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Tunisie, Italie, Allemagne, Autriche : Tebboune réunit 4 pays autour du corridor hydrogène vers l’Europe

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Tunisie, cette dernière étant représentée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Cette rencontre était consacrée au projet de corridor SudH2, destiné à relier l’Afrique du Nord à l’Europe pour le transport d’hydrogène renouvelable.

Selon un communiqué de la présidence algérienne, la réunion s’inscrit dans le cadre des efforts visant à accélérer la concrétisation de ce projet énergétique stratégique, qui associe l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche.

À l’issue de l’entretien, Salah Zouari a souligné que le corridor SudH2 constitue une infrastructure stratégique pour les énergies propres. Il doit permettre de relier les capacités de production d’hydrogène en Afrique du Nord aux marchés européens, en renforçant les interconnexions énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée.

Le ministre tunisien a également indiqué que les études complémentaires relatives au projet devraient être achevées dans les prochaines semaines. Cette étape doit ouvrir la voie à l’annonce de la configuration définitive du corridor ainsi que des modalités de sa réalisation.

Un corridor énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe

Le projet SudH2 Corridor figure parmi les initiatives européennes visant à développer une chaîne de valeur de l’hydrogène renouvelable reliant l’Afrique du Nord à plusieurs marchés européens. Son tracé doit notamment passer par la Tunisie et l’Italie avant de se prolonger vers l’Allemagne et l’Autriche.

Au-delà du transport de l’hydrogène, le projet entend renforcer la coopération énergétique entre les pays participants et accompagner la transition vers des sources d’énergie moins carbonées.

Pour la Tunisie, son intégration à ce corridor représente également un enjeu en matière d’interconnexion énergétique et de positionnement dans les nouvelles chaînes de valeur liées à l’hydrogène renouvelable. Le pays se trouve ainsi au cœur d’un axe énergétique appelé à relier les capacités de production nord-africaines aux besoins croissants du marché européen.

La rencontre de haut niveau à Alger intervient donc à une étape importante du projet, alors que les pays partenaires travaillent à finaliser les études techniques et à préciser les conditions de sa mise en œuvre.

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Après un été sous tension, la Tunisie veut accélérer sa transition énergétique

Après un été marqué par des délestages à répétition et de fortes tensions sur le réseau électrique, la Tunisie veut désormais accélérer la concrétisation de ses projets énergétiques. Pour le secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Ouael Chouchene, l’urgence n’est plus de convaincre de la nécessité de la transition énergétique, mais de passer plus...

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Tunisie : Face au déficit énergétique, le gouvernement mise sur les renouvelables et la maîtrise de la demande

La transition énergétique s’impose désormais comme une priorité stratégique pour la Tunisie, confrontée à un déficit énergétique structurel et à une forte dépendance aux importations. Le gouvernement entend agir sur deux fronts : accélérer le développement des énergies renouvelables et réduire la consommation grâce à l’efficacité énergétique.

Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchene, a exposé cette orientation mercredi 23 septembre à Tunis, à l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, organisée les 23 et 24 septembre.

Deux leviers pour réduire la dépendance

Selon Wael Chouchene, la transformation du système énergétique tunisien repose sur deux piliers complémentaires : le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de la demande.

L’objectif dépasse ainsi la seule augmentation des capacités de production. Le gouvernement veut également agir sur l’efficacité énergétique afin de limiter la consommation et, à terme, de réduire la pression exercée par les importations d’énergie.

Cette transformation est présentée comme un enjeu économique autant qu’énergétique. Le secrétaire d’État estime qu’elle doit permettre de renforcer l’attractivité de la Tunisie, d’améliorer la compétitivité de l’industrie et de favoriser la création de compétences, de valeur ajoutée et d’emplois dans les régions.

Des investissements lourds à mobiliser

Le passage à un système énergétique davantage fondé sur les renouvelables nécessite toutefois des investissements importants. Ils concernent non seulement les capacités de production, mais aussi les réseaux, les infrastructures, le stockage et les nouvelles technologies.

Wael Chouchene a insisté sur la nécessité de mobiliser les pouvoirs publics, les entreprises, les institutions financières et les partenaires techniques. Il a également appelé à des cadres réglementaires clairs, à des mécanismes de financement adaptés et à une visibilité suffisante pour permettre des investissements de long terme.

L’enjeu est donc désormais de transformer les orientations annoncées en projets capables de modifier progressivement la structure du système énergétique tunisien.

Produire davantage et diversifier les sources

La sécurité énergétique ne peut, selon Rania Marzougui, administratrice déléguée de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et chargée de la Direction générale des hydrocarbures au ministère de l’Industrie, reposer sur une seule source.

Elle passe également par la diversification du bouquet énergétique, le développement de la production nationale, l’efficacité énergétique et le renforcement des infrastructures.

Cette approche maintient un rôle important pour les hydrocarbures et la production nationale, tout en accompagnant le développement des énergies renouvelables. L’ETAP doit notamment continuer à jouer un rôle dans le développement des ressources nationales, tandis que la Direction générale des hydrocarbures entend améliorer le cadre destiné aux investisseurs.

La Tunisie veut aussi jouer régional

L’Ifriqiya Energy Hub entend enfin inscrire cette transformation dans une dimension régionale. La position de la Tunisie, à proximité de l’Algérie, de la Libye et du marché européen, est présentée comme un atout pour développer les coopérations énergétiques.

Les discussions de cette deuxième édition portent notamment sur les interconnexions électriques, les projets d’énergies renouvelables, la recherche et l’exploration ainsi que la coopération avec les pays africains et arabes.

L’ambition affichée est désormais de rapprocher sécurité énergétique, transition énergétique et coopération régionale, avec un objectif central : transformer les investissements et les partenariats en projets concrets.

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TI-Link : Le projet privé de câble électrique Tunisie-Italie change de configuration

Le projet TI-Link, porté par Zhero pour acheminer 2 GW d’électricité renouvelable produite en Tunisie vers la Toscane, entre dans une nouvelle phase. Après 129 jours de consultation publique, le développeur a demandé une prolongation de 45 jours de la procédure en Italie, à la suite de nouvelles prescriptions de Terna.

Le projet privé TI-Link évolue. La société Zhero a demandé au ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE) une prolongation de 45 jours de la consultation publique consacrée à cette future liaison électrique entre la Tunisie et l’Italie.

Cette demande intervient après une communication de Terna, le gestionnaire du réseau électrique italien, qui a modifié les prescriptions concernant le raccordement de l’infrastructure au réseau national. La consultation avait déjà donné lieu à 129 jours d’échanges avec les collectivités et acteurs locaux concernés en Toscane.

Quatre câbles pour 2 GW

TI-Link prévoit l’acheminement vers la Toscane de 2 GW d’électricité renouvelable produite en Tunisie. Selon Zhero, l’infrastructure permettra de transporter entre 10 et 12 TWh par an, soit environ 5% de la consommation électrique italienne. Le projet est présenté comme une liaison sous-marine en courant continu à haute tension.

Le nouveau schéma prévoit quatre câbles HVDC de 525 kV sur un parcours d’environ 500 kilomètres. La solution actuellement privilégiée pour l’atterrage en Toscane se situe dans le secteur du Camping Tahiti, à Follonica, tandis que la zone de Canneto est conservée comme option alternative.

Le raccordement terrestre a également été revu. Terna demande notamment la création d’une nouvelle station électrique dédiée à huit points de raccordement sur le réseau à 380 kV. Deux lignes électriques existantes entre Tor del Sale et Suvereto doivent également être réutilisées dans le nouveau schéma.

Une consultation prolongée après les nouvelles prescriptions

La modification de la configuration nécessite une nouvelle phase d’échanges avec les collectivités et les parties prenantes locales. Le projet prévoit notamment une nouvelle période permettant de présenter des observations après les changements apportés au raccordement.

La Ville de Follonica avait annoncé le 18 septembre la présentation des résultats de la consultation publique et des solutions finales retenues à l’issue des échanges avec les territoires concernés. Six communes participent au processus : Campiglia Marittima, Castagneto Carducci, Follonica, Piombino, San Vincenzo et Suvereto.

Selon le calendrier présenté par Zhero, le dépôt du dossier technique et du rapport de consultation est prévu d’ici décembre 2026. La procédure d’autorisation unique pourrait ensuite se poursuivre jusqu’à une éventuelle autorisation à la fin de 2028, avant une phase de construction envisagée entre 2029 et 2032.

TI-Link n’est pas ELMED

TI-Link doit être distingué d’ELMED, le projet d’interconnexion électrique tuniso-italien de 600 MW développé entre la Tunisie et l’Italie avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque européenne d’investissement.

TI-Link est, lui, un projet privé porté par Zhero, dimensionné à 2 GW et destiné à transporter vers l’Italie de l’électricité renouvelable produite en Tunisie.

À ce stade, le projet reste soumis à la procédure d’autorisation italienne. La prolongation de la consultation et les nouvelles prescriptions de Terna constituent donc une nouvelle étape de son processus de développement, et non une mise en service prochaine de la liaison.

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