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Feu vert de la commission des finances de l’ARP à 430 M$ pour la STEG

La commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, en urgence, deux projets de lois portant sur des accords de garantie de prêts d’une valeur globale de 430 millions de dollars américains au profit de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Ces financements sont destinés à soutenir un programme de modernisation du secteur énergétique tunisien, axé sur l’amélioration de son efficacité, de sa performance et de sa gouvernance.

Le premier texte, correspondant au projet de loi n° 38 de l’année 2026, valide la garantie d’un prêt de 400 millions de dollars accordé directement à la STEG par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Le second texte, le projet de loi n° 39 de l’année 2026, porte sur la garantie d’un prêt complémentaire de 30 millions de dollars, octroyé par la BIRD en sa qualité d’entité d’exécution du Fonds pour les technologies propres (FTP).

Ces deux accords de garantie avaient été initialement conclus entre la Tunisie et l’institution financière le 3 novembre 2025.

Ce feu vert de la commission permet désormais de transmettre les deux projets de lois vers la séance plénière de l’ARP pour leur adoption définitive, ce qui parachèvera le processus législatif obligatoire.

Avec TAP

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Phosphate : Des prêts sans impact réel, reconnaît la CPG

Le directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa, Abdelkader Amidi, a reconnu que plusieurs prêts contractés au cours des dernières années n’ont pas été traduits en réalisations tangibles sur le terrain.

Auditionné jeudi par la commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple, dans le cadre de l’examen d’un projet de loi relatif à un accord de financement destiné à moderniser les lignes ferroviaires de transport du phosphate, le responsable a dressé un constat préoccupant de la situation de l’entreprise.

Difficultés structurelles persistantes

Il a évoqué des difficultés structurelles persistantes, aussi bien au niveau de la production que du transport. Selon lui, l’absence d’un programme clair et intégré pour le renouvellement du parc de wagons dédiés au phosphate constitue un frein majeur. Cette défaillance impacte directement le rythme d’acheminement et engendre des perturbations logistiques récurrentes.

Lire aussi : Tunisie : La CPG fait un bond de 18% dans sa production de phosphate au 1er trimestre 2025

Sur le plan de la production, Abdelkader Amidi a indiqué que le volume extrait a atteint environ 3,9 millions de tonnes en 2025. Toutefois, le manque d’investissement dans l’outil de production limite les capacités d’augmentation des cadences d’extraction et d’amélioration de la productivité.

Insuffisances du réseau de transport

Face aux insuffisances du réseau de transport, l’entreprise se voit parfois contrainte de recourir à des solutions privées pour acheminer le phosphate vers les unités de lavage. Une situation présentée comme transitoire, dans l’attente de l’achèvement du projet de la laverie d’Oum El Khcheb, dont la réalisation a connu des retards et des difficultés d’exécution.

Le directeur général a néanmoins assuré que les efforts se poursuivent pour lever les obstacles et accélérer la mise en œuvre de ce projet stratégique.

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