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Transport : La grève des taxis suspendue après des engagements du gouvernement

La grève prévue ce lundi 27 avril dans le secteur du transport public non régulier de personnes a été suspendue en Tunisie. L’annonce a été faite tard dimanche soir par Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. Cette décision intervient après une série de concertations avec les représentants du secteur et des engagements officiels pour résoudre les points de blocage d’ici fin août 2026.

Suspension actée après des négociations de dernière minute

Selon le communiqué, cette suspension fait suite à l’intervention conjointe de la direction de l’organisation patronale et de la Fédération nationale du transport, en coordination avec les structures syndicales affiliées. Les discussions ont permis d’arracher des engagements portant sur l’examen des dossiers en suspens, avec un délai maximal fixé au 31 août 2026 pour leur mise en œuvre.

Parmi les points sensibles figurent plusieurs revendications professionnelles restées sans réponse, ce qui avait initialement conduit à l’appel à la grève dans ce secteur clé du transport de personnes.

Hausse tarifaire attendue et réformes réglementaires

Le communiqué souligne également qu’un accord a été trouvé pour traiter la question de l’augmentation des tarifs au cours du mois de juin 2026, en concertation avec les professionnels. Cette hausse avait déjà été promise pour fin mars, sans être appliquée.

Parallèlement, les négociations se poursuivent avec le ministère des Transports afin de trancher plusieurs dossiers réglementaires. Il s’agit notamment de fixer une échéance pour la publication de la version définitive de la loi n°33 de 2024, après consultation des représentants du secteur.

Calendrier de réformes et textes en attente

Les engagements incluent aussi l’élaboration d’un calendrier pour amender et finaliser le décret n°581 du 7 septembre 2023, ainsi que la mise au point d’un règlement encadrant l’activité des transporteurs dans les stations, avec l’implication directe des professionnels.

Enfin, le dossier prévoit également la révision de l’arrêté du ministre du Transport datant du 22 janvier 2010, dans un délai qui reste à préciser.

Cette suspension intervient dans un climat de tensions récurrentes entre les professionnels du transport non régulier et les autorités, sur fond de revendications liées aux conditions d’exercice, à la tarification et à la mise à jour du cadre juridique régissant le secteur.

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Transport : Grève générale des taxis, lundi 27 avril

La grève nationale du secteur du transport non régulier est bel et bien maintenue pour le 27 avril. L’annonce a été confirmée sur Express FM par Moez Sellami, président de la Chambre nationale des chauffeurs de taxis individuels et vice-président de la Fédération nationale du transport. Le mouvement intervient dans un climat de rupture avec les autorités, sur fond de non-application d’accords signés et de revendications restées sans suite.

Une grève maintenue malgré les appels au dialogue

Selon Moez Sellami, la décision de maintenir la grève découle directement du non-respect de l’accord signé le 22 janvier 2026 entre les représentants du secteur et les autorités de tutelle. Plusieurs engagements contenus dans ce compromis n’auraient, à ce jour, pas été appliqués.

Cette mobilisation devrait toucher plusieurs segments du transport non régulier, avec un impact attendu sur les déplacements quotidiens à travers le pays. Les professionnels parlent d’un point de rupture, estimant que les promesses faites n’ont pas été suivies de mesures concrètes.

Des réformes réglementaires toujours bloquées

Au centre des revendications figure la révision de la loi n°2004-33 du 19 avril 2004, encadrant le transport terrestre. Initialement prévue pour mars 2026, cette réforme est jugée urgente par les professionnels, qui estiment que le texte ne correspond plus aux réalités actuelles du secteur.

Autre dossier sensible : les cahiers des charges des stations de louage. Une nouvelle version avait été annoncée, mais elle n’a toujours pas été officiellement adoptée ni mise en application. Ce retard entretient, selon les opérateurs, un flou juridique qui pénalise l’organisation du secteur et les conditions de travail.

Tarification et coûts : un déséquilibre dénoncé

La question de la révision des tarifs reste également au point mort. Une actualisation était attendue pour mars 2026, mais aucune mesure n’a été prise à ce jour.

Les professionnels dénoncent un écart devenu critique entre les coûts d’exploitation — notamment le carburant, l’entretien et les charges diverses — et les tarifs appliqués, jugés insuffisants pour garantir la viabilité économique de l’activité.

Le débat sur les applications de transport

Parmi les points les plus controversés évoqués par Moez Sellami figure l’usage des applications de transport. Il estime que les chauffeurs de taxi utilisant ces plateformes sont aujourd’hui pénalisés, dénonçant une situation qu’il juge injuste.

Une lecture qui mérite toutefois d’être replacée dans un cadre plus large. Dans de nombreux pays, ces applications ont été conçues comme des plateformes de mise en relation destinées à des conducteurs opérant hors du cadre classique du transport réglementé. Elles ne constituent pas, à l’origine, un outil destiné aux professionnels déjà soumis à une réglementation stricte.

Dans cette perspective, l’application des règles actuelles vise à éviter un brouillage entre deux modèles distincts : d’un côté un transport public encadré, de l’autre des services flexibles reposant sur des statuts différents. L’enjeu est donc autant réglementaire qu’économique, avec la nécessité de préserver une cohérence dans l’organisation du secteur.

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Taxis : L’État prépare une régulation et promet un encadrement des applications

La question sensible du transport individuel s’est invitée au Parlement ce lundi 20 avril, lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales adressées au ministre du Transport, Rachid Amri. Au cœur des débats : l’organisation du secteur des taxis, la transparence dans l’octroi des licences et l’essor des applications numériques. Le gouvernement annonce des mesures imminentes pour structurer un domaine en pleine mutation.

Une plateforme pour assainir les licences et simplifier les démarches

Interpellé par le député Tarek Mahdi, le ministre a assuré que son département suit de près les informations circulant autour du secteur, notamment celles liées à l’attribution des licences et aux conditions de service.

Pour répondre aux critiques récurrentes sur l’opacité des procédures, le ministère prévoit la mise en place d’une plateforme numérique dédiée. Celle-ci aura pour objectif d’organiser les cartes professionnelles des chauffeurs, de centraliser les demandes d’autorisation, et de simplifier et digitaliser les démarches administratives.

Une réforme présentée comme un levier pour améliorer la transparence et réduire les lenteurs bureaucratiques.

Applications de transport : vers un cadre légal

Autre chantier prioritaire évoqué par le ministre : la régulation des applications de transport, devenues incontournables dans les grandes villes.

Face à leur expansion rapide et à l’absence de cadre clair, le ministère du Transport affirme travailler sur un dispositif réglementaire visant à encadrer leur fonctionnement, définir leurs obligations vis-à-vis des chauffeurs et des usagers, et assurer une concurrence équitable avec les taxis traditionnels.

Cette démarche intervient dans un contexte de tensions croissantes entre chauffeurs de taxi et plateformes numériques, accusées de déséquilibrer le marché.

Un secteur sous pression, entre modernisation et encadrement

Ces annonces s’inscrivent dans une dynamique plus large de réforme du transport public et individuel en Tunisie. Entre attentes des usagers et mutation digitale, le secteur des taxis se retrouve à un tournant.

La digitalisation des procédures et la régulation des applications pourraient constituer un premier pas vers une restructuration attendue depuis plusieurs années.

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