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Les Saoudiens vont financer la protection du littoral entre Gammarth et Carthage

Le littoral entre Gammarth et Carthage s’apprête à subir des travaux de protection contre l’érosion marine. Après plusieurs années de préparation, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) a prolongé le délai de dépôt des offres pour un projet majeur d’ouvrages côtiers, financé par le Fonds saoudien pour le développement.

Le délai de participation à l’appel d’offres, initialement fixé au 21 juillet 2026, a été repoussé au 15 septembre 2026 à 10 heures. Cette prolongation concerne les travaux de protection de la bande côtière située entre Gammarth et Carthage, un secteur particulièrement exposé au recul du trait de côte.

Un chantier de 12 kilomètres financé par Riyad

Le projet prévoit des interventions sur près de 12 kilomètres de littoral, avec une réalisation prévue en deux phases. Son coût est estimé à 70 millions de riyals saoudiens (57 à 58 millions de dinars tunisiens), un financement assuré à travers un prêt du Fonds saoudien pour le développement.

Ce financement saoudien n’est pas nouveau : une convention de prêt entre la Tunisie et le Fonds saoudien pour le développement avait déjà porté sur une enveloppe de 70 millions de riyals destinée à contribuer au financement du projet de protection du littoral entre Carthage-Gammarth et La Goulette contre l’érosion côtière.

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Les travaux envisagés doivent permettre de renforcer la résilience de cette zone stratégique, qui concentre des enjeux environnementaux, touristiques et patrimoniaux majeurs. Le secteur concerné comprend notamment des espaces côtiers très fréquentés et proches de sites historiques emblématiques.

Une réponse à une menace qui gagne du terrain

L’érosion marine est devenue l’une des principales menaces qui pèsent sur le littoral tunisien. Selon les autorités environnementales, plusieurs centaines de kilomètres de côtes sont aujourd’hui affectés par ce phénomène, accentué par les changements climatiques, la montée du niveau de la mer et la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes.

La Tunisie, qui possède plus de 1 300 kilomètres de côtes, fait face à une pression croissante sur ses espaces littoraux. Le phénomène touche aussi bien les plages touristiques que les zones urbaines et les infrastructures installées en bord de mer.

À Gammarth et Carthage, la problématique n’est pas nouvelle. Des études techniques consacrées à cette zone avaient déjà identifié la nécessité de mettre en place des solutions de protection et d’aménagement face au recul du littoral.

Un enjeu au-delà de la protection des plages

Au-delà de la sauvegarde des plages, le projet répond à un enjeu économique. La zone Gammarth-Carthage représente un pôle touristique et résidentiel important du Grand Tunis, avec des infrastructures hôtelières, des espaces de loisirs et un patrimoine historique situé à proximité immédiate du littoral.

L’objectif est également d’éviter que la dégradation progressive du rivage n’entraîne, à terme, des coûts plus élevés pour la réhabilitation des infrastructures menacées.

Ce chantier intervient alors que les autorités tunisiennes cherchent à développer une nouvelle approche de gestion du littoral. Le ministère de l’Environnement a notamment évoqué la mise en place d’une « ceinture côtière » destinée à renforcer la protection des zones vulnérables face aux risques climatiques.

Un projet attendu après plusieurs années de préparation

L’APAL avait annoncé dès fin 2023 le lancement des procédures liées à ce chantier, avec l’objectif de démarrer les travaux à partir de 2024. Le projet a toutefois nécessité plusieurs étapes administratives et techniques avant l’ouverture effective de l’appel d’offres.

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Coupures d’électricité et canicule : Les plages se transforment en dortoirs à ciel ouvert

Alors que les coupures d’électricité perturbent le quotidien de nombreux Tunisiens en pleine période de canicule, un nouveau phénomène prend de l’ampleur : des familles et des jeunes choisissent de passer une partie, voire toute la nuit, sur les plages pour échapper à la chaleur étouffante des maisons privées de courant.

Dans plusieurs zones côtières, notamment à La Marsa, Mahdia ou encore Kélibia, les plages connaissent une animation inhabituelle une fois la nuit tombée. Matelas, chaises pliantes, couvertures et paniers de provisions accompagnent parfois les habitants venus chercher un peu de fraîcheur au bord de la mer.

Un espace de refuge

La plage, traditionnellement fréquentée en soirée pour une promenade ou une baignade nocturne, devient ainsi un espace de refuge face aux températures élevées et à l’absence de climatisation ou de ventilation en raison des coupures électriques. Des familles restent jusqu’aux premières heures du matin, profitant de la brise marine pour tenter de trouver un sommeil plus supportable.

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Cette nouvelle habitude illustre, au-delà de son aspect convivial, l’impact concret de la crise énergétique sur les modes de vie. Dans un contexte marqué par des températures exceptionnelles et une forte demande en électricité, de nombreux citoyens cherchent des solutions alternatives pour faire face aux nuits difficiles.

Une réalité plus préoccupante

Si ces rassemblements donnent aux littoraux une ambiance estivale particulière, ils témoignent aussi d’une réalité plus préoccupante : pour certains Tunisiens, la mer est devenue non seulement un lieu de détente, mais aussi un moyen de retrouver un minimum de confort lorsque les conditions à domicile deviennent difficiles.

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Tounes Clean-Up | Quand la chaleur n’arrête pas les bénévoles pour une Tunisie plus propre

L’Association Tounes Clean-Up a mené une action de nettoyage ce samedi 18 juillet 2026 à Borj Cédria, qui a permis de trier pas moins de 150 kg de déchets en moins d’une heure !

Malgré des températures étouffantes, les bénévoles ont une nouvelle fois démontrer leur détermination à agir concrètement pour la préservation des espaces publics et du littoral.

L’association a tenu à adresser ses remerciements à l’ensemble des bénévoles présents pour leur forte mobilisation notamment à l’association partenaire Tunisie Recyclage, qui a pris en charge la récupération et la valorisation de la totalité des déchets triés lors de cet événement.

À travers ce nouveau succès, Tounes Clean-Up rappelle l’importance de l’action collective et invite chacun à continuer à se mobiliser pour une Tunisie plus propre et plus respectueuse de son environnement.

Y. N.

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Pourquoi pas en Tunisie ? En Italie, les pique-niques interdits sur les plages

Alors que les plages tunisiennes se transforment chaque été en véritables décharges à ciel ouvert après les journées de forte affluence, l’Italie fait un choix différent : protéger son littoral en encadrant certaines pratiques, y compris les pique-niques sur plusieurs plages privées.

Dans la région des Pouilles, des établissements balnéaires ont récemment interdit la consommation de nourriture apportée de l’extérieur. Une décision qui a suscité un débat national, certains y voyant une atteinte aux libertés des vacanciers, tandis que les gestionnaires invoquent la nécessité de préserver la propreté des plages et de limiter les déchets abandonnés.

Même si les autorités régionales ont rappelé que cette interdiction ne peut être généralisée, le débat révèle une philosophie de gestion du littoral : la protection de l’environnement passe désormais avant certaines habitudes estivales.

En Tunisie, un littoral victime des déchets

La situation est bien différente en Tunisie. Chaque week-end d’été, de nombreuses plages se couvrent de sacs plastiques, bouteilles, canettes, restes de nourriture, charbon de barbecue, couches pour enfants et emballages divers laissés par les estivants.

Les pique-niques sur les plages, lorsqu’ils ne sont pas accompagnés d’un minimum de civisme, deviennent l’une des principales sources de pollution du littoral. À cela s’ajoutent les feux improvisés, les installations anarchiques et parfois même l’abandon d’objets encombrants.

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Le résultat est visible dès la fin de journée : des plages transformées en dépotoirs, obligeant les collectivités à mobiliser d’importants moyens pour le nettoyage.

Une campagne nationale pour libérer le domaine public maritime

Cette réflexion intervient alors que les autorités tunisiennes ont lancé cette année une vaste campagne de libération du domaine public maritime.

L’objectif est notamment de lutter contre les occupations illégales du littoral, de restituer les plages au public et de protéger les espaces côtiers contre les différentes formes d’exploitation anarchique.

Cette campagne marque une volonté de reprendre le contrôle du littoral. Mais elle soulève également une autre question : protéger les plages ne consiste pas seulement à démolir les constructions illégales ou à récupérer le domaine public. Il faut aussi agir contre les comportements qui dégradent quotidiennement ces espaces.

Faut-il ouvrir le débat ?

La Tunisie devrait-elle, à son tour, réglementer davantage les pique-niques sur les plages les plus sensibles ?

L’objectif ne serait pas d’interdire systématiquement aux familles de manger sur le sable, mais de trouver un équilibre entre le droit de profiter des plages et la nécessité de préserver un patrimoine naturel fragile.

Car la véritable question dépasse le simple pique-nique. Elle touche au rapport que chacun entretient avec l’espace public. Une plage propre ne dépend pas uniquement des campagnes de nettoyage ou de l’intervention des municipalités. Elle dépend aussi du comportement des milliers de visiteurs qui la fréquentent chaque été.

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Tabarka | Libération du domaine public maritime à la plage de Berkoukech

​​L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal) a mené une campagne de contrôle conjointe sur la plage de Berkoukech, dans le gouvernorat de Jendouba.

​Cette opération ciblée vise à libérer le domaine public maritime, à garantir la gratuité de l’accès aux plages pour les citoyens et à lutter fermement contre les infractions liées à l’exploitation illégale du littoral, indique l’Apal en précisant que les interventions ont été menée en coordination avec la garde maritime de Tabarka et la commune de Nouvelle-Tabarka.

​Les autorités ont pris toutes les mesures juridiques nécessaires à l’encontre des contrevenants, sachant que les infractions constatées concernent principalement le non-respect des clauses des autorisations d’occupation temporaire et le dépassement flagrant des superficies initialement accordées.

La même source a réitéré l’importance de préserver la propreté des plages, en ajoutant que cette action s’inscrit dans un effort commun et continu visant à assurer la sécurité, le confort des estivants et la réussite de la saison touristique pour tous.

Y. N.

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Yasmine Hammamet, plus belle plage du monde : Derrière le classement TUI, le défi de préserver le site

Révélée début juin par le groupe touristique international TUI, la distinction revient aujourd’hui au centre de l’actualité alors que la saison estivale bat son plein : la plage de Yasmine Hammamet a été classée première mondiale dans le « Beautiful Beach Index 2026 ». Une reconnaissance qui offre un nouveau coup de projecteur sur la destination tunisienne, mais qui relance aussi le débat sur la protection des espaces côtiers face à l’affluence touristique.

Selon le classement établi par TUI, Yasmine Hammamet a obtenu une note de 8,10 sur 10, se distinguant notamment par la qualité visuelle de son paysage côtier. L’étude s’est appuyée sur une analyse de plusieurs critères liés à l’apparence de la plage, notamment la couleur de l’eau, l’aspect du sable, l’harmonie du paysage et l’environnement visible autour du site.

Un choix basé sur l’esthétique du paysage

La plage de Yasmine Hammamet a été retenue pour plusieurs caractéristiques qui correspondent aux critères étudiés par TUI : des eaux aux teintes turquoise, un sable clair et une configuration littorale offrant une image attractive pour les visiteurs. Son environnement touristique, avec la marina et les infrastructures proches, contribue également à son rayonnement auprès des voyageurs internationaux.

Mais ce type de classement mesure avant tout l’attractivité visuelle d’un lieu. Il ne constitue pas une évaluation globale de tous les aspects d’une plage, comme la qualité écologique, la gestion des déchets, la préservation de la biodiversité ou encore l’expérience quotidienne des habitants et des vacanciers.

Des classements qui servent d’outil marketing

Pour les destinations touristiques, ces distinctions représentent un puissant outil de communication. Elles permettent d’améliorer la visibilité d’un territoire, de renforcer son image auprès des marchés internationaux et d’influencer les choix des voyageurs, particulièrement à l’heure où les touristes recherchent de plus en plus des destinations identifiées comme « incontournables ».

Pour la Tunisie, ce classement constitue un argument supplémentaire pour promouvoir son littoral et diversifier son attractivité au-delà des traditionnels critères de prix et d’ensoleillement. Il peut également contribuer à attirer de nouveaux visiteurs et à renforcer la compétitivité de la destination face aux autres pays méditerranéens.

Le défi : éviter que le succès ne fragilise le site

Mais la notoriété comporte aussi des risques. Une forte hausse de la fréquentation peut accentuer la pression sur les plages : accumulation des déchets, dégradation des dunes, artificialisation du littoral, consommation accrue des ressources ou multiplication des activités qui perturbent l’équilibre naturel.

Le défi pour Yasmine Hammamet est donc de transformer cette reconnaissance internationale en opportunité durable. Cela passe par une meilleure gestion des flux touristiques, le renforcement des opérations de nettoyage, la protection des espaces sensibles et la sensibilisation des visiteurs au respect du littoral.

Dans un contexte où les côtes tunisiennes subissent déjà les effets du changement climatique, notamment l’érosion marine et la montée du niveau de la mer, la valeur d’une plage ne se mesure plus uniquement à sa beauté, mais aussi à la capacité à préserver cette beauté dans le temps.

Le classement de TUI offre ainsi une vitrine mondiale à Yasmine Hammamet. Reste désormais le principal défi : faire en sorte que cette reconnaissance ne soit pas seulement un succès d’image, mais un levier pour une gestion durable du littoral tunisien.

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106 infractions en une semaine : L’APAL alerte sur les “bandes des plages”

Alors que la saison estivale bat son plein, le littoral tunisien fait l’objet d’une surveillance renforcée. L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) appelle les citoyens, notamment les estivants, à devenir des acteurs du contrôle en signalant les abus constatés sur les plages.

Le responsable chargé de la gestion de l’APAL, Mehdi Belhaj, a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 sur la Radio nationale, la mise à disposition du numéro gratuit 1820 de la plateforme « Al Jisr » relevant du ministère de l’Environnement pour dénoncer plusieurs types de dépassements : occupation illégale du domaine public maritime, augmentation abusive des prix, exploitation anarchique ou encore pollution.

106 infractions relevées en une semaine

Selon Mehdi Belhaj, 106 infractions ont été enregistrées à la fin de la semaine dernière sur l’ensemble du littoral tunisien. Ces violations ont notamment donné lieu à la saisie de plusieurs équipements utilisés dans des activités jugées non conformes.

Les infractions concernent principalement le dépassement des superficies autorisées, le non-respect du nombre réglementaire de parasols installés ainsi que des pratiques liées aux tarifs appliqués aux estivants.

Lire aussi : Plages publiques : Le 1820 pour dénoncer les abus, jusqu’à 50.000 dinars d’amende

Le responsable de l’APAL a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « bandes des plages », faisant référence aux réseaux qui profitent illégalement du domaine public maritime et imposent leurs propres règles en dehors du cadre légal.

Des autorisations exceptionnelles sous contrôle

Mehdi Belhaj a rappelé que l’exploitation commerciale temporaire de certaines zones du domaine public maritime ne peut se faire qu’à travers des autorisations exceptionnelles délivrées par une commission nationale regroupant les différentes parties concernées.

Ces autorisations restent soumises à un suivi par une commission mixte chargée de contrôler le respect des conditions fixées.

La pollution, autre menace pour le littoral

Au-delà des abus liés à l’exploitation des plages, l’APAL alerte également sur la dégradation environnementale du littoral. Mehdi Belhaj a indiqué que l’application d’un nouveau dispositif juridique concernant les infractions liées à la pollution interviendra prochainement.

Les sanctions prévues pourraient aller des amendes financières jusqu’à des peines de prison, selon la gravité des infractions.

Lire aussi : Bizerte : Coup de force contre les constructions anarchiques à Sidi Ali El Mekki

Le responsable a particulièrement pointé du doigt la pollution industrielle, estimant qu’elle contribue à la détérioration de certains espaces côtiers et peut avoir des conséquences sanitaires, notamment à travers des risques d’affections cutanées.

Il a appelé les industriels à installer des stations de traitement des eaux usées et à réaliser les études nécessaires avant la mise en place de ces équipements.

Entre contrôle institutionnel et vigilance citoyenne

À travers l’appel au signalement via le 1820, les autorités misent sur une implication directe des citoyens pour limiter les dépassements sur les plages tunisiennes.

Mais la multiplication des infractions enregistrées chaque été pose une nouvelle fois la question de l’efficacité du contrôle du domaine public maritime et de la capacité des structures concernées à préserver durablement un littoral soumis à une forte pression touristique.

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Menace sur le littoral de Kélibia :  nécessité de préserver nos plages de la pollution des oueds

La pollution des plages est devenue un phénomène récurrent. En dépit des mesures prises par les pouvoirs publics visant la protection de l’environnement, y compris les plages, le phénomène de la pollution persiste et certaines plages deviennent un véritable dépotoir pour les déchets, ordures et eaux usées qui défigurent l’image des plages autorisées à la baignade, accueillant chaque année un grand nombre d’estivants. C’est le cas de certaines plages de Kélibia qui sont de plus en plus menacées, surtout lorsque le début de la saison estivale approche où d’aucuns constatent amèrement que le sable doré est recouvert de déchets et de détritus. Ces plages de la côte septentrionale du Cap Bon sont polluées par les déversements des eaux usées. La baignade est donc rendue impossible dans des lieux pourtant destinés aux touristes. Qu’en est-il vraiment ?

Les plages de Kélibia, de Mansoura au Petit Paris en passant par l’Aïn Grinz sont les plus appréciées par les habitants, notamment grâce à leur beauté, leur propreté, mais aussi à l’ambiance qui y règne. En effet, tous les âges s’y côtoient pour une ambiance familiale et chaleureuse. Mais voilà que ces plages sont menacées par la pollution. Les eaux usées des oueds sont rejetées dans la mer en provenance d’un oued avoisinant, oued Lahjar, qui est déjà très pollué. De gros déchets se sont accumulés, créant de grosses taches aux odeurs nauséabondes. Habitants de la zone et amoureux de la plage ont manifesté leur indignation face à ce crime contre la nature.

Ces eaux dans lesquelles se baignent les habitants pourraient représenter un vrai danger pour la santé, plus précisément au niveau de l’Aïn Grinz, la nature étant dans son état le plus critique. Les citoyens dénoncent le déversement des eaux usées polluées directement près de la plage. Très dangereuses pour la santé, ces eaux usées empêchent les riverains de profiter de la corniche kélibienne. Pourtant, la sonnette d’alarme avait déjà été tirée par la société civile. Cette dernière dénonçait, sur base d’enquêtes sur le terrain, la pollution des eaux de cette région. «Nous avons découvert une véritable catastrophe écologique. Le constat que nous avons établi met en exergue le déversement des eaux usées dans des plages réputées être l’attraction pour de nombreux estivants, qui affluent des quatre coins du pays, et même de l’étranger», déclarait Hédi, un jeune cadre de Kélibia. 

Un enjeu environnemental majeur

D’ailleurs un sit-in a été organisé par les habitants le week-end dernier visant à dénoncer l’état dégradant de la mer par l’oued Lahjar appelant les autorités locales et régionales, l’ONAS et l’APAL, à intervenir d’urgence. La saison estivale est d’ores et déjà commencée dans ce coin de villégiature, qui reste néanmoins autorisé à la baignade malgré le fait qu’il soit noyé dans la pollution. Ces eaux usées déversées dans la mer demeurent l’une des plus grandes catastrophes écologiques. En somme, cela constitue une véritable bombe à retardement. Ainsi, chaque année, la mer est à l’origine de plusieurs maladies à transmission hydrique, telles que les infections cutanées et les intoxications bactériologiques. Certains baigneurs à travers le littoral ont contracté la conjonctivite.

Le déversement des eaux usées en provenance de l’oued cause des ravages environnementaux à la mer. Des stations d’épuration des eaux usées sont prévues depuis des années mais ne sont toujours pas opérationnelles. La pollution des plages tunisiennes n’est plus un désagrément saisonnier, mais un enjeu environnemental majeur, aux répercussions durables. Si des mesures sérieuses ne sont pas prises rapidement, c’est tout un pan de notre patrimoine naturel, touristique et économique qui risque de disparaître. L’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) ne manque pas de souligner les efforts engagés par les autorités publiques. Cependant, ces efforts demeurent insuffisants face à l’ampleur du phénomène, notamment sur les plages, où les déchets, les eaux usées et l’urbanisation incontrôlée continuent de nuire gravement à l’environnement et au tourisme. Il est donc urgent d’adopter des mesures concrètes, durables et coordonnées, aussi bien au niveau national que local. Cela implique une meilleure gouvernance du littoral, une mobilisation citoyenne et la mise en œuvre de politiques de prévention et de répression efficaces. Car préserver nos plages, c’est aussi préserver l’économie nationale, le cadre de vie des citoyens et l’image de la Tunisie à l’international.

Kamel BOUAOUINA

 

 

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Outgoing: Une autre manière de vivre l’été en Türkiye

La Türkiye, première destination pour les Tunisiens, met en valeur son offre balnéaire pour l’été 2026. Les agences de voyages proposent plusieurs offres de séjours organisés.

Réputée pour son littoral baigné de soleil, ses eaux cristallines et ses stations balnéaires idylliques, la Türkiye constitue une destination idéale pour des vacances placées sous le signe de la mer, du sable et du soleil.

Le long de la côte égéenne de la Türkiye et de la Riviera turque, le climat méditerranéen, tempéré par de douces brises marines et des eaux rafraîchissantes, crée des conditions idéales pour un séjour estival placé sous le signe de la détente. Mais au-delà des plaisirs de la plage, la remarquable diversité géographique du pays et ses microclimats uniques offrent une toute autre dimension aux vacances d’été. Entre refuges de montagne, hauts plateaux verdoyants, sites archéologiques, aventures en pleine nature et gastronomie d’exception, les visiteurs peuvent aisément combiner journées de farniente en bord de mer et escapades vers des paysages plus frais, le tout au cours d’un même voyage.

Izmir

La fraîcheur légendaire de la mer Égée

Le long de la côte égéenne de la Türkiye, l’été se vit au rythme des brises marines, des eaux limpides et de l’animation des stations balnéaires. Muğla, véritable fleuron du tourisme en Türkiye, est le point de départ d’escapades inoubliables, de Marmaris à Fethiye. Mais l’adresse incontournable pour un séjour estival haut de gamme reste Bodrum. Véritable incarnation du luxe, cette station balnéaire séduit par sa péninsule balayée par les vents, son atmosphère raffinée et les eaux cristallines de la mer Égée.

Les visiteurs peuvent flâner dans le dédale de ruelles bordées de maisons blanchies à la chaux, embarquer pour une Croisière Bleue à la découverte de criques secrètes, plonger dans les eaux d’un bleu profond pour explorer une faune sous-marine foisonnante, ou savourer la finesse de la cuisine égéenne dans des restaurants distingués par le Guide MICHELIN.

De son côté, İzmir, la perle de la région égéenne de la Türkiye, figure parmi les destinations estivales les plus rafraîchissantes du pays. Son littoral, qui s’étend de Foça à Çeşme, abrite de célèbres stations balnéaires. Foça offre notamment un havre de paix où les visiteurs profitent des brises vivifiantes de la mer Égée et d’eaux particulièrement fraîches.

La péninsule de Çeşme est, quant à elle, réputée pour ses vents réguliers et la transparence de sa mer. Les plages d’Altınkum et de Kocakarı, ainsi que la baie de Delikli Koy, sont particulièrement appréciées pour leurs eaux rafraîchissantes. Les vents constants d’Alaçatı en font un paradis pour les amateurs de planche à voile et de kitesurf, tandis qu’Urla invite à découvrir une gastronomie « de la ferme à la table » et les saveurs légères et saisonnières de la cuisine égéenne dans ses restaurants étoilés MICHELIN. Enfin, la cité antique d’Éphèse ouvre également ses portes en soirée, permettant aux visiteurs de découvrir ses trésors archéologiques à la fraîcheur de la nuit.

Les charmes de l’Égée du Nord

Pour profiter d’eaux encore plus fraîches, les voyageurs peuvent poursuivre leur route vers l’Égée du Nord. Dominant la mer Égée depuis les hauteurs, Assos, dans la province de Çanakkale, bénéficie d’un microclimat particulier où les vents du nord atténuent la chaleur estivale, tandis que ses eaux limpides invitent à la baignade et à la plongée.

À proximité, les visiteurs peuvent profiter de la brise marine continue au temple d’Athéna ou savourer un repas en bord de mer, les pieds presque dans l’eau, tout en dégustant les célèbres huiles d’olive vierges extra et les calamars frais qui font la renommée de l’Égée du Nord. Ceux qui souhaitent s’éloigner du littoral pourront rejoindre le mont Ida, l’un des espaces naturels les plus riches en oxygène au monde, pour randonner au milieu des forêts de pins et découvrir des cascades aux eaux glacées.

À quelques minutes de ferry de Çanakkale, les îles de Bozcaada et Gökçeada offrent une autre manière de vivre l’été en Türkiye. Entourées d’eaux d’un bleu profond, elles conjuguent criques isolées, brises marines, nature préservée et douceur de vivre insulaire. Baignades dans des anses cristallines, découverte de villages paisibles ou simples instants de détente face à la mer : tout y invite à une parenthèse estivale apaisante et ressourçante.

Sous le doux ciel méditerranéen

Nichée sur les rives de la Méditerranée, la spectaculaire Riviera turque incarne l’essence même des vacances d’été, entre longues journées ensoleillées, eaux turquoise et complexes hôteliers de luxe. Même lorsque les températures atteignent leur maximum, les baignades rafraîchissantes, les brises marines et la richesse des activités de pleine nature permettent de profiter pleinement de la région tout au long de la journée.

Joyau de la Riviera turque, Antalya conjugue hospitalité d’exception et infrastructures haut de gamme, avec piscines privées, spas en plein air, terrasses ombragées et restaurants en bord de mer, pour un séjour estival placé sous le signe du confort.

Abritant le plus grand nombre de plages labellisées Pavillon Bleu au monde, Antalya invite à alterner détente balnéaire et découvertes. Les eaux limpides de la Méditerranée offrent une multitude d’activités, des promenades en bateau à travers des criques préservées à la plongée à Kaş, l’un des dix meilleurs sites de plongée au monde, en passant par le kayak de mer autour de la cité engloutie de Kekova.

À l’intérieur des terres, les grottes de Karain et de Damlataş, véritables climatiseurs naturels où la température reste comprise entre 18 et 22 °C toute l’année, ainsi que les eaux glacées du canyon de Köprülü, constituent d’agréables refuges pendant les heures les plus chaudes. Plus haut, dans les monts Taurus, les hauts plateaux et l’air pur des montagnes invitent à la randonnée et offrent une pause rafraîchissante loin de la chaleur.

À la tombée du jour, Antalya révèle un tout autre visage. Grâce au projet « Night Museums », les visiteurs peuvent découvrir les cités antiques de Patara et d’Aspendos sous un ciel étoilé, vivre l’expérience unique du golf nocturne à Belek ou terminer la journée autour des saveurs légères et raffinées de la cuisine méditerranéenne. Poissons et fruits de mer fraîchement pêchés, légumes de saison, herbes aromatiques locales et huile d’olive vierge extra composent une gastronomie sublimée par les vins blancs produits dans la région, pour une fin de journée inoubliable.

Le conseil des initiés : Les voyageurs désireux de sortir des sentiers battus et de vivre des vacances estivales plus authentiques trouveront leur bonheur sur la côte de la mer Noire de la Türkiye. Classée parmi les Best of the World 2026 de National Geographic, cette région séduit par son air exceptionnellement riche en oxygène, ses hauts plateaux d’altitude au climat frais et ses paysages d’un vert luxuriant.

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Les bons gestes à adopter face aux méduses 

Elles réapparaissent régulièrement sur les côtes tunisiennes, surtout en période estivale, et leur présence surprend souvent les baigneurs. Transparentes, parfois massives et échouées près du rivage, les méduses suscitent autant la curiosité que des réactions instinctives de rejet. Beaucoup pensent bien faire en les retirant de l’eau ou en les rejetant sur le sable. Pourtant,...

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Accès aux plages — Bizerte : le gouverneur lance une offensive contre les occupations abusives

Chaque été, le même phénomène se répète sur le littoral tunisien, et plus particulièrement dans le gouvernorat de Bizerte : la multiplication de bars de plage, cafés et autres installations saisonnières qui finissent, dans certains cas, par privatiser des portions entières du domaine public maritime. Face à cette dérive, les autorités locales affichent désormais une...

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