Lese-Ansicht

Importation de produits non prioritaires : La BCT ferme le robinet ?

La Banque centrale de Tunisie (BCT) durcit les conditions encadrant l’importation des produits jugés non prioritaires, dans une nouvelle tentative de contenir la pression sur les réserves en devises et de réduire le déficit commercial.

Dans une circulaire publiée aujourd’hui , l’institution d’émission a appelé les banques à faire preuve davantage de rigueur dans le financement de ces importations. Une orientation qui s’inscrit dans la continuité des mesures déjà mises en place ces dernières années pour limiter les achats à l’étranger de biens de consommation considérés comme non essentiels.

Préserver les équilibres extérieurs

Concrètement, les opérateurs concernés pourraient faire face à un accès plus restreint au financement bancaire, les contraignant à mobiliser davantage de fonds propres ou à réduire leurs volumes d’importation. Une évolution susceptible de peser sur certains circuits commerciaux, notamment dans les secteurs dépendants des produits importés.

À travers ce resserrement, la BCT réaffirme sa priorité : préserver les équilibres extérieurs en privilégiant les importations stratégiques, à l’instar des produits énergétiques, des céréales ou des médicaments.

Lire aussi : Réserves en devises : La Tunisie dépasse les 25 milliards de dinars

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue autour du niveau des réserves en devises, malgré une amélioration relative ces derniers mois. Elle traduit également un arbitrage assumé entre soutien à la consommation et impératifs macroéconomiques.

À court terme, cette orientation pourrait se traduire par une baisse des importations de biens non essentiels, mais aussi par des tensions sur certains produits et une possible répercussion sur les prix.

Quels produits sont concernés ?


La notion de produits “non prioritaires” renvoie principalement à des biens de consommation jugés non indispensables. Il s’agit notamment de certains produits cosmétiques, d’articles de luxe, de produits alimentaires importés pouvant être substitués localement, ainsi que de biens d’équipement ou de consommation à faible valeur stratégique. Cette classification, déjà utilisée par les autorités tunisiennes, vise à orienter les ressources en devises vers des importations jugées vitales pour l’économie.

L’article Importation de produits non prioritaires : La BCT ferme le robinet ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie – Ramadan : Plus de 203 mille tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation détruites

L’instance de la Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires a saisi et détruit 203 970 tonnes de denrées alimentaires non conformes et a fermé 32 commerces alimentaires ouverts au public durant la première moitié du mois de Ramadan, selon des données publiées dimanche.

Depuis le début du mois sacré, les équipes de l’autorité ont mené 7 519 opérations de contrôle, mobilisant 95 équipes par jour et couvrant plus de 6 000 établissements du secteur alimentaire. Elles ont également réalisé 90 analyses de laboratoire sur des produits suspects.

Les produits concernés

Dans le cadre de ces interventions, 197 procès-verbaux de saisie ont été établis, 221 situations nécessitant un procès-verbal d’enquête ont été relevées, et 464 avertissements écrits ont été adressés aux commerçants.

Les produits saisis et détruits étaient principalement :

  • les conserves et pickles (40 %)
  • les fruits secs (19,8 %)
  • les poissons et produits de la mer (9,1 %)
  • les fruits et légumes frais (7,4 %)
  • le lait et ses dérivés (4,5 %)
  • le chocolat et produits dérivés (3,6 %)
  • les matières premières pour la pâtisserie (3 %)
  • les céréales et pâtes alimentaires (2,1 %)
  • la viande et produits carnés (4 %)
  • les épices et condiments (1,5 %)
  • les pâtisseries traditionnelles impropres à la consommation (1,1 %).

Lire aussi : Tunisie – Ramadan : 71 tonnes de produits impropres à la consommation retirées du marché

Les causes principales de ces saisies étaient : la présence d’insectes et de rongeurs (35,9 %), la détérioration ou moisissure des produits (31,9 %), l’expiration des dates de péremption (15,9 %), le stockage et la vente dans des conditions insalubres (8 %), l’absence de marquage obligatoire (2,2 %), et le transport de denrées dans de mauvaises conditions (1,6 %), ainsi que d’autres motifs (1,5 %) comme l’utilisation de contenants inadaptés ou la présence d’additifs interdits.

Poursuite de ses interventions

L’instance a souligné la poursuite de ses interventions tout au long du Ramadan et a appelé les consommateurs à privilégier les points de vente réglementés, vérifier les dates de péremption et la qualité des produits, et éviter les circuits informels et les produits sans étiquetage.

Un numéro vert, le 80106977, a été mis en place pour signaler toute infraction.

L’article Tunisie – Ramadan : Plus de 203 mille tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation détruites est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌