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Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir »

Face à la transition numérique, énergétique et industrielle, l’ingénieur tunisien est appelé à redéfinir son rôle.

Pour Mohsen Gharsi, doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’adaptation aux nouvelles technologies, mais dans la capacité à former une nouvelle génération d’ingénieurs capables d’accompagner la transformation économique du pays. À l’horizon 2030, le métier d’ingénieur en Tunisie devrait connaître une mutation profonde. L’accélération technologique, les impératifs de transition énergétique et la modernisation de l’appareil productif imposent une évolution des compétences et des formations.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohsen Gharsi estime que l’ingénieur restera au cœur de ces transformations. Et ce, à condition d’anticiper les besoins futurs et de repenser son rôle face aux nouveaux défis. Il précise que les profils liés au numérique et à l’industrie intelligente figureront parmi les plus recherchés dans les prochaines années. L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le génie logiciel, le cloud computing ou encore les systèmes embarqués devraient occuper une place croissante dans l’économie tunisienne, en accompagnant la digitalisation des entreprises et l’évolution des modèles industriels.

Cette dynamique ne se limitera pas au secteur numérique. Les métiers liés à la transition énergétique et à la modernisation industrielle devraient également gagner en importance. Les ingénieurs spécialisés dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’automatisation industrielle, la mécatronique, l’électronique, les télécommunications ou encore l’électromécanique seront appelés à jouer un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la réduction des coûts et la sécurisation des infrastructures.

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L’évolution concernera aussi les secteurs traditionnels. Le génie civil durable, les infrastructures, l’environnement et la maintenance industrielle intelligente deviendront des domaines essentiels dans un contexte marqué par la pression sur les ressources, les changements climatiques et les besoins croissants en aménagement du territoire. L’ingénieur de demain devra ainsi contribuer à renforcer la résilience des réseaux, améliorer la qualité des ouvrages et accompagner le développement territorial.

Des formations à rapprocher davantage du monde économique

Si la Tunisie dispose d’un capital humain reconnu, notamment grâce à la qualité scientifique et à la capacité d’adaptation de ses ingénieurs, Mohsen Gharsi considère que les formations doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations du marché. La formation d’un ingénieur ne peut plus reposer uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit désormais intégrer davantage de compétences opérationnelles : maîtrise des outils numériques, culture de l’innovation, compréhension des standards internationaux, capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires et aptitude à résoudre des problématiques complexes en entreprise. Pour le doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, le rapprochement entre les écoles d’ingénieurs, les universités, les centres de recherche et le secteur privé constitue une condition essentielle. Il appelle à développer des partenariats plus structurés avec les entreprises afin d’adapter les programmes, renforcer les projets appliqués et transformer les stages en véritables expériences d’immersion professionnelle.

L’objectif, souligne-t-il, n’est plus seulement de former des diplômés, mais de préparer des ingénieurs immédiatement opérationnels, capables de contribuer dès leur entrée dans la vie active à la compétitivité et à l’innovation nationales.

Intelligence artificielle : un outil au service de l’ingénieur, pas un remplacement

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux défis auxquels la profession devra répondre. Pour Mohsen Gharsi, cette révolution technologique impose une adaptation profonde, mais elle ne remet pas en cause la place de l’ingénieur. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de conception, d’analyse et de pilotage des systèmes, mais elle ne peut remplacer le jugement humain, l’expérience professionnelle ou la responsabilité liée aux décisions techniques. L’ingénieur de 2030 devra apprendre à utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation et d’analyse. Tout en conservant une maîtrise éthique et stratégique des projets. Cette évolution nécessitera de nouvelles compétences, notamment une meilleure compréhension des algorithmes, une capacité à exploiter les données massives et une intégration plus poussée de l’automatisation dans les processus industriels. Mais au-delà des compétences techniques, les qualités humaines resteront déterminantes : créativité, sens des responsabilités, esprit critique et capacité d’adaptation. L’ingénieur tunisien de demain devra ainsi être plus polyvalent, plus agile et davantage ouvert sur l’international. La formation continue deviendra une nécessité pour accompagner des métiers en évolution permanente et anticiper l’émergence de professions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Un métier d’avenir pour une génération tournée vers l’impact

Aux jeunes qui envisagent une carrière d’ingénieur, Mohsen Gharsi adresse un message d’encouragement mais aussi d’exigence.

Pour lui, l’ingénierie demeure un métier porteur de sens, capable d’apporter des réponses concrètes aux grands défis de la société : développement industriel, transition énergétique, sécurisation des infrastructures ou amélioration du quotidien des citoyens. Il invite les futurs ingénieurs à cultiver la curiosité, la discipline, l’innovation et l’esprit collectif.

Dans un environnement marqué par des mutations rapides, la capacité à apprendre, expérimenter et remettre en question ses connaissances deviendra un avantage déterminant. L’avenir de l’ingénierie tunisienne dépendra donc de la capacité du pays à valoriser ses talents, moderniser ses formations, encourager la recherche et inscrire davantage l’ingénieur dans les choix économiques et stratégiques.

À l’horizon 2030, l’ingénieur ne sera pas seulement un spécialiste technique, mais un acteur majeur de la compétitivité, de la souveraineté technologique et du développement national.

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Architecture : Sahbi Gorgi élu à la vice-présidence du CUIA

L’architecte tunisien Sahbi Gorgi a été élu vice-président de la région V (Afrique) de l’Union internationale des architectes (UIA). Le Conseil nouvellement constitué l’a également désigné au poste de deuxième vice-président de cette prestigieuse organisation internationale.

Le ministère des Affaires culturelles a salué cette distinction, obtenue lors de l’Assemblée générale de l’UIA, organisée du 2 au 5 juillet 2026 à Barcelone (Espagne). Représentant la région Afrique, Sahbi Gorgi s’est imposé en tête du scrutin avec 184 voix, comme le rapporte un confrère de la place.

Pour le ministère, cette élection illustre le rayonnement croissant de la Tunisie sur la scène internationale dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme. Tout en mettant en valeur les compétences tunisiennes au sein des instances professionnelles mondiales, ajoute notre source.

Ancien président de l’Ordre des architectes de Tunisie, Sahbi Gorgi est également reconnu pour son engagement dans la préservation du patrimoine. Il est notamment l’auteur de deux importants projets menés par le ministère des Affaires culturelles dans le gouvernorat de Kairouan : la restauration et la mise en valeur de la Grande Mosquée et de son environnement immédiat, ainsi que la restauration et la valorisation des Bassins des Aghlabides et de leurs abords, rappelle le média tunisien.

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Oman recrute des talents tunisiens : des offres en télétravail à partir de 3000 dollars

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) a annoncé l’ouverture des candidatures destinées aux compétences tunisiennes spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans l’intelligence artificielle, en vue d’exercer à distance au profit d’institutions relevant du Sultanat d’Oman.

Selon un communiqué publié sur son site officiel, cette offre concerne plusieurs profils hautement qualifiés dans des domaines technologiques de pointe. Parmi les postes proposés figurent notamment celui de développeur en intelligence d’affaires (BI / SAS Developer), d’architecte senior en infrastructure d’intelligence artificielle (Sr. AI Infrastructure Architect), de développeur ETL, ainsi que des ingénieurs et responsables des systèmes de support aux entreprises et aux opérations (BSS & ESS). Les opportunités s’étendent également à la gestion de projets (Project Manager) et à l’architecture de plateformes cloud, notamment le poste de Senior OpenShift Platform Architect.

Les conditions financières proposées sont particulièrement attractives, avec un salaire mensuel de départ estimé à 3 000 dollars américains, soit environ 8 700 dinars tunisiens. Les candidats retenus auront la possibilité de travailler à distance depuis leur lieu de résidence en Tunisie, sans obligation de mobilité.

Les postulants doivent être titulaires d’une licence ou du diplôme national d’ingénieur dans la spécialité requise, justifier d’une expérience professionnelle en adéquation avec le poste visé, et ne pas dépasser l’âge limite fixé à 55 ans.

L’ATCT précise que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 6 juillet 2026. Les intéressés sont invités à consulter les fiches de poste détaillées et à remplir les formulaires de candidature via le site officiel de l’agence.

L’agence souligne par ailleurs que, dans le cas où le nombre de candidatures dépasserait les postes disponibles, la date et l’heure de soumission du dossier seront prises en compte comme critères essentiels lors de la phase de présélection.

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Mohamed Jaziri est le nouveau DG du Concorde Les Berges du Lac à Tunis

L’hôtel Concorde Les Berges du Lac, établissement 5 étoiles situé dans le quartier d’affaires des Berges du Lac à Tunis, vient de nommer Mohamed Jaziri au poste de directeur général.

Cette nomination intervient dans un contexte de consolidation du positionnement de l’établissement sur le segment de l’hôtellerie haut de gamme et du tourisme d’affaires. A savoir, un secteur stratégique pour la capitale tunisienne.

Il faut noter que l’hôtel Concorde Les Berges du Lac, reconnu pour son offre destinée à une clientèle internationale et professionnelle, dispose d’infrastructures complètes comprenant des chambres et suites, des espaces de restauration, un centre de congrès, ainsi qu’un spa et plusieurs installations dédiées au bien-être et aux événements.

Un parcours ancré dans le secteur hôtelier

Professionnel du secteur de l’hôtellerie, Mohamed Jaziri évolue depuis plusieurs années dans un environnement marqué par les standards internationaux du luxe et de la gestion hôtelière. Son parcours s’inscrit dans les métiers de direction et de management d’établissements touristiques. Il y a développé une expertise dans la supervision opérationnelle, la gestion des services et le pilotage de la performance hôtelière.

À la tête de l’hôtel Concorde Les Berges du Lac, il est chargé de la stratégie globale de l’établissement, de la qualité des services, ainsi que du développement de l’activité commerciale et événementielle.

Cette nomination s’inscrit dans une dynamique de continuité visant à renforcer l’attractivité de l’hôtel et à consolider sa place parmi les références de l’hôtellerie d’affaires à Tunis.

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Mourad Hammami, nouveau DG de BNA Assurances

Réuni le 19 juin 2026, le Conseil d’administration de BNA Assurances a annoncé avoir confié la Direction générale de la compagnie à Mourad Hammami; et ce, à compter du 1er juillet 2026. Il succède ainsi à ce poste à Faker Rais, qui en assurait la direction depuis le 10 juin 2025.

Mourad Hammami est fort d’un parcours riche de trente années d’expérience dans le secteur des assurances, notamment par différentes missions au sein du comité général des assurances (CGA) et un passage de plusieurs années au sein de compagnies d’assurances et de réassurances de premier plan au Moyen-Orient.

Le nouveau DG mettra son expertise et sa connaissance approfondie du marché au service de la poursuite du développement de BNA Assurances, de la consolidation de ses performances et de l’accélération de ses ambitions stratégiques.

Par cette désignation, BNA Assurances réaffirme sa volonté d’accélérer sa dynamique de développement,  d’innovation et de création de valeur au service de ses clients, de ses partenaires et de l’ensemble de son environnement.

Avec communiqué

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La dermatologue Asmahen Souissi récompensée au Congrès mondial de dermatologie

La dermatologue tunisienne Asmahen Souissi, qui exerce à l’hôpital des Forces de sécurité intérieure de La Marsa, a reçu le prix « Young Dermatologists International Achievement Award 2027 ». Cette distinction est attribuée par la Société internationale de dermatologie aux jeunes dermatologues les plus remarquables de la région Afrique.

Cette récompense a été décernée à Asmahen Souissi après sa nomination par l’Association africaine de dermatologie et de vénéréologie. Son dossier a ensuite été approuvé par le conseil d’administration de la Société internationale de dermatologie, à l’issue d’une sélection très compétitive réunissant un nombre record de candidats, relèvent des médias.

Asmahen Souissi a reçu son prix lors de la cérémonie d’ouverture du 26ᵉ Congrès mondial de dermatologie, organisé à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin 2027. A noter que ce congrès est l’un des plus importants rendez-vous mondiaux dans le domaine de la dermatologie.

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L’excellence de l’artisanat tunisien saluée par l’UNESCO

Sept artisans tunisiens ont été honorés vendredi par l’UNESCO. Leur engagement pour la préservation des savoir-faire traditionnels menacés de disparition a été récompensé. De la broderie de Kerkennah à la tuile de Testour, ces distinctions consacrent des métiers rares et des hommes et femmes qui ont choisi de les transmettre.

La cérémonie s’est tenue sous la présidence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Soutien au rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie ». Le représentant de l’UNESCO pour les pays du Maghreb et les responsables de l’Office national de l’artisanat y ont également participé.

Sept lauréats ont été primés. Fatma Essamet pour la broderie de Kerkennah. Mounir Essekkal pour la poterie Jefna de Guellala. Mohamed Slim Elhasseni pour la fabrication de selles. Chokri Ben Ali pour la sculpture et gravure sur plâtre. Issam Esseghir pour le dorage et lustrage. Lassaad Challedi pour la sparterie en roseau fin. Hassen Dine Jbiss pour la tuile traditionnelle de Testour.

Ces distinctions s’inscrivent dans une stratégie nationale claire. L’objectif : transformer le patrimoine artisanal en ressource économique durable. En 2025, les programmes de formation ont bénéficié à plus de 13 000 artisans. Une hausse de 20 % par rapport à 2024.

Le ministre a annoncé la poursuite de la création de centres d’innovation et de design. Le centre de Kasserine, récemment inauguré, en est le premier exemple. Ces structures visent à moderniser les créations artisanales et à renforcer leur compétitivité.

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Grandes écoles françaises : les étudiants de l’IPEST parmi l’élite

Soixante-dix étudiants de l’Institut préparatoire aux études scientifiques et techniques de Tunis  (IPEST) ont décroché leur billet pour les épreuves orales du concours CentraleSupélec. C’est l’un des chiffres marquants qui ressortent du bilan des concours d’entrée aux Grandes écoles d’ingénieurs françaises pour la promotion 2026 de l’IPEST, qui compte 87 élèves au total.

Les admissibilités couvrent plusieurs concours distincts. Neuf candidats de l’établissement tunisois ont passé avec succès les écrits de l’École polytechnique, deux ont franchi la même barre à l’ENS Paris-Saclay et un à l’ESPCI Paris. Par ailleurs, 36 élèves sont qualifiés pour les oraux du concours Mines-Ponts.

La lecture de ces données appelle une réserve méthodologique : un même étudiant pouvant se présenter à plusieurs concours en parallèle, ces chiffres se superposent partiellement. Ils ne s’additionnent pas pour former un total brut, mais illustrent la capacité d’une partie de la promotion à se maintenir simultanément sur plusieurs tableaux de qualification.

L’oral, étape décisive encore à franchir

Obtenir son admissibilité constitue une condition nécessaire, non suffisante. Le candidat a démontré ses aptitudes à l’écrit et se trouve autorisé à comparaître devant les jurys d’oral – mais c’est là que se joue l’intégration effective.

Pour Polytechnique, les épreuves orales se tiennent à Palaiseau au cours du mois de juin. La liste des candidats définitivement admis ne sera rendue publique que le 24 juillet 2026. Les semaines à venir diront donc combien de ces qualifiés franchiront l’ultime seuil.

L’IPEST n’est pas un acteur périphérique de ce système. L’établissement fait partie des sites officiellement retenus pour l’organisation des épreuves écrites du concours de l’École polytechnique, aux côtés des centres français et de quelques implantations à l’international. Cette reconnaissance institutionnelle s’accompagne, d’année en année, d’un flux régulier de diplômés rejoignant les promotions des grandes écoles françaises.

Pour mémoire, les concours concernés donnent accès à un ensemble d’établissements parmi les plus sélectifs de l’enseignement supérieur français. La CentraleSupélec ouvre en 2026 l’accès à une quinzaine de filières ou écoles, dont CentraleSupélec elle-même, les Écoles centrales de Lyon, Lille, Nantes et Méditerranée, Arts et Métiers et l’Institut d’Optique. Polytechnique, l’ENS Paris-Saclay et l’ESPCI Paris occupent quant à elles le sommet de la hiérarchie académique française. Le verdict final des oraux, attendu d’ici la fin juillet, permettra de mesurer le taux de transformation de ces qualifications en intégrations réelles.

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Le Tunisien Slim Laghmani élu juge au Tribunal international du droit de la mer

La Tunisie enregistre un nouveau succès diplomatique sur la scène internationale. Le professeur Slim Laghmani a été élu, jeudi 18 juin 2026, juge au Tribunal international du droit de la mer (TIDM) pour un mandat de neuf ans (2026-2035), dès le premier tour du scrutin organisé au siège des Nations unies à New York.

L’élection de Slim Laghmani s’est tenue dans le cadre de la 36e réunion des États parties à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Elle intervient dans une année symbolique pour la diplomatie tunisienne, qui célèbre le 70e anniversaire de la création du ministère des Affaires étrangères.

Selon le ministère des Affaires étrangères, cette élection traduit la confiance accordée à la Tunisie et à ses compétences académiques, scientifiques et juridiques par la communauté internationale. Elle consacre également le parcours du professeur Slim Laghmani, considéré comme l’une des références du droit international public et du droit de la mer aux niveaux régional et international.

Le ministère souligne que cette victoire est le résultat d’une campagne diplomatique menée durant plusieurs mois. Les efforts ont d’abord permis d’obtenir le soutien de l’Union africaine à la candidature tunisienne, avant d’être renforcés par une série de consultations et de contacts bilatéraux conduits par le chef de la diplomatie tunisienne avec ses homologues des États parties à la Convention.

La Mission permanente de la Tunisie auprès des Nations unies à New York ainsi que la Mission permanente auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba ont également joué un rôle déterminant. Plusieurs rencontres ont été organisées entre le candidat tunisien et les représentants des États membres afin de mobiliser un large soutien autour de sa candidature.

Cette élection revêt une importance particulière pour l’Afrique et le monde arabe, dont la représentation au sein du Tribunal international du droit de la mer se trouve ainsi renforcée. Elle garantit également la présence d’une expertise juridique africaine et arabe au sein de l’une des principales juridictions internationales chargées de l’application de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et du développement de la jurisprudence internationale dans ce domaine stratégique.

Pour Tunis, cette nomination s’inscrit dans la continuité de son engagement en faveur du respect du droit international, de l’État de droit et du règlement pacifique des différends. Elle confirme également le rôle actif de la Tunisie dans les efforts internationaux visant à promouvoir une gouvernance efficace des espaces maritimes.

À cette occasion, le ministère des Affaires étrangères a exprimé sa gratitude envers les États ayant soutenu la candidature tunisienne, estimant que ce vote reflète l’estime dont bénéficie la Tunisie sur la scène internationale ainsi que la solidité de ses relations de coopération avec ses partenaires.

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Pharmacie : N’Djamena honore la mémoire du Pr Ammar Toumi

Du 9 au 12 juin se tenait la 25e édition du Forum pharmaceutique international à N’Djamena, au Tchad, à laquelle a pris part le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT). Et de la plus belle des manières.

En effet, le conseil fait savoir dans un communiqué que le temps fort de cette participation a été l’attribution d’un “prix spécial d’excellence“ à feu le Professeur Ammar Toumi, « distingué pour sa carrière et ses contributions majeures au développement de la pharmacie sur le continent africain ». C’est le Dr Nour El-Houda, son épouse qui a reçu ce trophée lors d’une cérémonie empreinte d’émotion.

Sur le plan diplomatique, le président du CNOPT, le Dr Mustapha Laroussi, également président de l’Inter-Ordre des pharmaciens d’Afrique (IOPA), a été reçu par le président tchadien, Mohamed Idriss Déby Itno, et par le Premier ministre et le ministre de la Santé. Ces échanges de haut niveau ont porté sur la souveraineté pharmaceutique et le renforcement des systèmes de santé en Afrique, témoignant de la reconnaissance des compétences tunisiennes, ajoute le communiqué du CNOPT.

Mais revenons sur cette 25ème édition du Forum pharmaceutique international, pour dire qu’elle était placée sur le thème « Renforcer l’accès aux soins de santé : défis et opportunités liés à la production locale et à la pharmacie clinique », et a réuni des responsables et experts d’une quarantaine de pays africains.

La délégation tunisienne y a activement participé à des ateliers et tables rondes, partageant son expérience sur l’avenir de la pharmacie et l’amélioration de l’accès à des médicaments de qualité à prix abordables, dans une dynamique de coopération continentale saluée par l’ensemble des participants.

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Cinq choses à savoir sur Ibrahim Maza, nouvelle pépite des Fennecs

Dans le football moderne, les talents surgissent de plus en plus tôt, mais rares sont ceux qui arrivent avec une trajectoire aussi rapide et aussi surveillée. Et quand l’Algérie affronte l’Argentine, ce mercredi (17 juin) à 3h heure française, l’attention…

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Dr Hajer Habib remporte le Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026

La chercheure et universitaire tunisienne Dr Hajer Habib a remporté la deuxième édition du « Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026 », décerné par le Global Institute for Transitions (GI4T) en partenariat avec l’Association des économistes tunisiens (ASECTU).

Le prix lui a été remis à l’occasion du Forum de l’ASECTU, organisé du 11 au 13 juin à Hammamet. Selon les organisateurs, cette distinction récompense la qualité des travaux de recherche et la contribution au développement de la réflexion économique en Tunisie de la lauréate.

Maître-assistante en sciences économiques à l’Institut supérieur de gestion de Bizerte (Université de Carthage) et chercheure associée au Forum des recherches économiques (ERF), Hajer Habib est titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université Tunis El-Manar. Elle est également diplômée en sciences politiques de l’École politique de Tunis.

Ses recherches portent notamment sur la migration internationale, le marché du travail, le changement climatique, la sécurité alimentaire et la résilience face aux crises. Elle a publié plusieurs études dans des revues scientifiques internationales et participé à des projets de recherche menés avec l’ERF et la Fondation Friedrich Naumann.

Membre de l’ASECTU et de l’Association des relations économiques et financières internationales (AREFI), elle est aussi fondatrice du Conseil arabo-africain de développement durable (CAADD).

Créé pour promouvoir l’excellence de la recherche économique tunisienne, le Prix du meilleur jeune économiste tunisien vise à encourager les jeunes chercheurs, valoriser leurs travaux et renforcer leur participation au débat public sur les enjeux économiques du pays.

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Yasin Ayari, le prodige aux deux patries qui fait chavirer le Mondial

À seulement 22 ans, Yasin Ayari est devenu en quelques heures l’un des visages de cette Coupe du monde. Auteur d’un doublé retentissant lors de la large victoire de la Suède face à la Tunisie (5-1), le jeune milieu de…

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Lamia Ouanes Besbes accède à un poste clé de la réanimation francophone

Le ministère de la Santé a annoncé l’élection du Dr Lamia Ouanes Besbes, cheffe du service de réanimation médicale à l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir, au poste de vice-présidente de l’Association francophone de réanimation et de médecine intensive. A savoir : l’une des plus importantes références scientifiques dans le domaine des soins critiques à l’échelle de la Francophonie.

Cette association réunit plus de 3 000 spécialistes de la réanimation et des soins intensifs issus de nombreux pays francophones. Elle joue un rôle majeur dans l’évolution des pratiques médicales, la promotion de la recherche scientifique ainsi que le développement de la formation continue dans cette spécialité hautement stratégique.

Citant les déclarations de la Dr Lamia Ouanes Besbes, le ministère de la Santé a souligné que cette élection constitue à la fois une source de fierté et une responsabilité supplémentaire. Elle y voit une motivation renouvelée de poursuivre ses efforts en faveur de la recherche, de la formation et de l’innovation, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité des soins de santé.

Pour le ministère, cette distinction illustre la place grandissante qu’occupent les compétences médicales tunisiennes sur la scène internationale. Elle témoigne également de leur capacité à rayonner et à exceller dans diverses spécialités médicales; malgré les défis auxquels est confronté le secteur de la santé.

Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette élection est perçue comme une consécration du savoir-faire scientifique et de l’expertise professionnelle des cadres médicaux tunisiens. Elle vient également renforcer l’image de la Tunisie en tant qu’école médicale de référence, reconnue pour son rayonnement régional et international.

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L’UE offre aux jeunes tunisiens une opportunité de dynamiser le dialogue scientifique

La délégation de l’Union européenne (UE) en Tunisie a annoncé, mercredi, le 10 juin 2026, l’ouverture des candidatures destinées aux étudiantes et étudiants souhaitant participer à l’organisation et à l’encadrement des sessions intitulées « Jeunes et sciences », prévues dans plusieurs gouvernorats du pays, dans le cadre du projet SWAFY.

Ce programme de l’UE vise à renforcer le dialogue entre les jeunes et à stimuler leur intérêt pour les disciplines scientifiques. Il offre aux participants la possibilité de s’engager dans deux rôles distincts : animateurs chargés de faciliter les débats et de conduire les échanges interactifs avec les élèves, ou rapporteurs responsables de la documentation des séances et de la rédaction des comptes rendus et contenus associés.

Les organisateurs soulignent que cette initiative constitue une opportunité de développement de compétences dans les domaines de la communication, de l’animation, de la modération des discussions, mais aussi de la rédaction, du travail de terrain et du travail en équipe.

Le projet SWAFY invite les candidats intéressés à soumettre leur dossier au plus tard le mercredi 24 juin 2026 à minuit. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les sciences des jeunes et à renforcer leur participation aux enjeux scientifiques et sociétaux.

Intitulé « Sciences avec et pour la jeunesse », le projet SWAFY ambitionne de soutenir l’employabilité des jeunes, l’entrepreneuriat et la recherche scientifique dans les régions prioritaires. Il bénéficie d’un financement de 9,5 millions d’euros et s’inscrit dans le programme européen EU4Youth, destiné à favoriser l’inclusion économique, sociale et politique des jeunes Tunisiens âgés de 18 à 35 ans, en particulier les plus vulnérables.

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Deux enseignantes tunisiennes récompensées à l’international

Deux enseignantes de l’Université de Tunis El Manar ont récemment été distinguées à l’international pour leurs réalisations dans les domaines de l’innovation pédagogique et de la cybersécurité.

L’annonce faite par l’université dans un communiqué précise qu’il s’agit de Dr Sawssen Turki et de Dr Nihel Ben Youssef.

Ainsi, Dr Sawssen Turki, maître assistante à l’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis (ISTMT), a remporté le Prix Jean Demal de l’innovation pédagogique 2026. Cette distinction récompense ses travaux innovants, notamment en matière d’intégration des enjeux de durabilité dans la formation des ingénieurs.

Pour sa part, Dr Nihel Ben Youssef, maître assistante à l’Institut Supérieur d’Informatique, figure parmi les finalistes du prix « Cybersecurity Woman of the Year – Volunteer of the Year 2026 ». Cette nomination salue son engagement bénévole ainsi que sa contribution au développement de la communauté de la cybersécurité, assure l’Université Tunis El Manar.

Comme il se doit, l’Université s’est félicitée de ces distinctions qui témoignent du rayonnement international de ses enseignants et de leur contribution à l’excellence académique et scientifique.

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À 17 ans, Youssef Zribi invente une poubelle intelligente « Made in Tunisie »

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste maghrébin, Youssef Zribi, 17 ans, élève au lycée pilote Bourguiba de Tunis, revient sur son projet ECOTRUNK, présenté lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement 2026, en présence du ministre de l’Environnement, Habib Abid, et du directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Nacer Jeljeli.

Le jeune inventeur y défend une vision claire : “agir à la source” pour améliorer la gestion des déchets en Tunisie. “L’idée est de réduire au maximum les déchets non valorisés dès leur production”, explique Youssef Zribi.

Son projet repose sur une poubelle intelligente capable d’effectuer un tri sélectif automatisé. Elle intègre également un système de broyage transformant les déchets en poudre, ensuite destinée aux filières de recyclage pour réutilisation industrielle.

Au-delà de l’aspect matériel, ECOTRUNK comprend aussi un tableau de bord numérique permettant de suivre et optimiser le traitement des déchets en temps réel, renforçant ainsi la dimension technologique du projet porté par Youssef Zribi.

Selon lui, cette innovation pourrait contribuer à réduire significativement la pollution liée aux déchets non traités, tout en limitant les pratiques d’enfouissement encore courantes.

Sur le plan économique, le jeune porteur de projet met en avant une logique circulaire : transformer les déchets en ressources et créer de la valeur pour les entreprises du recyclage.

Actuellement, Youssef Zribi cherche à lever des financements pour développer son prototype. Il affirme avoir déjà suscité l’intérêt d’un investisseur bancaire, ouvrant la voie à une possible concrétisation industrielle de Code Frank.

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