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Avec plus de 390 MDT de revenus au T2, Tunisair a-t-elle retrouvé sa rentabilité d’avant-crise ?

Les revenus du transport national Tunisair se sont maintenus stables à 393 millions de dinars (MDT), durant le deuxième trimestre 2026, contre 394 MDT, durant la même période de 2025, c’est ce qui ressort des indicateurs d’activité de la société, publiés sur le site de la Bourse de Tunis.

En ce qui concerne le nombre de passagers transportés par la compagnie aérienne, il a légèrement baissé de 1 %, à 656 248 voyageurs, durant le deuxième trimestre 2026, par rapport à la même période de 2025, et ce, en raison de déclenchement du conflit dans la région du Golfe.

S’agissant de la recette moyenne, elle s’est stabilisée, au deuxième trimestre 2026, au même niveau qu’à la même période de 2025.

Toujours selon le management de l’entreprise, le taux de ponctualité de la compagnie se serait nettement amélioré, en ce sens qu’elle passe de 39 % à 54 %. Toutefois, on note une baisse du taux de remplissage kilométrique à 71,6 % contre 75,2 %, une année auparavant. De même, le coefficient de chargement a légèrement diminuer pour se situer au niveau de 62,4 % contre 62,7 %, au cours du deuxième trimestre 2025.

Pour leur part, les dépenses de carburant ont fortement augmenté suite à la flambée des cours du pétrole BRENT et l’élargissement marqué du crack spread (variation entre le prix BRENT et le Prix du kérosène aviation JET A1) sur le deuxième trimestre 2026.

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Aéroport d’İstanbul : record de 1730 mouvements d’avions en une journée

Relié à Tunis grâce aux vols opérés par Tunisair, Nouvelair et Turkish Airlines, l’aéroport d’İstanbul s’impose de plus en plus comme l’une des principales plateformes mondiales du transport aérien.

L’aéroport d’İstanbul continue d’établir de nouveaux records dans l’aviation mondiale. Le 31 mai, il a enregistré un record de 1 730 mouvements d’avions en une seule journée, soit le trafic quotidien le plus élevé depuis son ouverture.

Grâce à son immense terminal, à l’efficacité de ses opérations et à une conception pensée pour le confort des passagers, l’aéroport d’İstanbul garantit une circulation fluide et une expérience d’arrivée sans encombre, permettant aux voyageurs de commencer leurs vacances dans les meilleures conditions.

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Alors que la rapidité et la simplicité deviennent des critères essentiels, l’expérience d’arrivée joue un rôle plus important que jamais, notamment à une période où les longues files d’attente dans de nombreux grands aéroports sont devenues une réalité récurrente de la saison estivale.

Une étude récente commandée par le World Travel & Tourism Council (WTTC) indique que les temps d’attente aux frontières, pouvant atteindre trois à quatre heures en raison du nouveau système Entry/Exit System (EES) et de ses contrôles biométriques, pourraient dissuader près d’un tiers des voyageurs de se rendre dans l’espace Schengen.

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Un record de 1 730 mouvements d’avions en une seule journée à l’aéroport d’Istanbul

Dans ce contexte, la Türkiye se distingue en offrant une expérience d’arrivée rapide, fluide et sans contraintes. Grâce à un vaste réseau de liaisons aériennes directes vers les principaux hubs internationaux et à des procédures de contrôle aux frontières efficaces, le pays permet aux visiteurs de passer moins de temps à attendre et davantage à profiter de la richesse et de la diversité de ses expériences estivales dès leur arrivée.

Vols directs, sans les longues files d’attente

L’un des principaux atouts de la Türkiye pour les voyageurs internationaux réside dans son réseau aéroportuaire dense et parfaitement connecté, qui couvre les sept régions du pays. Associant des infrastructures de dernière génération, des standards de service élevés et la légendaire hospitalité turque, les aéroports de Türkiye offrent aux visiteurs un accueil chaleureux dès leur arrivée.

Si İstanbul, métropole dynamique ouverte sur le monde, est desservie par deux aéroports, les destinations les plus prisées de Türkiye sont tout aussi faciles d’accès. D’İzmir et Muğla, joyaux de la côte égéenne, à Antalya, perle de la Riviera turque, en passant par Ankara, capitale historique du pays, les voyageurs peuvent rejoindre directement des aéroports modernes proposant des services efficaces et des correspondances pratiques. Même les paysages spectaculaires des cheminées de fées de la Cappadoce sont facilement accessibles grâce aux aéroports situés à proximité, faisant de cette destination emblématique un lieu à quelques heures de vol seulement.

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L’excellente connectivité aérienne de la Türkiye renforce encore cette facilité d’accès. Les principaux aéroports, notamment ceux d’İstanbul et d’Antalya, proposent de nombreux vols directs vers et depuis les plus grands hubs aériens mondiaux, faisant du pays l’une des destinations les plus accessibles de la région.

Des correspondances fluides à chaque étape

De nombreux autres aéroports de Türkiye sont également reliés aux principaux hubs internationaux par des vols directs. Les aéroports d’İzmir, de Muğla et d’Antalya, par exemple, voient leur offre de vols directs depuis toute l’Europe augmenter considérablement durant la saison estivale. Avec plusieurs liaisons quotidiennes et des temps de vol généralement compris entre trois et quatre heures, même une escapade improvisée le temps d’un long week-end devient facilement envisageable.

Mieux encore, le climat méditerranéen doux de la Türkiye prolonge la saison estivale jusqu’en septembre et en octobre, offrant aux voyageurs davantage de temps pour profiter de son magnifique littoral. À seulement quelques heures de vol, ces destinations facilement accessibles promettent des plages labellisées Pavillon Bleu, des eaux cristallines et des expériences inoubliables, comme la plongée sous-marine, idéales pour prolonger les plaisirs de l’été.

Autre avantage des aéroports de Türkiye : leurs excellentes connexions avec les centres-villes. Les voyageurs disposent d’un large choix de transports publics, notamment des bus municipaux et des lignes de métro, qui permettent de rejoindre facilement et efficacement les principaux quartiers urbains. Les taxis constituent une solution plus rapide et plus flexible, tandis que les navettes aéroportuaires offrent des liaisons directes, confortables et fiables vers les principaux points d’intérêt des villes.

 

 

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Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

©Destination Tunisie

 

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