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États-Unis | Jon Ossoff, l’étoile montante du Parti démocrate !

À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, un nom circule de plus en plus au sein du Parti démocrate, celui du sénateur de Géorgie Jon Ossoff. Le jeune homme de 39 ans est passé ces derniers mois du statut de sénateur influent à celui de candidat sérieux à la présidentielle de 2028, selon les militants, les commentateurs et les stratèges politiques. Il a fait de la lutte contre l’affairisme véreux et la corruption du clan Trump son cheval de bataille. Il s’est illustré également par sa ferme opposition à la guerre génocidaire israélienne de Gaza. 

Imed Bahri

Michelle Goldberg a retracé le parcours politique d’Ossof dans le New York Times, saluant ses prises de position contre le président Donald Trump, son engagement contre la corruption et affirmant. Nombreux sont ceux qui souhaitent le voir se présenter à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle de 2028, affirme-t-elle.  

Si Ossoff est réélu sénateur de Géorgie, il deviendra immédiatement l’un des principaux candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2028, estime le journaliste Mehdi Hasan, cité par le même journal. 

Un candidat attrayant

Jon Ossoff est un homme politique démocrate américain de premier plan, de confession juive, actuellement sénateur de Géorgie qui a vu sa notoriété exploser sur la scène politique américaine.

Il est actuellement en campagne pour un second mandat au Sénat lors des élections de mi-mandat et les sondages indiquent qu’il est en tête.

Ossoff est né en 1987 et il avait seulement 33 ans lors de sa première élection fin 2020. Il est le plus jeune sénateur depuis l’élection de l’ancien président Joe Biden au Sénat en 1972.

Le parcours d’Ossoff fait de lui un candidat attrayant pour de nombreux démocrates. Jeune homme politique, originaire du Sud, il représente un État souvent républicain et est un père de famille dont l’épouse Alicia Kramer est une gynécologue-obstétricienne de renom. Ils ont deux jeunes filles.

Le fait qu’il soit un élu du sud est très important et symbolique car le sud est devenu au fil du temps la chasse gardée des Républicains et le symbole de l’affaiblissement des Démocrates. Ces derniers doivent reconquérir le sud s’ils souhaitent revenir au pouvoir. 

Le secret d’une popularité montante

Goldberg pense que les attaques incessantes d’Ossoff contre le président, ainsi que son insistance sur la corruption et les abus de pouvoir au sein de l’administration actuelle, figurent parmi les principales raisons de sa popularité auprès des démocrates.

Les discours d’Ossoff lors de sa campagne de réélection en Géorgie étaient moins axés sur ses rivaux républicains que sur des attaques contre Trump et son clan qu’il appelle «la mafia de Mar-a-Lago»

Des extraits vidéo de ses discours ont alimenté une nouvelle vague de spéculations quant à son avenir politique.

Plus précisément, les discours d’Ossoff s’articulent généralement autour de deux thèmes principaux. D’une part, la dénonciation des failles et de la corruption au sein du système politique américain et d’autre part, la présentation d’une vision nationale multiethnique et libérale, en opposition à la rhétorique nationaliste de l’administration actuelle.

Parmi les citations citées par Goldberg figure sa déclaration à ses partisans : «Notre grandeur nationale ne provient ni du sang ni des gènes mais de nos idées». Elle estime que ce type de rhétorique vise à reconquérir un récit national américain fédérateur.

Contre la corruption et l’autoritarisme

Avant son entrée en politique, il a notamment dirigé une société spécialisée dans la production de documentaires et d’enquêtes sur la corruption et les violations des droits de l’homme.

Il a supervisé des enquêtes sur les crimes de l’État islamique, la corruption dans le sport africain et d’autres affaires d’abus de pouvoir.

Ossof estime que ces expériences ont façonné sa vision de la politique. Il affirme que sa conviction que la corruption est au cœur de l’oppression et de la tyrannie est antérieure à son engagement public et que son expérience dans les enquêtes sur les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme lui a démontré le lien étroit entre corruption et autoritarisme.

Un Juif opposé à la politique d’Israël

Outre son opposition à la corruption, Ossof bénéficie d’une popularité particulière au sein des cercles démocrates grâce à sa position sur Israël. Juif, il est aussi un critique virulent de la politique israélienne, ce qui lui permet de rallier diverses factions au sein du parti.

Il souligne qu’il n’est pas antisioniste et qu’il est attaché à «la sécurité et au bien-être du peuple israélien» mais qu’il est aussi un fervent critique de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.

En 2024, Ossoff figurait parmi les 19 seuls sénateurs à avoir soutenu une résolution présentée par le sénateur Bernie Sanders demandant l’arrêt de certaines livraisons d’armes américaines à Israël. Il a ainsi bravé les pressions de l’administration Biden qui s’opposait à une telle mesure.

Lors d’une intervention au Sénat à cette époque, Ossoff a déclaré que le peuple américain était légitimement choqué par le manque d’attention porté à la vie des civils palestiniens innocents. Il a ajouté qu’un grand nombre d’enfants à Gaza avaient été tués ou grièvement blessés, des blessures qui auraient pu être évitées.

Goldberg soutient que cette position centriste lui confère un avantage politique rare car il est difficile pour les partisans d’Israël de l’accuser d’antisémitisme et pour les critiques de l’administration Biden de le tenir responsable des politiques qui ont conduit au nombre élevé de victimes civiles à Gaza.

Un opposant à la «classe Epstein» 

Goldberg soutient qu’Ossoff fonde son discours politique sur l’idée que la lutte contre la corruption est le moyen le plus efficace de contrer les tendances autoritaires.

Elle cite le politologue Adam Bonica qui estime que la colère populaire face à la corruption a contribué à la chute de gouvernements et de dirigeants dans plusieurs pays et que les mouvements anticorruption sont capables d’unir divers segments de la société.

Ossoff tente d’appliquer cette approche aux États-Unis en se concentrant constamment sur les questions de corruption et de trafic d’influence.

Par exemple, il fait fréquemment référence à ce qu’il appelle la «classe Epstein», en allusion aux réseaux d’argent et d’influence associés au milliardaire américain Jeffrey Epstein accusé de trafic sexuel de mineures et qui incluent des personnalités des partis républicain et démocrate.

Son objectif, modifier la nature du débat politique

Malgré le buzz médiatique autour de son nom, Ossoff insiste sur le fait qu’il n’a aucune intention de se présenter à la présidence. Il a qualifié les discussions de plus en plus fréquentes à ce sujet de «malédiction» qui détourne l’attention des élections de mi-mandat qu’il juge plus importantes actuellement.

Goldberg rappelle que les hommes politiques américains nient souvent leurs ambitions présidentielles des années avant d’annoncer leur candidature. Elle cite l’exemple de l’ancien président Barack Obama qui a refusé d’évoquer la présidence lors de sa campagne pour le Sénat en 2004 avant de devenir président des États-Unis.

Goldberg conclut qu’Ossoff tente de modifier la nature du débat politique aux États-Unis. Au lieu de l’affrontement traditionnel entre la droite et la gauche, il cherche à faire de la corruption l’alpha et l’oméga du débat politique.

C’est précisément pour cette raison qu’un nombre croissant de démocrates le considèrent comme un potentiel futur leader du parti. S’il parvient à remporter un nouveau mandat en Géorgie, surtout avec une avance confortable, il pourrait subir une pression croissante de la part des dirigeants et des sympathisants du parti pour se lancer dans la course présidentielle, qu’il le souhaite ou non.

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Le député Ahmed Saidani libéré dans le cadre de la grâce présidentielle

Le député Ahmed Saidani a été libéré ce mardi dans le cadre de la grâce présidentielle décidée par le chef de l’État Kaïs Saïed à l’occasion de l’Aïd el-Idha, a annoncé son avocat Me Yahia Sghiri. Cette décision intervient dans le cadre de la mesure accordée à 1187 détenus. Le parlementaire avait été condamné à huit mois de prison pour atteinte à autrui via un réseau public de communication, et bénéficie désormais de cette mesure exceptionnelle de libération.

Une condamnation à huit mois de prison

Ahmed Saidani avait été condamné le 19 février dernier à huit mois de prison pour pour des faits liés à des publications sur les réseaux sociaux portant atteinte à autrui.

Le cadre juridique de cette poursuite reposait sur l’article 86 du Code des télécommunications, qui prévoit une peine d’emprisonnement d’un à deux ans et une amende de 100 à 1000 dinars pour quiconque nuit sciemment à autrui ou trouble sa tranquillité via les réseaux publics de télécommunications.

Une grâce accordée à 1187 détenus

Son avocat a confirmé que son client bénéficie désormais de la mesure de grâce présidentielle.

Il est à rappeler que la présidence de la République avait annoncé plus tôt l’octroi d’une grâce présidentielle en faveur de 1187 détenus, en plus de la libération conditionnelle de 187 autres personnes.

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Tunisie – Aïd el-Idha : Grâce présidentielle au profit de 1187 détenus

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle à 1187 détenus à l’occasion de l’Aïd el-Idha, selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République.

Cette mesure présidentielle permettra la libération des détenus concernés, précise la même source.

Une mesure annoncée à l’occasion de l’Aïd

Dans le cadre des mesures prises à l’occasion de l’Aïd el-Idha, la Présidence de la République a également annoncé l’octroi de la libération conditionnelle à 187 détenus supplémentaires.

En Tunisie, les grâces présidentielles sont régulièrement accordées à l’occasion des fêtes religieuses et des célébrations nationales. Ces mesures concernent généralement des détenus répondant à des conditions spécifiques prévues par la législation tunisienne.

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Grâce présidentielle : 1473 détenus libérés et 416 admis à la liberté conditionnelle

À l’occasion de Aïd el-Fitr et du 70e anniversaire de Fête de l’Indépendance de la Tunisie, le président de la République Kaïs Saïed a décidé d’accorder une grâce présidentielle au profit de plusieurs détenus.

Selon les données communiquées, cette mesure permettra la libération de 1473 prisonniers, tandis que 835 autres bénéficieront d’une réduction de leur peine. En parallèle, 416 détenus supplémentaires seront admis au régime de la libération conditionnelle, sur instruction du chef de l’État.

Une mesure liée aux célébrations nationales

Cette décision intervient dans un contexte marqué par les célébrations conjointes de l’Aïd et de l’Indépendance, deux dates symboliques du calendrier tunisien. Comme de tradition, les autorités procèdent à des mesures de grâce visant à alléger la population carcérale et à offrir une seconde chance à certains détenus remplissant les conditions requises.

Au total, ce sont plus de 2700 détenus qui sont concernés, entre libérations, réductions de peines et mesures de liberté conditionnelle.

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