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Sidi Bou Saïd rejoint le patrimoine mondial : la Tunisie porte son total à dix sites classés

La Tunisie vient d’inscrire un dixième site sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, devenant ainsi le premier pays arabe et africain à atteindre ce cap. Une reconnaissance qui récompense des années de travail menées par les experts, les archéologues, les institutions spécialisées et les acteurs de la société civile engagés dans la préservation du patrimoine national.

Ce nouveau classement de l’Unesco met en lumière la richesse exceptionnelle du patrimoine tunisien. Le pays compte près de 50 000 sites archéologiques répertoriés, un chiffre qui témoigne de la densité et de la diversité de son héritage historique, sans même inclure les sites encore non découverts.

Ainsi la Tunisie arrive en tête du classement avec dix sites inscrits, le dernier étant Sidi Bou Saïd, validé en juillet 2026. Le Maroc suit après avec neuf sites inscrits principalement des médinas historiques et des sites archéologiques. L’Arabie saoudite se positionne juste derrière grâce à plusieurs sites majeurs reconnus. Tandis que l’Egypte, l’Algérie, la Jordanie et le  Liban complètent la liste des pays.
Graphique généré par l'IA
Graphique généré par l’IA

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Inscription de Sidi Bou Saïd sur la liste du Patrimoine mondial

La 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, qui se tient à Busan (République de Corée) du 19 au 29 juillet 2026, a décidé, à l’unanimité, d’inscrire le «Village de Sidi Bou Saïd» sur la Liste du patrimoine mondial.

Cette inscription, dont le Président de la République a autorisé le lancement des démarches en février 2024, vient couronner un dossier de candidature exhaustif, suivi et coordonné par le Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, et élaboré et supervisé par le Ministère des Affaires Culturelles et l’Institut National du Patrimoine, en collaboration avec l’ensemble des ministères, structures et parties prenantes concernés. Ce dossier a également fait l’objet d’une mobilisation diplomatique soutenue assurée par la Délégation permanente de Tunisie auprès des instances de l’UNESCO et des États membres du Comité du patrimoine mondial.

Intervenant devant le comité, M. Dhia Khaled, Ambassadeur-Délégué permanent de Tunisie auprès de l’UNESCO, chef de la délégation tunisienne à ladite session, a remercié les États membres du Comité du patrimoine mondial pour l’adoption de cette décision, tout en soulignant la Valeur universelle exceptionnelle du village de Sidi Bou Saïd, un haut lieu d’inspiration artistique, spirituelle et architecturale.

Le Délégué permanent a, également, mis en exergue la richesse du patrimoine culturel et civilisationnel de la Tunisie, en précisant que cette inscription n’est pas une fin en soi, mais plutôt un engagement constant de notre pays en faveur de la sauvegarde de l’ensemble de son patrimoine, qu’il soit culturel, naturel, immatériel ou documentaire. Il a, en outre, réaffirmé les efforts déployés par la Tunisie pour la préservation, la valorisation et la transmission de ce patrimoine aux générations futures, eu égard à sa diversité et à sa Valeur universelle exceptionnelle.

Avec cette nouvelle inscription, la Tunisie porte désormais à dix le nombre de ses biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, se positionnant ainsi parmi les pays arabes et africains les plus représentés sur les différentes listes de l’UNESCO.

Il convient également de souligner la réalisation exceptionnelle accomplie par la Tunisie cette année, marquée par deux inscriptions majeures sur les listes de l’Unesco, à savoir l’inscription du Géoparc « Dahar » au Réseau des géoparcs mondiaux de l’Unesco en avril 2026, et celle du « Village de Sidi Bou Saïd » sur la Liste du patrimoine mondial en juillet 2026.

Communiqué

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Mondial 2026 : près de 13 milliards de dollars dans les caisses de la FIFA 

Coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026 est déjà la plus lucrative de l’histoire. L’élargissement du tournoi à 48 sélections et, par ricochet, l’augmentation du nombre de rencontres ont démultiplié les recettes commerciales et les revenus audiovisuels…

La FIFA apparaît comme le principal bénéficiaire du tournoi. Après avoir généré 7,6 milliards de dollars lors de l’édition 2022 au Qatar, l’instance du football mondial devrait voir ses recettes atteindre près de 13 milliards de dollars pour l’édition 2026, selon les estimations citées par la BBC.

Ces revenus proviennent essentiellement des droits télévisés, du sponsoring, de la billetterie, des licences commerciales et désormais des commissions perçues sur la plateforme officielle de revente des billets.

Toutefois, si le Mondial reste une expérience unique pour les fans, son coût est devenu prohibitif. En effet, les prix des billets ont atteint des niveaux records sous l’effet de la tarification dynamique. Certaines places pour la finale ont été vendues officiellement près de 33 000 dollars, tandis que des billets proposés sur le marché secondaire ont dépassé les 2 millions de dollars.

À ces dépenses s’ajoutent les coûts du transport, de l’hébergement et de la restauration, eux aussi fortement majorés pendant la compétition.

Diffuseurs et sponsors : une machine à profits

Les chaînes de télévision et les grandes marques figurent également parmi les principaux gagnants. Les « pauses hydratation », introduites officiellement pour protéger les joueurs des fortes chaleurs, sont devenues un nouvel espace publicitaire particulièrement rentable.

Aux États-Unis, un spot publicitaire de 30 secondes pendant un match du Mondial atteint 750 000 dollars, ce qui est à même de générer potentiellement 250 millions de dollars de recettes publicitaires grâce aux seules pauses hydratation.

Les équipementiers et sponsors mondiaux, tels qu’Adidas ou Coca-Cola, profitent également d’une visibilité sans précédent.

Quid pour les villes hôtes ?

Contrairement aux prévisions, les bénéfices économiques à long terme pour les villes organisatrices demeurent limités. Si la FIFA estime que la compétition injectera 41 milliards de dollars dans l’économie mondiale, plusieurs chercheurs soulignent que ces événements créent surtout des emplois temporaires et peu qualifiés, sans générer de richesse durable.

Les infrastructures existantes, largement utilisées pour cette édition, limitent par ailleurs les effets d’entraînement sur l’investissement urbain.

Du reste, le secteur hôtelier fait également partie des déceptions de ce Mondial. Malgré les attentes, plusieurs villes hôtes ont enregistré des réservations inférieures aux prévisions. Des organisations professionnelles aux États-Unis et au Canada estiment que la FIFA a réservé un nombre important de chambres, contribuant à créer une demande artificielle qui ne s’est finalement pas matérialisée.

À New York comme à Seattle, de nombreux hôteliers ont même qualifié le tournoi de « non-événement » sur le plan économique.

Les paris sportifs, autre grand bénéficiaire

Le marché mondial des paris sportifs devrait battre tous les records durant cette Coupe du monde. Les analystes de Macquarie Group Limited estiment le volume total des mises à 50 milliards de dollars, soit près de 500 millions de dollars par rencontre.

L’augmentation du nombre de matchs et l’essor des paris en direct alimentent cette croissance spectaculaire, particulièrement aux États-Unis et au Brésil.

En tout cas, cette édition 2026 confirme l’évolution du football vers une industrie mondiale où les recettes commerciales, les droits audiovisuels, les sponsors et les plateformes de paris occupent une place toujours plus importante.

Mais si la FIFA, les diffuseurs et les grandes marques enregistrent des profits records, les bénéfices pour les supporters, les villes organisatrices et certains acteurs locaux apparaissent nettement plus contrastés, illustrant la transformation du Mondial en un événement économique autant que sportif.

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Mondial Fifa | L’Argentine, entre combat et tango, une équipe à double visage

L’Argentine encore vainqueur de la Coupe du Monde ? Après sa victoire contre les Anglais, hier soir, mercredi 15 juillet 2026, à Atlanta, c’est bien possible. En fait, sa performance a été impressionnante parce dans l’adversité elle a démontré une fois de plus outre son habituelle maîtrise technique un jeu créatif brillant, et surtout une capacité d’adaptation dont seules les très grandes équipes ont dans le passé à ce stade de la compétition su faire preuve.(Ph. Jude Bellingham à terre après le but égalisateur d’Enzo Fernandez).

Dr Mounir Hanablia *

Il faut d’abord noter son double visage, celui de la première mi-temps, irritant, avec les brutalités et les actes d’anti jeu qui ont toujours entaché sa réputation et qui ne lui valent pas que la sympathie du public dans le monde.

Ensuite celui de la seconde, quand l’équipe menée au score a littéralement fait le siège du but adverse en accaparant le ballon, en le faisant circuler, en tentant des pénétrations en dribbles ou en passes courtes dans l’axe, puis par des centres au-dessus de la défense, en se créant un grand nombre d’occasions de buts dont seuls le talent du gardien Jordan Pickford ou la chance ont empêché la transformation.

Néanmoins, dans tout cela, il faut naturellement signaler l’apport primordial de Lionel Messi, qui incapable de forcer le destin par le centre, ainsi qu’il en a l’habitude, s’est cantonné à l’aile droite en écartelant la défense anglaise et en distribuant des passes millimétrées devant le but à ses coéquipiers dont deux ont finalement été à l’origine de la victoire de son équipe, en fin de match et dans les arrêts de jeu.

Les Argentins ne sont pas que des voyous

L’équipe d’Argentine a ainsi démontré qu’elle n’était pas composée de voyous, et que quand elle avait la volonté nécessaire de jouer au football, ainsi qu’elle l’a démontré durant cette soirée, elle avait des arguments sérieux à faire valoir et n’avait nullement besoin des coups de pouce sournois de la Fifa.

Quant à l’équipe d’Angleterre, elle a tout simplement été surclassée durant toute la seconde mi-temps, ballottée de droite à gauche et de gauche à droite par les vagues incessantes des attaques adverses. Qui plus est, accaparé par les difficultés de ses joueurs au bord de la rupture, l’entraîneur Thomas Tuchel ne s’est pas aperçu de la transformation tactique opérée avec le glissement de Messi du centre du terrain vers l’aile droite et n’a pas agi en conséquence, si ce n’est en introduisant Dan Burn, dont il escomptait qu’avec sa haute stature il intercepterait les balles hautes adverses. Cela n’a pas été le cas.

En finale, tout dépendra de la capacité de l’équipe nationale d’Espagne de garder le pied sur le ballon. C’est loin d’être acquis !

* Médecin de libre pratique.  

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Coupe du monde 2026 : le football africain change l’ordre mondial

La Coupe du monde 2026 confirme une tendance de fond : jamais les sélections occidentales n’ont autant compté sur des joueurs d’origine africaine. Pour Hatem M’rad, cette réalité interroge la place de l’Afrique dans le football mondial et relance le…

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