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BYD, ou l’électrique chinois à la conquête de l’Afrique à travers la Tunisie?

La Tunisie veut transformer sa position stratégique en levier d’attraction pour les investissements chinois. L’automobile électrique, les infrastructures énergétiques et le transfert technologique figurent parmi les pistes évoquées avec le géant chinois BYD.

La diplomatie économique tunisienne poursuit ses efforts pour attirer davantage d’investissements chinois. Une rencontre tenue mardi 8 septembre 2026 à Pékin entre Adel Larbi, ambassadeur de Tunisie en Chine, et Ivan Cao, directeur régional de BYD pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a permis d’examiner les perspectives de développement du constructeur chinois en Tunisie, indiquent des médias locaux.

Organisé au siège de la mission diplomatique tunisienne dans la capitale chinoise, l’entretien a porté sur les atouts du pays et les opportunités susceptibles d’intéresser les groupes chinois désireux de développer leurs activités dans la région.

Parmi les principaux arguments avancés, souligne-t-on, figure la position géographique de la Tunisie, à proximité des marchés européens, arabes et africains. Une implantation dans le pays pourrait ainsi offrir aux investisseurs une base industrielle et commerciale leur permettant de rayonner au-delà du marché tunisien pour concerner l’Afrique du Nord mais aussi l’Europe.

L’électromobilité au cœur des discussions

Le secteur automobile apparaît comme l’un des domaines présentant le plus fort potentiel de coopération sino-tunisienne. L’expérience acquise par la Tunisie dans la fabrication de composants automobiles – avec des entreprises européennes -, associée à l’existence d’une main-d’œuvre qualifiée, constituent un atout pour attirer de nouveaux projets industriels.

A cet égard, le ministère des Affaires étrangères de la Migration et des Tunisiens à l’étranger confirme qu’Ivan Cao a exprimé l’intérêt de BYD pour l’exploration des opportunités d’investissement et de création d’entreprises en Tunisie.

Les échanges ont également dépassé le simple cadre de la production automobile. Le développement des infrastructures électriques et la coopération technologique dans les domaines de l’énergie électrique et des énergies alternatives ont également été abordés.

Pour la Tunisie, l’enjeu est de profiter de l’essor mondial de la mobilité électrique afin de renforcer son tissu industriel et de se positionner sur de nouvelles chaînes de valeur.

De son côté, BYD cherche à une implantation éventuelle d’activités en Tunisie qui pourrait offrir un accès privilégié à plusieurs marchés régionaux. Et ce, tout en s’appuyant sur les compétences déjà disponibles dans l’industrie automobile.

Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement économique tuniso-chinois. Reste désormais à transformer l’intérêt exprimé en projets industriels concrets, capables de générer des investissements, des emplois et du transfert de technologies.

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Tunisie-Égypte : vers un nouvel élan pour les échanges commerciaux et les investissements

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a entamé dimanche 6 septembre 2026 au Caire ses activités par une rencontre avec son homologue égyptien, Badr Abdelatty. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement de la coopération économique entre les deux pays et sur les enjeux arabes et régionaux, à la veille de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes.

Les deux ministres ont souligné le caractère « distingué » des relations tuniso-égyptiennes, qualifiées de solides et historiques. Ils ont notamment mis l’accent sur la nécessité de concrétiser les résultats de la Haute Commission mixte tuniso-égyptienne, tenue sous la supervision des deux chefs de gouvernement.

Tunis et Le Caire veulent accélérer les échanges commerciaux

L’un des principaux objectifs affichés consiste à donner un nouvel élan aux échanges commerciaux bilatéraux et à faciliter davantage la circulation des produits tunisiens et égyptiens dans les deux directions.

Les deux parties ont ainsi convenu d’encourager leurs institutions respectives à accélérer la mise en œuvre des décisions issues de la Haute Commission mixte. Elles souhaitent également identifier de nouvelles opportunités d’investissement conjoint dans les deux pays.

La coopération ne devrait par ailleurs pas se limiter aux échanges bilatéraux. Tunis et Le Caire entendent développer leur coopération technique, notamment à travers leurs agences spécialisées, afin de mettre en commun leurs expertises au profit d’autres pays du monde islamique, particulièrement en Afrique.

Dans ce cadre, Mohamed Ali Nafti a participé, à l’invitation de son homologue égyptien, au septième dialogue entre les agences de coopération technique des États membres de la Banque islamique de développement.

Le ministre tunisien a rappelé à cette occasion l’expérience de la Tunisie, engagée depuis les années 1970 dans la coopération technique avec les pays islamiques. Il a défendu une approche fondée sur l’articulation entre développement et sécurité et sur le renforcement des compétences humaines dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Une nouvelle étape a été franchie avec la signature d’un mémorandum d’entente entre l’Agence tunisienne de coopération technique et son homologue égyptienne. L’accord vise à établir un cadre de coopération triangulaire entre pays du Sud et à favoriser la mobilisation des compétences tunisiennes et égyptiennes au bénéfice notamment des pays arabes et africains.

La Tunisie prend la présidence de la Ligue arabe

La rencontre intervient également à la veille d’un rendez-vous diplomatique majeur pour Tunis. Mohamed Ali Nafti participera lundi, au nom du président de la République Kaïs Saïed, à la 166e session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel.

À cette occasion, la Tunisie doit prendre la présidence du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel pour la période allant de septembre 2026 à mars 2027.

Cette présidence intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, avec au premier plan la situation dans les territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

Lire aussi : Incendies en Tunisie : Après l’Italie et l’Algérie, l’Égypte propose son aide

La session du Caire doit ainsi examiner les derniers développements dans la région arabe, ainsi que plusieurs dossiers politiques, économiques, sociaux, sécuritaires et de coopération entre les États membres.

Pour sa présidence, la Tunisie entend privilégier le dialogue, la concertation et la coordination entre les pays arabes, avec l’objectif de favoriser les compromis et de rapprocher les positions sur les dossiers régionaux.

Tunis entend ainsi faire de cette présidence un espace destiné à renforcer l’unité de la position arabe et à favoriser une approche collective face aux défis auxquels la région est confrontée.

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SNJT | Placé en garde à vue, le journaliste Mohamed Yousfi opéré en urgence

​Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé dans la soirée de ce samedi 5 septembre 2026, que Mohamed Yousfi a été opéré en urgence alors qu’il était en garde à vue.

Dans son communiqué, le SNJT précise que Mohamed Yousfi a été victime d’un malaise et qu’il a été transporté à l’hôpital , où il a été opéré en urgence de l’appendicite dans la nuit du 4 septembre 2026.

​Le syndicat soutient que les contraintes et la pression de la détention sont incompatibles avec les soins post-opératoires et la convalescence requis par son état, en affirmant que la santé et l’intégrité physique du journaliste relèvent de la responsabilité directe des autorités compétentes.

La même source a rappelé que la place d’un professionnel de l’information et des médias n’est pas en prison quelles que soient ses prises de position, tout en réclamant l’abandon des poursuites visant Mohamed Yousfi et sa remise en liberté afin qu’il puisse se soigner dignement tout en exerçant ses droits de défense.

Y. N.

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TRIBUNE – De Beijing à nos classes : la Tunisie peut-elle enfin exécuter ce qu’elle signe ?

Dans la continuité de notre analyse sur la gouvernance macroéconomique du capital humain en Tunisie et les impératifs du Conseil supérieur de l’éducation, la question de la mise en œuvre se pose désormais avec une acuité redoublée.

Du 17 au 22 août 2026, le ministre de l’Éducation était à Beijing, en Chine. A cet effet, il a participé au Global Smart Education Conference, visité des établissements d’enseignement d’avant-garde et signé des accords avec des géants technologiques dont Huawei. Au moment où ces lignes sont écrites, le ministre est de retour en Tunisie. Les protocoles sont paraphés. Les photos ont été prises. Mais la vraie question commence maintenant : que va-t-il se passer dans nos classes ?

 

Du diagnostic à l’institutionnalisation : en finir avec onze ans d’immobilisme

Le pays n’attend plus de constats. Comme le rappelait récemment l’Association tunisienne des parents et des élèves, la priorité absolue que l’on est en droit d’attendre des instances décisionnelles n’est pas un énième rapport d’intention, mais l’institutionnalisation effective de la réforme et la refonte d’un cadre juridique hérité qui s’essouffle. L’école publique tunisienne souffre d’un mal profond : elle a cessé d’être ce garant universel de la gratuité, de l’équité et de l’égalité des chances.

Pendant que les ministères s’enlisent dans des cycles de réformes proclamées depuis plus de onze ans sans qu’aucun progrès mesurable ne soit enregistré – laissant l’édifice figé dans son immobilisme -, la mise en œuvre se heurte toujours au même mur.

La Chine, elle, a mis trente ans à construire ce que le ministre a visité en cinq jours. Elle a commencé par former ses enseignants avant d’acheter des tableaux numériques. Elle a conçu ses propres contenus pédagogiques avant d’installer des applications. Elle a produit ses propres données sur les apprentissages avant d’alimenter ses algorithmes.

Ce n’est pas un hasard si la Chine est aujourd’hui le premier pays au monde en nombre d’élèves utilisant des outils d’intelligence artificielle dans leur apprentissage quotidien. C’est le résultat d’une décision prise il y a une génération : traiter l’éducation non pas comme un service administratif à gérer, mais comme un investissement stratégique à piloter par les résultats. La Tunisie, de son côté, accumule les protocoles internationaux. Le problème n’est pas l’absence de partenaires — c’est l’absence de capacité à transformer les signatures en réalités de terrain.

 

L’intelligence artificielle dans nos écoles – de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand on parle d’intelligence artificielle dans l’éducation, on ne parle pas de robots dans les classes. On parle d’outils concrets et accessibles : un programme informatique qui détecte qu’un élève en difficulté a besoin d’exercices adaptés à son niveau, plutôt que de le laisser décrocher en silence ; un système qui aide un enseignant surchargé à identifier les lacunes de sa classe sans qu’il ait à tout corriger manuellement chaque soir.

Ces outils existent. Ils fonctionnent. Ils sont utilisés au Maroc, en Égypte, en Arabie Saoudite et — massivement — en Chine. Ce qu’ils exigent n’est pas un budget faramineux, mais trois exigences fondamentales : des enseignants formés à la pédagogie numérique, des connexions internet stables dans les établissements et une organisation administrative capable de déployer et d’auditer leur impact.

Sur ces terrains, le chemin reste long. Moins de 30 % des établissements publics disposent d’une connexion internet stable. La formation continue représente une portion congrue du budget et les indicateurs de suivi des apprentissages restent largement collectés à la main, sans centralisation analytique.

 

Le vrai problème : nous excellons à planifier, nous peinons à livrer

La Tunisie n’a pas besoin d’un nouveau rapport. Elle a besoin d’une chose simple et difficile à la fois : exécuter ce qu’elle a déjà décidé en partant des fondamentaux du cycle primaire et en articulant une vision continue.

Cette incapacité chronique à transformer les décisions en réalisations, c’est ce qu’appelle notre cadre d’analyse la dette d’exécution. Elle n’apparaît dans aucun budget, mais son coût est mesurable : chaque année de retard est une cohorte d’élèves qui arrive sur le marché avec des compétences inadaptées.

Le Conseil supérieur de l’éducation et les directions régionales doivent aujourd’hui répondre à une exigence de calendrier : quel est le plan concret, assorti de responsables nommés et de jalons temporels stricts, pour que les accords signés à Beijing produisent un changement observable dans une classe de Médenine ou de Jendouba d’ici 2027 ?

 

Ce que le partenariat avec Huawei doit – et ne doit pas – être

Huawei est un fournisseur de technologie, pas un réformateur de système éducatif. Un partenariat technologique peut fournir des équipements et des plateformes, mais il ne peut pas, à lui seul, former les maîtres à la pédagogie différenciée ni insuffler une culture de la performance.

Le risque, si l’on n’y prend garde, est le « vernis numérique » : des tablettes et des tableaux interactifs installés dans des classes où les enseignants n’ont pas été préparés, pour un coût public élevé qui ne change rien à la substance des apprentissages.

 

La vraie mesure du succès

Dans dix-huit mois, le succès de la visite ministérielle ne se mesurera pas au nombre de protocoles paraphés. Il se mesurera à des faits : combien d’élèves bénéficient d’un apprentissage adaptatif ? Combien d’enseignants ont reçu une formation réelle ?

Ce sont ces indicateurs d’exécution qui diront si Beijing fut un tournant ou une escale de plus dans la longue liste des voyages officiels sans lendemain.

Le matériel vient de Chine. L’exécution, elle, doit venir de nous.

 

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

 

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Tunisie-Allemagne : Plus de 100 millions d’euros d’accords et projets annoncés

La Tunisie et l’Allemagne renforcent leur coopération économique. À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, les deux pays ont annoncé la signature de plusieurs accords et projets d’une valeur globale dépassant 100 millions d’euros.

L’annonce a été faite lundi par le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand Johann Wadephul.

Les nouveaux projets concernent notamment le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accélération de la transition énergétique, environnementale et numérique, ainsi que le développement régional et l’emploi.

Le ministre tunisien a également indiqué que d’autres projets dans le domaine de l’environnement et des technologies propres, pour un montant supplémentaire de 40 millions d’euros, devraient être signés prochainement.

Plus de 5,3 milliards d’euros d’échanges commerciaux

Au-delà des nouveaux financements, les relations économiques tuniso-allemandes connaissent également une progression importante.

Mohamed Ali Nafti a annoncé que le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Allemagne avait atteint un niveau record en 2025, dépassant 5,3 milliards d’euros.

Lire aussi : Tunisie-Allemagne : Un partenariat économique de 3,3 milliards d’euros au cœur de la visite de Johann Wadephul

L’Allemagne compte par ailleurs parmi les principaux partenaires industriels de la Tunisie. Plus de 320 entreprises allemandes sont actuellement implantées dans le pays, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée industrielle, avec une présence particulièrement importante dans la fabrication de composants automobiles.

Cette implantation fait de l’Allemagne un partenaire stratégique pour l’industrie tunisienne et pour l’intégration du pays dans les chaînes de valeur européennes.

Numérique, énergie et éducation au cœur de la coopération

Le renforcement de la coopération ne devrait toutefois pas se limiter aux investissements et aux échanges commerciaux. Les deux parties souhaitent également approfondir leur partenariat dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.

De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères a salué le climat d’investissement en Tunisie et annoncé la volonté de l’Allemagne de contribuer à l’ouverture de nouveaux marchés et de soutenir davantage la transformation numérique du pays.

À l’occasion de ces 70 ans de relations diplomatiques, Tunis et Berlin affichent ainsi leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat, en misant notamment sur la transition énergétique, le numérique, l’industrie et l’emploi.

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Le Maroc entre dans le grand jeu du gaming

Pour sa première participation officielle à Gamescom, à Cologne, le Maroc ne vient pas seulement présenter des jeux. Il expose un écosystème en pleine structuration et entend désormais le connecter aux éditeurs, investisseurs et acteurs internationaux. En bref Première participation…

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Lebensmittelsicherheit: Deutsch-tunesisches Kooperationsprojekt erfolgreich abgeschlossen

Nach fünf Jahren intensiver Zusammenarbeit wurde das Projekt „Stärkung der Lebensmittelsicherheit und des gesundheitlichen Verbraucherschutzes in Tunesien“ erfolgreich beendet. Seit dem Jahr 2021 haben das Mehr

Der Beitrag Lebensmittelsicherheit: Deutsch-tunesisches Kooperationsprojekt erfolgreich abgeschlossen erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

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