les conditions d’une transition démocratique seront réunies de Casablanca à Tobrouk.

Tunis comme vigie du continuum maghrébin

La paralysie de l’axe Casablanca-Tobrouk démontre ainsi que le «Non-Maghreb» n’est pas une fatalité géographique, mais le produit d’un verrouillage doctrinaire. Elle valide un axiome fondamental de la science politique contemporaine : l’homogénéité démocratique est le préalable absolu à tout édifice régional durable.

Sans institutions transparentes, sans reddition de comptes et sans une souveraineté rendue aux citoyens, les traités interétatiques ne sont que des chiffons de papier condamnés à être déchirés par les paranoïas sécuritaires et les calculs des oligarchies rentières. L’histoire européenne l’a prouvé ; le drame maghrébin le confirme.

Céder à la tentation de cet anti-modèle — qu’il prenne les traits du chaos milicien ou de la rigidité despotique et kleptocrate militaro-sécuritaire — reviendrait pour la Tunisie à importer une faillite annoncée.

En dépit des contingences inhérentes à son parcours, des turbulences de sa transition et des complexités de sa quête démocratique actuelle, la Tunisie ne doit pas abdiquer. Elle conserve, de par sa profondeur historique et ses acquis sociétaux, un rôle naturel de vigie civilisationnelle et démocratique en Afrique du Nord.

Face à cet étau rentier et autoritaire, la Tunisie doit opposer l’asymétrie de sa propre force : celle d’un État civil résolu, d’un capital humain agile et d’une connectivité internationale assumée.

C’est en prédisposant son exception institutionnelle et en refusant la contagion du repli que Tunis se positionnera non pas comme une victime passive de son voisinage, mais comme le phare intellectuel et le pivot incontournable de la future refondation du Maghreb. Le jour où les peuples briseront enfin leurs chaînes autoritaires, c’est vers cette vigie qu’ils se tourneront pour réinventer l’union tant rêvée par plusieurs générations maghrébines.

* Ancien ambassadeur.

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Tunisie : Pluies orageuses, jusqu’à 40 mm attendus

La situation météorologique sera favorable à l’apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies à partir de la fin de journée de ce dimanche 18 octobre 2026, notamment sur les hauteurs de l’Ouest, avant de concerner les régions de l’Est du Nord et du Centre durant la nuit.

Les précipitations pourront être localement abondantes, en particulier à proximité des côtes, avec des cumuls compris entre 20 et 40 millimètres. Ces pluies seront accompagnées de vents forts et de chutes de grêle par endroits lors du passage des cellules orageuses.

Les précipitations se poursuivront

Les précipitations se poursuivront lundi 19 octobre dans les régions orientales du Nord et du Centre. Elles seront temporairement orageuses et pourront être localement abondantes.

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Météo en Tunisie : pluies orageuses et vents forts attendus dans plusieurs régions

Le temps sera partiellement nuageux sur l’ensemble de la Tunisie, avant une densification progressive des nuages, dans l’après-midi, sur les hauteurs de l’Ouest du Nord et du Centre. Des pluies temporairement orageuses y sont attendues, avant de gagner les régions de l’Est au cours de la nuit, où elles pourront être parfois abondantes. Le vent...

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PLF 2027 : les priorités sociales du gouvernement

Conformément à l’article 42 de la loi organique du budget, qui fixe au 15 octobre au plus tard le délai de dépôt du projet de loi de finances, le gouvernement a transmis le projet de loi de finances pour l’année 2027 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Composé de 70 articles dans sa version transmise à l’ARP, le PLF 2027 s’inscrit dans les orientations stratégiques définies par le gouvernement dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

Parmi les axes prioritaires mis en avant dans la présentation du PLF 2027, figure ainsi la consolidation du rôle social de l’État, associée au renforcement de l’inclusion économique. Cette orientation se traduit notamment par le renforcement de la protection sociale, le soutien aux régimes de sécurité sociale et l’appui au système de santé.

20 millions de dinars pour les catégories vulnérables et à revenu limité

Dans le cadre du renforcement du soutien social et de la promotion de l’inclusion économique, l’article 17 du PLF 2027 prévoit la création d’une ligne de financement d’un montant de 20 millions de dinars, mobilisée sur les ressources du Fonds national de l’emploi, au profit des catégories vulnérables et à revenu limité.

Cette enveloppe est destinée à l’octroi de crédits sans intérêt, d’un montant maximal de 10.000 dinars par bénéficiaire, afin de financer des activités dans l’ensemble des secteurs économiques.

«Le dispositif couvrira la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2027, les crédits étant remboursables sur une durée maximale de six ans, dont une année de grâce», indique le document.

Par ailleurs, le projet prévoit le maintien, pendant deux ans à compter de la création du projet et de son entrée en activité, des avantages accordés dans le cadre du programme «Amen Social» aux bénéficiaires ayant obtenu des crédits au titre de cette ligne de financement.

Renforcement du financement destiné aux personnes handicapées

Dans la continuité des mesures visant à favoriser l’inclusion économique des personnes handicapées, l’article 18 du PLF 2027 prévoit, d’une part, la prolongation de la période d’application du dispositif de financement qui leur est destiné et, d’autre part, le renforcement des ressources qui lui sont allouées.

À cet effet, le texte propose de modifier l’article 22 de la loi n° 2024-48 du 9 décembre 2024, portant loi de finances pour l’année 2025, tel que modifié et complété par l’article 34 de la loi n° 17 de 2025 du 12 décembre 2025, portant loi de finances pour 2026.

Plus précisément, la période initialement fixée du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2027 serait prolongée jusqu’au 31 décembre 2028.

En parallèle, le projet prévoit l’affectation d’une enveloppe supplémentaire de 5 millions de dinars, prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi, au profit de la ligne de financement destinée aux personnes handicapées.

Il convient de rappeler que le dispositif initial prévoyait une enveloppe de 5 millions de dinars destinée à l’octroi de crédits sans intérêt, plafonnés à 10.000 dinars par crédit, pour financer des activités dans tous les secteurs économiques. Par ailleurs, ce mécanisme prévoit des modalités de remboursement sur une durée maximale de huit ans, dont deux années de grâce.

Soutien aux régimes de sécurité sociale 

S’agissant du soutien aux régimes de sécurité sociale, le gouvernement prévoit des mesures visant à régler certaines dettes croisées entre les établissements publics et à alléger leurs charges fiscales.

À ce titre, l’article 52 du PLF2027 prévoit l’abandon des pénalités de contrôle et de retard de recouvrement afférentes aux créances fiscales prises en charge par les receveurs des finances au 31 décembre 2026 et dues par la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS).

Dans le même axe, le projet prévoit également des mesures relatives à la régularisation de la situation de quatre établissements publics à l’égard de la CNRPS. Il s’agit de l’Office des Terres Domaniales (OTD), la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT), la Société des Transports de Tunis (TRANSTU) et la Société Nationale de Cellulose et de Papier Alfa (SNCPA).

Prolongation des mesures fiscales en faveur de la PCT

Quant au soutien au système de santé, il constitue un autre volet des mesures annoncées par le gouvernement dans le cadre du PLF 2027.

À ce titre, l’article 25 du PLF 2027 prévoit la prorogation, jusqu’au 31 décembre 2027, des mesures de soutien à la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT) prévues par l’article 34 de la loi de Finances pour 2025.

Ces mesures consistent, d’une part, à réduire à 0% le taux des droits de douane applicables aux médicaments importés par la PCT disposant d’un similaire fabriqué localement et relevant des positions tarifaires 30.03 et 30.04 du tarif des droits de douane. D’autre part, elles prévoient la suspension de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable à ces mêmes médicaments.

Nouha MAINSI

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40 MD pour reconstituer le cheptel bovin : l’État prend enfin le taureau par les cornes

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de nouvelles mesures visant à reconstituer le cheptel bovin et à soutenir les petits éleveurs, afin de mettre fin de manière durable aux pénuries de lait et à la contraction critique de l’offre de viandes rouges, qui menacent l’un des piliers de la sécurité alimentaire nationale. Le texte stipule la révision à la hausse des crédits alloués au programme de reconstitution du cheptel lancé en 2025. La disposition figurant à l’article 32 de la loi de Finances de 2025, qui prévoyait l’allocation de 10 millions de dinars au titre de l’année 2025, a été annulée et remplacée par l’affectation de crédits d’un montant d’environ 40 millions de dinars provenant des ressources du Fonds de développement de la compétitivité dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. La mise en œuvre de ce programme s’étendra sur une période de quatre ans, du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2030.

La nouvelle enveloppe a été répartie selon deux axes principaux. Il s’agit, en premier lieu, d’un montant de 35 millions de dinars décaissés sous forme de subventions exceptionnelles pour soutenir l’autofinancement des petits éleveurs de bovins, leur permettant ainsi d’obtenir des prêts bancaires sur les ressources propres des banques afin de financer l’acquisition de génisses gestantes. Selon le nouveau texte, cette acquisition concerne les génisses produites dans des centres agréés par le ministère de l’Agriculture et dédiés à l’élevage de génisses de race pure nées localement ou les génisses gestantes importées conformément aux cahiers des charges établis à cet effet.

Un montant de 5 millions de dinars sera d’autre part décaissé sous forme de subvention exceptionnelle directe pour soutenir les petits éleveurs dans le domaine du financement de l’élevage des génisses gestantes et des vaches primipares de race pure, dans le cadre du même programme de reconstitution et de préservation du cheptel.

Dans le même contexte, l’article 36 du projet de loi de finances 2027 clarifie le champ d’application de l’avantage fiscal relatif à l’alimentation des veaux. La mention du produit «poudre de lait écrémé destinée à l’alimentation des veaux», figurant dans l’article 80 de la loi de Finances pour 2026, a été remplacée par une formulation plus large, à savoir «préparations utilisées pour l’alimentation des animaux».

 

Un déclin estimé entre 20 à 35%

 L’objectif de cette modification est d’élargir la base des produits bénéficiant de l’avantage fiscal pour inclure diverses préparations d’aliments d’allaitement complémentaires pour veaux, contribuant ainsi à la réduction des coûts d’élevage et encourageant les éleveurs à préserver le cheptel.

Le cheptel bovin tunisien connaît depuis plusieurs années un déclin ininterrompu, qui a été à l’origine de pénuries récurrentes de produits laitiers et d’une flambée des prix des viandes rouges. Le cheptel bovin national a subi une contraction estimée entre 20% et 35% depuis 2019, qui trouve en grande partie son origine dans la succession de plusieurs années de sècheresse et de raréfaction des ressources hydriques. Outre ces aléas climatiques, la filière des viandes rouges a subi les contrecoups de l’envolée des coûts des intrants consécutive aux tensions géopolitiques internationales et à la hausse des tarifs du transport maritime. La hausse excessive des prix des aliments pour bétail a fragilisé l’équilibre financier des petites et moyennes exploitations. Criblés de dettes et largement déficitaires, de nombreux éleveurs ont fini par jeter l’éponge et par liquider massivement leurs troupeaux, dont les femelles reproductrices.

Le même réflexe de survie a touché les élevages ovins, causant une chute d’environ 60% de la production des viandes rouges comparativement aux niveaux des années 80 du siècle dernier, selon la Chambre syndicale nationale des bouchers, rattachée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

Les professionnels de la filière estiment cependant que d’autres mesures doivent être prises pour donner du sang neuf au secteur. Il s’agit notamment de la mise en place d’un recensement national précis et numérisé des cheptels ovin et bovin pour adapter les quotas d’approvisionnement et garantir un ciblage efficace pour les aides de l’État et l’adoption de sanctions plus sévères en ce qui concerne l’abattage précoce des génisses et des agnelles ainsi que l’abattage anarchique hors des structures réglementées, afin de préserver le renouvellement naturel et la base productive des troupeaux.

Walid KHEFIFI

 

 

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