L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo aurait touché plus de 900 cas, dont 101 infections confirmées à ce jour, a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Kinshasa a déclaré l’épidémie le 15 mai, marquant ainsi la 17e crise d’Ebola enregistrée dans le pays depuis l’identification du virus en 1976…
Dans un message publié dimanche 24 mai sur X, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que les violences et les déplacements massifs de population dans la province d’Ituri (épicentre de l’épidémie) compliquent gravement les efforts déployés pour contenir le virus. « Près de 5 millions de personnes vivent en zone de conflit. Aujourd’hui, une personne sur quatre a besoin d’aide humanitaire et une personne sur cinq est déplacée à l’intérieur de son propre pays », a écrit Tedros, avertissant que la situation a « gravement » entravé les efforts visant à étendre le traçage des contacts et à détecter les infections suffisamment tôt pour fournir des soins de soutien.
L’OMS et ses partenaires continuent d’opérer dans certaines des zones les plus instables et difficiles d’accès de l’Ituri, où les communautés sont confrontées non seulement à Ebola, mais aussi à une crise sanitaire plus large impliquant de multiples maladies, a-t-il ajouté.
A noter que des scientifiques britanniques accélèrent actuellement le développement d’un vaccin expérimental basé sur une technologie mise au point pendant la pandémie de Covid-19. Selon les chercheurs, ce vaccin pourrait être prêt pour des essais cliniques d’ici quelques mois, même si son efficacité reste encore inconnue.
Alors que l’OMS a relevé le risque lié à l’épidémie actuelle d’Ebola de « élevé » à « très élevé » en République démocratique du Congo, il reste faible au niveau international.
Le directeur dénéral de Ooredoo Tunisie, Eyas Assaf, accompagné de l’équipe de direction de Ooredoo Tunisie, a rencontré, le 22 mai 2026 à Tunis, le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani, afin de féliciter le ministère pour la récente distinction internationale obtenue par la Tunisie : la certification officielle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déclarant la Tunisie exempte du trachome, l’une des principales causes de cécité évitable dans le monde.
Cette distinction a été remise à Genève par le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, en reconnaissance des années d’efforts continus menés par les professionnels de santé tunisiens, les équipes de terrain et les institutions sanitaires à travers toutes les régions du pays.
Lors de cette rencontre, Ooredoo Tunisie a salué cette réalisation nationale majeure, reflet de l’engagement historique de la Tunisie en faveur de la prévention, de l’accès équitable aux soins, de la proximité sanitaire et de la protection de la dignité des citoyens.
Cette réunion a également permis d’échanger autour des perspectives futures de collaboration entre Ooredoo Tunisie et le ministère de la Santé pour soutenir des initiatives nationales à fort impact dans le domaine de la santé et de la santé digitale.
Dans ce cadre, Ooredoo Tunisie a annoncé son soutien à l’Initiative nationale de chirurgie de la cataracte organisée sous l’égide du ministère de la Santé en partenariat avec l’association One Day One Dream (Odod). Cette initiative nationale vise à redonner la vue à des patients démunis souffrant de cataracte et de cécité évitable dans plusieurs gouvernorats tunisiens.
À travers un engagement de trois ans dans le cadre de son programme sociétal «Tounes T3ich», Ooredoo Tunisie soutiendra cette initiative, dans une démarche visant à renforcer l’accès aux soins, contribuer à la lutte contre la cécité évitable et redonner espoir et dignité aux populations vulnérables à travers les différentes régions du pays.
À cette occasion, M. Assaf a déclaré : «Ooredoo Tunisie est fière d’accompagner le ministère de la Santé dans le soutien des priorités nationales de santé et des initiatives qui améliorent concrètement la vie des citoyens. La reconnaissance de la Tunisie par l’Organisation Mondiale de la Santé constitue une fierté nationale et un hommage au dévouement des professionnels de santé tunisiens. À travers notre soutien à l’initiative nationale de chirurgie de la cataracte, nous réaffirmons notre engagement en faveur de l’inclusion sociale, de l’équité en santé et d’un avenir meilleur pour tous les Tunisiens.»
De son côté, Dr Ferjani, a salué cette collaboration et souligné l’importance des partenariats public-privé dans le soutien des efforts nationaux en matière de santé et dans le renforcement de l’accès aux soins de qualité dans toutes les régions du pays.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement de la collaboration entre Ooredoo Tunisie et le ministère de la Santé, autour d’une vision commune fondée sur l’innovation, l’inclusion, la prévention et le développement durable du secteur de la santé.
La Caisse nationale d’assurance maladie a revalorisé le plafond annuel des dépenses liées aux soins de santé externes. Cette initiative réglementaire a pour objectif direct d’alléger la charge financière des assurés sociaux. Mais aussi de fluidifier le recours aux prestations médicales ambulatoires.
Le montant de cette enveloppe de remboursement de base est désormais indexé sur la composition de la cellule familiale du bénéficiaire. Pour un assuré individuel sans personne à charge, le seuil annuel est fixé à 450 dinars. Cette somme progresse par paliers pour atteindre un maximum de 1 350 dinars lorsqu’un assuré a la charge de quatre bénéficiaires ou plus.
Au-delà de ces montants de référence, le dispositif prévoit des enveloppes de financement complémentaires pour répondre à des situations médicales ou familiales spécifiques. Le budget annuel est ainsi majoré de 150 dinars pour le suivi de la grossesse durant toute sa durée, et d’une somme équivalente de 150 dinars pour la prise en charge des soins dentaires. De plus, chaque ascendant direct à charge ainsi que chaque enfant en situation de handicap ouvrent droit à une augmentation systématique de 100 dinars du plafond de l’assuré.
L’encadrement précoce et le diagnostic dès les premières années de la vie d’un enfant souffrant de troubles de la parole et de l’expression orale permettent d’éviter les troubles de l’apprentissage du langage écrit et d’en limiter l’impact sur le parcours scolaire. C’est ce qu’a affirmé, dimanche 24 mai, Samia Chaabane, présidente de la Chambre syndicale nationale des orthophonistes relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
Mme Chaabane a expliqué que les difficultés d’expression orale ou écrite affectent de manière significative le rendement scolaire. Et d’ajouter que ce trouble est lié, principalement, à d’autres troubles de neurodéveloppement et se distingue d’un simple retard de la parole qui peut avoir d’autres origines.
L’orthophoniste a affirmé que l’amélioration de l’état de l’enfant est viscéralement liée à ses capacités cognitives ainsi qu’à la portée d’interaction de sa famille et de son école avec lui. Et d’enchaîner que ces facteurs constituent des stimulants importants pour réduire l’intensité du trouble. Tout en mettant l’accent sur l’importance d’un accompagnement continu et le développement des compétences tout au long de la scolarité.
La responsable a exhorté les parents à suivre l’évolution du langage de leurs enfants dès le plus jeune âge. A cet égard, elle souligne qu’un enfant est censé prononcer quelques mots au cours de sa première année, puis d’associer des mots à l’âge de deux ans. Et ce, avant d’être capable, à l’âge de trois ans, de formuler des phrases claires et compréhensibles, même pour les personnes hors de son cercle familial.
Plus encore, elle a recommandé de consulter un pédiatre ou un pédopsychiatre dès la constatation d’un retard de langage à l’âge de trois ans, afin d’établir un diagnostic et d’orienter l’enfant, si besoin est, vers un orthophoniste.
Par ailleurs, Mme Châabane a relevé que le retard de la parole peut être lié à des problèmes d’audition, à des troubles psychologiques, à des handicaps ou à des facteurs génétiques. Sans omettre les causes liées à un déficit de communication au sein de l’environnement familial. A cet égard, elle a souligné l’importance d’un encadrement précoce des enfants souffrant d’un retard de langage pour en vérifier les causes. Et ce, qu’il s’agisse de troubles de développement ou de situations passagères curables. Tout en mettant l’accent sur la nécessité d’assurer un environnement familial et scolaire favorable, contribuant au développement des compétences de l’enfant et au renforcement de ses acquis éducatifs.
La Tunisie accueillera, le 08 juin 2026, la première édition du THE BRIDGE AI & HEALTHCARE Summit, un événement international réunissant entrepreneurs, startups, investisseurs, médecins, experts et représentants des compétences tunisiennes à l’étranger autour d’une vision commune : construire l’avenir de l’innovation sanitaire et numérique en Tunisie et en Afrique.
Cette rencontre stratégique constituera une plateforme de connexion entre innovation, investissement et technologies de la santé, et marquera également le lancement officiel du projet “The Bridge”, premier incubateur et accélérateur reliant la Tunisie et l’Europe dans les domaines de la santé, de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies, initié en partenariat avec l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) et l’Association des médecins tunisiens dans le monde (AMTM).
Le projet ambitionne de soutenir les startups et les projets innovants à travers des programmes d’incubation et d’accélération spécialisés, un accompagnement assuré par des experts nationaux et internationaux, un accès à des investisseurs et partenaires européens, ainsi que le développement de réseaux de coopération entre la Tunisie, l’Europe et l’Afrique, précise un communiqué de l’ONE.
Le sommet proposera un programme riche comprenant des conférences de haut niveau, des panels sectoriels, des compétitions Pitch Battle, des rencontres B2B, des espaces networking, ainsi qu’un Village des Startups réunissant des dizaines de jeunes entreprises innovantes tunisiennes et africaines.
Plusieurs thématiques stratégiques seront au cœur des échanges, notamment l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la télémédecine, les technologies médicales et la biotechnologie, le financement alternatif et le crowdfunding (ou financement participatif), ainsi que le soutien aux compétences tunisiennes à l’international et à l’investissement dans l’écosystème HealthTech.
À travers cette initiative, THE BRIDGE ambitionne de renforcer le positionnement de la Tunisie comme hub régional de l’innovation dans les secteurs de la santé et de la technologie, en favorisant l’accès au financement, le transfert de compétences, l’investissement et les partenariats internationaux.
L’événement devrait accueillir entre 400 et 600 participants venant de Tunisie et de l’étranger, avec la présence d’institutions financières, de fonds d’investissement, d’universités, de partenaires internationaux ainsi que de représentants des secteurs public et privé.
La Tunisie renforce son dispositif de vigilance sanitaire au niveau des aéroports, des ports et des passages frontaliers terrestres, dans le cadre d’une approche préventive visant à réduire les risques liés aux risques épidémiologiques internationaux, notamment les virus Ebola et Hantavirus.
Dans ce contexte, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a présidé, vendredi le 22 mai 2026, une réunion de coordination consacrée au suivi des dernières évolutions de la situation épidémiologique mondiale et à l’examen des indicateurs liés à la circulation de plusieurs virus émergents.
La réunion a rassemblé des représentants des ministères de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et du Transport, ainsi que de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA), en plus de cadres du ministère de la Santé et de plusieurs experts du domaine sanitaire et sécuritaire.
Un échange à distance a également eu lieu avec le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, permettant de partager les dernières données disponibles sur la situation sanitaire mondiale et de souligner l’importance d’une coordination internationale rapide et efficace en cas d’alerte sanitaire.
Cela dit en passant, l’OMS a élevé Ebola comme « risque maximum pour la santé publique en RDC ».
À l’issue des discussions et de l’analyse des données scientifiques disponibles, les participants ont estimé que le risque de propagation internationale des virus Ebola et Hantavirus demeure faible à ce stade, tout en insistant toutefois sur la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation, notamment auprès des voyageurs, sur les modes de transmission et les mesures de prévention.
Le ministre de la Santé, Mustafa Ferjani, a, pour sa part, souligné que la Tunisie suit de près l’évolution de la situation sanitaire mondiale et privilégie une approche proactive fondée sur la surveillance précoce et la prévention.
Il a également été décidé de renforcer les dispositifs de contrôle sanitaire aux points d’entrée du territoire national, avec une application rigoureuse des protocoles en vigueur, afin de garantir une détection rapide et une intervention efficace en cas de besoin, tout en préservant la sécurité sanitaire du pays.
Le directeur général de Ooredoo Tunisie, Eyas Assaf, accompagné de l’équipe de direction de l’entreprise, a rencontré, vendredi 22 mai, le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani, afin de féliciter le ministère pour la récente distinction internationale obtenue par la Tunisie : la certification officielle de l’Organisation mondiale de la santé déclarant la Tunisie exempte du trachome, l’une des principales causes de cécité évitable dans le monde.
Cette distinction a été remise à Genève par le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, en reconnaissance des années d’efforts continus menés par les professionnels de santé tunisiens, les équipes de terrain et les institutions sanitaires à travers toutes les régions du pays.
Lors de cette rencontre, Ooredoo Tunisie a salué cette réalisation nationale majeure, reflet de l’engagement historique de la Tunisie en faveur de la prévention, de l’accès équitable aux soins, de la proximité sanitaire et de la protection de la dignité des citoyens.
Cette réunion a également permis d’échanger autour des perspectives futures de collaboration entre Ooredoo Tunisie et le ministère de la Santé pour soutenir des initiatives nationales à fort impact dans le domaine de la santé et de la santé digitale.
Dans ce cadre, Ooredoo Tunisie a annoncé son soutien à l’Initiative nationale de chirurgie de la cataracte organisée sous l’égide du département de la Santé en partenariat avec l’association “One Day One Dream“ (ODOD). Cette initiative vise à redonner la vue à des patients démunis souffrant de cataracte et de cécité évitable dans plusieurs gouvernorats tunisiens.
À travers un engagement de trois ans dans le cadre de son programme sociétal « Tounes T3ich », Ooredoo Tunisie soutiendra ladite initiative, dans une démarche visant à renforcer l’accès aux soins, contribuer à la lutte contre la cécité évitable et redonner espoir et dignité aux populations vulnérables à travers les différentes régions du pays.
À cette occasion, Eyas Assaf, directeur général de Ooredoo Tunisie, a déclaré : «Ooredoo Tunisie est fière d’accompagner le ministère de la Santé dans le soutien des priorités nationales de santé et des initiatives qui améliorent concrètement la vie des citoyens. La reconnaissance de la Tunisie par l’Organisation mondiale de la santé constitue une fierté nationale et un hommage au dévouement des professionnels de santé tunisiens. À travers notre soutien à l’initiative nationale de chirurgie de la cataracte, nous réaffirmons notre engagement en faveur de l’inclusion sociale, de l’équité en santé et d’un avenir meilleur pour tous les Tunisiens».
De son côté, le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani, a salué cette collaboration et souligné l’importance des partenariats public-privé dans le soutien des efforts nationaux en matière de santé et dans le renforcement de l’accès aux soins de qualité dans toutes les régions du pays.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement de la collaboration entre Ooredoo Tunisie et le Ministère de la Santé, autour d’une vision commune fondée sur l’innovation, l’inclusion, la prévention et le développement durable du secteur de la santé.
Le ministère de la Santé a assuré, dimanche 17 mai 2026, qu’aucun cas de virus Hanta – ou Hantavirus – n’a été enregistré en Tunisie, mais affirme suivre de près l’évolution de la situation épidémiologique internationale après la détection de cas limités chez des voyageurs revenant d’une croisière en Amérique du Sud et en Antarctique.
Dans un communiqué, le ministère a indiqué agir en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les différentes autorités sanitaires internationales afin de surveiller l’évolution du virus et renforcer les mesures de vigilance.
Globalement, les investigations menées ont permis d’identifier la souche dite « virus des Andes », une variante du virus Hanta présente dans certaines régions d’Amérique du Sud, notamment en Argentine. Selon les autorités sanitaires, cette souche peut se transmettre entre humains lors de contacts étroits et prolongés, mais ne présente pas de risque élevé de propagation dans la vie courante. A noter toutefois qu’on recense déjà quelques morts, tels que le couple hollandais considérés comme les premiers infectés dans le bateau de la croisière.
Le ministère a précisé que les personnes ayant été en contact avec les cas détectés font l’objet d’un suivi sanitaire et de mesures d’isolement conformément aux protocoles en vigueur. Aucun signe de propagation communautaire à grande échelle n’a été relevé à ce stade.
Par mesure de précaution, la Tunisie a renforcé son dispositif national de veille sanitaire, notamment aux frontières et dans les structures spécialisées, afin d’assurer une détection rapide de tout cas suspect.
Les autorités appellent enfin les voyageurs à respecter les consignes d’hygiène, notamment éviter tout contact avec les rongeurs, et invitent les citoyens ainsi que les médias à se référer uniquement aux sources officielles afin d’éviter la propagation de rumeurs.
Le ministère de la Santé a annoncé ce dimanche 17 mai 2026, dans un communiqué, qu’aucun cas d’hantavirus n’a été recensé en Tunisie à ce jour, tout en exhortant les citoyens et les médias à ne pas se laisser induire en erreur par des rumeurs ou des informations non fiables, et à se fier uniquement aux communiqués officiels du ministère et ceux des organisations sanitaires internationales compétentes.
Le ministère a également conseillé aux voyageurs de suivre les recommandations sanitaires générales pendant leurs déplacements, de respecter les règles d’hygiène, d’éviter tout contact avec les rongeurs ou leurs excréments, et de contacter les autorités sanitaires en cas de fièvre ou d’essoufflement après un retour de zones où ce virus est connu pour être présent.
Le ministère de la Santé a confirmé qu’il surveille, en coordination avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres organismes sanitaires internationaux compétents, l’évolution de l’épidémie de hantavirus récemment détectée parmi les passagers d’un navire de croisière international ayant navigué en Amérique du Sud et en Antarctique.
Selon les dernières données de l’OMS, du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et d’autres autorités sanitaires compétentes, le nombre de cas confirmés et suspects demeure limité et fait l’objet d’une surveillance sanitaire étroite et d’un traçage des contacts.
Les enquêtes épidémiologiques et de laboratoire en cours indiquent que les cas recensés sont liés à une souche connue sous le nom de virus Andes, un type de hantavirus présent dans certaines régions d’Amérique du Sud. Cette souche se caractérise, dans des conditions spécifiques et limitées, par sa capacité à se transmettre d’une personne à l’autre par contact étroit et prolongé, mais elle ne se propage pas facilement dans la vie quotidienne courante.
Les enquêtes épidémiologiques et le traçage des contacts ont permis d’identifier les personnes exposées, qui ont été placées en isolement et font l’objet d’un suivi médical conformément aux protocoles établis. À ce jour, aucun signe de transmission communautaire généralisée n’a été constaté.
Le ministère a réaffirmé son engagement à suivre l’évolution de la situation sanitaire mondiale et à renforcer le système de vigilance sanitaire, de surveillance épidémiologique, de préparation et de réponse, notamment par le biais des points d’entrée et des services concernés, afin d’assurer une détection précoce et une réponse rapide à toute évolution potentielle.
Le monde retient son souffle, avec l’annonce du réveil de la maladie Ebola en Afrique de l’Est. En effet, la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle flambée d’Ebola particulièrement inquiétante. Le plus grave, c’est que les autorités sanitaires ont souligné, samedi 16 main que la souche « Bundibugyo », responsable de l’épidémie actuelle, ne dispose ni de vaccin ni de traitement spécifique. Le ministre congolais de la Santé, Samuel-Roger Kamba, indique même que ce variant présente « un taux de létalité très important », pouvant atteindre 50 % des personnes infectées.
C’est ce que rapportent plusieurs médias du continent. En tout cas, l’OMS déclare « une urgence internationale pour l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo ».
À ce stade, le ministère de la Santé recense 246 cas suspects et 80 décès. Les analyses réalisées à Kinshasa ont confirmé la présence du virus dans 13 des 20 échantillons testés. Des cas suspects ont également été signalés à Bunia, dans la province de l’Ituri.
L’inquiétude grandit également au-delà des frontières congolaises. Ainsi, Le ministère de la Santé ougandais a annoncé vendredi la mort d’un ressortissant congolais de 59 ans dans un hôpital de Kampala, des suites du virus Ebola. Aucun cas local n’a toutefois été détecté pour le moment en Ouganda, selon des sites européens, qui s’inquiètent eux aussi de la possibilité d’une propagation rapide sur le continent européen.
Face à l’évolution rapide de la situation, Médecins sans frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme. « Le nombre de cas et de décès que nous constatons en si peu de temps, combiné à la propagation dans plusieurs zones sanitaires et désormais au-delà de la frontière, est extrêmement préoccupant », a déclaré Trish Newport, responsable du programme d’urgence de l’organisation.
Cette nouvelle épidémie survient moins d’un an après la précédente flambée déclarée en août 2025 dans le centre de la RDC, qui avait causé au moins 34 morts avant d’être maîtrisée en décembre. Le pays reste l’un des plus touchés au monde par Ebola. Entre 2018 et 2020, l’épidémie la plus meurtrière enregistrée en RDC avait provoqué près de 2 300 décès sur environ 3 500 cas recensés.
Depuis cinquante ans, Ebola a causé plus de 15 000 morts à travers l’Afrique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que le taux de létalité du virus a varié entre 25 % et 90 % selon les différentes flambées épidémiques.
Alors, la prudence doit être de mise, même si la maladie demeure cantonnée dans l’Est du continent, mais avec la mobilité des personnes, sa propagation s’avère rapide.
L’Organisation mondiale de la Santé a validé l’élimination du trachome en Tunisie, faisant du pays le 31e au niveau mondial et le 9e dans la région de la Méditerranée orientale à atteindre cet objectif.
Ce succès reflète des décennies d’engagement national et de coopération entre le ministère de la Santé, l’OMS et les partenaires, ainsi que le travail des professionnels de santé pour renforcer la prévention et améliorer la santé oculaire.
La Tunisie a adopté une approche globale incluant traitement, chirurgie, antibiotiques, hygiène et amélioration de l’environnement.
Cette réussite souligne l’importance des soins de santé primaires, de la science et de la coopération pour protéger les générations actuelles et futures.
Quarante députés de l’Assemblée des représentants du peuple ont récemment déposé une proposition de loi visant à renforcer l’accompagnement des retraités en Tunisie, à travers une série d’avantages sociaux, sanitaires, culturels et touristiques destinés à améliorer leur qualité de vie.
Le texte prévoit notamment l’octroi d’une réduction d’au moins 30 % sur les tarifs du transport public national et régional. L’accès à cet avantage serait conditionné par un « carnet de transport du retraité », dont les modalités d’attribution et d’utilisation seraient fixées par décret.
Le projet de loi propose également d’accorder aux retraités tunisiens résidant à l’étranger une réduction d’au moins 30 % sur les tarifs des compagnies aériennes et maritimes nationales, hors périodes de forte affluence, selon des conditions qui seront précisées par voie réglementaire.
Sur le plan sanitaire, le texte prévoit l’exonération des retraités de la contribution financière liée aux services de prévention et aux dépistages précoces des cancers et des maladies cardiovasculaires dans les établissements publics de santé.
La proposition inclut aussi la création d’un « circuit spécial retraités » au sein des hôpitaux publics, afin de leur garantir une priorité dans les rendez-vous médicaux et les interventions chirurgicales. Cette mesure devrait être mise en œuvre par décision du ministre de la Santé.
Au volet touristique et culturel, le projet de loi prévoit une réduction d’au moins 40 % sur les tarifs appliqués dans les hôtels et établissements touristiques en dehors des périodes de pointe. Les retraités pourraient également bénéficier d’une réduction minimale de 50 % sur les billets des festivals et manifestations culturelles.
À travers cette initiative, les députés signataires ambitionnent de renforcer l’inclusion sociale des retraités et de faciliter leur accès aux services essentiels, aux loisirs et aux activités culturelles.
La Chambre syndicale tunisienne des propriétaires de pharmacies privées a mis en garde, ce vendredi, contre les conséquences du non-respect de l’accord conclu avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Elle dénonce un « recul dans l’application des engagements » et un retour aux pratiques de retard de paiement et de non-respect des obligations convenues.
Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, la structure professionnelle appelle à l’instauration d’un calendrier de paiement clair, organisé et contraignant, afin de garantir un niveau minimal de liquidités permettant d’assurer, sans perturbation, l’approvisionnement des citoyens en médicaments.
La Chambre syndicale réclame également la mise en place de mécanismes exceptionnels d’accompagnement fiscal et social en faveur des pharmacies confrontées à des difficultés financières. Elle insiste sur le fait que les retards de règlement ne doivent pas être considérés comme un refus volontaire de paiement, dans un contexte marqué, selon elle, par une accumulation de pressions financières, fiscales et administratives menaçant l’équilibre économique des officines et, par conséquent, le droit du citoyen à l’accès aux médicaments.
Le syndicat affirme, par ailleurs, que plusieurs pharmacies ont été exposées à des pénalités et amendes en cas de retard de paiement envers l’administration fiscale, les caisses sociales ou certaines collectivités locales. Or, une grande partie de ces difficultés de trésorerie serait directement liée aux retards de remboursement des créances, notamment par la CNAM.
Dans le même communiqué, la Chambre syndicale tunisienne des propriétaires de pharmacies privées a également appelé à une application stricte de la loi à l’ensemble des intervenants dans les circuits de distribution des médicaments et des produits de santé. Elle plaide pour mettre fin aux pratiques qualifiées de « désordre », d’évasion du contrôle, de facturation irrégulière et d’absence de traçabilité.
Enfin, la profession appelle au renforcement de la justice fiscale ainsi qu’à la généralisation de la facturation électronique à l’ensemble des produits de santé.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi 15 mai 2026 que la Tunisie a officiellement éliminé le trachome, faisant du pays le quatorzième État de la région Méditerranée orientale et le trente-et-unième au monde à obtenir cette certification. L’OMS qualifie cette étape d’accomplissement remarquable, obtenu au terme de décennies d’efforts nationaux soutenus contre la principale cause infectieuse de cécité dans le monde.
La Tunisie a déployé à grande échelle la stratégie SAFE recommandée par l’OMS, articulée autour de la chirurgie pour les cas avancés, des antibiotiques pour éliminer l’infection, de la promotion de l’hygiène et de l’amélioration de l’environnement. La santé oculaire a également été intégrée dans les services de soins primaires et de santé scolaire.
Le trachome, causé par la bactérie Chlamydia trachomatis, est responsable de près de 1,9 million de cas de déficience visuelle ou de cécité irréversible à travers le monde, et frappe en priorité les populations les plus vulnérables.
Un nombre record de jeunes médecins quittent la Tunisie, attirés par de meilleures conditions de travail et des perspectives d’avenir plus prometteuses, ce qui met à rude épreuve le système de santé du pays.(Photo : Diplômés de la faculté de Médecine de Sfax en 2025).
Iyed Hamadi *
En mai 2025, une nouvelle vague de grèves et de manifestations menées par les jeunes médecins tunisiens a révélé l’ampleur de la crise qui frappe le système de santé tunisien. Confrontés à la dégradation de leurs conditions de travail, à des affectations arbitraires et à des critères d’évaluation flous, les médecins se sont mobilisés face à l’inaction persistante du ministère de la Santé, dont les réponses officielles, à l’instar de celles du gouvernement dans son ensemble, ont exacerbé les tensions.
Les hôpitaux tunisiens perdent du personnel, la plupart des jeunes médecins quittant le pays en nombre record : près de 84 % des diplômés en médecine ont fait le choix de partir pour la seule année 2025. Cet exode prive le pays de ses professionnels les plus précieux, alors même que l’État investit massivement dans la formation des médecins. On estime qu’un seul médecin coûte à l’État environ 150 000 dinars tunisiens (environ 50 000 dollars) entre sa première année d’études et l’obtention de son diplôme dans le système d’enseignement public.
Alors que les établissements de santé publique peinent à fournir des soins de qualité, l’État ne s’attaque pas aux causes profondes de cette fuite des cerveaux, aggravant ainsi la crise. Sans solutions concrètes, le personnel médical tunisien, pourtant essentiel, continuera de se réduire comme peau de chagrin.
Évolution des revendications des médecins
Les médecins tunisiens ont formulé de nombreuses revendications à l’encontre du gouvernement. Le point de bascule pour les médecins du pays a été le décès, en décembre 2020, d’un interne en chirurgie de 27 ans, qui a fait une chute de plusieurs étages après avoir utilisé un ascenseur défectueux. Cet incident a suscité une vive indignation face à la vétusté des infrastructures hospitalières, mettant en danger la vie du personnel médical. Un accord a été trouvé avec le gouvernement dans le mois qui a suivi afin d’améliorer la sécurité et les conditions de travail.
Début 2021, les jeunes médecins ont entamé des grèves sporadiques suite à l’échec des réformes. Ce mouvement s’est poursuivi les années suivantes, alimentant la frustration et préparant le terrain pour la mobilisation massive de 2025.
En 2025, les médecins ont commencé à se sentir «exploités», explique le Dr Asma, une jeune interne en dentisterie interrogée par le Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep). «Les internes et les résidents sont surmenés et exploités, sans aucun répit… le système les écrase», dit-elle.
Les médecins sont confrontés à de multiples défis : pénurie de personnel et de matériel, installations vétustes et surcharge de travail. «J’ai même dû réaliser des extractions dentaires à la lampe torche de mon téléphone à plusieurs reprises», ajoute le Dr Asma.
Outre les conditions de travail, le principal défi pour les jeunes médecins demeure la faiblesse des salaires et les retards de paiement. Les internes perçoivent environ 1 400 dinars tunisiens (environ 480 dollars) par mois et encore moins pendant leur année de service civil après l’obtention de leur diplôme – une période de service militaire obligatoire pour les médecins – où ils reçoivent entre 750 et 1 200 dinars (environ 250 à 400 dollars). Par ailleurs, les gardes de nuit sont rémunérées en moyenne de 1 à 3 dinars de l’heure, avec des retards de paiement pouvant atteindre un mois.
Le Dr Sonia, médecin dans un hôpital public rural, souligne l’importance d’une augmentation drastique des salaires des médecins afin de leur permettre de vivre dignement.
Alors que la Tunisie continue de faire face à des difficultés économiques, la situation des médecins s’est également dégradée. Ils doivent composer avec une inflation galopante, des pénuries persistantes et des salaires stagnants, à l’instar du reste de la population.
Après des années de promesses non tenues, la réforme structurelle du secteur de la santé est fortement compromise par la politisation du dossier. Les restrictions budgétaires imposées depuis la pandémie et un modèle de gouvernance centralisé ont empêché les hôpitaux de réaliser des améliorations significatives et durables.
La planification et l’allocation des ressources étant concentrées au niveau national et l’autonomie institutionnelle limitée, les hôpitaux régionaux voient leur pouvoir de décision restreint, ce qui engendre une stagnation des structures et des inégalités persistantes.
Promesse d’un nouvel accord
Au printemps 2025, les tensions entre les jeunes médecins et le ministère de la Santé s’intensifient suite au non-respect des engagements pris lors des négociations, entraînant des grèves et des manifestations d’envergure. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) reprend alors les négociations avec le ministère, sans succès. La frustration grandit, poussant l’OTJM à appeler à une grève nationale et à une marche en mai. De nombreux médecins y participent, notamment des étudiants en médecine, des internes et des résidents. Un étudiant en quatrième année témoigne : «C’était tellement inspirant de voir tout le monde se rassembler malgré leurs horaires de travail épuisants et leurs examens imminents.»
Le ministère de la Santé réagit en menaçant de représailles : réaffectation aléatoire des postes de stage, retenues sur salaire pour les grévistes et annulation des stages.
En 2025, les responsables du ministère aggravent la situation en menaçant de poursuites judiciaires les représentants de l’OTJM pour organisation des manifestations. Suite à des débrayages successifs de jeunes médecins, le ministère a publié un communiqué exprimant son intention de satisfaire la plupart des revendications des manifestants, en détaillant les mesures proposées telles que des augmentations de salaire et l’amélioration des conditions de travail.
Cependant, en novembre, les tensions se sont ravivées face aux retards du ministère dans la mise en œuvre des réformes promises, entraînant une nouvelle grève nationale. Après une réunion tenue plus tard dans le mois, l’OTJM a suspendu les manifestations suite à une rencontre de conciliation avec le ministère de la Santé et à l’obtention d’assurances concrètes quant à la mise en œuvre des résolutions.
De jeunes médecins ont expliqué à Timep que leur décision de quitter la Tunisie était rationnelle, motivée par la crainte d’une stagnation de carrière et de perspectives économiques limitées. Le Dr Amine, interne en psychiatrie en France, a déclaré : «Dès mon premier jour à l’université, je savais, sans l’ombre d’un doute, que je partirais avant la fin de ma cinquième année d’études.»
Si les facteurs économiques sont au cœur de cet exode, l’évolution professionnelle est tout aussi importante. Le Dr Nada, chirurgienne orthopédiste exerçant actuellement en France, est partie à la recherche de «plus de ressources, d’une formation continue et de réelles perspectives d’évolution». Elle a souligné la difficulté d’acquérir une expérience chirurgicale suffisante pendant son internat et a fait valoir que, pour retenir les médecins, il est nécessaire d’améliorer «les infrastructures et les équipements, de proposer une rémunération plus juste, à la hauteur des responsabilités de la profession, et de mettre en place une culture qui respecte les médecins et protège leur santé mentale».
D’autres spécialisations, comme la radiologie, font également face à des perspectives limitées dans le pays et restent sous-développées, comme l’a souligné le Dr Khaled, interne en radiologie de première année.
Parallèlement, les étudiants qui n’ont pas encore débuté leur internat constatent des problèmes structurels dès leurs stages. Amine, étudiant en cinquième année, a cité la corruption, les pénuries de matériel et le manque de lits, tandis que Rihem, également en cinquième année, s’est inquiété des «injustices subies par les médecins de la part des patients, de leurs familles et du système lui-même».
«Vu la manière dont le gouvernement agit, entre menaces et discours sur notre remplacement par des médecins étrangers, rien ne semble pouvoir enrayer cet exode», a déclaré le Dr Amine.
L’incapacité et le refus de l’État de réformer le système ont fait de la migration un moyen de survie pour les jeunes professionnels. Bien que la Tunisie investisse considérablement dans la formation de ses médecins, leur départ allège la pression salariale sur un système en crise, constituant ainsi un mécanisme discret de réduction des coûts.
Un système de santé au bord de la rupture
L’émigration des médecins et autres professionnels de santé a gravement affecté la capacité du système de santé à fournir des soins de qualité. Alors que la Tunisie perd une part croissante de ses médecins, le système de santé public est le plus durement touché. Nombre de médecins restants se tournent vers le secteur privé, aggravant la pénurie de personnel dans les hôpitaux publics.
Parallèlement, les difficultés économiques que traverse le pays réduisent considérablement l’accès aux services médicaux privés, faisant du système de santé public la seule option pour beaucoup.
Le Dr Sonia a décrit une forte dégradation des conditions dans les hôpitaux publics, soulignant que «des articles de base autrefois considérés comme allant de soi, tels que les gants, les sondes et le désinfectant, sont manquants ou de mauvaise qualité».
Le fort taux de rotation du personnel infirmier et technique – dont beaucoup partent après deux ou trois ans – signifie que les hôpitaux sont «constamment dotés de personnel inexpérimenté». Ce problème ne se limite pas aux médecins, mais concerne tous les professionnels de santé en quête de meilleures perspectives. Ce taux de rotation élevé affecte par conséquent la qualité des soins prodigués, puisque le personnel est constamment formé pour ensuite partir dès qu’il a acquis les compétences nécessaires pour être employable à l’étranger.
Le Dr Sonia a relaté un exemple poignant survenu dans son hôpital : une patiente atteinte d’un cancer de l’endomètre avait besoin d’une IRM, mais a dû attendre six mois pour en obtenir une, faute de quoi elle devait se tourner vers une option hors de prix dans le secteur privé. Son cas aurait pu être facilement guéri par une simple intervention chirurgicale. Au lieu de cela, la maladie est devenue inopérable en raison de métastases importantes. Selon le Dr Sonia, «cette situation aurait pu être facilement évitée si l’IRM avait été réalisée à temps».
Le Dr Mouna, interne en pédiatrie, évoque les conditions de travail dangereuses, expliquant que des agressions de la part de proches de patients sont possibles et qu’«on peut être exposé à la violence sans aucune protection». Elle constate que les réformes promises tardent toujours à se mettre en œuvre, surtout après l’accord de juin 2025. «On nous avait dit que les changements commenceraient fin octobre, mais pour l’instant, rien n’a changé», déplore-t-elle.
Des réformes indispensables pour fidéliser les médecins
Pour faire face à cette crise, une approche globale est nécessaire. Il faut commencer par améliorer la sécurité et les infrastructures des hôpitaux publics afin de garantir un environnement de travail sain.
Parallèlement, il est nécessaire de rétablir la confiance dans le système grâce à des formations transparentes et des critères d’évaluation objectifs.
Il convient également d’améliorer la rémunération des médecins afin de valoriser davantage leur travail.
L’année de service civique obligatoire doit être repensée pour devenir une véritable opportunité professionnelle et non une contrainte.
La mise en œuvre de ces réformes pourrait inciter les médecins tunisiens expatriés à revenir, notamment si le gouvernement met en place un dispositif de réintégration efficace. En définitive, le système de santé doit placer les patients et les médecins au cœur de ses préoccupations. Des histoires comme celle de Sonia devraient orienter les décisions politiques concernant les chaînes d’approvisionnement, le personnel, la rémunération, la gouvernance, la sécurité et bien d’autres aspects.
Les jeunes médecins constituent l’épine dorsale du système de santé tunisien et ont fait part à maintes reprises de leurs besoins et de leurs préoccupations aux autorités. La solution est simple : il faut les écouter.
Traduit de l’anglais.
* Chercheur associé au Timep, où il travaille sur les migrations et les déplacements de population en Tunisie.
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