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Médenine : Les pacemakers, nouvelle étape dans le rapprochement des soins spécialisés dans le Sud-Est

Le CHU Habib Bourguiba de Médenine a réalisé, dimanche 6 septembre 2026, ses premières implantations de stimulateurs cardiaques. Au-delà de la première médicale, le démarrage de cette activité marque une nouvelle étape dans le rapprochement des soins spécialisés des patients de Médenine et, plus largement, du Sud-Est.

Quatre patients ont bénéficié de ces premières interventions, réalisées avec succès par deux médecins universitaires du service de cardiologie de Médenine, sous la supervision du Pr Abdeldayem Hagui, spécialiste de l’Hôpital militaire de Tunis.

Les deux praticiennes avaient auparavant suivi une formation spécialisée à l’Hôpital militaire de Tunis et au CHU Sahloul de Sousse, selon le ministère de la Santé.

Des déplacements vers d’autres gouvernorats désormais évitables

L’enjeu dépasse le cadre du CHU de Médenine. Le ministère de la Santé souligne que le lancement de cette activité doit permettre aux patients de Médenine et des régions voisines de bénéficier d’une prise en charge plus proche de leur lieu de résidence.

Jusqu’ici, les patients nécessitant ce type d’intervention devaient être orientés vers d’autres établissements disposant des compétences et des équipements nécessaires.

Le ministère met ainsi en avant un double impact : réduire les déplacements vers d’autres gouvernorats et contribuer à alléger la pression exercée sur les établissements hospitaliers accueillant jusqu’ici ces patients.

Selon le directeur régional de la Santé de Médenine, Taïeb Challouf, cette nouvelle activité concerne non seulement le gouvernorat mais également les gouvernorats voisins et, plus largement, le Sud-Est.

Des compétences spécialisées transférées vers Médenine

Cette première illustre également un autre aspect de la décentralisation sanitaire : le transfert de compétences vers les équipes médicales régionales.

Les deux médecins ayant participé aux implantations ont été spécifiquement formées à Tunis et à Sousse. Le Pr Abdeldayem Hagui a présenté ces premières opérations comme le point de départ d’une activité appelée à se poursuivre au profit des habitants du Sud.

Le développement d’une capacité locale pourrait ainsi permettre au CHU de prendre progressivement en charge sur place des patients qui devaient auparavant parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour accéder à certaines interventions spécialisées.

Plusieurs avancées médicales en quelques mois

L’implantation des premiers pacemakers intervient dans une séquence de renforcement de l’offre de soins au CHU Habib Bourguiba.

En février dernier, deux nouveaux services universitaires de chirurgie générale et digestive et de chirurgie rénale et urologique avaient été inaugurés. Leur aménagement et leur équipement avaient représenté un investissement d’environ 1,4 million de dinars. Des travaux concernant le bloc opératoire central et le service de réanimation étaient parallèlement en cours.

Autre avancée, le 11 juin, l’établissement avait réalisé sa première thrombolyse cérébrale à travers la plateforme numérique « Najda-AVC », en coordination avec une équipe spécialisée de Djerba. Cette prise en charge avait permis d’intervenir rapidement sur un patient victime d’un accident vasculaire cérébral.

Deux semaines plus tard, le service des urgences annonçait déjà une troisième prise en charge réussie d’un AVC aigu à travers le même dispositif.

Les premières implantations de pacemakers viennent donc prolonger cette évolution. Leur portée se mesurera désormais à la capacité du CHU Habib Bourguiba à pérenniser cette nouvelle activité et à réduire durablement les déplacements des patients du Sud-Est vers les grands centres hospitaliers du pays.

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Ben Guerdane | Obsèques de 11 migrants irréguliers noyés sur fond de tensions

Les obsèques hier, mercredi 26 août 2026, de 11 jeunes de Ben Guerdane morts dans le naufrage au large de Zarzis a rassemblé des centaines d’habitants de cette ville frontalière de la Libye dont l’unique ressource reste le commerce transfrontalier pour ne pas dire la contrebande. L’absence des responsables locaux et nationaux à cette cérémonie a été relevé par les observateurs.

La tragédie a suscité des protestations et des tensions à Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, où des dizaines de jeunes ont bloqué des routes et allumé des feux lors de manifestations nocturnes.

Les corps de 11 jeunes de la ville, tous tunisiens, morts dans le naufrage d’une embarcation de migrants irréguliers survenu au large de Zarzis, ont été inhumés au cimetière Khalif de Ben Guerdane, après que leurs corps repêchés et identifiés aient été restitués à leurs familles pour qu’elles puissent les enterrer et faire leur deuil.

Samedi dernier, 22 août, la Garde nationale a annoncé le naufrage d’une embarcation au large de Zarzis transportant 15 jeunes, dont la plupart étaient originaires de Ben Guerdane.

Selon le témoignage de l’unique survivant, 15 jeunes se trouvaient à bord de l’embarcation, partie des côtes de Zarzis mercredi 19 août, entre 12h et 13h. Onze passagers portaient des gilets de sauvetage, tandis que quatre en étaient dépourvus. L’embarcation aurait sombré environ cinq heures après le départ, après que de l’eau a commencé à s’y infiltrer. Le jeune homme a raconté être resté en mer plus de deux jours, nageant et tentant de se maintenir à flot dans des conditions extrêmement difficiles, affrontant les vagues, la faim et la soif. Il a finalement été repéré par un navire libyen en provenance de Misrata et faisant route vers le port de Zarzis, avant d’être remis aux autorités tunisiennes. Le survivant, hospitalisé à l’hôpital régional de Zarzis, souffre de brûlures au premier degré. Dans son récit, il a attribué le naufrage à la détérioration des conditions météorologiques et à la surcharge de l’embarcation, qui transportait également une vingtaine de bidons de carburant et d’eau. Les autorités tunisiennes ont ouvert une enquête judiciaire sur les circonstances de l’organisation de cette traversée clandestine.

Dimanche 23 août, les habitants de la ville ont pris part au cortège funèbre des trois premières victimes retrouvées. Le drame a par ailleurs suscité des protestations et des tensions à Ben Guerdane, à la frontière avec la Libye, où des dizaines de jeunes ont bloqué des routes et allumé des feux lors de manifestations nocturnes. Les forces de sécurité sont intervenues en faisant usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les habitants de la région ainsi que des partis politiques ont réclamé des interventions urgentes et des solutions structurelles pour le développement de la zone.

Ce naufrage s’inscrit dans un contexte de pression migratoire croissante le long des côtes sud-est de la Tunisie, d’où continuent de partir sporadiquement des embarcations à destination de l’Italie, transportant souvent des jeunes originaires des zones frontalières et du sud-est du pays.

Selon les données du ministère italien de l’Intérieur, les débarquements de migrants sur les côtes italiennes enregistrent une nette baisse en 2026 : du début de l’année jusqu’au début de la semaine, on a dénombré 18 900 arrivées, contre 41 000 sur la même période en 2025 et 39 000 en 2024. Ce chiffre met en évidence une diminution d’environ 54 % par rapport à 2025 et de 52 % par rapport à 2024. Cette diminution est e fruit de la coopération des gardes maritimes tunisiens avec leurs collègues italiens pour contrôler plus rigoureusement les flux des barques de migration irrégulière.

Sur les 18 900 arrivées en Italie depuis le début de l’année, les ressortissants tunisiens représentaient 5 % du total.

I. B.

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Libanesische Hotelgruppe Lancaster Hotels zeigt Interesse an den Dar Jerba Hotels

Die libanesische Hotelgruppe Lancaster Hotels-Suites-Resorts interessiert sich für den Hotelkomplex Dar Jerba, der derzeit zu der libyschen Gruppe Lafico gehört. Laut Informationen des Touristikmagazins Destination Mehr

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