Lese-Ansicht

Conférence à Tunis | Résilience de l’eau face au changement climatique

La conférence internationale Sustain Tunis 2026 s’est tenue à Gammarth, dans la banlieue nord de la capitale, du 2 au 4 juin 2026, sur le thème «Eau et résilience des écosystèmes face à un cycle hydrologique en mutation».

La conférence, qui a été ouverte par Hamadi Habaieb, secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, a porté sur la surveillance et la modélisation hydrologiques, la gestion durable des aquifères, notamment en milieux côtiers, arides et semi-arides, la gouvernance de l’eau, ainsi que la protection et la restauration des écosystèmes.

Autres sujets abordés : l’utilisation des observations satellitaires, les solutions fondées sur la nature, la recharge artificielle des aquifères et l’optimisation de l’utilisation de l’eau en période de pénurie.

La conférence a été organisée par l’École supérieure d’ingénieurs de Medjez El Bab (Esim), en collaboration avec des universités et des centres de recherche d’Allemagne, d’Espagne, de Turquie et des États-Unis, faisant suite aux éditions précédentes qui se sont tenues à Valence en 2022 et à Istanbul en 2024.

Les participants ont présenté plus de 70 communications scientifiques portant sur des sujets tels que l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques appliqués à la gestion des ressources en eau, la durabilité des eaux souterraines et la gouvernance de l’eau.

Des interventions ont été présentées sur l’amélioration de l’eau potable et de l’irrigation, la modernisation des services de Sonede et l’augmentation de la capacité de l’usine de dessalement de Zarat dans le gouvernorat de Gabès de 50 000 à 100 000 mètres cubes par jour.

La conférence de Gammarth visait à relier la recherche scientifique, l’innovation technologique et les politiques publiques, dans un contexte méditerranéen où la disponibilité de l’eau représente l’un des principaux défis environnementaux, économiques et sociaux des années à venir. Elle s’est tenue à un moment particulièrement difficile pour la Tunisie, confrontée à des sécheresses de plus en plus fréquentes et sévères, à la pression exercée sur les ressources conventionnelles et à la nécessité de renforcer l’approvisionnement en eau dans les zones urbaines et rurales.

En mai, le gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD) ont présenté une feuille de route comportant six leviers d’action pour améliorer la préparation et la résilience du pays face à la sécheresse, conformément à la Stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050.

Sur le plan des investissements, la Banque mondiale a approuvé, fin mars, deux projets d’un montant total de 332,5 millions de dollars, première phase d’un programme décennal pour la sécurité et la résilience de l’eau en Tunisie.

I. B.

L’article Conférence à Tunis | Résilience de l’eau face au changement climatique est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Iran : De l’énergie à l’eau, une escalade aux effets systémiques

Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un seuil discret mais décisif.
Selon Reuters, Téhéran a averti qu’il pourrait frapper non seulement les infrastructures énergétiques du Golfe, mais aussi leurs installations hydrauliques — notamment les usines de dessalement — si Washington venait à cibler ses centrales électriques.

La menace est conditionnelle, mais elle redéfinit les règles du jeu. Elle marque un glissement vers une confrontation où les infrastructures civiles deviennent des leviers de pression stratégique.

Arad et Dimona : Netanyahou promet de “détruire” l’Iran après les attaques

Les frappes iraniennes sur les villes israéliennes d’Arad et Dimona ont fait près de 200 blessés, selon plusieurs sources concordantes.

Dans la foulée, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a adopté un ton particulièrement offensif, affirmant la volonté d’Israël de “détruire” l’Iran. Une déclaration qui marque un basculement : la réponse israélienne ne se limite plus à la dissuasion ou à la riposte ponctuelle, mais s’inscrit dans une logique de neutralisation durable.

Les frappes israéliennes sur le territoire iranien se poursuivent, tandis que les systèmes de défense interceptent une partie des missiles tirés par Téhéran.

Liban : Joseph Aoun évoque un « prélude à une invasion terrestre »

Dans le même temps, l’armée israélienne a détruit le pont de Qasimiyah, au sud du Liban. Le président libanais Joseph Aoun y voit un « prélude à une invasion terrestre », signe d’une montée en intensité sur le front nord.

En Irak, des frappes aériennes ont également visé des positions des forces de mobilisation populaire pro-iraniennes à Bagdad, après des attaques contre des intérêts américains, notamment un diplomate et un centre logistique proche de l’aéroport de la capitale.

L’eau, nouvelle ligne de fracture

Dans plusieurs pays du Golfe, l’eau potable dépend presque entièrement du dessalement. Cette dépendance atteint la totalité des besoins au Qatar et à Bahreïn, s’élève jusqu’à environ 80 % aux Émirats arabes unis et représente près de la moitié de l’approvisionnement en Arabie saoudite.

Autrement dit, une frappe sur ces installations ne provoquerait pas seulement une perturbation économique, mais une crise immédiate de survie urbaine.

Dans ces territoires désertiques, l’équilibre repose sur un triptyque fragile : électricité, climatisation, eau. Toucher l’un de ces piliers revient à désorganiser l’ensemble.

Une guerre qui change de nature

En maintenant la pression sur le détroit d’Ormuz tout en élargissant la menace à l’eau et à l’électricité, l’Iran ne se contente plus de viser les marchés énergétiques.

Il vise désormais les conditions de vie elles-mêmes.

Ce basculement marque une transformation du conflit : la confrontation ne se joue plus uniquement sur les territoires ou les installations militaires, mais sur la capacité des sociétés à fonctionner. Dans cette configuration, la vulnérabilité des systèmes devient un levier stratégique à part entière.

Et dans le Golfe, plus encore qu’ailleurs, l’eau s’impose comme une nouvelle ligne de front.

Lire aussi:

L’article Iran : De l’énergie à l’eau, une escalade aux effets systémiques est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌