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El Haouaria : Des habitants bloquent une route pour protester contre une pénurie d’eau

La colère monte à El Haouaria, dans le gouvernorat de Nabeul. Des habitants de plusieurs villages et zones rurales ont bloqué une route ce mardi pour dénoncer la persistance de la crise de l’eau potable, alors que la région fait face à une vague de chaleur exceptionnelle, rapporte Jawhara FM.

Les protestataires, originaires des localités de Karmania, Sidi Hassoun, Ennechaa, Tazghrane et Bir El Jdi, affirment être privés d’un approvisionnement régulier en eau depuis le mois de mai. Une situation qu’ils jugent devenue insupportable avec les températures élevées enregistrées ces dernières semaines.

Un quotidien marqué par de longues coupures

Plusieurs habitants ont décrit un quotidien marqué par de longues coupures et un débit extrêmement faible. Safa Nasser, habitante de Karmania, explique que l’eau ne coule qu’une seule fois tous les dix jours, voire davantage, et en quantité insuffisante pour répondre aux besoins essentiels des familles.

Malgré le paiement régulier de leurs factures, les habitants disent être contraints d’acheter de l’eau auprès de camions-citernes ou de tracteurs équipés de citernes, ce qui alourdit considérablement leurs dépenses en pleine période estivale.

Lire aussi : La SONEDE instaure un rationnement nocturne de l’eau dans le Sahel

Selon les riverains, les pannes répétées du réseau, la faible pression dans les réservoirs ainsi que les difficultés structurelles rencontrées par les associations chargées de la gestion de l’eau dans la région empêchent toute amélioration durable de la situation. Ils estiment que ces dysfonctionnements persistent même durant l’hiver, signe de problèmes plus profonds.

Les réclamations des citoyens

Les manifestants réclament désormais le rattachement de leurs localités au réseau de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), estimant que le système actuel de gestion associative a montré ses limites et ne garantit plus un approvisionnement régulier en eau potable.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes tensions sur les ressources hydriques en Tunisie, où plusieurs régions connaissent des difficultés d’approvisionnement aggravées par la sécheresse et les épisodes de chaleur extrême de l’été 2026.

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Tunisie : les revendications pour l’emploi en tête des mobilisations sociales

Le droit au travail a constitué la principale revendication des mouvements de protestation enregistrés en Tunisie au cours du deuxième trimestre 2026. Selon le dernier rapport de l’Observatoire social tunisien, relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), cette revendication représente plus de 64 % de l’ensemble des mobilisations recensées durant la période.

Publié le lundi 13 juillet, le rapport indique que les protestations se sont concentrées principalement dans le gouvernorat de Tunis, suivi de Gafsa et de Kairouan. Des mouvements ont toutefois été observés dans l’ensemble des gouvernorats du pays.

S’agissant des acteurs de ces mobilisations, les travailleurs et les salariés arrivent en tête des participants. Ils sont suivis des militants et des habitants, puis des médecins du service public, des syndicalistes et des diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage.

L’Observatoire souligne également que 81 % des protestations ont pris la forme d’actions de terrain, notamment des sit-in, des rassemblements de protestation et des grèves. Les 19 % restants se sont traduits par des communiqués, des campagnes sur les réseaux sociaux ou des prises de parole dans les médias.

Le rapport dresse par ailleurs un état des lieux des violences recensées au cours de la même période. Les violences physiques représentent 46,7 % des cas documentés, devant les violences économiques (17,8 %). Les violences institutionnelles et les violences fondées sur le genre arrivent ensuite, chacune avec une part de 11,2 %.

Les gouvernorats de Nabeul, Tunis et Sousse enregistrent le plus grand nombre de cas de violence documentés. Selon le rapport, les hommes représentent 82 % des auteurs présumés de violences et 47 % des victimes, contre 25 % pour les femmes. Tandis que certains cas concernent des victimes des deux sexes.

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