Lese-Ansicht

Les valeurs des semi-conducteurs flambent grâce à l’essor de l’IA

Les fabricants de puces, à l’exception de Nvidia, ont enregistré des gains exceptionnels au cours du deuxième trimestre de 2026. Les investisseurs ayant accru leurs mises sur l’intelligence artificielle (IA). Ce qui a fait grimper la valeur boursière combinée de Micron Technology, Intel et AMD d’environ 2 000 milliards de dollars.

Ces trois sociétés se sont hissées parmi les plus grandes entreprises technologiques américaines en termes de capitalisation boursière, occupant respectivement les dixième, onzième et douzième places. Et ce, après avoir attiré l’attention d’investisseurs à la recherche d’opportunités au-delà de Nvidia. Lequel est le principal bénéficiaire de l’essor de l’IA, selon un rapport de CNBC publié ce jeudi.

Malgré le maintien de la première place de Nvidia dans le secteur en termes de capitalisation boursière et la poursuite d’une forte croissance de son chiffre d’affaires, son action n’a progressé que de 15 % au deuxième trimestre. À l’inverse, les résultats des autres grands acteurs du cloud computing ont été mitigés. En effet, l’action Meta a reculé d’environ 2 %. Tandis que celle d’Alphabet a bondi de 24 %, surpassant ainsi un groupe qui comprend également Amazon et Microsoft.

L’analyste de Barclays, Anshul Gupta, a noté que les investisseurs ont commencé à se détourner des géants de l’IA pour se concentrer sur les entreprises qui fournissent l’infrastructure et les technologies qui les soutiennent. Ce qui a provoqué une forte hausse des actions du secteur des semi-conducteurs.

L’action de Micron Technology, l’un des trois principaux fabricants mondiaux de puces mémoire, a bondi de plus de 240 % au cours du trimestre, ajoutant près de 920 milliards de dollars à sa capitalisation boursière. L’entreprise a profité d’une forte hausse des prix de la mémoire, alimentée par la demande des sociétés spécialisées dans l’intelligence artificielle. Ce qui a plus que quadruplé son chiffre d’affaires trimestriel. Sa marge brute a quant à elle atteint 84,9 %, contre 39 % un an auparavant.

Durant la même période, l’action d’Intel a bondi de 216 %, ajoutant environ 480 milliards de dollars à sa capitalisation boursière. L’entreprise a profité de la demande croissante de processeurs (CPU) liée à l’intégration accrue d’applications d’intelligence artificielle dans les appareils, ainsi que de ses investissements dans la construction de nouvelles usines de semi-conducteurs aux États-Unis.

AMD a vu sa capitalisation boursière augmenter d’environ 615 milliards de dollars après que le cours de son action a presque triplé. Bien que l’entreprise produise également des processeurs graphiques utilisés dans les applications d’intelligence artificielle, elle reste largement distancée par Nvidia dans ce domaine.

Les analystes estiment que les mouvements du marché au cours du trimestre pourraient refléter une sorte de « passage de témoin » dans le secteur de l’intelligence artificielle, avec des investissements affluant vers les entreprises qui fournissent des puces et des technologies complémentaires aux produits de Nvidia. Et ce, dans un contexte de paris sur le fait que l’expansion massive des dépenses consacrées aux centres de données d’IA profitera à un plus large éventail d’entreprises.

Cette hausse s’est étendue à d’autres secteurs de la chaîne d’approvisionnement des infrastructures d’IA : l’action du fabricant d’équipements réseau Marvell a bondi de près de 200 % et celle d’Arm de 134 %. L’ETF VanEck Semiconductor a également progressé de 71 % au cours du trimestre, signant ainsi sa meilleure performance trimestrielle depuis son lancement en 2000.

L’article Les valeurs des semi-conducteurs flambent grâce à l’essor de l’IA est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

IA : la guerre technologique fait trembler les semi-conducteurs

La compétition internationale autour de l’IA s’intensifie de plus en plus, jusqu’à la saturation des capacités de production du leader mondial de fabrication des semi-conducteurs. A savoir les circuits ou les unités électroniques essentiels qui font partie intégrante des appareils et systèmes électroniques composés des dispositifs de mémoire, des dispositifs logiques, etc.

Che-Chia Wei, le PDG de Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), leader mondial des semi-conducteurs selon le site les numériques, a déclaré lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise que celle-ci n’arrivait à satisfaire qu’une partie de la demande élevée. « Nous faisons tout notre possible pour éviter que TSMC ne devienne un goulot d’étranglement », rassure-t-il.

Ce marché est en croissance potentielle évaluée à 598,06 milliards de dollars en 2025 et devrait passer de 659,66 milliards de dollars en 2026 à 1 477,06 milliards de dollars d’ici 2034, selon les prévisions du cabinet d’études de marché Fortune Business Insights. Mais selon une autre étude, ces projections pourraient même être sous-évaluées, car le marché a déjà atteint 792 milliards de dollars en 2025. Enregistrant ainsi une croissance de 25,6 % par rapport à 2024, la plus forte depuis 2021.

Revenons à cette inquiétude du secteur pour souligner que cette crise ne touche pas seulement les puces. Selon les experts, la demande explosive des centres d’entraînement d’IA provoque une pénurie généralisée de mémoire RAM et une forte augmentation de leurs prix, atteignant jusqu’à cinq fois plus pour certains modèles depuis l’été dernier.

Cette pénurie est exacerbée par les tensions que se livrent, principalement, la Chine et les États-Unis. Avec un enjeu immense : qui contrôle la fabrication des puces pourrait, à terme, dicter les règles du jeu de l’IA mondiale.

Mais où en est le Maghreb dans tout cela ?

Le 12 avril 2025, le Centre de Développement des Technologies Avancées (CDTA) annonçait la fabrication de la première puce électronique algérienne, dont l’enjeu est industriel, politique et sécuritaire. Et ce n’est pas tout. Selon le site web weartech.africa, citant le ministère algérien de l’Enseignement supérieur, l’Algérie a inauguré à Sidi Abdellah près d’Alger, lundi 8 juin 2026, son premier centre dédié à l’enseignement virtuel et à l’IA.

Quid de la Tunisie ?

Une étude de l’ITCEQ publiée en mai 2026 montre un décalage important entre les intentions et les réalisations : 86 % des entreprises considèrent l’intelligence artificielle et les technologies avancées comme un levier d’innovation. Mais seulement 19 % déclarent avoir concrètement développé des projets innovants, face à des obstacles financiers et de compétences. Avec seulement 7,8 % d’entreprises à forte maturité digitale, l’ITCEQ recommande des audits technologiques, des formations certifiantes en IA et la modernisation des systèmes ERP/CRM.

Il préconise également de renforcer les financements publics, d’investir dans la veille technologique et de promouvoir l’agilité organisationnelle. Ces actions visent à faire de l’intelligence artificielle un levier de compétitivité et de transformation durable du tissu économique tunisien.

Meriem Ben Ali

L’article IA : la guerre technologique fait trembler les semi-conducteurs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌