❌

Lese-Ansicht

Orange Tunisie sensibilise 120 adolescents aux risques du numérique par le sport et le jeu

Cyberharcèlement, contenus inappropriés, hyperconnexion : Orange Tunisie a organisé, samedi 17 octobre 2026, la deuxième édition de la journée #ForGoodConnectionsDay, en partenariat avec la Fédération tunisienne des sports scolaires et universitaires (FTSSU). À Tunis, 120 adolescents âgés de 11 à 15 ans ont participé à des activités sportives et ludiques conçues pour promouvoir des usages plus sûrs et responsables du numérique.

Le sport et le jeu pour prévenir les risques en ligne

Pour cette deuxième édition, Orange Tunisie a misé sur une approche participative afin d’aborder les dangers auxquels les jeunes peuvent être exposés sur Internet. Matchs de football, olympiades, défis collectifs et stands de jeux ont rythmé cette journée, dans un cadre favorisant la coopération, le respect et le partage.

Un atelier pédagogique fondé sur un jeu de cartes a également permis aux adolescents d’examiner différentes situations rencontrées en ligne, de confronter leurs réactions et de réfléchir aux comportements à adopter. L’objectif est de leur donner des repères concrets pour mieux appréhender les risques numériques et développer des réflexes adaptés.

En rapprochant les valeurs du sport des comportements attendus sur Internet, l’initiative entend rappeler que le respect d’autrui, la solidarité et la responsabilité s’appliquent aussi aux échanges dans l’environnement numérique.

Près de 10.000 bénéficiaires depuis juin 2025

L’opération s’inscrit dans le programme #ForGoodConnections, à travers lequel Orange Tunisie affirme poursuivre ses actions de sensibilisation aux usages responsables du numérique. Depuis juin 2025, ce programme a permis de sensibiliser près de 10.000 bénéficiaires à travers le pays, parmi lesquels des adolescents, des parents et des enseignants, selon l’entreprise.

La journée du 17 octobre a réuni des jeunes, dont des enfants de salariés d’Orange Tunisie, aux côtés des encadrants de la FTSSU et de salariés bénévoles de l’opérateur. Leur mobilisation illustre l’importance de la coopération entre les entreprises et les acteurs éducatifs dans la prévention des risques liés aux usages numériques.

Une responsabilité partagée

La protection des mineurs en ligne ne repose pas uniquement sur les outils techniques ou les règles de sécurité. Elle suppose également un travail de sensibilisation permettant aux jeunes de reconnaître les situations à risque, de comprendre les conséquences de leurs comportements et de savoir comment réagir.

À travers #ForGoodConnectionsDay, Orange Tunisie et la FTSSU entendent ainsi associer apprentissage, activité physique et échanges collectifs pour encourager des pratiques numériques plus sûres.

L’initiative met en avant une approche qui implique aussi les familles, les enseignants, les associations et les entreprises. Un enjeu qui prend une importance croissante à mesure que les usages connectés occupent une place centrale dans le quotidien des adolescents.

Lire aussi :

L’article Orange Tunisie sensibilise 120 adolescents aux risques du numérique par le sport et le jeu est apparu en premier sur webdo.

  •  

Simplification administrative : 70% d’avancement sur 2250 procédures

La présidence du gouvernement annonce un taux d’avancement d’environ 70 % du programme de simplification de 2 250 procédures administratives prévu pour la période 2025-2027. L’objectif est également de numériser, en totalité ou en partie, près de 80 % de ces démarches, tandis que 68 nouvelles maisons de services numériques sont programmées entre 2027 et 2030.

2 250 procédures à simplifier d’ici fin 2027

La modernisation de l’administration tunisienne passe par la simplification des démarches et le développement des services numériques. Dans une réponse écrite à une question de la députée Myriam Chérif sur les réformes destinées à améliorer la vie des citoyens et à moderniser l’État, la Direction générale des réformes et des études prospectives administratives à la présidence du gouvernement a fait état d’un programme portant sur environ 2 250 procédures administratives sur trois ans, de 2025 à 2027.

Le taux d’avancement de ce programme atteint environ 70 %, selon la réponse publiée lundi 19 octobre sur le site de l’Assemblée des représentants du peuple. En parallèle, les autorités ambitionnent de numériser, partiellement ou intégralement, près de 80 % des procédures concernées.

Cette transformation doit permettre de faciliter l’accès aux services publics, d’améliorer leur qualité et de réduire les contraintes liées aux démarches administratives. La présidence du gouvernement poursuit également le développement de la plateforme nationale des procédures administratives, conçue comme un point d’accès unifié pour consulter les démarches à effectuer auprès des structures publiques et télécharger les formulaires et documents nécessaires.

68 nouvelles maisons de services numériques programmées

Le programme de modernisation prévoit aussi une extension progressive des maisons de services numériques, notamment dans les communes où la couverture géographique des services administratifs prioritaires demeure insuffisante.

Selon les données communiquées, 34 maisons de services numériques ont été installées en 2026 dans 21 gouvernorats. Elles doivent répondre aux besoins de plus de 900 000 citoyens.

Pour la période 2027-2030, la création de 68 nouvelles maisons de services numériques est programmée, à raison de 17 par an. Ce rythme prévoit chaque année la création de 12 nouvelles structures et la transformation de cinq maisons de services à guichets multiples en maisons numériques.

Des démarches regroupées autour des événements de la vie

La réforme s’appuie également sur l’approche dite des « événements de la vie », qui consiste à organiser les services administratifs autour des situations rencontrées par les citoyens et les entreprises, plutôt qu’en fonction des structures administratives auxquelles ils doivent s’adresser.

Cette démarche a déjà permis de simplifier dix processus destinés aux particuliers et aux entreprises, tandis que trois autres processus relevant du domaine social ont été repensés. Les progrès signalés concernent notamment l’inscription scolaire, la couverture sociale, les aides sociales, l’accès aux soins et la conduite automobile.

La généralisation progressive de cette approche doit se poursuivre en 2027, avec l’objectif de couvrir quatre événements de la vie destinés aux citoyens et aux institutions d’ici cette échéance.

Les chiffres annoncés dessinent ainsi les grandes lignes de la réforme. Son impact concret dépendra toutefois de la mise en œuvre des mesures prévues et de la capacité des nouveaux services à réduire effectivement les démarches, les déplacements et les délais imposés aux usagers.

Lire aussi :

L’article Simplification administrative : 70% d’avancement sur 2250 procédures est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie : près de 86 % des 10-70 ans sont connectés et près d’un internaute sur deux utilise l’IA

Neuf Tunisiens sur dix utilisent Internet. Selon le Baromètre du numérique 2026 de l’Instance nationale des télécommunications (INT), 85,9 % des 10-70 ans sont connectés, soit 10,9 points de plus qu’en 2023.

Parmi les internautes, 47,9 % ont recours à des applications d’intelligence artificielle (IA), qui devancent désormais les services électroniques (41,3 %), le commerce électronique (36,9 %) et l’administration en ligne (26,5 %).

L’enquête de l’INT a été menée en face à face (méthode CAPI) auprès de 5 077 personnes représentatives de la population, du 15 mai au 10 juin 2026. Les non-utilisateurs d’Internet ne représentent plus que 14,1 % de l’échantillon.

Le smartphone est au cœur de cette progression : 84,3 % des personnes interrogées en possèdent un et 95,4 % utilisent une ligne mobile, contre seulement 41 % pour l’ordinateur. La connexion mobile (70,4 %) devance désormais la connexion fixe (65,3 %). Les données mobiles dominent (60,9 %), de loin devant l’ADSL-VDSL (39,3 %). Tandis que la fibre optique reste marginale (4 %), révèlent les chiffres de l’instance.

Toujours selon l’INT, Internet est surtout utilisé à domicile (95,1 % des internautes), loin devant les cafés et restaurants (33 %) et le lieu de travail (31,7 %). Le pic d’activité se situe en soirée, avec 50 % des usages entre 18 h et 22 h. Plus de la moitié des internautes (54,9 %) passent plus de trois heures par jour en ligne.

 

Lire aussi : La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

ChatGPT largement en tête

L’analyse de l’organisme montre que l’IA sert d’abord à la recherche d’informations (68,9 %) et à l’éducation (51,2 %) – un point excellent -, devant la retouche photo et vidéo (20,7 %) et l’aide au travail (17,6 %). ChatGPT est utilisé par 96,3 % des adeptes de l’IA, Gemini arrive loin (32,5 %) et Claude encore plus loin (6,3 %).

Pour sa part, le commerce en ligne passe surtout par les réseaux sociaux : 84,5 % des acheteurs utilisent Facebook, Instagram ou WhatsApp. Le paiement à la livraison reste le mode privilégié pour 94,6 % des personnes interrogées. Et Glovo domine parmi les applications citées (71,8 %), devant Yassir (44,6 %).

Quant à l’administration en ligne, son faible usage est expliqué surtout par l’absence de besoin (52,1 %), et non par la défiance : seuls 2,5 % invoquent un manque de confiance dans la sécurité. En d’autres termes, l’administration publique ne propose que peu de services aux citoyens, explique le Baromètre de l’INT.

Des fractures toujours marquées

L’usage d’Internet reste lié au niveau d’instruction et au revenu : 98,3 % chez les universitaires contre 23 % chez les non-scolarisés; et 95,9 % dans les ménages gagnant au moins 2 500 dinars contre 69,1 % pour ceux disposant de 600 dinars au plus. L’écart générationnel est également net : 99,2 % chez les 18-24 ans, contre 54,1 % chez les 60-70 ans.

La parité de genre est presque atteinte (86,5 % chez les hommes, 85,2 % chez les femmes). Cependant que les disparités territoriales persistent, entre le District 5 (94,3 %) et le District 2 (79,6 %). Ces clivages se retrouvent dans l’IA, utilisée par 70,3 % des universitaires contre 1,4 % des non-scolarisés, et par 74 % des 10-17 ans contre 7,3 % des 60-70 ans.

Reste maintenant à comparer ces chiffres à ceux des autres pays de la région d’Afrique du Nord, voire africains.

L’article Tunisie : près de 86 % des 10-70 ans sont connectés et près d’un internaute sur deux utilise l’IA est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Contre le cash, la BCT relève les retraits en espèces

Officiellement pour « l’inclusion financière », et réellement selon nous, pour réduire l’usage des espèces, la Banque centrale de Tunisie relève les plafonds des comptes de paiement et autorise des retraits en liquide jusqu’à 10 000 dinars par jour. La nouvelle circulaire sur les établissements de paiement élargit leur champ d’action, durcit leur encadrement, mais ne dit […]

  •  

Administration numérique : Khadamet arrive sur iPhone après Android

L’application publique Khadamet, destinée à faciliter l’accès aux services administratifs en Tunisie, est désormais disponible sur l’App Store pour les utilisateurs d’iPhone. Lancée sur Android fin août 2026, elle avait dépassé les 50.000 utilisateurs durant ses dix premiers jours.

Les services publics accessibles sur iPhone

Avec cette disponibilité sur iOS, Khadamet élargit son accès aux citoyens souhaitant effectuer certaines démarches administratives depuis leur téléphone. L’application s’inscrit dans la stratégie nationale de développement de l’administration électronique et rassemble plusieurs prestations publiques au sein d’un espace numérique unifié et sécurisé.

L’accès aux services repose sur l’identité numérique tunisienne E-Houwiya. L’application permet notamment de consulter des informations relatives à l’état civil et aux documents administratifs, mais aussi d’accéder à plusieurs services liés aux véhicules.

Ces derniers comprennent la consultation des données du permis de conduire et de la carte grise, la vérification de la taxe de circulation et des infractions routières, ainsi que la prise de rendez-vous pour le contrôle technique.

Des prestations sociales et des paiements électroniques

Khadamet intègre également certains services relevant de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La plateforme permet par ailleurs d’effectuer des paiements électroniques et de régler certaines redevances.

Le ministère des Technologies de la communication avait annoncé l’intégration progressive de nouvelles fonctionnalités afin d’élargir l’offre de services publics numériques et de simplifier davantage les démarches des citoyens.

La mise à disposition sur iOS constitue ainsi une nouvelle étape dans le déploiement de cette application, désormais accessible depuis les deux principaux systèmes mobiles.

Les utilisateurs d’iPhone peuvent retrouver l’application sur l’App Store.

Lire aussi :

L’article Administration numérique : Khadamet arrive sur iPhone après Android est apparu en premier sur webdo.

  •  

Cyberharcèlement des enfants : quand la violence en ligne dépasse l’écran

A moins d’un mois qui nous sépare de la Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, y compris le cyberharcèlement des enfants, l’UNICEF Tunisie révèle, via une étude récente, que 45 % des adolescents ayant participé à l’enquête « U-Report » ont déclaré avoir été victimes d’une forme de violence en ligne ou en avoir été témoins.

L’UNICEF précise également que 12 % des participants à l’enquête « U-Report » ont déclaré s’être absentés de l’école en raison de violences en ligne. Cette proportion est attribuée, dans le document, à l’enquête U-Report de 2021. Ses résultats doivent toutefois être lus avec prudence, compte tenu des limites méthodologiques de l’enquête, et ne sauraient être généralisés à l’ensemble des enfants et des adolescents tunisiens.

Ces indicateurs mettent aussi en lumière un autre défi : la méconnaissance des dispositifs de protection. Le document « Recommandations relatives à la révision du Code de protection de l’enfant », publié par l’UNICEF Tunisie en juillet 2026, relève ainsi que 80 % des participants à l’enquête U-Report de 2020 ignorent les mécanismes de signalement des violences dans l’espace numérique.

Ces données font apparaître deux dimensions du problème : l’impact de la violence numérique, susceptible de se répercuter sur la scolarité de l’enfant; et les obstacles qui peuvent l’empêcher de signaler les faits ou de solliciter de l’aide.

Par ailleurs, l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes, menée en 2022 et publiée par l’Institut national de la statistique en mars 2024, révèle que 37,1% des filles âgées de 15 à 17 ans ont été victimes d’au moins une forme de violence numérique au cours des 12 mois précédant l’enquête. Cet indicateur porte sur la violence numérique dans son acception large.

Ces chiffres éclairent différentes dimensions du phénomène, sans constituer pour autant une mesure unifiée de la prévalence du cyberharcèlement. Leur compréhension suppose d’examiner la nature du préjudice subi par l’enfant, ainsi que ses conséquences possibles sur sa santé mentale, son comportement et ses relations quotidiennes.

Une violence qui ne s’arrête pas à l’écran

La violence numérique peut prendre plusieurs formes : insultes, moqueries répétées, propagation de rumeurs, diffamation, menaces, diffusion de photos ou de vidéos d’un enfant sans son consentement, usurpation d’identité ou encore chantage.

La particularité de cette violence tient à la rapidité avec laquelle les contenus se diffusent et à leur capacité à atteindre un large public. L’auteur des faits peut, en outre, rester anonyme. L’enfant peut également éprouver des difficultés à se protéger de la source du préjudice : les abus peuvent en effet se déplacer des plateformes numériques vers le milieu scolaire et social, ou se poursuivre jusque dans le domicile familial.

Tout désaccord entre enfants ou tout commentaire insultant ne relève pas nécessairement du harcèlement, qui suppose généralement une répétition des faits. En revanche, les menaces, le chantage et les atteintes à la vie privée exigent une intervention, même lorsqu’ils surviennent dans le cadre d’un incident isolé, en raison de leur gravité et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’enfant.

Les répercussions de cette expérience ne se traduisent pas toujours par un récit direct des faits. Elles peuvent apparaître progressivement à travers des changements psychologiques et comportementaux. L’enfant peut ressentir de la peur, de l’anxiété, de la honte ou de la colère, et tendre à s’isoler, à s’éloigner de ses amis ou à délaisser les activités qu’il pratiquait habituellement. Des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse des résultats scolaires, voire des plaintes somatiques sans cause organique identifiée, peuvent également apparaître.

L’article Cyberharcèlement des enfants : quand la violence en ligne dépasse l’écran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Exportations tunisiennes vers l’Europe : Le passeport numérique impose un nouveau défi industriel

Le passeport numérique des produits se déploie progressivement dans l’Union européenne, avec une première échéance majeure pour certaines batteries dès février 2027. Pour les industriels tunisiens de l’automobile, du textile et de l’électronique, l’enjeu est d’anticiper les obligations propres à chaque filière et de fiabiliser les données exigées par les chaînes de valeur européennes.

La transition écologique européenne ne se joue plus seulement dans les matériaux utilisés ou dans les émissions générées par les produits. Elle passe aussi par les informations que les fabricants doivent pouvoir fournir sur leur origine, leur composition, leur durabilité et leur fin de vie. Pour les entreprises tunisiennes qui travaillent avec des clients européens, cette évolution annonce un chantier industriel et numérique : organiser la traçabilité des produits et rendre les données accessibles selon des formats standardisés.

Des obligations progressives, pas une norme unique

C’est l’un des enjeux de la journée d’information consacrée au passeport numérique des produits, organisée le 7 octobre 2026 au Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), avec notamment la Tunisian Automotive Association (TAA), le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), le Cluster Mecatronic Tunisie et ELENTICA, avec le soutien de la GIZ.

Le cadre européen repose notamment sur le règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR), adopté en 2024. Le passeport numérique doit permettre de consulter des informations fiables sur un produit au moyen d’un identifiant et d’un support de données, comme un code lisible par machine. Son contenu et les acteurs concernés seront précisés en fonction des catégories de produits.

Le calendrier est déjà plus concret pour certaines batteries. À compter du 18 février 2027, un passeport numérique sera obligatoire pour les batteries de véhicules électriques, certaines batteries industrielles de plus de 2 kWh et celles destinées aux moyens de transport légers. Les données concernées porteront notamment sur l’identification, les caractéristiques et les informations nécessaires à l’évaluation de la durabilité et du cycle de vie.

Pour le textile, les actes européens spécifiques sont attendus en 2027. Le programme européen prévoit également des travaux sectoriels pour les pneus et l’aluminium en 2027, le mobilier en 2028 et les produits liés aux technologies de l’information et de la communication en 2029.

Les sous-traitants devront mieux maîtriser leurs données

Pour les industriels tunisiens, l’enjeu dépasse la création d’un QR code. Il faudra identifier les informations disponibles, vérifier leur fiabilité, organiser leur mise à jour et déterminer quelles données doivent être transmises aux clients ou aux autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement.

Dans l’automobile et l’électronique, cela peut concerner les composants, les matières utilisées, les informations de conformité et, selon les textes applicables, les caractéristiques environnementales. Dans le textile, la composition des fibres et la traçabilité des matières pourraient prendre une importance accrue au fil de l’adoption des règles sectorielles. Les données effectivement requises dépendront toutefois de chaque catégorie de produits et de sa réglementation.

Le passeport numérique ne signifie pas que chaque sous-traitant tunisien sera automatiquement responsable de créer celui du produit final. Les obligations juridiques s’appliquent aux opérateurs désignés par les textes européens ; les fournisseurs devront néanmoins être en mesure de communiquer les informations demandées par leurs donneurs d’ordre.

Anticiper pour préserver l’accès aux marchés

Cette évolution appelle un travail de préparation : cartographier les produits exportés, identifier les règles qui leur seront applicables, examiner les systèmes informatiques et clarifier les échanges de données avec les clients européens. Elle peut aussi nécessiter de nouvelles procédures de documentation et une coordination plus étroite entre production, qualité, achats et systèmes d’information.

L’échéance des batteries en février 2027 constitue le premier repère majeur pour les entreprises concernées. Pour les autres filières, le calendrier dépendra des textes sectoriels à venir. L’objectif n’est donc pas de déclarer toutes les exportations tunisiennes déjà soumises au passeport numérique, mais d’éviter que les entreprises découvrent trop tard les exigences correspondant à leurs produits.

Pour la Tunisie, dont plusieurs filières industrielles sont intégrées aux chaînes de valeur européennes, la traçabilité devient ainsi un enjeu de préparation commerciale autant que de transition écologique. La capacité à fournir des données exactes, structurées et vérifiables pourrait compter de plus en plus dans la relation avec les donneurs d’ordre.

Lire aussi :

L’article Exportations tunisiennes vers l’Europe : Le passeport numérique impose un nouveau défi industriel est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌