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Nabeul, le gouvernorat qui enregistre le plus de noyades : 23 cas dont 8 décès depuis le début de la saison

La saison estivale tourne déjà au drame sur plusieurs plages tunisiennes. La région de Nabeul apparaît comme la zone la plus touchée par les noyades, avec 23 cas recensés depuis le début de la saison, dont 8 décès, selon un responsable de la Garde maritime de Nabeul.

Depuis la fin de la semaine dernière jusqu’à ce mardi, dix nouvelles interventions liées à des accidents de noyade ont été enregistrées sur différentes plages du gouvernorat. Parmi ces cas, trois personnes ont perdu la vie.

Le drame de la plage de Maamoura

Parmi les victimes figure un jeune homme originaire de la région, décédé dimanche dernier sur la plage de Maamoura alors qu’il tentait de porter secours à deux enfants en difficulté dans l’eau.

Selon les premiers éléments communiqués, le jeune homme s’est retrouvé piégé par les courants marins après son intervention. Malgré les tentatives de sauvetage, il n’a pas pu être réanimé.

Les autorités alertent sur les comportements à risque

Face à la multiplication des accidents, les services de la Garde maritime rappellent que plusieurs noyades sont liées au non-respect des consignes de sécurité, notamment le refus de suivre les avertissements des agents de surveillance et des bulletins météorologiques.

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Le non-respect de la signalisation installée sur les plages constitue également un facteur aggravant. La présence d’un drapeau rouge signifie une interdiction totale de baignade en raison d’un danger élevé lié notamment aux courants marins et à l’état de la mer.

Les autorités recommandent aux estivants d’éviter les plages non surveillées et de privilégier les zones disposant de maîtres-nageurs sauveteurs.

Comprendre les couleurs des drapeaux sur les plages

Sur les plages surveillées, trois couleurs permettent d’indiquer les conditions de baignade :

  • Le drapeau vert : la mer est considérée comme sûre, la baignade est autorisée, tout en maintenant les précautions habituelles.
  • Le drapeau orange ou jaune : la baignade reste possible mais avec une grande prudence, en raison d’une mer agitée, de vagues importantes ou de courants pouvant être dangereux. Les enfants et les nageurs inexpérimentés doivent éviter de s’éloigner du rivage.
  • Le drapeau rouge : il indique un niveau de danger très élevé. La baignade est strictement interdite en raison de conditions maritimes dangereuses.

Alors que les plages tunisiennes connaissent une forte affluence durant la période estivale, les autorités insistent sur l’importance du respect des règles de sécurité afin d’éviter de nouveaux drames.

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Incendie à Siliana : Les secours mobilisés au mont El Masmoudine

Un important incendie s’est déclaré, ce lundi après-midi, au mont El Masmoudine, dans la délégation de Bargou (gouvernorat de Siliana), mobilisant d’importants moyens de la protection civile et des services forestiers pour empêcher la propagation des flammes vers les zones habitées.

Selon le commissaire régional au développement agricole de Siliana, Jamal Ferchichi, les équipes d’intervention ont réussi à empêcher le feu d’atteindre les habitations situées à proximité du foyer. Les opérations se poursuivent toutefois afin de maîtriser totalement l’incendie et d’éviter sa propagation vers le mont Bargou.

Pour faire face à ce sinistre, les autorités ont mobilisé quatre camions-citernes de la protection civile, trois autres appartenant à la direction régionale des forêts ainsi que plusieurs engins lourds. L’intervention est rendue particulièrement difficile en raison du relief très accidenté de la zone, qui limite l’accès des secours et ralentit les opérations d’extinction.

Un scénario qui se répète chaque été

Cet incendie vient une nouvelle fois rappeler la vulnérabilité des massifs forestiers tunisiens durant la saison estivale. Chaque année, avec la hausse des températures et les épisodes de vent, plusieurs régions du pays sont confrontées à des feux de forêt qui détruisent des centaines d’hectares de végétation, menacent les populations riveraines et mobilisent d’importants moyens humains et matériels.

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Pourtant, malgré la répétition de ces catastrophes, les avancées structurelles dans la prévention et la lutte contre les incendies restent limitées. Les difficultés d’accès aux zones montagneuses, le manque de moyens aériens permanents, le vieillissement de certains équipements, ainsi que l’insuffisance des pistes forestières continuent de compliquer le travail des équipes d’intervention.

Au-delà de la gestion de l’urgence

Au-delà de la gestion de l’urgence, plusieurs spécialistes plaident depuis des années pour une stratégie nationale plus ambitieuse, reposant sur le renforcement des capacités de détection précoce, la modernisation des équipements, l’entretien des forêts, l’aménagement de pare-feux et une meilleure sensibilisation des citoyens. Sans ces investissements, la Tunisie risque de continuer à revivre, chaque été, les mêmes scènes d’incendies spectaculaires et les mêmes difficultés à protéger efficacement son patrimoine forestier.

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À Kairouan, la place Maghreb Arabe déjà endommagée après son ouverture

Quelques heures seulement après son inauguration officielle, la place du Maghreb arabe à Kairouan s’est retrouvée au cœur d’une polémique. Une partie des nouveaux aménagements et des éléments décoratifs installés dans cet espace public a été endommagée, suscitant l’indignation de nombreux habitants et relançant le débat sur la protection des équipements publics ainsi que sur la qualité de leur réalisation.

Selon des informations rapportées par la radio locale Mosaïque FM, des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des dégâts ayant touché plusieurs composantes de la place, située en face du mausolée de Sidi Sahbi. Les images ont rapidement provoqué une vague de réactions parmi les citoyens, surpris de voir des installations récemment mises en service déjà détériorées.

Des matériaux vulnérables ?

Au-delà de l’acte de vandalisme présumé, les premières constatations soulèvent également des interrogations sur les conditions d’exécution du projet. Plusieurs observateurs estiment que certains éléments décoratifs et barrières métalliques n’auraient pas été fixés de manière suffisamment solide, les rendant vulnérables aux dégradations ou à un simple contact.

Cette situation intervient alors que la place venait d’être inaugurée samedi dernier à l’issue d’un important chantier de réhabilitation. La cérémonie s’était déroulée en présence de l’ambassadeur du Canada en Tunisie, du directeur de la coopération suisse ainsi que de représentants de la municipalité de Kairouan et de la société civile.

Un projet pensé pour les femmes et les familles

La réhabilitation de la place du Maghreb arabe s’inscrit dans un programme d’aménagement urbain d’une valeur globale de trois millions de dinars couvrant quatre villes tunisiennes : Kairouan, Sousse, M’saken et Mahdia.

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L’objectif affiché est de créer des espaces publics sûrs et inclusifs, conçus à partir des besoins exprimés par les femmes et les habitantes des quartiers concernés.

À Kairouan, le projet comprend notamment une scène destinée aux activités culturelles et festives, un espace réservé aux artisanes pour l’exposition de leurs produits, une aire de jeux, des zones dédiées aux familles et aux femmes ainsi qu’un espace vert visant à améliorer le cadre de vie tout en préservant l’identité architecturale de la ville.

La question de la protection… et de la qualité

L’incident remet aujourd’hui sur la table deux problématiques majeures. La première concerne la protection des nouveaux équipements publics. Des caméras de surveillance devaient être installées afin de sécuriser le site et ses visiteurs, mais les dégradations enregistrées peu après l’ouverture montrent la nécessité d’accélérer les dispositifs de protection.

La seconde porte sur la qualité de réalisation de certains aménagements. Si les actes de vandalisme sont confirmés, plusieurs voix appellent également à vérifier la conformité technique des installations afin de déterminer si leur détérioration rapide résulte uniquement d’un comportement malveillant ou également de défauts dans l’exécution du projet.

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Tabarka vue du ciel : Le prix de la première balade en hélicoptère dévoilé

Une nouvelle expérience touristique pourrait bientôt voir le jour dans le nord-ouest de la Tunisie. Pour la première fois, des vols touristiques en hélicoptère seront proposés aux visiteurs de Tabarka et d’Aïn Draham, offrant une découverte aérienne des paysages de la région.

Le projet, lancé sous la supervision de la délégation régionale du tourisme de Tabarka et du ministère du Tourisme, est porté par un investisseur tunisien ayant acquis un hélicoptère aux États-Unis. Celui-ci finalise actuellement les procédures administratives et les autorisations nécessaires avant le démarrage officiel de l’activité.

Selon le délégué régional au tourisme, Issa Marouani, cette initiative constitue une première en Tunisie et devrait apporter une réelle valeur ajoutée à la destination. Elle permettra aux touristes d’admirer depuis les airs les célèbres aiguilles rocheuses de Tabarka, le littoral méditerranéen, les montagnes verdoyantes d’Aïn Draham ainsi que les vastes forêts qui font la renommée de la région.

Combien coûte l’expérience ?

Le tarif annoncé est de 250 dinars par personne pour un vol d’environ une heure. Chaque rotation pourra accueillir quatre passagers, soit un coût total de 1 000 dinars pour privatiser l’hélicoptère.

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Cette offre cible principalement les touristes à la recherche d’expériences originales, mais aussi les groupes d’amis, les familles ou encore les amateurs de photographie souhaitant découvrir la région sous un angle inédit.

Avec ce projet, Tabarka mise sur la diversification de son offre touristique afin d’attirer une clientèle en quête d’expériences premium et de renforcer son attractivité au-delà du tourisme balnéaire traditionnel.

L’une des nouveautés de la saison touristique

Si les autorisations sont obtenues dans les prochaines semaines, cette attraction pourrait devenir l’une des nouveautés marquantes de la saison touristique dans le nord-ouest tunisien.

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Baccalauréat 2026 : pour Nesrine Ben Belgacem, les résultats reflètent les inégalités sociales et territoriales

La sociologue et démographe Nesrine Ben Belgacem estime que les résultats du baccalauréat 2026 ne peuvent plus être analysés uniquement à travers le travail individuel des élèves. Intervenant lundi 22 juin 2026 au micro de Wassim Ben Larbi dans l’émission Expresso sur Express FM, elle considère que les écarts observés entre les régions traduisent avant...

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