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« Le Chemin du Malouf » : trois voix maghrébines réunies sur la scène de Boukornine

Dans le cadre de la 44ᵉ édition du Festival international de Boukornine, le Théâtre de plein air de Hammam-Lif a accueilli une soirée musicale exceptionnelle placée sous le signe de l’authenticité et du dialogue culturel. Intitulé « Le Chemin du Malouf », le spectacle a réuni l’artiste tunisien Sofiane Zaïdi, l’artiste algérien Abbès Righi et l’artiste libyen Radhouane Chabek, dans un hommage vibrant à l’un des plus précieux trésors du patrimoine musical maghrébin.

Les trois artistes ont proposé un voyage au cœur du malouf, cet art ancestral profondément enraciné dans la mémoire collective des peuples du Maghreb. Héritier de la tradition musicale arabo-andalouse, le malouf a traversé les siècles et les frontières, acquérant dans chaque pays des caractéristiques particulières qui reflètent sa propre identité culturelle et artistique. De Tunis à Constantine, en passant par Tripoli, il raconte une histoire commune à travers des modes, des rythmes et des styles d’interprétation différents.

Le spectacle s’est articulé autour de trois parties, chacune consacrée à l’une des grandes écoles du malouf maghrébin. Cette construction artistique a permis de mettre en valeur la diversité de ce patrimoine, tout en rappelant l’unité de ses origines.

La première partie, consacrée au malouf tunisien, a permis à Sofiane Zaïdi d’entraîner le public dans une traversée des plus belles œuvres de ce répertoire. Elle s’est ouverte sur une nouba dans le mode « Hsine Dkouah », comprenant le « Dkhoul El Abyet » de la Nouba Hsine. Plusieurs pièces patrimoniales se sont ensuite succédé, notamment « زارني محبوب قلبي », « يا ناس جراتلي غرايب », « أنا عقلي كاد يزهق », « آه يا مدّعي », « كيف العمل » et « ظبي من العرب ». L’artiste a également interprété « الخلاعة تعجبني », avant de conclure cette partie par une nouba dans le mode Mezmmoum, mettant ainsi en évidence la richesse et la diversité expressive de l’école tunisienne.

La deuxième partie a été consacrée au malouf algérien, avec la participation d’Abbès Righi. L’artiste a présenté une nouba dans le mode Sika, comprenant plusieurs œuvres connues du répertoire, telles que « يا روح النفوس », « سلّي همومك » et « وين نباتو ». Le spectacle s’est ensuite poursuivi avec une nouba dans le mode Rhaoui, au cours de laquelle il a interprété « يا من بسهم الأشفار », « في ذي اللّويلة » et « يا ضوء عياني ». Cette séquence a transporté le public dans l’univers de l’école constantinoise, reconnue pour la puissance de ses interprétations, la richesse de ses modes et la précision de ses transitions mélodiques et rythmiques.

Dans la troisième partie, la scène a accueilli le malouf libyen porté par la voix de Radhouane Chabek. L’artiste a proposé une nouba soufie qui a enveloppé la soirée d’une atmosphère spirituelle particulièrement intense. Cette partie comprenait plusieurs chants traditionnels, parmi lesquels « جود عليّا », « بالله يا خيّالة », « شيلوني » et « الله الله ». Ces choix ont mis en lumière la singularité de l’école libyenne, où l’esprit du malouf se mêle aux influences soufies dans une interprétation empreinte de douceur et de profondeur émotionnelle.

En passant des modes tunisiens aux traditions algériennes et libyennes, le spectacle s’est transformé en un véritable dialogue musical entre trois expériences artistiques issues d’une même matrice civilisationnelle. Sur scène, les voix des artistes se sont rencontrées avec harmonie, révélant les ressemblances et les particularités de chaque école. « Le Chemin du Malouf » a ainsi démontré que la diversité de cet art ne remet pas en cause l’unité de ses racines, mais contribue au contraire à renforcer sa richesse et sa beauté.

Artiste, chanteur et chercheur spécialisé dans le patrimoine musical tunisien, Sofiane Zaïdi poursuit, à travers ce projet, son travail de préservation et de transmission de l’identité musicale nationale. Son ambition ne consiste pas uniquement à faire revivre les œuvres du passé, mais également à montrer que le malouf demeure une musique vivante, capable de dialoguer avec son époque et de toucher les différentes générations. La dimension maghrébine du spectacle a donné davantage de profondeur à cette démarche, en soulignant les liens culturels et historiques qui unissent les peuples de la région.

La richesse des modes, la précision des interprétations et la douceur des mélodies ont créé une atmosphère empreinte de sérénité et d’émotion. Sur scène, les voix et les instruments se sont accordés dans un même élan, faisant du spectacle un espace de rencontre entre la mémoire et le présent. Les arrangements musicaux et la conception scénique ont également contribué à révéler toute la beauté de ce répertoire et sa capacité à se renouveler, sans jamais altérer son essence.

Au-delà de la succession des œuvres patrimoniales, « Le Chemin du Malouf » a porté un véritable message d’unité et de rapprochement. Il a rappelé que le patrimoine n’est pas une matière figée dans le passé, mais un héritage vivant qui se nourrit de la transmission, de l’échange et du dialogue. Bien qu’il ait évolué différemment en Tunisie, en Algérie et en Libye, le malouf demeure le témoin d’une histoire culturelle partagée et d’une mémoire collective qui dépasse les frontières géographiques.

En lui réservant une place de choix dans sa programmation, le Festival international de Boukornine réaffirme son attachement à la sauvegarde du patrimoine et son soutien aux projets artistiques qui contribuent à le faire vivre sous des formes renouvelées. Cette soirée a rappelé une belle évidence : la musique ne connaît pas de frontières et certains héritages sont faits pour être partagés.

Avec « Le Chemin du Malouf », le public de Boukornine a vécu des moments musicaux d’une grande authenticité, portés par trois voix réunies autour d’une même passion. Placée sous le signe de l’harmonie, du partage et de la fidélité au patrimoine, cette soirée restera sans aucun doute l’un des rendez-vous marquants de la 44ᵉ édition du festival.

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Cinéma-Tunisie | Aya Bellagha primée au Festival international du film d’Amman

Aya Bellagha a remporté le prix de la Meilleure première interprétation féminine (Best First-time Lead Actress) pour son rôle dans le long métrage Where the Wind Comes From (وين ياخذنا الريح) d’Amel Guellaty, lors de la 7ᵉ édition du Festival international du film d’Amman – Awal Film, qui s’est tenue du 26 juillet au 3 août 2026 en Jordanie.

C’est ce qu’annonce le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) en précisant que cette nouvelle distinction vient saluer la performance remarquable d’Aya Bellagha dans le premier long métrage d’Amel Guellaty, confirmant le rayonnement du cinéma tunisien et de ses talents sur la scène arabe et internationale.

Félicitations à Aya Bellagha, à la réalisatrice Amel Guellaty ainsi qu’à toute l’équipe du film pour cette belle consécration, lit-on encore dans l’annonce publiée ce mardi 4 août par le CNCI.

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Une nuit 100 % cubaine le 4 août au Festival de Boukornine

Le Festival international de Boukornine met les rythmes latinos à l’honneur pour une soirée exceptionnelle ce mardi 4 août 2026 à 22h à l’occasion d’un double concert en plein air.

L’affiche réunira Raúl Paz, figure incontournable et grande voix de la scène cubaine contemporaine, ainsi que le groupe Somos Nai.

Amateurs de salsa, de bachata et de musiques du monde sont attendus sous les étoiles de Boukornine pour un événement qui s’annonce chaleureux et festif.

Les billets sont d’ores et déjà disponibles aux tarifs de 20 DT et 30 DT, notamment via la billetterie en ligne du festival.

« Salseros, bachateros, amoureux des rythmes latinos et de la vraie musique cubaine : cette soirée est faite pour vous », commente les organisateurs.

Y. N.

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Walid Tounsi retrouve la scène de Boukornine pour un retour très attendu

Il est des retrouvailles qui revêtent une saveur particulière. Jeudi 30 juillet 2026, à l’occasion de la quatrième soirée de la 44ᵉ édition du Festival international de Boukornine.

Le public de Hammam-Lif a retrouvé une voix qui lui est chère : celle de Walid Tounsi. L’artiste a ainsi renoué avec une scène sur laquelle ses précédents passages ont marqué la mémoire du festival.

Depuis ses débuts, Walid Tounsi s’est imposé comme l’une des figures emblématiques de la chanson populaire tunisienne. Grâce à sa voix reconnaissable et à son style singulier, il a contribué à valoriser le mezoued et à l’inscrire durablement dans le paysage musical national. Ses chansons, qui évoquent tour à tour l’amour, la joie, la séparation et la nostalgie, ont accompagné plusieurs générations et sont devenues des incontournables des fêtes et des soirées tunisiennes.

Dès son apparition sur la scène du Théâtre de plein air de Boukornine, l’artiste a été accueilli par les applaudissements chaleureux d’un public venu nombreux pour célébrer son retour. Une vague d’enthousiasme a rapidement gagné les gradins, où les spectateurs ont chanté, dansé et repris en chœur les refrains de ses titres les plus populaires, comme si les années d’absence n’avaient jamais altéré la complicité qui les unit à l’artiste.

Au cours de la soirée, Walid Tounsi a offert à son public un bouquet de chansons populaires et sentimentales puisées dans son riche répertoire. Il a notamment interprété « Malek Rouhi », « Nhebbek Ya Majnoun » et « Alech Ya Ness », des titres largement repris par les festivaliers dans une ambiance festive et conviviale.

L’un des temps forts du concert a été l’hommage rendu à Salah Farzit. À travers un florilège de ses chansons, Walid Tounsi a salué le parcours et l’héritage de cette grande figure de la chanson populaire tunisienne. Cette séquence, empreinte d’émotion et de reconnaissance, a été particulièrement appréciée par le public, qui lui a réservé un accueil chaleureux.

Entre les morceaux, Walid Tounsi a multiplié les échanges spontanés avec les spectateurs, exprimant avec simplicité et sincérité son bonheur de retrouver la scène de Boukornine. À plusieurs reprises, l’artiste a laissé le public poursuivre les chansons à sa place, donnant lieu à des moments de partage qui ont confirmé que la complicité entre Walid Tounsi et ses admirateurs était restée intacte.

Mêlant émotion, énergie et nostalgie, le spectacle est demeuré fidèle au style qui a forgé la popularité de l’artiste et lui a permis d’occuper une place particulière dans le paysage musical tunisien. Pour clore ces retrouvailles, Walid Tounsi a interprété deux de ses chansons emblématiques, « Kol Youm Hobbak Yzid » et « Gmar El Ghorba », offrant aux spectateurs un final intense, accompagné d’applaudissements nourris et de reprises collectives.

Ce retour très attendu restera comme l’un des moments marquants de la 44ᵉ édition du Festival international de Boukornine. Dans une atmosphère empreinte de joie, d’émotion et de convivialité, Walid Tounsi a rappelé que les voix authentiques ne s’oublient pas et que certains liens entre un artiste et son public résistent au passage du temps.

Communiqué

Photos 

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EIGHT Hospitality Business School décroche le statut de « Certified Member » de l’EHL

EIGHT Hospitality Business School à Tunis franchit un palier décisif en devenant officiellement «Certified Member» de l’EHL Hospitality Business School. Cette accréditation dote la Tunisie d’un pôle académique aux plus hauts standards internationaux pour l’hospitalité et le management touristique.

Quatre ans seulement après sa fondation, la Eight Hospitality Business School intègre le cercle très fermé des établissements certifiés par l’EHL Hospitality Business School. En obtenant le statut très convoité de « Certified Member » auprès de l’EHL, institution centenaire classée premier établissement mondial en management hôtelier par le QS World University Ranking, l’école tunisienne rejoint une élite académique restreinte à travers le monde.

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Le management de l’établissement à Tunis.

Cette consécration couronne une progression rigoureuse, minutieusement planifiée par la direction. Rym Belajouza Ben Fadhel, co-fondatrice de l’établissement, revient sur cette trajectoire d’exception avec une fierté légitime : « Cette reconnaissance récompense un engagement sans faille de l’ensemble de nos équipes. Notre parcours s’est structuré en trois temps forts : d’abord un partenariat initial avec l’EHL, suivi de notre accession au statut d’Associate Member, pour culminer aujourd’hui avec cette certification de plein droit. C’est une immense satisfaction d’offrir désormais à nos étudiants un ancrage direct au cœur d’un réseau international de premier plan. »

Opérationnalité immédiate

Loin de se limiter à un prestige académique, ce projet a été pensé dès l’origine pour répondre précisément aux mutations et aux exigences du secteur. L’école Eight ainsi que son hôtel d’application The Nine Life Style Experience ont été conçus et fondés par le management du groupe Seabel Hotels Tunisia, insufflant d’emblée une expertise hôtelière de terrain et un savoir-faire éprouvé au cœur même de la pédagogie.

Anis Meghirbi, directeur Commercial et Marketing du groupe Seabel et également du Recrutement des étudiants l’établissement souligne à cet égard que l’initiative est née d’un impératif stratégique : apporter une réponse concrète aux besoins émergents du marché. À l’issue de leur cursus de quatre ans, les diplômés ne se contentent pas d’assimiler des concepts théoriques ; ils maîtrisent l’ensemble des rouages opérationnels du métier. Il indique en outre que cette dynamique s’inscrit dans la durée, l’établissement développant parallèlement d’autres projets structurants en synergie étroite avec l’EHL.

Exigences de l’hôtellerie

Au cœur de ce dispositif figure The Nine Lifestyle Experience, l’hôtel d’application adossé à l’école. Véritable laboratoire vivant, cet établissement permet aux étudiants de se confronter quotidiennement aux exigences réelles de l’hôtellerie haut de gamme, d’expérimenter la gestion client en direct et d’affûter leur sens de l’excellence opérationnelle.

Des stages au sein des plus grands fleurons mondiaux

Cette affiliation offre aux apprenants un passeport de compétences d’une valeur inestimable, leur ouvrant grand les portes des établissements les plus prestigieux de la planète.

Évoquant ce rayonnement international, Jouda Sfaxi, doyenne de EIGHT Hospitality Business School, précise que les étudiants bénéficient d’opportunités d’immersion uniques au sein d’adresses prestigieuses telles que Le Cheval Blanc Paris, le Waldorf Astoria Maldives ou encore The Chedi Muscat à Oman. Ces parcours sur mesure sont notamment rendus possibles grâce à l’appui stratégique du groupe Seabel, pionnier dans le tissage d’alliances de haut niveau avec l’hôtellerie de luxe.

Jouda Sfaxi met également en lumière l’impact décisif de cette reconnaissance sur la poursuite d’études supérieures : « Le statut de Certified Member confère à nos étudiants une priorité d’accès aux institutions internationales les plus sélectives, leur permettant d’affranchir les longues listes d’attente qui caractérisent habituellement ces cursus d’élite. Forts de cette dynamique, nous franchirons très prochainement une nouvelle étape académique avec le lancement de notre Master. »

L’innovation pédagogique au cœur du modèle

La valeur d’un enseignement reposant sur la maîtrise de ceux qui le dispensent, Eight a fait le choix de certifier l’intégralité de son corps professoral, tant académique que professionnel via le programme QLF (Qualified Learning Facilitator), délivré directement par l’EHL.

Cette transformation profonde de la posture enseignante redéfinit l’expérience en classe. Comme l’explique encore Jouda Sfaxi, la mission du formateur ne consiste plus à transmettre un savoir vertical, mais à façonner l’état d’esprit et les compétences comportementales essentiels à la réussite professionnelle. Le programme QLF insuffle ainsi un ensemble de savoir-faire pédagogiques de pointe transférés par l’EHL.

Cette démarche vise à familiariser les enseignants avec les méthodologies éducatives contemporaines à l’instar de la classe inversée, de l’apprentissage hybride et du recentrage de la pédagogie sur l’étudiant. En combinant exigence théorique et immersion pratique, Eight s’assure que chaque futur manager dispose du leadership, de l’agilité et de la vision nécessaires pour façonner l’hôtellerie de demain.

©Destination Tunisie

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Libanesische Hotelgruppe Lancaster Hotels zeigt Interesse an den Dar Jerba Hotels

Die libanesische Hotelgruppe Lancaster Hotels-Suites-Resorts interessiert sich für den Hotelkomplex Dar Jerba, der derzeit zu der libyschen Gruppe Lafico gehört. Laut Informationen des Touristikmagazins Destination Mehr

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