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Inflation à 5,6%, meurtre de Leïla Ben Salem, passeports des TRE… Les 5 infos de la journée

Comme chaque soir, Business News vous propose son récapitulatif quotidien : cinq informations, sélectionnées par la rédaction, pour saisir l’essentiel des enjeux qui ont marqué l’actualité. Voici le récap de la journée du 5 novembre 2026. Le taux d’inflation atteint 5,6% en octobre 2026 Le taux d’inflation s’est établi à 5,6% en octobre 2026, selon...

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Canva supprime un poste sur cinq: le revers brutal d’une success story

Canva traverse un premier coup de frein après dix années de croissance. Pour y faire face, le géant australien du design en ligne annonce la suppression de 1 271 postes, soit 22% de ses effectifs.

Dans un message adressé à ses collaborateurs, Melanie Perkins, cofondatrice et directrice générale de l’entreprise, fait preuve de franchise sur la situation actuelle. Après avoir rappelé le chemin parcouru, depuis les premières présentations du projet jusqu’à la création d’une plateforme adoptée par des centaines de millions d’utilisateurs, elle souligne que rien n’est jamais acquis. Elle va jusqu’à qualifier l’année en cours de plus difficile que l’entreprise ait jamais connue.

Au-delà des suppressions de postes, Canva engage une refonte de son organisation interne. Les équipes produit, croissance et plateforme seront fusionnées dans le but de faciliter les échanges et de décloisonner des services qui fonctionnaient jusqu’ici de manière distincte. L’entreprise entend par ailleurs élargir les missions des salariés qui resteront en poste, en leur attribuant un périmètre de responsabilités plus vaste. Enfin, elle introduit un nouveau mode de travail hybride, prévoyant plusieurs jours de présence au bureau chaque semaine.

Le véritable défi de Canva se joue désormais dans l’intelligence artificielle. Pour gagner en autonomie et réduire sa dépendance aux modèles tiers, l’entreprise développe ses propres technologies. Mais cette stratégie a un coût: la forte hausse des dépenses consacrées à l’IA a poussé le groupe à ramener sa prévision de croissance du chiffre d’affaires de 30 à 20%. Un ajustement qui s’accompagne d’une nouvelle dépréciation de sa valorisation par ses premiers investisseurs, désormais ramenée à quelque 35 milliards de dollars, après une première baisse en début d’année.

L’IA représente un défi concurrentiel majeur pour Canva. Si elle contribue à enrichir son offre, elle permet également à de nouveaux acteurs de s’imposer sur son marché. ChatGPT et Gemini proposent désormais des outils capables de générer rapidement des affiches et des présentations, empiétant sur des usages qui constituaient jusqu’ici le cœur de métier de Canva. Son principal avantage concurrentiel tend ainsi à perdre de sa singularité.

Pour une entreprise dont l’expansion rapide a longtemps constitué l’un des principaux atouts, cette restructuration représente un changement de paradigme. Canva doit désormais composer avec des exigences multiples: rationaliser ses dépenses, soutenir ses ambitions dans le domaine de l’intelligence artificielle et consolider sa position face à des acteurs qui étendent leurs offres et leurs ambitions. Reste une interrogation majeure: une structure organisationnelle plus compacte sera-t-elle synonyme de davantage d’efficacité ou exposera-t-elle l’entreprise à de nouvelles fragilités? L’évolution de ses performances au cours des prochains mois permettra d’en mesurer les conséquences et de déterminer si cette réorganisation suffit à relancer sa croissance.

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MAXUS débarque en Tunisie avec une gamme utilitaire complète

Née de l’héritage de LDV, marque britannique fondée en 1896, MAXUS voit le jour en 2011 sous l’impulsion de SAIC Motor, qui a racheté les actifs et technologies de LDV en 2009. Présente aujourd’hui dans plus de 60 pays, la marque s’affirme comme un acteur majeur du marché mondial des utilitaires, avec une offre couvrant aussi bien les motorisations thermiques que les solutions 100 % électriques.

Automobiles Zouari, l’un des principaux distributeurs automobiles du pays, lance officiellement MAXUS, la marque internationale du groupe chinois SAIC Motor, sur le marché tunisien.

Dévoilée le 5 novembre 2026 lors d’une cérémonie organisée au showroom d’Automobiles Zouari à Bir El Kassaa, Tunis, cette arrivée marque une nouvelle étape pour le secteur automobile national. MAXUS propose une gamme de véhicules utilitaires conçue pour les professionnels, alliant robustesse, technologie, confort, polyvalence et électrification.

Une gamme de six modèles

Six modèles ont été présentés à cette occasion, couvrant les segments des pick-up, des fourgons thermiques et des utilitaires électriques :
TERRON 9 : pick-up haut de gamme, motorisation 2,5 L turbo diesel de 222 ch, transmission 4WD, charge utile de 750 kg, classé Gold aux tests de sécurité ANCAP. Prix TTC : 149 000 DT.

T60 : pick-up polyvalent destiné aux professionnels du bâtiment, de l’agriculture et de l’artisanat. Il développe 159 ch avec un moteur 2,0 L turbo diesel, offre une charge utile de 1 080 kg et une transmission 4WD. Prix TTC : 79 400 DT.
G10 : véhicule polyvalent offrant un volume utile de 5,2 m³ et une charge utile de 950 kg, avec un moteur 2,0 L turbo diesel de 161 ch. Prix TTC : 79 400 DT.

DELIVER 9 : grand fourgon dédié au transport, à la logistique et à la distribution, avec un volume de chargement de 11,5 m³, une charge utile de 1 280 kg et une motorisation 2,0 L turbo diesel de 145 ch. Il a obtenu 4 étoiles Euro NCAP. Prix TTC : 99 400 DT.

eDELIVER 3 : utilitaire 100% électrique compact, idéal pour la livraison urbaine. Il affiche une autonomie de 322 km, une batterie de 50 kWh, un volume utile de 4,8 m³ et une charge utile de 990 kg. Prix TTC : 69 800 DT.

eDELIVER 5 : fourgon électrique destiné à la logistique et aux livraisons plus importantes. Il propose une autonomie de 454 km, une batterie de 64 kWh, un volume utile de 7,5 m³ et une charge utile de 1 295 kg. Il est récompensé par 5 étoiles Euro NCAP. Prix TTC : 85 800 DT.
Garanties

Pour accompagner le lancement de la marque, MAXUS propose une garantie de cinq ans ou 150 000 km sur l’ensemble de ses véhicules. Tandis que les batteries des modèles électriques bénéficient d’une couverture de huit ans ou 150 000 km. Cette politique vise à renforcer la confiance des clients et à sécuriser l’usage des utilitaires, notamment dans le cadre d’une activité professionnelle intensive.

Parallèlement, Automobiles Zouari déploie un réseau commercial en pleine expansion. Les showrooms MAXUS sont déjà présents à Bir El Kassaa, Sousse, Sfax, Gabès et Kairouan, permettant d’assurer une proximité avec les professionnels dans les principales régions du pays.

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Coupures d’eau : Quatre gouvernorats concernés, le rétablissement prévu vendredi soir

Une panne sur une conduite principale d’adduction d’eau perturbe la distribution de l’eau potable dans plusieurs localités des gouvernorats de Kairouan, Sousse, Monastir et Mahdia. La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé des perturbations à partir de jeudi 5 novembre 2026 à midi. La reprise progressive de l’approvisionnement est prévue vendredi 6 novembre à partir de 23 heures.

Dans son communiqué, la SONEDE précise que l’incident concerne une conduite principale d’adduction d’un diamètre de 600 millimètres. Les perturbations touchent plusieurs délégations et localités, sans concerner l’intégralité des quatre gouvernorats.

Les zones concernées dans chaque gouvernorat

Dans le gouvernorat de Kairouan, les perturbations touchent la délégation de Kairouan Nord, notamment les zones d’El Aouamed et d’El Ghabat.

Dans le gouvernorat de Sousse, trois délégations sont concernées :

  • Sidi El Hani : Sidi El Hani, Ouled Alouane, Ghabgoub, Ouled El Khchine et Ouled El Faleh.
  • Kalaa Sghira : Oued Laya, Ennegr, Dergham, Ennoualet et El Jebline.
  • M’saken : l’usine STIP, Koraa El Menjour, Knaies, Chihia, Ouled Toumi, Beni Rbiaa, El Biyada, Beni Kalthoum, El Frada et El Borjine.

Dans le gouvernorat de Monastir, quatre délégations sont touchées :

  • Zeramdine : Menzel Hayet, El Khlala, El Mazawgha et El Mchichat.
  • Jemmal : Menzel Kamel, Bir Ettayeb et El Hadadra.
  • Ouerdanine : Ouerdanine, Oued El Jebs, Bouothmane et Menzel Kheir.
  • Bembla : Menzel Nour.

Dans le gouvernorat de Mahdia, les perturbations concernent la délégation de Boumerdès, plus précisément la ville de Karkar.

Un rétablissement progressif à partir de 23 heures

La SONEDE prévoit le retour progressif à la normale de la distribution de l’eau potable à partir de vendredi 6 novembre à 23 heures.

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Chery Tunisie: Aymen Ben Tili, nouveau directeur général de la STA

La Société tunisienne d’automobiles (STA), représentant officiel de Chery en Tunisie, a confié sa direction générale à Aymen Ben Tili. Une nomination qui intervient après quelques mois passés au poste de directeur général adjoint, fonction qu’il occupait depuis janvier 2026.

Son parcours le rattache notamment aux métiers de la distribution et de la gestion financière. Il a dirigé Kipropha, société spécialisée dans la distribution de médicaments et de produits pharmaceutiques, après avoir occupé différentes responsabilités chez Fatales, dont celles de directeur du développement et de directeur administratif et financier. Les deux entreprises appartiennent au groupe Kilani.

En mars 2007, il rejoint Goulette Shipping Cruise, société exploitant le terminal de croisière du port de La Goulette, en tant que directeur administratif et financier. Il évolue au sein de l’entreprise jusqu’à sa nomination comme directeur général adjoint en septembre 2014, une fonction qui élargit son expérience à la gestion opérationnelle et à la direction d’entreprise.

Son parcours, qui traverse les secteurs pharmaceutique, maritime et automobile, repose sur une expérience diversifiée des fonctions financières et managériales. Cette mobilité sectorielle éclaire son arrivée chez Chery, dans un contexte de développement de la marque sur le marché tunisien.

Son arrivée ouvre une nouvelle étape pour Chery en Tunisie, dont les orientations dépendront notamment de sa capacité à composer avec les contraintes du marché et la concurrence.

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Snapshot : Est-ce vraiment le cas au parc du Belvédère ?

Les pouvoirs publics ont bien fait d’afficher ce rappel à l’entrée du parc du Belvédère. Toutefois, nous avons pu constater que cette limitation de vitesse n’était pas respectée par plusieurs automobilistes.

Ce sont ces derniers qui doivent réaliser que tout excès de vitesse dans le périmètre du parc représente un véritable danger. Le Belvédère est aujourd’hui assiégé par les voitures, sert de parking pour les uns et de raccourci pour les autres. Au point où il n’y a presque plus de quiétude dans les allées du parc. Et c’est bien dommage pour le poumon vert de la capitale.

Par ailleurs, pourquoi pas des dimanches sans voitures au parc du Belvédère. Les familles et les enfants y gagneraient beaucoup et la zone entière pourrait retrouver sa vocation ne serait-ce qu’un jour par semaine.

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Algérie: Sonatrach dépense plus et encaisse moins en 2025

Le bilan annuel de Sonatrach pour 2025 met en lumière un décalage entre l’accélération de l’effort d’investissement et la contraction des résultats financiers. Le groupe a ainsi consacré davantage de ressources à ses projets, tandis que son bénéfice net a reculé, affecté par la baisse des cours des hydrocarbures.

Sur le plan opérationnel, Sonatrach maintient un niveau de performance stable. Sa production primaire s’est établie à 193,7 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), enregistrant une légère hausse par rapport à 2024. Elle comprend 47,5 millions de tonnes de pétrole, 134,3 milliards de m³ de gaz naturel, 8,3 millions de tonnes de condensat et 7 millions de tonnes de GPL. Les exportations du groupe et de ses associés ont, pour leur part, diminué de 3%, pour atteindre 89 millions de TEP.

Malgré un chiffre d’affaires qui atteint 5 748 milliards de dinars, soit 42,34 milliards de dollars, dont 5 230 milliards de dinars (38,53 milliards de dollars) réalisés à l’exportation, les performances financières du groupe sont marquées par un net repli de la rentabilité. Le résultat net s’établit en effet à 603 milliards de dinars (4,44 milliards de dollars), enregistrant une baisse de 26% par rapport à 2024. Cette évolution reflète essentiellement l’effet de la conjoncture internationale sur les revenus des hydrocarbures. Le prix moyen du pétrole brut est ainsi descendu à 69,37 dollars le baril en 2025, contre 81,87 dollars l’année précédente. À cette baisse s’ajoute celle du gaz naturel, dont le prix moyen a diminué de 8%, passant de 10,36 à 9,54 dollars le MMBtu.

Pour autant, Sonatrach n’a pas revu ses ambitions à la baisse. Le groupe a même renforcé son effort d’investissement, en hausse de 29%, en privilégiant notamment le segment de l’exploration-production. Une orientation qui témoigne, selon son PDG, Noureddine Daoudi, de la «résilience» et de la «capacité d’adaptation» du groupe, lequel a su préserver sa trajectoire de développement en dépit des contraintes du contexte économique.

La valorisation des ressources reste au cœur de la stratégie de Sonatrach. Le groupe poursuit ainsi plusieurs projets industriels d’envergure, notamment la réalisation d’unités de MTBE à Arzew et de Linear Alkyl Benzène à Skikda, ainsi que la construction de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud. À Arzew, une unité d’hydrotraitement et de reforming, d’une capacité annuelle de 780 000 tonnes de naphta lourd, a également été lancée. Sa mise en service devrait permettre de porter la production annuelle d’essence de 550 000 à 1,2 million de tonnes.

Le raffinage affiche, en revanche, des résultats moins favorables. La production des raffineries a reculé de 1%, à 30 millions de tonnes, tandis que les importations de produits pétroliers ont fortement progressé, pour atteindre 1,4 million de tonnes, soit une hausse de 572% en un an. Sonatrach explique cette augmentation par l’importation de 1,07 million de tonnes de gasoil et par la progression de 42% des achats de MTBE.

Sur  le volet environnemental, Sonatrach poursuit ses efforts de réduction du torchage. Les volumes de gaz torchés ont atteint 2,61 milliards de m³, en recul de 31% par rapport à 2020.

Au-delà de ces avancées, le bilan 2025 révèle surtout le contraste entre les ambitions industrielles du groupe et ses performances financières. Sonatrach continue d’investir et maintient une production solide, mais la baisse des cours des hydrocarbures pèse sur sa rentabilité. Reste désormais à mesurer, dans les prochaines années, les retombées économiques de cet important effort d’investissement.

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Jabri: 190 millions de dinars de marchandises saisies en neuf mois

Le porte-parole de la Direction générale des Douanes, Chokri Jabri, a confié à Mosaïque FM que des marchandises, dont de l’or, des appareils électroniques, des produits alimentaires et des fruits secs, d’une valeur totale de 190 millions de dinars, ont été saisies au cours des neuf premiers mois de 2026, dans le cadre des efforts […]

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Tarek Hdiji nommé administrateur délégué de la SOTETEL

Du mouvement à la tête de la SOTETEL. Réuni lundi 2 novembre 2026, le Conseil d’administration de l’entreprise a officialisé le départ de son directeur général, Karim Laabidi, après quatre années passées à la tête de la société.

Arrivé au terme de son mandat, Karim Laabidi a choisi de quitter ses fonctions pour des convenances personnelles. Sous sa direction, la SOTETEL a notamment enchaîné plusieurs trimestres de croissance et consolidé ses performances financières, portées par ses activités dans les télécommunications, la fibre optique et les énergies renouvelables.

Transition assurée par Tarek Hdiji

Afin de garantir la continuité opérationnelle et d’éviter toute rupture dans la gestion de l’entreprise, le Conseil d’administration a immédiatement pris des mesures de transition. Ainsi, Tarek Hdiji, jusqu’à présent membre du Conseil d’administration, a été désigné en qualité d’administrateur délégué. Ses nouvelles fonctions sont effectives depuis le 3 novembre 2026.

Ce mandat s’inscrit dans un cadre temporaire : Tarek Hdiji assurera la gestion courante de la société pour une période de trois mois, ou jusqu’à la désignation officielle d’un nouveau directeur général.

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Météo du 5 novembre : Pluies éparses et températures jusqu’à 28°C

Le temps sera partiellement nuageux ce jeudi 5 novembre 2026, avec des passages parfois très nuageux accompagnés de pluies éparses sur les hauteurs du Nord-Ouest et du Centre.

Les précipitations s’étendront progressivement, en fin de journée, aux régions côtières de l’Est, où elles pourront être temporairement orageuses, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Les températures maximales varieront entre 19 et 24°C dans les régions du Nord, avoisineront 17°C sur les hauteurs de l’Ouest et oscilleront entre 25 et 28°C dans le reste du pays.

Le vent soufflera de secteur Sud. Il sera relativement fort près des côtes et faible à modéré sur les autres régions. La mer sera agitée à très agitée au Nord et dans le golfe d’Hammamet, tandis qu’elle restera peu agitée sur le reste des côtes.

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Saisie de cannabis et de psychotropes à Sousse | Trois dealers arrêtés

Les éléments de la brigade régionale de lutte contre les stupéfiants de Sousse ont réussi un coup de filet en saisissant environ 250 grammes de résine de cannabis, ainsi qu’une quantité de comprimés psychotropes.

Lors de cette intervention, une somme d’argent et une balance de précision ont également été confisquées, indique Mosaïque FM ce mercredi 4 novembre 2026, en citant une source proche du dossier.

L’opération sécuritaire, menée dans le quartier Laouina à Sousse, a permis l’interpellation de trois individus, dont un ressortissant d’un pays d’Afrique subsaharienne.

Après consultation du ministère public, les dealers ont été placés en garde à vue et l’enquête se poursuit.

Y. N.

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Tribune. Ne jamais se croire vaincus quand l’espoir reprend voix !

Les élections américaines peuvent-elles raviver l’espoir démocratique ? Dans cette tribune, Hella Ben Youssef analyse leur portée politique et leur écho auprès d’une jeunesse en quête de perspectives, de justice sociale et de raisons de croire à nouveau en l’engagement…

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Budget 2027 : plus de 17 MDT pour l’aviation civile

Le programme de l’aviation civile devrait mobiliser environ 17,170 millions de dinars en 2027, contre 14,236 millions en 2026, a annoncé le ministre du Transport, Rachid Amri, devant le Parlement.

Il s’exprimait lors d’une séance conjointe de la commission de la planification, du développement durable, des transports, de l’infrastructure et de l’aménagement du territoire de l’ARP et de la commission des plans de développement et des grands projets du CNRD, consacrée à l’examen du projet de budget de la mission transport pour 2027.

Selon le ministre, cette enveloppe comprend 3,557 millions de dinars de dépenses de rémunération et 13,613 millions de dinars de dépenses d’intervention. Ces dernières incluent notamment une subvention de 13 millions de dinars en faveur de Tunisair Express au titre du soutien au transport public, contre 11 millions en 2026.

Pour l’année à venir, le programme s’articule autour de plusieurs axes : la réorganisation des services du secteur, le développement du transport aérien intérieur et international, le renforcement de la sécurité et de la sûreté, ainsi que l’amélioration de la qualité des services. Il prévoit également l’aménagement et la modernisation de l’infrastructure aéroportuaire conformément aux normes internationales.

Ces orientations visent à améliorer le rendement du système de l’aviation civile et à le rendre plus apte à répondre aux exigences du transport aérien, tout en confortant le rôle des aéroports intérieurs dans la dynamisation du trafic à l’échelle nationale.

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Chiffre de la semaine : 800 000 signatures pour la pétition appelant à fermer CNews

La pétition « Supprimer CNews de l’audiovisuel français » est disponible sur le site de l’Assemblée nationale, elle a passé le cap des 800 000 signatures aujourd’hui.   « CNews n’est pas une chaîne d’information. C’est une machine de propagande.…

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Transport public : 3 312 bus en service d’ici la fin de l’année

Le parc potentiel du transport public, prêt à l’exploitation, en Tunisie atteindra 3312 bus d’ici le 12 décembre 2026, contre 2416 bus opérationnels en 2025. C’est ce qu’a fait savoir mercredi le ministre des Transports, Rachid Amri.

Intervenant, lors d’une séance commune entre la commission de la planification, du développement durable, du transport, de l’infrastructure et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et la commission des plans de développement et des grands projets au Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrée à l’examen du projet de budget de la mission transport pour l’année 2027, le ministre a expliqué que cette évolution du parc concerne l’ensemble des entreprises publiques actives dans le secteur du transport terrestre. Pour les sociétés régionales de transport, M. Amri a précisé que le parc opérationnel s’élèvera à 2618 bus, contre 1896 bus en 2025.

Concernant la Société des transports de Tunis (TRANSTU), la flotte prête à l’exploitation devrait passer à 851 bus, contre 520 l’année dernière.

S’agissant de la Société nationale de transport interurbain (SNTRI), le ministre a indiqué que son parc atteindra 165 bus, contre 111 bus au cours de l’année précédente.

Ces chiffres montrent clairement une progression attendue du volume de la flotte opérationnelle des diverses structures de transport terrestre public d’ici décembre 2026, dans le cadre des données relatives au projet de budget du ministère des Transports pour l’exercice 2027.

Ces indicateurs s’inscrivent dans le cadre du suivi de la situation du parc de transport public et de l’amélioration de la disponibilité, visant à renforcer la capacité des sociétés de transport à assurer les services de transport collectif et à répondre aux besoins de mobilité dans les différentes régions du pays.

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Cinq choses à savoir sur Ali Rabeh, nouvelle figure de la lutte contre le RN

À la suite de l’attentat terroriste raciste ayant touché sa ville, Ali Rabeh, maire de Trappes, a fustigé les discours racistes et une certaine complaisance de certains médias. En bref Né à Poissy en 1984, Ali Rabeh est issu d’une…

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Suisse : la hausse du coût de la vie nourrit une colère sociale inhabituelle

La Suisse, souvent considérée comme un modèle de stabilité sociale et politique, n’échappe plus aux tensions qui traversent plusieurs pays européens. Du 31 octobre au 2 novembre, des manifestations non autorisées à Zurich et à Bâle ont dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, sur fond de contestation du coût de la vie, des difficultés de logement et de la hausse des primes d’assurance-maladie.

À Zurich, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le quartier de Langstrasse avant que des groupes de manifestants ne dressent et incendient des barricades, endommagent des commerces et un véhicule. La police a utilisé des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les participants. À Bâle, environ 150 personnes ont défilé dans le centre-ville. Des barricades ont été également  incendiées et les transports publics momentanément perturbés.

Ces incidents s’inscrivent dans un mouvement de mobilisation qui fait écho aux protestations observées en France, en Allemagne, en Italie et dans d’autres pays européens. Des appels diffusés sur les réseaux sociaux ont repris des slogans invitant à faire déferler en Suisse l’esprit de révolte qui traverse le continent.

Une inflation modérée, mais des dépenses contraintes

Sur le plan statistique, la situation suisse reste différente de celle de plusieurs économies européennes. Les données de l’Office fédéral de la statistique publiées mardi 3 novembre révèlent que l’inflation annuelle a atteint 1,5 % en octobre 2026, contre 1 % en septembre. L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,2 % sur un mois.

Cette hausse intervient dans un contexte de renchérissement de l’énergie et des carburants. Les prix de l’énergie et des combustibles ont augmenté de 16 % sur un an, selon les données publiées sur l’évolution des prix en octobre. La progression des prix importés contribue également à cette accélération.

Mais le mécontentement ne se limite pas à l’inflation mesurée par l’indice général. Les dépenses de logement et les primes obligatoires d’assurance-maladie pèsent durablement sur les budgets des ménages. Pour les jeunes, l’accès au logement, la précarité de certaines situations professionnelles et les restrictions budgétaires dans les services publics constituent également des sources de frustration.

Le paradoxe suisse réside ainsi dans le décalage entre une inflation relativement contenue à l’échelle européenne et le poids élevé de certaines dépenses incontournables dans le budget des ménages.

Des violences dont les causes restent discutées

Les observateurs suisses ne s’accordent pas sur l’interprétation des événements. Des responsables politiques et des représentants de mouvements de jeunesse établissent un lien entre les tensions sociales, les mesures d’austérité, les difficultés d’accès au logement et l’augmentation des coûts de santé.

D’autres analystes estiment que les violences ne traduisent pas nécessairement une mobilisation populaire structurée autour de revendications économiques. Ils soulignent le rôle de groupes militants radicaux, de participants attirés par les affrontements et de mobilisations organisées sur les réseaux sociaux.

La Suisse face à une contestation européenne

La portée de ces événements dépasse les seuls incidents de Zurich et de Bâle. Ils montrent que la prospérité économique ne protège pas nécessairement contre les tensions liées au logement, aux dépenses de santé, aux inégalités ressenties et à la perception d’un recul des services publics.

La Suisse conserve des mécanismes institutionnels de participation directe, notamment les initiatives populaires et les référendums, qui distinguent son système politique de celui de nombreux pays voisins. Mais ces instruments ne suffisent pas à neutraliser toutes les frustrations sociales, particulièrement lorsqu’elles concernent les jeunes générations.

L’enjeu pour les autorités sera donc de ne pas réduire ces événements à une simple question de maintien de l’ordre; sans pour autant assimiler les actes de vandalisme à l’expression de l’ensemble du mécontentement social.

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SRTGN: la dette balaie la performance opérationnelle

La Société régionale de transport du gouvernorat de Nabeul (SRTGN) a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025.

Au terme de l’année, les revenus totaux se sont établis à 71,124 MDT, en légère hausse de 1,2% en glissement annuel. Les revenus provenant du transport des voyageurs ont poursuivi leur érosion pour s’établir à 29,720 MDT (contre 30,605 MDT en 2024), impactés par l’usure du parc de bus et les difficultés d’exploitation. Les ventes de billets (17,713 MDT) et d’abonnements (3,956 MDT) ont reculé. Le modèle économique reste dépendant de la compensation publique. La subvention d’exploitation versée par l’État a atteint 40,021 MDT, représentant à elle seule 56,3% des revenus de la société.

Les charges d’exploitation ont été ramenées à 64,145 MDT, traduisant des efforts d’optimisation. Les achats consommés ont baissé de 3,4%, à 15,986 MTD, le poste des carburants s’élevant à 9,340 MDT. Les frais du personnel ont légèrement fléchi à 40,121 MDT. Les dotations aux amortissements et provisions ont été réduites à 4,475 MDT. Le résultat d’exploitation s’est nettement amélioré, passant de 4,290 MDT en 2024 à 6,979 MDT en 2025.

Malgré la performance opérationnelle, la structure financière de la SRTGN continue de peser lourdement sur ses comptes. Les charges financières nettes se sont élevées à 10,581 MDT, absorbant à elles seules la totalité du bénéfice d’exploitation. L’exercice 2025 est bouclé sur une perte nette de 3,561 MDT. Le cumul des pertes reportées, de -121,894 MDT, a poussé le total des fonds propres à -110,480 MDT.

La SRTGN fait face de plein fouet aux dispositions de l’article 388 du Code des sociétés commerciales. Elle poursuit son activité mais elle est dans l’obligation de mettre en place et d’exécuter un plan de restructuration et de recapitalisation. En 2026, elle a réceptionné 27 nouveaux bus, dont 8 destinés au gouvernorat de Zaghouan et 19 au gouvernorat de Nabeul. Cela devrait renforcer sa flotte et améliorer ses revenus, mais l’injection d’argent frais demeure une obligation.

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Centres techniques tunisiens et défi de l’exportation vers l’Afrique

La Tunisie dispose d’un réseau de centres techniques sectoriels qui constitue un véritable capital national de compétences. Laboratoires, essais, assistance technique, formation, qualité, innovation et expertise ont permis d’accompagner plusieurs générations d’entreprises. Dans le même temps, les économies africaines recherchent des compétences dans ces mêmes domaines. L’enjeu est donc désormais de mieux organiser l’ouverture internationale de cette expertise, sans fragiliser les missions nationales des centres ni les parcours de leurs experts. Il s’agit, surtout, de transformer un capital de compétences en levier de coopération, d’innovation et de rayonnement économique.

Ing. Taoufik Halila & Ing. Mohamed Férid Herelli *

La création d’une plateforme commune, proposée ici à titre de réflexion sous le nom de Tunisia Industrial Expertise (TIE), permettrait de mutualiser la prospection, le montage des offres, la contractualisation et la mobilisation des experts. Cette démarche pourrait être élargie à d’autres structures tunisiennes disposant de compétences complémentaires, notamment dans les télécommunications et le numérique.

La Tunisie dispose de huit centres techniques industriels sectoriels :

Cetiba : Centre technique de l’industrie du bois et de l’ameublement ;

Cetime : Centre technique des industries mécaniques et électriques ;

CTC : Centre technique de la chimie ;

Cettex : Centre technique du textile ;

CNCC : Centre national du cuir et de la chaussure ;

CTAA : Centre technique de l’agroalimentaire ;

CTMCCV : Centre technique des matériaux de construction, de la céramique et du verre ;

Packtec : Centre technique de l’emballage et du conditionnement.

Leur valeur ne réside pas seulement dans les équipements et les laboratoires. Elle tient surtout aux compétences accumulées par leurs ingénieurs, techniciens et experts au contact direct des entreprises.

Diagnostics industriels, essais et analyses, qualité, certification, formation, assistance technique, innovation, recherche-développement et veille technologique constituent un ensemble d’expériences directement mobilisables dans des projets industriels.

L’Afrique, une opportunité naturelle pour l’expertise tunisienne

Le développement industriel africain nécessite des investissements, mais aussi des compétences techniques et des infrastructures de qualité. Les besoins concernent notamment les laboratoires, les systèmes qualité, la normalisation, la formation continue, l’accompagnement des PME, les diagnostics industriels, le transfert technologique, la maintenance et l’ingénierie.

Une partie importante de ces besoins correspond précisément aux compétences développées en Tunisie. La conférence Financing Investment and Trade in Africa (Fita) organisée par le Tunisia Africa Business Council (TABC), ainsi que le partenariat TABC–Cetime conclu en janvier 2026, illustrent cette convergence entre les besoins africains et l’expertise tunisienne.

L’ouverture sur les marchés africains doit ainsi être considérée non comme une activité périphérique, mais comme une possibilité de valorisation internationale d’un savoir-faire déjà constitué. Elle peut également servir de porte d’entrée à d’autres entreprises tunisiennes : sociétés d’ingénierie, bureaux d’études, fabricants d’équipements, entreprises de maintenance, organismes de formation et fournisseurs de technologies.

Le potentiel existe, mais l’exportation de l’expertise reste plus complexe que l’exportation d’un produit. Un centre sollicité pour une mission internationale doit pouvoir répondre à plusieurs questions : qui porte le contrat ? qui facture ? comment mobiliser l’expert ? comment préserver son statut, ses droits sociaux et son parcours professionnel ? comment assurer son retour et reconnaître la mission ?

Ces contraintes peuvent limiter les initiatives internationales. Il serait donc utile de disposer d’un mécanisme léger permettant de séparer clairement l’activité internationale de la gestion courante des centres, tout en maintenant le lien avec ceux-ci.

Une plateforme commune : Tunisia Industrial Expertise

À titre de proposition, une plateforme commune et légère pourrait être développée sous l’appellation Tunisia Industrial Expertise (TIE). Elle ne remplacerait pas les centres techniques et ne concurrencerait pas leurs missions nationales. Elle aurait pour fonction de transformer leurs compétences en offres internationales structurées.

Ses fonctions pourraient être limitées à quelques missions essentielles :

– identifier les besoins et les projets sur les marchés africains ;

– présenter l’offre tunisienne et assurer la prospection ;

– monter les propositions techniques et financières ;

– porter les contrats internationaux et assurer leur suivi ;

– organiser la mobilisation et le détachement des experts ;

– coordonner les aspects administratifs, financiers et juridiques ;

– capitaliser les références et constituer progressivement un portefeuille international.

L’expérience de Steg International Services montre qu’une structure dédiée peut transformer des compétences accumulées par une institution publique en prestations internationales. Il ne s’agit pas de reproduire ce modèle à l’identique, mais d’en retenir le principe : disposer d’un véhicule adapté à la prospection, à la contractualisation et à la réalisation de missions à l’étranger.

Aller vers des offres intégrées et élargir le réseau aux compétences spécialisées

L’objectif ne serait pas de vendre uniquement des journées d’experts, mais de proposer des solutions complètes. Plusieurs centres pourraient ainsi réunir leurs compétences autour d’un même projet : diagnostic, conception, essais, équipements, procédures, formation, accompagnement et certification.

Dans une filière agroalimentaire, par exemple, le CTAA, Packtec, Cetime et d’autres compétences sectorielles pourraient être mobilisés selon les besoins. Cette logique de consortium permettrait de proposer aux partenaires africains une équipe pluridisciplinaire plutôt qu’une succession d’interventions isolées.

L’expertise pourrait alors devenir une véritable porte d’entrée commerciale : expertise → confiance → partenariat → projet → investissement → exportation.

L’ouverture internationale ne devrait pas se limiter aux huit centres techniques ; elle devrait également s’étendre au secteur du numérique et aux technologies de l’information et de la communication (TIC). À cet égard, le Centre d’études et de recherche des télécommunications (Cert) pourrait jouer un rôle d’intermédiaire entre les compétences tunisiennes dans le domaine du numérique et les besoins des pays africains dans ce secteur.

Ce rôle consisterait, d’une part, à faciliter les déplacements et les missions de nos ingénieurs à l’étranger et, d’autre part, à instaurer une coopération africaine productive dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), dont les avancées s’accélèrent à pas de géant. L’enjeu est stratégique : il consiste à préserver la souveraineté numérique de nos pays et de garantir la maîtrise de leurs données, face à la domination croissante des grandes puissances mondiales dans ce domaine.

La démarche pourrait donc évoluer vers un véritable réseau national d’expertise, réunissant les centres techniques et, lorsque cela deviendra pertinent, des centres de recherche ou organismes spécialisés. L’objectif ne serait pas de créer de nouvelles structures pour chaque compétence, mais de mieux coordonner et rationaliser la coopération et la complémentarité entre celles qui existent déjà.

Cette logique d’ouverture pourrait progressivement intégrer d’autres partenaires disposant de savoir-faire spécifiques, en fonction des besoins des marchés ciblés.

Mettre l’expert au cœur de l’internationalisation

L’expert constitue le principal actif de cette démarche. Il ne devrait pas avoir à choisir entre son parcours national et une expérience internationale. Un dispositif de mobilité devrait préserver son lien avec son centre, son ancienneté, ses droits sociaux et sa possibilité de réintégration, tout en prévoyant une rémunération et une prise en charge adaptées aux missions extérieures.

Une plateforme nationale des experts, recensant les domaines de compétence, l’expérience, les références, les langues et les disponibilités, constituerait un outil simple pour identifier rapidement les profils nécessaires aux projets.

La réussite de cette démarche suppose une coordination avec les acteurs déjà engagés dans l’ouverture africaine et l’exportation. Le TABC peut contribuer à l’accès aux marchés et à la prospection ; les centres apportent l’expertise ; une structure telle que TIE assurerait la mise en marché et la contractualisation ; l’ATCT pourrait être mobilisée pour la coopération technique et le Cepex pour l’appui à l’export.

Cette complémentarité permettrait d’éviter la multiplication des structures et de concentrer les efforts sur la réalisation de projets concrets.

Après plusieurs décennies d’accompagnement de l’industrie tunisienne, les centres techniques peuvent conserver pleinement leur mission nationale tout en développant une dimension internationale. Ils pourraient ainsi être simultanément des centres d’expertise, des plateformes de transfert technologique, des organismes de formation et des ambassadeurs du savoir-faire tunisien.

Cette évolution contribuerait à mieux valoriser les investissements déjà réalisés dans les laboratoires, les équipements et surtout dans le capital humain. Elle offrirait également aux experts de nouvelles perspectives professionnelles et aux entreprises tunisiennes de nouvelles possibilités de partenariat.

De l’accompagnement national au rayonnement africain

La Tunisie dispose d’un capital de compétences industrielles important. Les huit centres techniques en constituent l’une des expressions les plus concrètes. Dans le même temps, les marchés africains offrent des possibilités croissantes de coopération dans les domaines de la qualité, des laboratoires, de la formation, de l’ingénierie, du transfert technologique, de la digitalisation et du développement industriel.

L’enjeu est désormais de passer d’une logique d’accueil et d’accompagnement à une logique d’ouverture organisée sur ces marchés. Il ne s’agit plus seulement de recevoir des partenaires africains pour leur présenter l’expérience tunisienne, mais de pouvoir aller vers eux avec des offres structurées, des équipes pluridisciplinaires et un cadre contractuel adapté.

Une plateforme numérique commune pourrait constituer l’un des instruments de cette évolution. Elle pourrait également fonctionner comme une porte ouverte à d’autres compétences nationales, notamment celles du Cert dans les télécommunications et les technologies numériques, ainsi qu’à d’autres centres ou organismes spécialisés selon les projets.

L’ambition serait ainsi de construire progressivement une offre tunisienne intégrée de services, d’expertise, de formation, d’essais, de certification et d’innovation. Cette offre pourrait accompagner les partenaires africains tout en ouvrant de nouveaux marchés aux entreprises tunisiennes.

À terme, l’expertise industrielle et technologique pourrait devenir une véritable filière d’exportation de services à forte valeur ajoutée, fondée sur trois atouts : les compétences tunisiennes, les institutions existantes et la proximité économique avec l’Afrique.

L’objectif peut se résumer simplement : faire des centres techniques non seulement des instruments d’appui à l’industrie tunisienne, mais aussi des vecteurs de coopération et des ambassadeurs du savoir-faire tunisien sur les marchés africains.

* Conseillers du doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens.

Références principales

– République Tunisienne, Loi n°94-123 du 28 novembre 1994 relative aux centres techniques dans les secteurs industriels.

– APII, présentation des centres techniques et de leurs missions.

– Steg, informations institutionnelles relatives à Steg International Services.

– TABC–Cetime, convention de partenariat du 29 janvier 2026.

– Banque mondiale, République Tunisienne – Actualisation de l’évaluation du secteur privé, Volume III – Annexes.

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