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La FTAV trace les grandes lignes de son nouveau mandat 2026-2030

La nouvelle équipe de la FTAV présente ses ambitions pour le secteur avec un programme stratégique articulé autour de plusieurs axes.

La FTAV lance son plan d’action pour sa mandature 2026-2030. Elu récemment, ce bureau, qui a de nouveau porté Mohamed Ali Toumi à la présidence de ce syndicat patronal professionnel, a présenté au ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, son plan d’action. Une feuille de route axée sur la réforme et l’innovation et qui ouvre de toute évidence un nouveau chapitre pour la profession. 

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De droite à gauche, Lotfi Brahem, membre du bureau exécutif de la FTAV, aux côtés des présidents régionaux: Tahar Osma (sud-ouest 1), Zeineb Zayani (Sahel) et Nader Zidi (sud-est).

Pour la nouvelle équipe dirigeante, la prochaine période s’articulera autour de cinq grands chantiers:

Le premier concerne la réforme, avec l’ambition de renforcer les synergies avec les administrations, les partenaires institutionnels et les bailleurs de fonds, tout en consolidant les valeurs et les principes fondateurs de la Fédération.

Le développement constitue le deuxième axe stratégique. Il vise à impulser de nouveaux projets au bénéfice du secteur, à accélérer la digitalisation des services, à accompagner les start-up et à contribuer davantage à la valorisation du patrimoine culturel et touristique tunisien.

La modernisation passera quant à elle par un investissement accru dans le capital humain, à travers des programmes de formation spécialisés destinés à préparer les professionnels aux mutations du secteur, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle et des nouvelles compétences numériques.

La Fédération entend également renforcer sa capacité de représentation et de défense des intérêts de ses adhérents. Cela passera par une meilleure production de données et d’indicateurs sectoriels, une ouverture plus large aux jeunes talents ainsi qu’un développement des partenariats avec les organisations professionnelles africaines.

Enfin, l’accompagnement des professionnels demeurera au cœur de l’action fédérale, avec une communication renforcée, le développement d’initiatives de responsabilité sociétale et la création de distinctions annuelles destinées à valoriser l’excellence au sein de la profession à travers les FTAV Awards qui seront organisés.

Dans le même esprit de modernisation, le président de la Fédération a insisté sur l’urgence d’accélérer la digitalisation des procédures administratives. Il a notamment plaidé pour le recours à des plateformes numériques dédiées au traitement des dossiers d’Omra et des voyages organisés à l’étranger, ainsi que pour le lancement rapide de la plateforme nationale de suivi des circuits et excursions touristiques, appelée à faciliter le partage d’informations et le suivi en temps réel entre les différents intervenants du secteur.

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Les membres de la FTAV. De droite à gauche : Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

Principaux dossiers examinés

Tourisme saharien et oasien

Les représentants régionaux du Sud-Ouest ont soulevé plusieurs questions :

  • Simplification des autorisations d’accès aux zones désertiques.
  • Amélioration de la couverture des réseaux de télécommunications dans le désert.
  • Révision de l’organisation de la saison touristique saharienne et possibilité d’autoriser certaines excursions hors saison.
  • Relance de la Journée nationale du tourisme saharien.
  • Résolution des problématiques liées aux accompagnateurs sahariens.
  • Renforcement de la desserte aérienne de l’aéroport de Tozeur et encouragement à l’ouverture de nouvelles lignes grâce aux mécanismes de soutien aérien.
  • Étude de la mise en place d’une liaison aérienne directe entre Tozeur et Djerba.
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Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

Transport touristique

Les participants ont notamment demandé :

  • Le rétablissement des avantages fiscaux pour les autocars touristiques de capacité moyenne (9 à 30 places).
  • La résolution des difficultés liées au régime fiscal des véhicules tout-terrain affectés à l’activité touristique.
  • La mise en place de mécanismes de renouvellement du parc de transport touristique, aujourd’hui vieillissant.
  • L’encouragement à l’importation de véhicules adaptés aux besoins du secteur, notamment les vans.
  • Le règlement de la question de la carte professionnelle des chauffeurs.

Tourisme intérieur et de proximité

Plusieurs propositions ont été formulées :

  • Préparer la prochaine édition du Salon tunisien du voyage en capitalisant sur le succès de la première édition.
  • Créer une commission mixte permanente entre le ministère et les professionnels.
  • Trouver des solutions à l’impact de la concurrence exercée par les plateformes internationales de réservation sur les agences de voyages tunisiennes.
  • Renforcer la coopération avec les guides touristiques afin d’améliorer la qualité de l’expérience des visiteurs.
  • Lutter contre la concurrence déloyale exercée par certaines sociétés de services et opérateurs non agréés, à travers :
    • une campagne nationale de sensibilisation ;
    • une révision des procédures de création d’entreprises exerçant illégalement des activités touristiques ;
    • un renforcement des contrôles et des sanctions.

Dossier Omra

Les principales revendications concernent :

  • Le lancement effectif et rapide de la saison Omra.
  • Le relèvement du plafond des transferts financiers autorisés.
  • La digitalisation complète des procédures et des transferts.
  • La mise à jour du cadre réglementaire.
  • La lutte contre l’organisation illégale des voyages d’Omra.
  • La création d’un label qualité dédié aux services d’Omra.

Voyages organisés à l’étranger

La vice-présidente chargée des relations internationales a souligné la nécessité :

  • De revoir le plafond financier alloué aux voyages organisés.
  • De simplifier les procédures de transfert via des plateformes numériques permettant un suivi en temps réel des dossiers.

Révision du cahier des charges des agences de voyages

Les participants ont plaidé pour :

  • Un cadre juridique et réglementaire modernisé.
  • La préservation des acquis du secteur tout en renforçant sa compétitivité à l’international.

Tourisme culturel et durable

Les propositions portent notamment sur :

  • L’amélioration des services dans les musées et sites archéologiques.
  • L’adaptation des horaires d’ouverture aux besoins de certaines clientèles et marchés.
  • Le développement des services d’accueil, d’orientation et de traduction sur les sites culturels.
  • L’accélération de la publication des cahiers des charges relatifs aux hébergements touristiques alternatifs et aux maisons d’hôtes.

Projets touristiques régionaux

Les représentants du Centre-Sud ont insisté sur :

  • Le suivi des projets touristiques bloqués en coordination avec les autorités locales et régionales.
  • Le soutien à l’investissement touristique dans les régions de l’intérieur.
  • L’amélioration de l’environnement et du cadre de vie dans les zones touristiques.

Tourisme réceptif

Les représentants du Sud-Est ont appelé à :

  • Améliorer la qualité des services dans les aéroports (bagages, taxis, accueil, signalétique).
  • Faciliter l’entrée des visiteurs grâce à une plateforme de visa électronique.
  • Développer davantage les marchés du Golfe et d’Afrique.
  • Préparer efficacement l’événement Tunis Capitale du Tourisme Arabe 2027

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Code des changes : La réforme avance entre prudence et pression économique

La réforme de la législation des changes poursuit son parcours parlementaire. Jeudi 14 mai 2026, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu une nouvelle séance d’audition consacrée à la proposition de loi relative à l’émission du nouvelle Code des changes, en présence de représentants du Conseil des chambres mixtes.

Cette audition s’inscrit dans une séquence déjà engagée depuis plusieurs semaines. Le gouvernement avait défendu, fin avril, une approche prudente, excluant toute ouverture brutale du régime des changes afin de préserver les équilibres financiers, la stabilité monétaire et les réserves en devises. De son côté, l’UTICA avait plaidé, lors d’une audition tenue le 30 avril, pour une modernisation du cadre actuel, jugé trop marqué par les autorisations préalables, la bureaucratie et une logique répressive.

Une réforme stratégique pour l’investissement

En ouverture des travaux, le président de la commission, Maher Ketari, a souligné l’importance stratégique de cette réforme, considérée comme l’un des piliers des politiques économiques, financières et d’investissement de l’État.

Selon lui, la nouvelle législation des changes ne peut être traitée comme un simple texte technique. Elle aura un impact direct sur le climat des affaires, l’attractivité de l’investissement et la capacité de l’économie tunisienne à s’adapter aux mutations économiques internationales.

Il a également insisté sur la nécessité d’une approche participative entre l’exécutif et le législatif, afin d’aboutir à un texte équilibré, capable de concilier efficacité économique, souveraineté monétaire et stabilité financière.

Résident, non-résident : le point sensible

L’un des principaux points soulevés par les représentants des chambres mixtes concerne la définition des notions de “résident” et de “non-résident”. Cette distinction est jugée centrale, car elle détermine les droits et obligations des investisseurs, des entreprises étrangères, des compétences internationales et des travailleurs à distance.

Les intervenants ont estimé que le cadre actuel peut créer des difficultés juridiques et pratiques, notamment pour les sociétés non résidentes engagées dans des partenariats, des fusions ou des restructurations. Ces situations peuvent modifier leur statut et peser sur leur capacité à investir ou à transférer leurs revenus.

Les chambres mixtes ont ainsi plaidé pour une approche plus souple, fondée notamment sur la notion de “centre principal des intérêts économiques”, afin de mieux prendre en compte les nouvelles formes de mobilité professionnelle et d’investissement international.

Le régime des sanctions a également été évoqué. Les représentants des chambres mixtes ont appelé à consacrer le principe de proportionnalité, en distinguant les erreurs formelles ou non intentionnelles des actes frauduleux ou commis de mauvaise foi. L’objectif est de rompre avec une logique de criminalisation automatique des infractions de change et de renforcer la sécurité juridique des opérateurs économiques.

Banque centrale et études d’impact

Le rôle de la Banque centrale a aussi occupé une place importante dans les discussions. Plusieurs députés ont appelé à réexaminer certaines prérogatives de l’institution afin de mieux concilier contrôle monétaire et flexibilité économique.

Les représentants des chambres mixtes estiment que le projet conserve encore des pouvoirs importants au profit de la Banque centrale, sans changement profond dans la philosophie générale du système actuel. Ils ont toutefois salué la mesure prévue par la loi de finances 2026 permettant l’ouverture de comptes en devises, tout en appelant à renforcer les mécanismes de transparence, de contrôle de l’origine des fonds et de lutte contre le blanchiment d’argent.

Lors du débat général, les députés ont demandé que la réforme soit appuyée par des études d’impact économiques, sociales et financières précises, notamment sur l’investissement étranger, l’emploi, les réserves en devises et les équilibres monétaires.

Au terme de la séance, la commission a décidé de poursuivre l’examen du texte et de demander aux chambres mixtes de transmettre des propositions écrites et argumentées.

Entre attractivité de l’investissement, sécurité juridique et prudence monétaire, le futur Code des changes s’annonce comme l’un des textes économiques les plus sensibles de la période.

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Réformes des changes et budget 2027 : L’ARP accélère le tempo des dossiers économiques

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a engagé une nouvelle phase d’examen de plusieurs dossiers économiques majeurs. Au cœur des discussions : les propositions de réforme du régime des changes et la préparation du projet de loi de finances 2027. Les députés entendent imprimer un rythme soutenu à ces chantiers jugés stratégiques pour l’économie nationale.

Changes : un chantier prioritaire sous pression

La commission a insisté sur l’urgence d’achever l’examen de la proposition de loi relative à la régularisation des infractions de changes, renvoyée en commission après la plénière du 14 avril. Pour les députés, ce texte constitue une priorité législative, tant ses implications sont directes sur l’activité économique et la circulation des capitaux.

Dans cette optique, une série d’auditions sera programmée avec la Direction générale des douanes et le ministère des Finances. Objectif : élaborer un dispositif équilibré, capable de répondre aux besoins de l’économie tout en respectant les équilibres institutionnels, notamment l’indépendance de la Banque centrale.

La commission a également annoncé une audition prévue le 30 avril avec des représentants de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), dans le cadre de l’examen du nouveau projet de Code des changes. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’élargir la concertation à l’ensemble des acteurs concernés, renforcée par l’organisation d’une journée d’étude à l’Académie parlementaire.

Budget 2027 : vers une préparation anticipée et participative

En parallèle, les travaux ont porté sur les premières étapes de préparation du projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Le président de la commission, Maher Ktari, a indiqué qu’une correspondance a été adressée au bureau de l’ARP afin d’examiner la possibilité d’impliquer en amont les blocs parlementaires.

L’objectif est de permettre aux groupes politiques de proposer des articles qui pourraient être intégrés directement dans le futur projet de loi, ouvrant ainsi la voie à une approche plus participative et anticipée de l’élaboration budgétaire.

Coordination renforcée et exigence de transparence

Au-delà des textes, la commission a mis l’accent sur la nécessité d’une coordination accrue entre le pouvoir législatif et les institutions nationales, en particulier la Banque centrale de Tunisie. Cette collaboration est jugée essentielle pour accompagner les réformes économiques en cours.

Les députés ont également insisté sur l’impératif de transparence, notamment en ce qui concerne la gestion de la dette extérieure et les engagements financiers de l’État. Un enjeu central dans un contexte où la crédibilité financière du pays reste étroitement scrutée.

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Code des Changes : Le gouvernement temporise et écarte toute ouverture brutale

La commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a examiné un projet encore en gestation portant sur la réforme du code des changes. Présenté par des responsables du ministère des Finances, ce chantier s’inscrit dans une refonte plus large du cadre économique. L’approche retenue mise sur une ouverture progressive, conciliant libéralisation et préservation des équilibres macroéconomiques.

Une réforme encore en phase de maturation

Devant les députés, les représentants du ministère ont insisté sur le caractère évolutif du projet, toujours en phase d’étude et de concertation. La multiplicité des acteurs concernés impose une démarche prudente, intégrée à une vision globale des réformes économiques et législatives en cours.

L’objectif affiché est clair : adapter le système des changes aux exigences d’une économie plus ouverte, sans fragiliser les fondamentaux financiers du pays. Les responsables ont ainsi rappelé que toute évolution devra tenir compte des engagements internationaux de la Tunisie, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Investissements et cadre juridique : vers plus de clarté

Le futur dispositif devrait introduire des règles mieux définies pour encadrer les investissements, qu’ils soient étrangers en Tunisie ou tunisiens à l’international. Pour ces derniers, une approche sélective est privilégiée : chaque projet est examiné individuellement, en fonction de sa rentabilité et de sa capacité à générer des retombées en devises pour l’économie nationale.

Dans cette logique, la réforme ambitionne de renforcer l’attractivité du site Tunisie en clarifiant le cadre juridique et en sécurisant les investisseurs. Elle s’inscrit également dans la continuité des mesures adoptées depuis 2018, notamment en faveur des start-up, autorisées à détenir des comptes en devises alimentés par leurs revenus à l’export et leurs opérations d’investissement.

Une libéralisation sous conditions

Le ministère des Finances a défendu une ligne prudente : la libéralisation totale du régime des changes n’est pas jugée compatible avec la conjoncture actuelle. L’ouverture devra ainsi évoluer au rythme des indicateurs économiques clés, tels que la production, l’investissement, les exportations et l’épargne.

L’enjeu principal reste la préservation de la stabilité monétaire et des réserves en devises, tout en évitant toute pression excessive sur la balance des paiements. D’où le choix assumé d’un processus graduel, fondé sur une évaluation continue des risques liés aux transactions extérieures.

Au final, cette réforme ciblée vise à répondre aux attentes des opérateurs économiques tout en maintenant la cohérence avec l’ensemble du dispositif législatif national. Un exercice d’équilibriste pour les autorités, entre impératif d’ouverture et exigence de stabilité.

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Un chantier de réformes urgentes pour sécuriser l’approvisionnement de médicaments en Tunisie

Le gouvernement tunisien accélère sur le front sanitaire. Réuni lundi au Palais de la Kasbah sous la présidence de Sarra Zaafrani Zenzri, le conseil ministériel restreint a placé la disponibilité permanente des médicaments au rang de priorité nationale, en annonçant un ensemble de réformes structurelles touchant à la santé, à la sécurité sociale et à la couverture sanitaire.

L’exécutif veut répondre à une double urgence : sécuriser l’accès équitable aux traitements dans toutes les régions et moderniser les mécanismes de gouvernance d’un secteur confronté à des tensions récurrentes d’approvisionnement et de financement.

Pharmacie centrale, stocks stratégiques et contrôle renforcé

Au cœur des décisions adoptées, figure un renforcement des financements de la Pharmacie centrale de Tunisie, considérée comme le maillon clé de la disponibilité des traitements sur le marché local.

Le gouvernement prévoit également la mise en place d’un stock stratégique de médicaments, en particulier pour les produits vitaux, sensibles ou destinés à des pathologies spécifiques. L’objectif est d’éviter les ruptures qui affectent périodiquement certains traitements essentiels.

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance pharmaceutique, avec un renforcement des mécanismes de contrôle, d’inspection et de suivi sur l’ensemble de la chaîne de distribution, depuis l’importation jusqu’à la délivrance finale.

Cette approche vise à rationaliser la gestion du secteur, limiter les dysfonctionnements logistiques et améliorer la transparence dans les flux de produits pharmaceutiques.

La digitalisation comme pilier de la réforme

Autre axe majeur : la transformation numérique du système. L’exécutif veut généraliser les outils digitaux pour assurer la traçabilité des médicaments, le suivi des stocks et la surveillance en temps réel des circuits de distribution.

Cette digitalisation doit permettre une meilleure visibilité sur l’état du marché, une anticipation plus rapide des pénuries et une gestion plus fine des besoins des structures de santé publiques et privées.

Pour le gouvernement, le numérique devient un levier central afin de gagner en efficacité, de renforcer la transparence et de moderniser durablement la chaîne d’approvisionnement.

Souveraineté sanitaire et pari sur la production locale

Au-delà de la gestion immédiate des stocks, Tunis mise sur une stratégie de moyen terme axée sur la souveraineté sanitaire. Sarra Zaafrani Zenzri a ainsi plaidé pour une réduction de la dépendance extérieure, à travers l’encouragement de la production nationale de médicaments, notamment génériques.

Le gouvernement veut aussi accélérer les délais d’octroi des autorisations de mise sur le marché (AMM) afin de fluidifier l’entrée de nouveaux produits et de soutenir les industriels locaux.

Dans la même logique, il a été décidé de mettre à jour la liste des médicaments essentiels et d’élaborer une feuille de route nationale pour la production de vaccins, un chantier stratégique destiné à renforcer l’autonomie du pays face aux crises sanitaires.

Le secteur de la santé est également appelé à jouer un rôle plus offensif dans l’investissement et l’export, avec l’ambition de positionner la Tunisie comme une plateforme vers les marchés africains et internationaux.

Lors de la réunion, le ministre de la Santé Mustapha Ferjani a présenté l’état des lieux de la Pharmacie centrale et les premières mesures engagées, tandis que le ministre des Affaires sociales Issam Lahmar a exposé les pistes de réforme des caisses sociales.

A travers ce chantier, le gouvernement cherche à bâtir un système de santé plus résilient, mieux financé et capable de garantir aux citoyens un accès continu et équitable aux médicaments, devenu l’un des enjeux sociaux majeurs du pays.

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