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À Carthage, les citernes de la Mâalga : un trésor antique délaissé au potentiel économique considérable

Monument exceptionnel de l’ingénierie hydraulique romaine, les citernes de la Mâalga, à Carthage, constituent un patrimoine historique majeur dont le potentiel touristique et économique reste à valoriser. Construit au IIᵉ siècle après J.-C. pour répondre aux besoins en eau de la région, cet ensemble monumental témoigne du savoir-faire des civilisations antiques et pose aujourd’hui la question de la préservation et de la mise en valeur des richesses archéologiques tunisiennes.

Situées à Carthage, explique la chercheuse Houda Boubaker à MSB, les citernes de la Mâalga forment un ensemble de quinze réservoirs, dont la capacité totale est estimée à 60 000 m³ d’eau. Alimentées par un aqueduc acheminant l’eau depuis la région de Zaghouan sur environ 130 kilomètres, elles illustrent l’ampleur des infrastructures hydrauliques développées durant l’époque romaine. Leur construction, généralement située au IIᵉ siècle après J.-C., est associée au règne de l’empereur Hadrien, dans un contexte où l’approvisionnement en eau constituait un enjeu majeur pour les populations urbaines.

Au-delà de leur valeur archéologique, ces citernes représentent un potentiel important pour le tourisme culturel. Leur intégration dans des circuits patrimoniaux mieux structurés pourrait contribuer à enrichir l’offre touristique tunisienne, à prolonger les visites du site de Carthage et à générer des retombées économiques pour les acteurs locaux. Leur valorisation permettrait également de mieux faire connaître au public un patrimoine dont l’importance dépasse les frontières nationales, affirme la chercheuse.

Cette ambition s’inscrit dans l’histoire exceptionnelle de Carthage, ancienne capitale de la civilisation punique, fondée en 814 av. J.-C. par la princesse Elyssa, également connue sous le nom de Didon, venue de Tyr, en Phénicie. Devenue l’une des grandes puissances de la Méditerranée antique, la cité s’est imposée comme un centre majeur du commerce et des échanges maritimes, rappelle-t-elle. Sa rivalité avec Rome, notamment pour la maîtrise des routes commerciales et des espaces stratégiques de la Méditerranée, a donné lieu aux célèbres guerres puniques.

La renommée de Carthage a traversé les siècles. Au XIIᵉ siècle, le géographe et historien arabe Al-Idrissi évoquait déjà les vestiges de l’ancienne cité, alors largement ruinée. Au fil du temps, ses ruines ont servi de carrière de matériaux pour différentes constructions, contribuant à la disparition d’une partie de son héritage monumental. Les citernes de la Mâalga, quant à elles, ont traversé les siècles et demeurent un témoignage remarquable de cette histoire.

Aujourd’hui, souligne Houda Boubaker, l’enjeu est de transformer ce patrimoine en un véritable levier de développement culturel et économique, sans compromettre son intégrité historique. La protection, l’entretien, l’accessibilité et la promotion des citernes pourraient leur donner une place plus importante dans le paysage touristique tunisien.

Préserver la Mâalga ne consiste donc pas seulement à sauver des vestiges du passé : c’est aussi faire le choix d’investir dans un patrimoine vivant, capable de renforcer l’attractivité de Carthage et de contribuer au rayonnement culturel et économique de la Tunisie.

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60 ans de peinture au Maroc : des pionniers aux nouvelles écritures

Après Rabat, « 60 ans de peinture au Maroc » arrive à Casablanca. Dans quatre lieux, plus de 160 artistes racontent six décennies de création, des pionniers de la modernité aux écritures les plus contemporaines. Une traversée où les formes…

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La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud distinguée par le prix L’Oréal-UNESCO

La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud figure parmi les 35 lauréates de l’édition 2026 du prix « L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science ». La distinction lui a été remise le 7 octobre en France, lors d’une cérémonie à laquelle a notamment assisté l’ambassadeur de Tunisie à Paris, Dhia Khaled.

Décerné en partenariat avec l’Académie des sciences, le prix récompense chaque année des chercheuses pour l’excellence de leurs travaux et leur contribution à la recherche scientifique. Les lauréates de cette 20e édition ont été sélectionnées par un jury composé d’une cinquantaine d’académiciennes et d’académiciens.

Diplômée de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT), Dhekra Mahmoud mène actuellement ses recherches en tant que post-doctorante au CISPA, un centre de recherche spécialisé en cybersécurité. Ses travaux portent notamment sur la sécurité informatique et la cybersécurité.

Cette distinction met en lumière son parcours scientifique et son engagement dans un domaine stratégique de la recherche technologique.

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Festival international maghrébin du film : Oujda mise sur la relève

Du 16 au 21 octobre, Oujda accueille la 15e édition du Festival international maghrébin du film. Au-delà de la compétition, le rendez-vous veut renforcer son rôle de passerelle entre cinéastes, professionnels et jeunes talents. En bref 16-21 octobre 2026 :…

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Investiture de Slim Laghmani au TIDM : un succès diplomatique et juridique pour la Tunisie

Le 1er octobre 2026, le professeur tunisien Slim Laghmani a officiellement prêté serment comme juge au Tribunal international du droit de la mer (TIDM) lors d’une cérémonie organisée au siège de l’institution à Hambourg, en Allemagne. L’événement s’est déroulé en présence de l’ambassadeur de Tunisie à Berlin et de représentants diplomatiques tunisiens.

Élu le 18 juin 2026 lors de la 36e réunion des États parties à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), il entame un mandat de neuf ans s’étendant de 2026 à 2035. Cette élection valorise l’expertise juridique tunisienne et renforce la présence du pays au sein des grandes instances internationales, illustrant son engagement envers la légalité et l’État de droit.

Pour rappel, le TIDM est une juridiction indépendante établie en 1996 afin de trancher les différends relatifs à l’interprétation et l’application de la CNUDM de 1982. La Tunisie a ratifié cette convention en 1985.

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Samar Mezghanni : le talent tunisien qui a marqué le Guinness

Samar Mezghanni continue de faire rayonner la Tunisie à l’international. Écrivaine précoce, comme elle est décrite, elle figure à deux reprises dans le Guinness World Records en tant que « plus jeune auteure publiée au monde ».

Son parcours ne s’arrête pas aux records : auteure de nombreux ouvrages pour enfants et engagée pour la jeunesse, la culture et l’éducation, Samar Mezghanni, née le 27 août 1988, s’est imposée comme une voix tunisienne reconnue sur la scène internationale.

Une plume née très tôt, devenue un symbole de réussite et d’ambition pour toute une génération.

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SFBT : 100 talents, une promesse d’avenir

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a clôturé sa campagne PFE 2026 à l’occasion d’une cérémonie réunissant les étudiants, les collaborateurs ayant assuré leur encadrement au sein du Groupe ainsi que les représentants des universités partenaires.

Cette édition a permis à 100 étudiants d’intégrer différentes structures du Groupe SFBT dans le cadre de leur projet de fin d’études, leur offrant une immersion concrète dans l’entreprise, ses métiers et son environnement professionnel.

Au-delà de cette expérience, la campagne PFE s’inscrit dans une démarche fondée sur la transmission des savoirs et le partage d’expérience. Les étudiants ont ainsi pu bénéficier de l’expertise et des conseils de professionnels du Groupe, en complément de leur parcours académique.

Cette initiative contribue à renforcer les passerelles entre le monde académique et l’entreprise, en permettant aux jeunes talents de confronter leurs acquis aux réalités professionnelles, de développer leurs compétences et de mieux appréhender leur futur environnement de travail.

 

La cérémonie de clôture a également été l’occasion de saluer l’engagement de l’ensemble des parties prenantes ayant contribué à cette dynamique : étudiants, équipes d’encadrement du Groupe SFBT et représentants des universités partenaires.

À travers la campagne PFE 2026, la SFBT réaffirme son engagement en tant qu’entreprise citoyenne, en faveur de la jeunesse, de la transmission et du développement des compétences.

Investir dans les talents d’aujourd’hui, favoriser la transmission et rapprocher l’entreprise du monde académique : autant de façons de contribuer à construire les compétences et les réussites de demain.

D’après communiqué.

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