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Mateo, Vigo, Mercier : Aux souvenir des bistrots de Radès (et de Tunis)

Alors que je prévoyais de passer quelques heures solitaires à savourer des rougets frits, je me suis retrouvé embarqué dans une conversation tout aussi savoureuse entre éclats de mémoires et remontée du souvenir.

Mais c’était compter sans la présence de l’ami Lotfi avec lequel j’ai partagé la même table, une poignée de pistaches et quelques godets à écluser. La conversation fut aussi délassante que la brise vespérale.

Souvenir des bistrots de Radès

Natif de Radès, mon ami sait tout de cette ville. Je l’ai écouté me raconter les cinémas de Radès qui étaient au nombre de deux : le Maxula et le Vox dont le gérant se nommait Ciccio.

Nous avons aussi évoqué les troquets de la ville qui étaient quelques uns entre la gare et la plage. Lotfi se souvenait des noms de madame Mercier et madame Vigo qui tenaient ces bistrots.

Dans un éclair de mémoire, il me raconte Al Bassatine et le Casino puis s’arrête sur le souvenir de la Brise de Radès, un bistrot qui se trouvait près du passage à niveau de Sidi Rezig et où il allait à vélo avec ses camarades.

Surgirent alors les réminiscences de longues escapades à bicyclette au-delà du Clos Potin, du Moulin Bleu et des Coupoles. La bande à Lotfi poussaient jusqu’à Sidi Rais où ils louaient une cabane pour la journée, avant de rentrer, ivres de soleil, jusqu’à Radès.

Troquets du Tunis d’antan

Comment s’offrir une tournée des troquets du Tunis d’antan en n’ayant que quelques sous ? La recette était simple et consistait à s’offrir un canon dans chaque bistrot, tout en profitant de la kemia généreusement offerte par les taverniers.

En ce temps, le centre-ville grouillait de petits bars de caractère où tout le monde venait boire et manger.

Sur l’avenue Bourguiba, l’offre était abondante et les bons coins se comptaient par dizaines. Le Triomphe, le Normandie et le Prado étaient au cœur de la ville, non loin du Café de Paris ou du Paris Bar.

Comment oublier le Marignan, le Rossini, le Coq d’or ou Chez Max ? Comment ne pas mentionner l’Univers, le Guillaume Tell ou le Claridge ? Comment ne pas se laisser tenter par le bar du Tourisme, près de la gare du Tgm ?

Avenue de Carthage, le Florence, le Coquille et la Brasserie de la Paix vous ouvraient les bras.

Avenue du Portugal, le Paon, la Nouvelle Escale et la Mouette vous accompagnaient jusqu’au port où les bistrots de la Petite Sicile accueillaient les amis en goguette. Le Scoubidou, l’Escargot et le Bar des Amis se souviennent de cette époque.

Les petits restaurants ne manquaient pas dans les parages : Le Bec fin, le Boléro, Tantonville, le Strasbourg, le Cosmos, le Paradiso, le Régent, la Forestière et l’Étoile.

De l’autre côté de la ville, l’avenue de Paris arrivait jusqu’à la place Pasteur où l’on rejoignait le Shilling et Aux Délices du Belvédère.

Entre temps, les troquets se succédaient : Chez Paul, le Colibri, le Charentais, le Tournant, Chez les Négres, la Gaîté, le Don Camillo, le Novelty et le Roi d’Espagne.

Arrivé au Passage, le Floréal et le Lucullus constituaient des haltes savoureuses et la tournée continuait au Perroquet, au Cléopâtre, au Zanzibar ou à la brasserie de Belgique.

Plus loin, le Magic Bar, le Chef, le Canigou et le Grill étaient là pour étancher toute soif. Avec des dizaines d’autres troquets éparpillés dans chaque ruelle.

En ce temps, la rue Charles de Gaulle, la rue Al Jazira et la rue d’Espagne accueillaient des dizaines de bistrots dont seuls ont survécu l’Auberge alsacienne, le Paris, le Lido et le Marius.

Qui se souvient par exemple du petit bar tenu par le sieur Balgamino à Bab Djedid ? Qui se souvient des troquets de Bab Bhar qui se nommaient la Bonne Table, Chez Eugène, la Posada ou Au Trou du Diable ? Qui se souvient des tavernes de Bab El Khadhra et de leurs aubergistes maltais ?

Tant de lieux dont il ne reste plus que des traces ténues et que je n’ai pas tous nommés pour que chacun puisse compléter à sa guise.

Les vergers de Hadj Alaya

La conversation a fini par revenir à Radès. Autour des vergers de Hadj Alaya, réputés pour la qualité de leurs pastèques cultivées sur des terrains sablonneux à proximité du rivage.

Ces « sanias » qui se trouvaient dans les parages de Oued Meliane étaient également appréciées pour la saveur de leurs poires. Celles qui étaient nommées « fayali » étaient délicieuses tout comme les variétés « mnamech » et « bougedma ».

Tout à coup, Lotfi s’est souvenu de Matéo Satopoulos, un Grec qui tenait un estaminet à la plage de Radès et y vendait du vin aux baigneurs et aux autres.

Beaucoup d’autres images ont été ravivées par la conversation : le passage des trains, la place du Mrah et ses demeures patriciennes, les villas de Mongil, les grandes familles de Radès, les bals-musette et les dancings, les crues de l’oued voisin et le limon qu’elles déposent et tant d’autres bribes qui racontent une vie à Radès.

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Carburants : La grève surprise levée à Radès, reprise des livraisons

Mise à jour à 19h00

La grève surprise observée ce jeudi 20 août 2026 dans la zone pétrolière de Radès a été levée. Le mouvement des chauffeurs de camions-citernes avait provoqué le blocage des sorties de véhicules et interrompu temporairement les livraisons de carburants vers les stations-service.

L’information de la levée du mouvement a été rapportée dans la soirée par la TAP, quelques heures après le déclenchement de la grève.

Reprise après plusieurs heures de blocage

Depuis la matinée, les camions-citernes étaient immobilisés dans la zone pétrolière de Radès, empêchant les opérations habituelles de transport entre les dépôts et les stations-service.

Cette situation avait fait craindre des perturbations de l’approvisionnement si le mouvement venait à se prolonger. Aucune pénurie de carburant à l’échelle nationale n’avait toutefois été établie.

La levée de la grève écarte désormais le scénario d’un blocage prolongé de ce maillon important de la chaîne de distribution des hydrocarbures.

Des revendications sociales à l’origine du mouvement

La grève avait été déclenchée sur fond de revendications professionnelles des chauffeurs de camions de transport de carburants.

Le mouvement concernait notamment des questions liées aux conditions de travail et à l’application d’accords sectoriels portant sur les majorations salariales.

Son caractère soudain avait rapidement attiré l’attention en raison du rôle stratégique de la zone pétrolière de Radès dans l’approvisionnement des stations-service.

Avec la levée du mouvement, les livraisons peuvent reprendre après plusieurs heures de perturbation. Il faudra néanmoins observer le rythme de retour à la normale dans les stations éventuellement affectées par le retard accumulé au cours de la journée.

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Hydrocarbures : la grève surprise à Radès fait-elle planer un risque de pénurie

Encore une fois, c’est la routine qui dérape. Ce jeudi 20 août, des chauffeurs de camions-citernes ont bloqué sans préavis la zone pétrolière de Radès, paralysant net la distribution d’hydrocarbures vers les stations-service. Un scénario que le pays connaît trop bien pour s’en étonner encore. Et c’est bien là le problème.

Les revendications, elles, n’ont rien de nouveau : conditions de travail dégradées, accords sectoriels sur les majorations salariales signés mais jamais réellement appliqués. Autrement dit, un contentieux social que tout le monde connaît, que personne n’a réglé, et qui finit invariablement par exploser sous forme de blocage sauvage plutôt que de dialogue anticipé.

Le plus inquiétant n’est pas tant la grève elle-même que la fragilité structurelle qu’elle révèle. Il suffit de quelques heures d’arrêt sur ce maillon unique de la chaîne logistique pour faire planer le spectre de la pénurie sur l’ensemble du territoire. Un secteur aussi stratégique ne devrait pas dépendre d’un équilibre aussi précaire, où le moindre mouvement social suffit à mettre le pays sous tension.

Quant aux autorités, on peut dire que leur gestion relève davantage du pompier que du stratège : le ministère des Affaires sociales intervient a posteriori, dans l’urgence, pour éteindre des feux qu’il aurait d’ailleurs pu anticiper. Cette méthode a déjà montré ses limites en 2024, lors d’une grève de plusieurs jours qui avait durement perturbé l’approvisionnement. Rien n’indique, en 2026, qu’une leçon en ait été tirée.

Pour l’instant, les camions restent à l’arrêt à Radès, selon plusieurs médias de la place, et la seule certitude est l’incertitude : combien de temps durera le blocage, et faudra-t-il, une fois de plus, attendre que les stations-service commencent à sécher pour qu’une solution soit trouvée dans la précipitation ?

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Chouchet Radès : circulation déviée sur la RN1 pendant sept jours après l’explosion d’une conduite de gaz

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé, mardi 16 juin 2026, le lancement de travaux de remplacement d’un ouvrage d’évacuation des eaux pluviales sur la Route nationale n°1 (RN1), au niveau du point kilométrique 700+6, à proximité de la station TotalEnergies située avant le carrefour de Chouchet Radès. Selon le ministère, cette intervention...

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