Lese-Ansicht

PME : transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance

Le financement des entreprises tunisiennes évolue progressivement vers de nouveaux modèles. Le 24 juillet 2026, l’Association Tunisienne des Investisseurs en Capital (ATIC), en partenariat avec Wiki Startup, a organisé une session d’information consacrée aux mécanismes de levée de fonds et aux attentes des investisseurs. Cette rencontre visait à mieux préparer les entrepreneurs aux spécificités du capital-investissement et aux étapes nécessaires pour accéder à ce type de financement.

Cette initiative reflète une évolution des besoins des entreprises tunisiennes. Pour les PME et les jeunes entreprises innovantes, le recours aux fonds propres constitue une alternative complémentaire au financement bancaire classique, notamment lorsqu’il s’agit de financer une phase d’accélération, de développer une nouvelle activité ou de conquérir de nouveaux marchés.

Le capital-investissement devient un outil de croissance

Contrairement à un financement basé uniquement sur l’endettement, l’ouverture du capital permet aux entreprises d’obtenir des ressources financières tout en bénéficiant de l’accompagnement d’investisseurs spécialisés.

En Tunisie, plusieurs mécanismes ont été développés ces dernières années pour renforcer l’accès des entreprises innovantes aux fonds propres. Le programme Startup Invest, porté par Smart Capital, s’inscrit dans cette dynamique en facilitant l’intervention de fonds d’investissement auprès des startups tunisiennes.

L’objectif n’est pas seulement d’apporter des capitaux, mais également d’aider les entreprises à structurer leur développement. Les investisseurs accordent une attention particulière à la solidité du modèle économique, à la capacité de croissance et à la vision stratégique des dirigeants.

Préparer les entreprises à changer d’échelle

La levée de fonds représente aujourd’hui un enjeu stratégique pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur développement. Elle peut permettre de renforcer les équipes, investir dans l’innovation, améliorer la capacité de production ou développer une présence sur de nouveaux marchés.

Les initiatives menées par les acteurs du capital-investissement cherchent justement à rapprocher entrepreneurs et investisseurs afin de faciliter la compréhension des attentes de chacun.

Pour la Tunisie, le développement d’un écosystème de financement plus diversifié constitue un levier important pour accompagner l’émergence d’entreprises capables de se développer au-delà du marché local.

L’enjeu est désormais de transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance pour les PME tunisiennes et de favoriser l’apparition d’acteurs économiques plus compétitifs à l’échelle régionale et internationale.

L’article PME : transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance est apparu en premier sur Managers.

  •  

Production pharma : l’Europe valide une techno clé, la Tunisie en embuscade

Cette innovation ouvre la voie à une production plus flexible et plus résiliente des ingrédients pharmaceutiques actifs, avec des perspectives de développement pour l’industrie pharmaceutique tunisienne.

Un consortium européen composé de De Dietrich, Alysophil, Bruker et Novalix annonce avoir validé avec succès une nouvelle plateforme de production continue d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API). Selon un document parvenu à la rédaction de leconomistemaghrebin.com, cette avancée marque une étape décisive vers son industrialisation et sa commercialisation, avec pour ambition de renforcer la sécurité d’approvisionnement en médicaments, de réduire la dépendance à la production centralisée et d’améliorer la résilience des chaînes de valeur pharmaceutiques.

Cette innovation intervient dans un contexte où de nombreux pays cherchent à renforcer leur souveraineté sanitaire à la suite des crises sanitaires et des tensions logistiques qui ont fragilisé les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ainsi, pour la Tunisie, dont l’industrie pharmaceutique poursuit son développement et ambitionne de renforcer ses capacités de production locale, cette technologie pourrait, à terme, favoriser l’émergence d’unités de fabrication plus flexibles, plus performantes et mieux adaptées aux besoins du marché national et régional.

Le consortium a développé une plateforme intégrant la chimie en flux continu, le suivi analytique en temps réel et un système de contrôle piloté par l’intelligence artificielle. Contrairement aux procédés traditionnels de fabrication par lots (batch), explique le document, cette technologie permet une production continue des ingrédients pharmaceutiques, offrant des gains significatifs en matière de qualité, de flexibilité, de productivité et de rapidité de mise en œuvre.

La validation industrielle de cette approche a été réalisée à travers la production en flux continu de fentanyl, un ingrédient pharmaceutique actif particulièrement complexe et fortement réglementé. Choisi comme démonstrateur technologique en raison des exigences élevées de sa fabrication, ce projet confirme la capacité de la plateforme à répondre aux standards les plus exigeants de l’industrie pharmaceutique et ouvre la voie à son application à d’autres molécules stratégiques.

Avec l’achèvement de ce programme pilote, le consortium engage désormais la phase de préparation au déploiement industriel de cette technologie. À terme, cette nouvelle génération de plateformes pourrait rapprocher la production des marchés de consommation, renforcer la sécurité d’approvisionnement en médicaments critiques et améliorer la résilience des systèmes de santé.

La Tunisie est directement concernée par cette dynamique. L’un des membres du consortium, Novalix, société de recherche sous contrat (CRO) spécialisée dans les premières étapes de la découverte de médicaments, est implanté dans le pays depuis 2018 à travers sa filiale Novalix Tunisie. Cette présence est à même de constituer un atout pour accompagner le développement des compétences locales et contribuer, à terme, à l’essor de nouvelles capacités de production pharmaceutique à forte valeur ajoutée.

 

L’article Production pharma : l’Europe valide une techno clé, la Tunisie en embuscade est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

L’Institut Pasteur de Tunis prend la tête de la surveillance des eaux usées en Afrique du Nord

L’Institut Pasteur de Tunis a été officiellement choisi par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Il devient le centre régional de l’Afrique du Nord dans le domaine de la surveillance des eaux usées et de l’environnement.

Cette désignation renforce la position de la Tunisie dans le dispositif africain de sécurité sanitaire. De même qu’elle confirme l’expertise de l’Institut Pasteur de Tunis dans les domaines liés à la surveillance environnementale et à la santé publique.

Dans un communiqué, l’Institut Pasteur de Tunis a précisé que ce centre régional aura pour mission de renforcer la surveillance de l’environnement, de développer des systèmes d’alerte précoce et de contribuer au soutien de la sécurité sanitaire dans la région.

Et de poursuivre que ce choix reflète l’expérience et les compétences développées par l’établissement dans plusieurs domaines scientifiques, notamment la surveillance environnementale, la génomique, la bio-informatique et la santé publique.

Cette reconnaissance consacre également son rôle régional dans le renforcement de la sécurité sanitaire en Afrique, à travers le développement d’approches innovantes et l’amélioration des capacités de surveillance face aux menaces sanitaires.

Vers un réseau africain de surveillance environnementale

L’Institut Pasteur de Tunis a souligné que cette désignation réaffirme l’engagement de la Tunisie en faveur du soutien à l’innovation, du renforcement de la coopération scientifique et de l’adoption de l’approche « Une seule santé » (« One Health »).

Cette approche vise à mieux intégrer les liens entre santé humaine, santé animale et environnement. Et ce, afin de contribuer au développement d’un réseau africain efficace de surveillance environnementale, dédié à la prévention des menaces sanitaires et à l’amélioration des capacités de réponse.

L’article L’Institut Pasteur de Tunis prend la tête de la surveillance des eaux usées en Afrique du Nord est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Les technopôles tunisiens, un levier stratégique réunissant infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés

L’implantation de Taikang Electronics Tunisia à Novation City illustre le rôle croissant des plateformes industrielles et technologiques dans la stratégie d’attractivité de la Tunisie. Le groupe chinois a choisi ce technopôle situé à Sousse pour développer son projet industriel, confirmant l’intérêt des investisseurs étrangers pour des environnements capables de réunir infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés.

Cette opération intervient alors que la Tunisie cherche à renforcer la compétitivité de ses zones industrielles et technopôles afin d’attirer davantage de projets à plus forte valeur ajoutée. Les investisseurs internationaux ne recherchent plus uniquement des capacités de production, mais également un environnement permettant d’accompagner l’innovation, la montée en compétences et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Des écosystèmes industriels qui évoluent vers plus d’innovation

Les technopôles tunisiens occupent une place de plus en plus importante dans la politique industrielle du pays. Leur vocation ne se limite plus à accueillir des entreprises: ils cherchent également à créer des liens entre les industriels, les structures de formation, les centres techniques et les acteurs de l’innovation.

À Sousse, Novation City s’inscrit dans cette dynamique en développant un environnement destiné aux entreprises technologiques et industrielles. Le choix de ce site par Taikang Electronics montre l’importance croissante des plateformes spécialisées dans les décisions d’implantation des groupes internationaux.

Cette évolution répond aux nouveaux critères des investisseurs, qui privilégient des territoires capables d’offrir des compétences disponibles, des infrastructures adaptées et un accompagnement favorable au développement industriel.

Attirer des investissements industriels à plus forte valeur ajoutée

Le développement des zones industrielles et des technopôles constitue un levier stratégique pour renforcer l’attractivité économique de la Tunisie. En accueillant des projets industriels internationaux, ces espaces contribuent à diversifier le tissu productif et à renforcer les capacités locales.

L’enjeu est désormais de transformer ces plateformes en véritables pôles de croissance capables d’attirer des investissements durables. La compétitivité industrielle ne repose plus seulement sur la capacité de production, mais également sur la capacité à proposer un environnement complet répondant aux attentes des entreprises internationales.

Dans un contexte de réorganisation des chaînes industrielles mondiales, les technopôles tunisiens peuvent jouer un rôle important dans la montée en gamme de l’industrie nationale et dans l’accueil de nouveaux projets étrangers.

L’article Les technopôles tunisiens, un levier stratégique réunissant infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés est apparu en premier sur Managers.

  •  

Chaque goutte compte : l’eau va-t-elle devenir le nouveau frein à la croissance tunisienne ?

La question de l’eau n’est plus seulement une urgence environnementale. Elle devient progressivement une variable économique qui pourrait peser sur la croissance, la compétitivité des entreprises et l’attractivité de la Tunisie. Face à une ressource qui se raréfie, le pays cherche à diversifier ses solutions entre dessalement, réutilisation des eaux usées traitées, modernisation des réseaux et irrigation intelligente. Dans des déclarations exclusives accordées à L’Économiste Maghrébin, Safouane Mouelhi, chercheur en sciences de l’eau, et Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, analysent les choix qui détermineront la capacité de la Tunisie à préserver son développement économique.

Chaque année, le scénario se répète. Les pluies ravivent l’espoir d’une amélioration durable de la situation hydrique, mais la réalité impose un constat plus complexe : la Tunisie évolue désormais dans un contexte de rareté structurelle de l’eau.

La succession des périodes de sécheresse, la baisse des apports aux barrages et la pression croissante exercée sur les ressources disponibles ne relèvent plus d’une simple difficulté conjoncturelle. Elles posent une question économique majeure : comment garantir les conditions de production et de croissance dans un pays où l’eau devient une ressource de plus en plus stratégique ?

Car derrière la question hydrique se joue l’avenir de plusieurs secteurs clés. Agriculture, industrie, tourisme ou encore agroalimentaire dépendent directement de la capacité du pays à sécuriser son approvisionnement.

Pour Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, l’eau est en train de devenir un nouveau facteur de compétitivité. Il souligne que les investisseurs ne regardent plus uniquement la disponibilité de l’énergie, la qualité des infrastructures ou l’environnement réglementaire. L’accès sécurisé à l’eau fait désormais partie des éléments qui peuvent influencer les choix d’implantation économique.

Selon lui, les pays capables de maîtriser leurs ressources hydriques seront ceux qui pourront garantir leur développement dans les prochaines années.

Une pression croissante sur un modèle déjà fragilisé

La Tunisie n’a jamais été un pays riche en ressources hydriques. La rareté fait partie de ses caractéristiques naturelles. Mais, explique Safouane Mouelhi, chercheur en sciences de l’eau, la situation actuelle est différente car plusieurs facteurs se conjuguent : changement climatique, évolution démographique, augmentation des besoins économiques et limites des infrastructures existantes.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans la quantité d’eau disponible, mais dans la capacité du système à répondre à des besoins en constante évolution.

Le secteur agricole illustre parfaitement cette tension. Il représente environ 77 % des consommations d’eau en Tunisie, ce qui en fait le premier secteur concerné par la nécessité d’une meilleure efficacité.

Pour Houcine Rhili, cette réalité impose de revoir certains choix économiques. Certaines productions agricoles, notamment celles destinées à l’exportation, mobilisent des volumes importants d’eau alors que leur contribution économique n’est pas toujours proportionnelle à la ressource consommée.

La question n’est donc plus seulement de produire davantage, mais de produire autrement. La Tunisie doit désormais réfléchir à la valeur économique générée par chaque mètre cube utilisé.

De son côté, Safouane Mouelhi insiste sur la nécessité d’intégrer la contrainte hydrique dans les politiques agricoles. « Il faut réfléchir à ce que nous voulons produire, où nous voulons le produire et avec quelle consommation d’eau », explique-t-il.

Avant de chercher de nouvelles ressources, mieux gérer l’existant

Face à la pression sur les ressources, les experts appellent également à agir sur un levier souvent moins visible : l’efficacité du système actuel.

Pour Safouane Mouelhi, la première étape consiste à améliorer la gestion des volumes déjà disponibles. La modernisation des réseaux, la réduction des pertes et l’optimisation de la distribution doivent constituer une priorité avant même de multiplier les projets de mobilisation de nouvelles ressources.

Houcine Rhili insiste également sur ce point. Selon lui, les pertes dans les réseaux représentent un potentiel considérable. Elles sont estimées entre 120 et 130 millions de mètres cubes par an.

L’expert estime qu’un programme de rénovation des infrastructures pourrait permettre de récupérer à terme entre 300 et 400 millions de mètres cubes d’eau, avec un coût inférieur à celui de certaines grandes infrastructures nouvelles.

Un tel chantier représente donc un double enjeu : économique, en réduisant les pertes, mais aussi stratégique, en augmentant rapidement la disponibilité réelle de la ressource.

Dessalement : sécuriser l’eau, mais à quel prix ?

Dans la recherche de solutions, le dessalement de l’eau de mer occupe désormais une place importante. Cette technologie permet notamment de répondre aux besoins croissants des régions côtières et de diversifier les sources d’approvisionnement.

Mais son développement pose une question centrale : celle du coût.

Pour Safouane Mouelhi, le dessalement apporte une réponse utile, mais il ne peut être considéré comme une solution unique. Cette technologie nécessite d’importantes quantités d’énergie, ce qui crée un lien direct entre sécurité hydrique et transition énergétique.

La production d’eau dessalée doit donc être pensée dans une approche globale intégrant le coût économique, la disponibilité énergétique et l’évolution vers des sources d’énergie moins coûteuses et plus durables.

Autrement dit, produire davantage d’eau ne suffit pas. Encore faut-il que cette production reste économiquement soutenable.

Les eaux traitées, une ressource encore sous-exploitée

Autre piste stratégique : la réutilisation des eaux usées traitées.

La Tunisie produit chaque année plus de 300 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées, mais cette ressource reste encore largement sous-utilisée alors qu’elle pourrait contribuer à réduire la pression sur les ressources conventionnelles.

Selon Houcine Rhili, cette eau pourrait couvrir 10 à 12 % des besoins agricoles en eau, à condition de réunir plusieurs conditions : amélioration de la qualité du traitement, développement des infrastructures et renforcement de la confiance des utilisateurs.

Le défi n’est donc pas seulement technique. Il est également organisationnel. La valorisation des eaux traitées nécessite une meilleure coordination entre les secteurs de l’assainissement, de l’environnement et de l’agriculture.

Une station d’épuration ne doit plus être considérée uniquement comme un outil de traitement des déchets liquides, mais comme une source potentielle de valeur économique.

L’irrigation intelligente pour produire mieux avec moins

Dans le secteur agricole, l’amélioration de l’efficacité passe également par une transformation des méthodes d’irrigation.

L’irrigation intelligente, basée sur les données, le suivi des besoins des cultures et l’utilisation de technologies adaptées, permet aujourd’hui d’optimiser les apports d’eau.

Mais pour Safouane Mouelhi, la technologie ne peut pas être dissociée d’une vision globale. Les outils numériques ne remplaceront pas la nécessité de revoir les choix de production et d’adapter le modèle agricole aux réalités hydriques du pays.

L’objectif est clair : produire davantage de valeur avec une consommation d’eau mieux maîtrisée.

La gouvernance, le maillon décisif

Au-delà des infrastructures et des technologies, la question de la gouvernance reste déterminante.

Houcine Rhili estime que la fragmentation actuelle de la gestion de l’eau entre plusieurs structures constitue un obstacle à une stratégie cohérente. Les ressources conventionnelles, les eaux traitées et les nouvelles solutions doivent être intégrées dans une même vision.

Pour les experts, la Tunisie dispose déjà d’une partie des réponses. Les compétences existent, les technologies sont disponibles et plusieurs pistes sont identifiées.

Le véritable défi réside désormais dans la capacité à passer d’une gestion de crise à une politique économique durable de l’eau.

Car demain, la compétitivité d’un pays ne dépendra pas uniquement de sa capacité à produire ou à exporter, mais aussi de sa capacité à sécuriser les ressources nécessaires à cette production.

En Tunisie, chaque goutte compte désormais autant pour l’environnement que pour l’économie.

L’article Chaque goutte compte : l’eau va-t-elle devenir le nouveau frein à la croissance tunisienne ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Meta lance un agent IA de programmation pour rivaliser avec OpenAI

Meta a dévoilé mercredi 5 août Muse Code, un nouvel assistant de programmation basé sur son modèle d’intelligence artificielle Muse Spark 1.2, renforçant ainsi sa présence sur le marché très concurrentiel des outils de développement assistés par IA, où s’affrontent déjà OpenAI et Anthropic.

Conçu pour automatiser une partie du travail des développeurs, Muse Code est capable de générer, corriger et optimiser du code, de résoudre des tâches complexes de programmation et d’exécuter plusieurs sous-agents en parallèle afin d’accélérer le développement de projets logiciels. Le système intègre également un journal d’activité persistant lui permettant de reprendre automatiquement une tâche interrompue, sans perdre le contexte de travail.

Disponible en version bêta, le nouvel outil est proposé selon un modèle de facturation à l’usage (« pay-as-you-go »), avec un coût de 1,25 dollar par million de jetons en entrée et 4,25 dollars par million de jetons en sortie, une stratégie tarifaire destinée à concurrencer les offres des principaux acteurs du secteur.

Ce lancement s’inscrit dans la stratégie de Meta visant à accélérer ses investissements dans l’intelligence artificielle générative. Après le déploiement de Muse Spark au printemps puis de sa version 1.1 en juillet, le groupe entend désormais s’imposer sur le marché des agents IA capables d’assister les développeurs dans l’ensemble du cycle de création logicielle.

L’article Meta lance un agent IA de programmation pour rivaliser avec OpenAI est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : 25 % de l’eau potable perdue dans des réseaux vieillissants et plus de 100 000 compteurs SONEDE hors service

La SONEDE fait face à une accumulation de contraintes structurelles qui fragilisent sa capacité à assurer un service d’eau potable régulier et durable. Vieillissement des réseaux, pertes importantes et insuffisance des investissements pèsent désormais sur la performance de l’opérateur public.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, estime que près de 25 % de l’eau potable injectée dans les réseaux se perdent avant d’atteindre les consommateurs. Il évoque également plus de 100 000 compteurs d’eau défectueux, révélateurs des pressions techniques et financières auxquelles est confrontée la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

Selon lui, la situation actuelle de l’entreprise publique est le résultat de plusieurs décennies de choix publics qui n’ont pas suffisamment accompagné l’évolution des besoins. « Depuis 1995-1996, l’État s’est progressivement retiré du financement des infrastructures hydrauliques », explique l’expert. Tout en estimant que cette évolution a contribué à fragiliser un service pourtant stratégique pour la sécurité hydrique du pays.

Un réseau vieillissant à l’origine de pertes considérables

L’un des principaux défis auxquels fait face la SONEDE concerne aujourd’hui l’état de son réseau de distribution. Selon Houcine Rhili, 20 % des conduites d’eau potable en Tunisie dépassent désormais les 50 ans, un âge largement supérieur à leur durée optimale d’exploitation.

Cette vétusté se traduit par une multiplication des défaillances techniques et par des pertes importantes tout au long du parcours de distribution. Les infrastructures anciennes nécessitent des opérations régulières de maintenance et de renouvellement. Alors que les capacités d’investissement de l’entreprise restent limitées.

Au-delà des problèmes liés à la quantité, l’état des réseaux soulève également la question de la qualité perçue de l’eau distribuée. L’expert précise toutefois que l’eau fournie par la SONEDE demeure conforme aux normes tunisiennes de potabilité. Les différences observées par les citoyens sont davantage liées aux caractéristiques de l’eau, notamment dans certaines régions où la salinité est plus élevée.

La teneur moyenne en sels minéraux atteint environ 1,4 gramme par litre à l’échelle nationale, mais elle peut monter jusqu’à 1,7 ou 1,8 gramme par litre dans certaines régions intérieures et du Sud, notamment celles alimentées par des ressources souterraines plus chargées.

Mais le principal enjeu reste celui des pertes dans le réseau. Selon Houcine Rhili, 20 à 25 % de l’eau potable injectée dans les canalisations disparaissent avant d’arriver aux consommateurs, soit un volume estimé entre 120 et 130 millions de mètres cubes chaque année.

Pour l’expert, la réduction de ces pertes constitue l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer la sécurité hydrique de la Tunisie. La rénovation progressive des réseaux permettrait de récupérer des volumes considérables à un coût inférieur à celui de nouvelles infrastructures de production d’eau.

Plus de 100 000 compteurs défectueux, symptôme d’une crise de moyens

À la fragilité des infrastructures s’ajoutent les difficultés opérationnelles et financières de la SONEDE. Selon Houcine Rhili, l’entreprise publique subit depuis plusieurs années les effets des politiques de restriction budgétaire, notamment à travers le gel des recrutements et la diminution des moyens consacrés à l’investissement.

Cette situation se reflète directement dans la gestion quotidienne du service. L’expert indique que plus de 100 000 compteurs appartenant à la SONEDE seraient actuellement défectueux, selon les informations dont il dispose auprès d’acteurs intervenant dans le secteur.

Ces équipements hors service compliquent le suivi réel des consommations et peuvent conduire à l’établissement de factures basées sur des estimations ou sur d’anciennes données de consommation. Pour Houcine Rhili, cette situation illustre le décalage entre les ambitions affichées de modernisation et les contraintes auxquelles fait face l’entreprise sur le terrain.

Alors que le discours officiel évoque régulièrement l’introduction de compteurs intelligents, l’expert estime que la priorité demeure d’abord le remplacement des équipements existants défaillants et le renforcement des capacités techniques de la SONEFE.

Cette fragilité touche également les nouveaux raccordements. Dans plusieurs régions, des citoyens peuvent attendre de longs mois avant l’installation d’un compteur ou la finalisation d’un branchement. Un délai qui traduit les limites actuelles des moyens disponibles.

Une couverture rurale incomplète et une restructuration nécessaire

Les difficultés de la SONEDE ne concernent pas uniquement les zones urbaines. Dans les régions rurales, une partie importante de la population reste en dehors du système classique de distribution assuré par l’entreprise.

Selon Houcine Rhili, environ 30 % de la population tunisienne, principalement en milieu rural, ne dépend pas directement de la SONEDE pour son approvisionnement en eau potable. Ces habitants sont souvent desservis par des groupements hydrauliques ou des associations d’eau rurales, dont le fonctionnement présente plusieurs limites.

L’expert rappelle que différents rapports de contrôle ont relevé des problèmes de gouvernance, d’endettement et de gestion au sein de certaines structures chargées de l’approvisionnement rural. Il estime que cette organisation fragmentée ne permet pas d’assurer un service équitable et durable sur l’ensemble du territoire.

Il plaide ainsi pour la création d’un cadre institutionnel plus adapté, capable de garantir l’accès à l’eau potable dans les zones rurales au même titre que dans les centres urbains.

Pour Houcine Rhili, la sortie de crise passe nécessairement par une restructuration profonde de la SONEDE afin de lui permettre de retrouver les moyens nécessaires à sa mission première : assurer une distribution régulière, durable et de qualité.

Dans un contexte marqué par le changement climatique, la hausse de la demande et la raréfaction des ressources, l’enjeu n’est plus seulement de mobiliser davantage d’eau, mais aussi de préserver chaque mètre cube disponible. La modernisation des réseaux et le renforcement du service public deviennent ainsi des conditions essentielles de la sécurité hydrique de la Tunisie.

L’article Tunisie : 25 % de l’eau potable perdue dans des réseaux vieillissants et plus de 100 000 compteurs SONEDE hors service est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Exportations vers l’UE : la DGSV lance un appel urgent aux entreprises de pêche

La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) appelle les entreprises tunisiennes exportatrices de produits de la pêche vers l’Union européenne à adapter, en urgence, leurs systèmes d’emballage aux exigences du nouveau règlement européen (UE) 2025/40 (PPWR). Ces mesures, qui entreront en vigueur dès le 12 août 2026, visent à prévenir tout blocage logistique ou refoulement des marchandises aux frontières européennes.

Relayée par le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (GIPP), l’alerte de la DGSV relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, appelle les acteurs économiques à agir sans délai avec leurs fournisseurs de conditionnement.

Pour maintenir l’accès au marché communautaire, les exportateurs doivent impérativement vérifier rigoureusement la conformité des matériaux utilisés, obtenir des déclarations de conformité actualisées, conserver les dossiers techniques justificatifs et mettre en place un plan d’action pour se conformer progressivement aux exigences techniques.

La réglementation européenne sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) impose une réduction de l’impact écologique en exigeant une meilleure recyclabilité, l’intégration de matériaux recyclés et la restriction stricte de substances chimiques dangereuses.

Elle cible en priorité les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées). Qualifiées de « polluants éternels » en raison de leur extrême persistance, ces molécules s’accumulent durablement dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire, incitant l’UE à éliminer leur présence des emballages au contact des produits alimentaires.

L’enjeu économique est vital pour le secteur halieutique tunisien, dont l’Union européenne représente le principal partenaire commercial. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont atteint 189,4 millions de dinars au cours des cinq premiers mois de l’année 2026, contre 206 millions de dinars sur la même période de l’an dernier.

Face à cette baisse des recettes, la conformité réglementaire demeure le seul garant de la compétitivité et de la continuité des flux commerciaux vers l’Europe, préservant ainsi l’activité de milliers de producteurs et de pêcheurs à travers le pays.

L’article Exportations vers l’UE : la DGSV lance un appel urgent aux entreprises de pêche est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La filière marbre et granit tunisienne tire la sonnette d’alarme

Les transformateurs de marbre et de granit en Tunisie montent au créneau. Ils veulent dénoncer une mesure fiscale qu’ils jugent menaçante pour la survie de leurs entreprises. Sachant de plus qu’elle est rétroactive.

La Chambre syndicale des transformateurs de marbre – relevant de l’UTICA -, tient une conférence de presse, ce jeudi 6 août, au siège central de l’Union à Tunis. Et ce, afin de formaliser son opposition à l’application de la taxe à la consommation sur leur secteur.

Dans un communiqué, la Chambre a vivement critiqué cette mesure fiscale controversée qui s’appuie sur la loi n° 1988-62 et dont l’application rétroactive est jugée « gravement préjudiciable ». Elle alerte sur les conséquences directes de cette mesure, qui pourrait compromettre la pérennité des unités industrielles du secteur et fragiliser des milliers d’emplois.

En marge de cette conférence de presse, les professionnels du secteur organiseront un mouvement de protestation au siège de l’UTICA. À travers cette action, ils réclament l’ouverture immédiate d’un dialogue afin de trouver une « solution urgente et équitable ».

A cet égard, l’objectif affiché est de garantir la stabilité du système fiscal et du climat d’investissement. Tout en protégeant les droits des entreprises industrielles spécialisées, face à ce qu’ils considèrent comme une menace directe pour leur activité.

L’article La filière marbre et granit tunisienne tire la sonnette d’alarme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Eau minérale : 23 600 litres cachés chez deux grossistes, les tensions persistent

Quand certains consommateurs repartent des grandes surfaces les mains vides, l’eau, elle, attendait tranquillement chez deux grossistes de Sousse.

Mercredi, les services du contrôle économique et les forces de sécurité ont découvert 23 600 litres d’eau minérale qui n’étaient pas proposés à la vente. Selon Diwan FM, citant le directeur régional du Commerce de Sousse, Riadh Kacem, les deux commerçants sont soupçonnés d’avoir volontairement caché ces stocks afin de pratiquer des ventes discriminatoires et des pratiques monopolistiques.

Le paradoxe est frappant. Depuis plusieurs semaines, les rayons se vident par endroits, alimentant les interrogations sur les difficultés d’approvisionnement. Les autorités assurent pourtant que les capacités de production sont suffisantes et qu’il n’existe aucun manque structurel d’eau minérale.

Les contrôles racontent une autre histoire. Pas celle d’usines à l’arrêt ou de sources taries, mais celle d’un circuit de distribution où certaines quantités semblent parfois disparaître… avant de réapparaître lors d’une opération de contrôle.

Le retour à la normale annoncé il y a quelques jours ne semble d’ailleurs pas encore perceptible partout. Ce mercredi, un magasin Monoprix limitait les achats à un carton de six bouteilles d’eau minérale par client, signe que les tensions sur l’approvisionnement persistent encore dans certains points de vente.

Lire aussi : Eau minérale : Retour progressif à la normale dès la semaine prochaine

Une affaire qui dépasse la simple saisie

Ce n’est d’ailleurs pas la première intervention cet été. En juillet, plus de 63 000 litres avaient été saisis à Ben Arous pour des conditions de stockage non conformes, tandis que l’INSSPA annonçait avoir retiré plus de 78 000 litres lors de plusieurs opérations de contrôle sanitaire.

La différence est importante. À Ben Arous, le problème était sanitaire. À Sousse, il est économique : l’eau était consommable, mais elle ne circulait pas.

Les 23 600 litres ont été réinjectés dans le circuit commercial afin d’approvisionner les consommateurs. Des procès-verbaux ont été dressés et les procédures légales prévues ont été engagées, selon la direction régionale du Commerce.

L’affaire rappelle que les tensions observées sur le marché de l’eau minérale ne relèvent pas uniquement de la production. Elles peuvent également trouver leur origine dans certains maillons de la chaîne de distribution.

Lire aussi : Eau minérale : Une production de 500 000 bouteilles par heure en Tunisie (Webdo)

Lire aussi:

L’article Eau minérale : 23 600 litres cachés chez deux grossistes, les tensions persistent est apparu en premier sur webdo.

  •  

Automobile: de Brasilia à Tunis, BYD sur tous les fronts

Le constructeur automobile chinois BYD franchit une nouvelle étape dans son développement international avec le lancement de son premier véhicule hybride rechargeable assemblé au Brésil.

Baptisé Song Pro Super Híbrido Flex Fuel, ce modèle a été conçu pour fonctionner avec trois sources d’énergie: l’électricité, l’essence et l’éthanol, afin de répondre aux particularités du marché automobile brésilien.

Fabriqué dans l’usine de Camaçari, dans l’État de Bahia, ce véhicule marque une nouvelle phase dans la stratégie d’industrialisation locale du groupe. BYD a consacré 100 millions de réais, soit environ 19,6 millions de dollars, sur deux ans pour adapter ses technologies aux exigences du marché brésilien.

Une progression commerciale qui renforce les ambitions du constructeur

Cette production locale intervient alors que BYD connaît une forte accélération commerciale au Brésil. En juillet 2026, la marque a atteint un niveau record avec 23 465 véhicules vendus, représentant 9,1% du marché automobile national. Cette performance lui permet de se classer au quatrième rang des constructeurs automobiles présents dans le pays.

Le succès concerne également plusieurs modèles électriques de la marque. Le Dolphin GS s’est notamment positionné comme le véhicule le plus vendu sur le marché de détail durant le mois, illustrant l’intérêt croissant des consommateurs brésiliens pour les motorisations électrifiées.

Le Brésil devient un axe majeur de développement industriel

Au-delà du lancement du Song Pro Super Híbrido Flex Fuel, BYD poursuit une stratégie visant à renforcer sa production locale au Brésil. Le groupe prévoit d’investir 5,5 milliards de réais dans son complexe industriel de Camaçari afin d’augmenter ses capacités de fabrication, développer la production de batteries et accroître l’intégration de composants locaux.

Le constructeur ambitionne d’atteindre plus de 50% de composants fabriqués localement d’ici janvier 2027. L’usine devrait produire environ 180 000 véhicules en 2026, permettant à BYD de couvrir une part importante de la demande sur le marché brésilien.

Cette stratégie de localisation doit également permettre au groupe de limiter sa dépendance aux importations et de proposer des modèles adaptés aux spécificités du pays, notamment grâce à la compatibilité avec l’éthanol.

BYD renforce également sa présence en Tunisie

En Tunisie, BYD poursuit également le développement de sa visibilité autour de la mobilité électrique.

En juin 2026, le constructeur chinois a organisé la dernière étape de son Roadshow BYD 2026 à Sousse, au Mall of Sousse, afin de présenter ses véhicules et ses technologies au public tunisien. Cette tournée a permis à la marque d’échanger directement avec les consommateurs et de mettre en avant son offre dans un marché où les solutions de mobilité électrique commencent à gagner en intérêt.

Cette initiative illustre la volonté de BYD de renforcer sa présence sur plusieurs marchés internationaux en parallèle de son expansion industrielle. Entre le développement des capacités de production au Brésil et la promotion de ses véhicules en Tunisie, le groupe chinois cherche à consolider son positionnement parmi les acteurs majeurs de la transition vers la mobilité électrique.

L’article Automobile: de Brasilia à Tunis, BYD sur tous les fronts est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’industrie chinoise de l’IA évaluée à près de 177 milliards de dollars

La taille de l’industrie chinoise de l’intelligence artificielle est estimée à plus de 176,7 milliards de dollars (1,2 billion de yuans) en 2025. Ce qui représente une augmentation de 40 % par rapport à l’année précédente. C’est que fait ressortir un rapport de l’Académie chinoise des technologies de l’information et des communications. A savoir, un institut de recherche affilié au ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information.

En juin 2026, note l’académie, la Chine comptait plus de 6 600 entreprises opérant dans le domaine de l’intelligence artificielle. Soit 15 % du nombre total d’entreprises d’intelligence artificielle dans le monde. Elle a ajouté que la Chine a développé un système industriel complet dans le domaine de l’intelligence artificielle, comprenant une infrastructure de base, des modèles et des cadres, ainsi que des applications adaptées à des secteurs spécifiques, selon l’agence de presse chinoise Xinhua.

En 2025, les applications représentaient 55 % de la chaîne de valeur totale de l’industrie de l’IA. Soit une augmentation de 22 % par rapport à l’année précédente. Tandis que l’infrastructure de base représentait 38 % et enregistrait une croissance de 59 %…

L’industrie de l’intelligence artificielle est fortement concentrée dans un nombre limité de régions, Pékin, le Guangdong, Shanghai, le Zhejiang et le Shandong représentant à eux seuls plus de 80 % de l’industrie totale à l’échelle nationale, explique l’institution académique. Le développement rapide des grands modèles d’IA, des agents d’IA et des puces d’IA intervient à un moment où les produits d’IA se diversifient et où leur utilisation s’étend à divers secteurs traditionnels.

L’article L’industrie chinoise de l’IA évaluée à près de 177 milliards de dollars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Investissement -Tunisiens résidents à l’étranger: le pari de Bizerte

Un forum consacré aux opportunités d’investissement pour les Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) s’est tenu dans la journée du mardi 4 août à Bizerte.

Cette rencontre avait pour objectif de présenter les opportunités économiques offertes par la région et de favoriser les échanges autour des projets d’investissement portés par la diaspora tunisienne.

Les échanges ont porté sur les secteurs susceptibles d’accueillir de nouveaux projets ainsi que sur les mécanismes d’accompagnement disponibles pour faciliter l’installation d’investissements portés par les TRE.

Créer un lien direct entre diaspora et projets régionaux

À travers ce type de rendez-vous, l’idée est de rapprocher les investisseurs tunisiens à l’étranger des structures locales capables de les accompagner dans leurs démarches. L’enjeu est de mieux orienter les capitaux et les compétences de la diaspora vers des projets créateurs de valeur.

Le forum a également permis de mettre en avant les atouts économiques de la région de Bizerte et les opportunités existantes dans plusieurs domaines d’activité.

La diaspora, un levier pour renforcer l’investissement régional

Au-delà de la rencontre institutionnelle, la mobilisation des Tunisiens à l’étranger constitue un enjeu pour le développement économique local. L’objectif est de favoriser l’émergence de nouveaux projets, de soutenir l’entrepreneuriat et de renforcer l’attractivité des régions tunisiennes auprès d’investisseurs disposant d’une expérience internationale.

Pour Bizerte comme pour d’autres régions, la capacité de transformer le lien avec la diaspora en investissements productifs représente un axe important de développement économique.

L’article Investissement -Tunisiens résidents à l’étranger: le pari de Bizerte est apparu en premier sur Managers.

  •  

Tunisie: les industriels du marbre redoutent un rattrapage fiscal trop sévère

Les professionnels du marbre en Tunisie tirent la sonnette d’alarme face aux incertitudes liées à l’application de la fiscalité sur leur activité. La Chambre professionnelle du marbre a engagé des discussions avec l’administration fiscale afin de clarifier les règles concernant le droit de consommation appliqué au secteur.

Au centre des préoccupations: la possibilité d’un rattrapage fiscal portant sur une période pouvant atteindre dix ans. Les industriels redoutent que cette régularisation ne génère une pression financière importante sur des entreprises qui n’avaient pas intégré cette charge dans leurs coûts d’exploitation.

Dans un courrier transmis le 3 août 2026 à la Direction générale des impôts, la Chambre professionnelle du marbre a demandé des éclaircissements sur le traitement fiscal prévu pour la filière. Les industriels s’inquiètent notamment des conséquences financières qu’une régularisation portant sur des exercices antérieurs pourrait entraîner pour les entreprises concernées.

Une controverse autour de l’application du droit de consommation

Le débat ne concerne pas l’apparition d’un nouvel impôt, mais l’interprétation et l’application d’une taxe existante. Le droit de consommation fait partie du système fiscal tunisien et concerne plusieurs catégories de produits définies par la réglementation.

Les professionnels du marbre souhaitent notamment obtenir des précisions sur les produits concernés, les modalités de calcul ainsi que les conditions d’application de cette fiscalité aux différentes activités de la filière.

La question du rappel sur plusieurs années constitue le principal point de tension. Les entreprises du secteur estiment qu’une régularisation rétroactive pourrait avoir des conséquences significatives sur leur situation financière.

Un enjeu de visibilité pour l’industrie du marbre

Abstraction faite de la question fiscale, les industriels cherchent à préserver la stabilité d’un secteur qui regroupe des activités d’extraction, de transformation et de commercialisation. Une clarification rapide du cadre applicable apparaît comme un élément essentiel pour permettre aux entreprises de mieux anticiper leurs charges et leurs décisions d’investissement.

Dans une filière où la compétitivité dépend fortement des coûts de production, la visibilité réglementaire devient un facteur déterminant pour maintenir l’activité et accompagner le développement des entreprises tunisiennes du marbre.

L’article Tunisie: les industriels du marbre redoutent un rattrapage fiscal trop sévère est apparu en premier sur Managers.

  •  

Phosphate: le GCT mise sur TIFERT pour redonner de l’élan à la filière tunisienne

Le Groupe chimique tunisien (GCT) a accueilli, le mardi 4 août 2026, une réunion consacrée à l’avenir de la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT). Des responsables du groupe, des représentants des partenaires indiens et l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie ont pris part aux échanges afin d’évaluer les conditions d’une relance de cette coentreprise, confrontée à un arrêt prolongé de ses activités.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la volonté des deux pays de préserver un partenariat industriel stratégique autour de la valorisation du phosphate tunisien. Les discussions ont notamment porté sur les actions à engager pour permettre à TIFERT de retrouver progressivement sa capacité de production.

La coopération industrielle au cœur des discussions

Au cours de la réunion, les représentants du GCT et leurs partenaires indiens ont réaffirmé leur engagement à travailler conjointement pour le redémarrage de la société. D’autre part, les aspects techniques, financiers et organisationnels nécessaires pour accompagner cette relance ont été examinés.

Créée dans le cadre d’un partenariat entre la Tunisie et l’Inde, TIFERT est spécialisée dans la production d’acide phosphorique destiné principalement au marché indien. L’entreprise constitue un maillon important de la chaîne de transformation du phosphate, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie tunisienne.

Un enjeu pour la filière phosphate et les investissements

Au-delà du redémarrage de TIFERT, cette initiative traduit la volonté des deux partenaires de consolider leur coopération industrielle sur le long terme. La remise en activité de cette unité permettrait de renforcer la valorisation locale du phosphate tunisien, tout en soutenant les exportations à destination de l’Inde.

Pour la Tunisie, la relance de TIFERT s’inscrit également dans le cadre d’une stratégie plus large de redynamisation de la filière phosphate. Cette entreprise pourrait contribuer à améliorer l’attractivité du secteur auprès des investisseurs et à conforter les partenariats internationaux autour des activités de transformation du phosphate tunisien.

L’article Phosphate: le GCT mise sur TIFERT pour redonner de l’élan à la filière tunisienne est apparu en premier sur Managers.

  •  

Trafic de cocaïne | Démantèlement d’un réseau opérant entre Sousse et Gafsa

Un réseau de trafic de drogue opérant entre Sousse et Gafsa a récemment été démantelé par la brigade régionale de lutte contre les stupéfiants.

L’opération a été supervisée par la sous-direction de lutte contre les stupéfiants de la police judiciaire d’El Gorjani, indique une source sécuritaire à Mosaïque FM, en précisant que lors d’une descente menée samedi dernier, la police a saisi 500 grammes de cocaïne ainsi qu’un véhicule utilisé pour le trafic.

Ce mardi 4 août 2026, le Parquet près le tribunal de première instance de Gafsa a ordonné la mise en détention des deux membres dudit réseau, alors qu’un troisième suspect fait l’objet d’un mandat de recherche.

Y. N.

L’article Trafic de cocaïne | Démantèlement d’un réseau opérant entre Sousse et Gafsa est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Des blessés dans le renversement d’un bus de voyageurs sur l’autoroute à Kalaa

Un bus en provenance du sud tunisien et faisant route vers Tunis est sorti de sa trajectoire avant de se renverser au niveau de l’autoroute reliant Kalaa Seghira à Kalaa Kebira.

L’accident s’est produit dans l’après-midi de ce mardi 4 août 2026 et selon une source citée par Jawhara FM, les unités de la Protection civile se sont rapidement dépêchées sur les lieux pour porter secours à près de 20 passagers blessées, qui ont été prise en charge et évacués vers les établissements hospitaliers de la région.

Les circonstances exactes de cet accident sont encore méconnues et restent à préciser par les autorités compétentes suite à une enquête ouverte ce jour.

On notera que le bus transportait des passagers qui rentraient d’une excursion à Ben Guerdane et qui rentraient à Tunis.

Y. N.

L’article Des blessés dans le renversement d’un bus de voyageurs sur l’autoroute à Kalaa est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Industrie : une reprise portée par les mines et l’énergie, mais encore fragile

Après deux années de recul, la production industrielle tunisienne renoue avec la croissance au premier trimestre 2026. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), l’indice global de la production industrielle progresse de 4,3 % en glissement annuel, après des baisses de 5,4 % au premier trimestre 2024 et de 2 % en 20255.

Cette amélioration est principalement portée par les industries extractives. La production minière bondit ainsi de 10,6 %, tandis que le secteur de l’énergie enregistre une hausse de 14,9 %, profitant d’un effet de rattrapage après plusieurs années de contre-performance.

En revanche, l’industrie manufacturière peine à retrouver un rythme soutenu. Sa progression se limite à 2 %, reflétant une reprise encore insuffisante pour tirer durablement la croissance.

Plusieurs branches restent en difficulté. Les industries chimiques accusent le plus fort recul (-11,3 % sur le trimestre et -22,2 % en mars sur un an), suivies des matériaux de construction (-9,6 %) et du textile-habillement-cuir (-5,8 %), toujours pénalisés par la faiblesse de l’investissement et de la demande.

À l’inverse, certaines activités affichent une dynamique plus favorable. Les industries agroalimentaires progressent de 15,1 %, tandis que les industries mécaniques et électriques gagnent 4 %. Ces performances confirment que le redressement de l’industrie tunisienne demeure sélectif, largement soutenu par les secteurs des mines et de l’énergie, alors qu’une partie importante du tissu manufacturier reste confrontée à des difficultés persistantes.

L’article Industrie : une reprise portée par les mines et l’énergie, mais encore fragile est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Engrais: Tunisiens et Indiens discutent de la relance de la société TIFERT

Des responsables du Groupe chimique tunisien (GCT) et leurs partenaires indiens ont réaffirmé leur engagement à relancer les activités de la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT), confrontée depuis plusieurs années à d’importantes difficultés techniques et financières.

Une réunion de travail s’est tenue, mardi 4 août au siège du GCT à Tunis, sous la présidence de son PDG, Omar Bouzouada, également à la tête de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), en présence de l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr. Devyani Uttam Khobragade, de représentants du GCT, de la CPG ainsi que des partenaires indiens.

Lire aussi: La CPG suspend le transport de phosphate vers TIFERT

Un programme de reprise des activités de TIFERT a été examiné à cette occasion. Il comprend des mesures techniques, financières et organisationnelles destinées à permettre un retour progressif à un rythme normal de production. Les participants ont souligné, à cet effet, la nécessité d’une mobilisation conjointe de l’ensemble des partenaires tunisiens et indiens afin d’assurer la pérennité de l’entreprise.

La réunion intervient, selon un communiqué du CPG, dans un contexte marqué par les difficultés financières et opérationnelles auxquelles TIFERT est confrontée depuis plusieurs années, ayant entraîné un ralentissement de la production et fragilisé la continuité de ses activités sous l’effet de l’accumulation des contraintes financières et de l’alourdissement des engagements de la société.

Lire également : Tunisie – La TIFERT pourrait reprendre ses activités

Les concertations ont porté sur les moyens de restructurer la situation financière de l’entreprise, de mobiliser les ressources nécessaires à la reprise de la production et de préserver les emplois. Il s’agit aussi d’assurer la viabilité de cette unité industrielle stratégique, considérée comme un symbole du partenariat économique entre la Tunisie et l’Inde dans la valorisation du phosphate et la production d’acide phosphorique destiné principalement à l’exportation vers le marché indien.

L’initiative s’inscrit, selon la même source, dans le cadre des efforts déployés par les autorités tunisiennes pour préserver les entreprises industrielles stratégiques, renforcer la valeur ajoutée du secteur phosphatier et soutenir l’économie nationale, alors que le pays cherche à accroître sa production et à améliorer les performances de ses entreprises publiques et à participation mixte.

L’article Engrais: Tunisiens et Indiens discutent de la relance de la société TIFERT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌