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Israël et le Liban concluent un cessez-le-feu

L’administration Trump annonce un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Une avancée diplomatique susceptible de favoriser un règlement plus large du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Israël et le Liban ont convenu de mettre en œuvre un cessez-le-feu destiné à arrêter les hostilités entre les deux pays. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 3 juin 2026, l’administration américaine. Washington espère que cette avancée diplomatique contribuera à créer les conditions d’un accord plus large visant à mettre un terme à la guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran.

D’ailleurs, un communiqué du département d’État américain annonce qu’à l’issue de négociations menées à Washington, la trêve est conditionnée à un arrêt total des tirs du Hezbollah et au retrait de ses combattants de la zone située au sud du fleuve Litani.

A cet égard, notons que les deux parties avaient déjà conclu un accord de cessez-le-feu le mois dernier. Lequel n’avait pas permis de mettre fin aux affrontements commencés en mars…

Cette annonce intervient alors que l’Iran avait lié toute avancée dans ses discussions avec Washington à une cessation des combats entre Israël et le Liban.

Dans le même temps, les tensions militaires se sont poursuivies dans le Golfe. Ainsi, au Koweït, une attaque de drones et de missiles attribuée à l’Iran a endommagé l’aéroport international ainsi que plusieurs installations diplomatiques…

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Trump à Netanyahou : « Tu es cinglé, tout le monde te déteste »

La tension diplomatique entre Israël et les États-Unis est montée d’un cran suite à un échange téléphonique houleux durant lequel Donald Trump aurait remonté les bretelles à Netanyahou au sujet des frappes au Liban, et notamment à Beyrouth.

 

C’est dans son langage fleuri que Donald Trump s’en est pris d’une manière violente à Benyamin Netanyahou, sans doute le dirigeant étranger le plus proche de lui. Invité à sept reprises à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien appartient presque au premier cercle du président américain. Un lien forgé par des années de convergence politique, d’affinités idéologiques et de relations personnelles étroites.

« T’es complètement cinglé » 

Ainsi, le site américain Axios a rapporté, lundi 1er juin, une conversation téléphonique houleuse entre le président des Etats-Unis et le Premier ministre israélien. Citant un officiel américain, le média affirme que Donald Trump a vu rouge en constatant que Benyamin Netanyahou souhaitait bombarder Beyrouth, dans le cadre de l’offensive de l’armée israélienne contre le Hezbollah

« T’es complètement cinglé ! Qu’est-ce que tu fous ? Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », lui aurait lancé le milliardaire républicain, faisant référence au procès pour corruption visant le Premier ministre israélien depuis 2020.

Ce n’est pas la première fois que les échanges entre les deux dirigeants sont houleux. Le 19 mai dernier, ils avaient échangé au sujet d’un possible accord avec l’Iran lors d’un entretien téléphonique décrit comme particulièrement difficile. Selon une source citée par Axios, « Netanyahou était rouge de colère ». Le média rapporte également que Donald Trump aurait déclaré au cours de cette conversation que Benyamin Netanyahou « fera tout ce que je lui demanderai de faire » en ce qui concerne les décisions relatives à l’Iran.

L’équation libanaise

Étonnante remontrance adressée au dirigeant israélien, lui qui a su convaincre Donald Trump de s’engager dans le bourbier d’un conflit aux conséquences incertaines avec l’Iran.

Que lui reproche-t-il aujourd’hui ? De mener au Liban une offensive militaire devenue difficile à maîtriser contre la milice chiite du Hezbollah, officiellement pour assurer la sécurité des Israéliens vivant à proximité de la frontière libanaise. Depuis le 2 mars dernier, ces frappes ont fait quelque 3 400 victimes côté libanais et coûté la vie à 27 soldats israéliens. Elles ont également eu pour effet de compromettre les négociations avec l’Iran visant à mettre un terme à une guerre qui aura ébranlé l’économie mondiale et qui, localement, risque de faire perdre la majorité au locataire de la Maison Blanche alors que élections de mi-mandat approchent dans un climat économique tendu.

« A quelques mois des élections de mi-mandat, le timing n’est pas bon pour le républicain qui avait promis la destruction rapide du régime iranien », explique un analyste politique. Tout en ajoutant que « le président américain semble s’être fait avoir par la rhétorique de Netanyahou. Là où il pensait faire un bon coup géopolitique, il se retrouve embourbé dans une situation pire qu’avant avec le détroit d’Ormuz fermé, les prix de l’essence toujours aussi hauts et des mauvais sondages ».

Or le front libanais cristallise l’un des points majeurs de crispations dans les discussions : Téhéran refuse de signer tout accord avec les Américains tant que les hostilités israéliennes contre le Hezbollah libanais ne s’arrêtent pas.

Et c’est dans ce contexte explosif que Donald Trump a été contraint d’endosser le rôle de pompier. Alors que le Premier ministre israélien menaçait, le 1er juin, de frapper la banlieue sud de Beyrouth, le président américain est intervenu en urgence en annonçant sur son réseau Truth Social un cessez-le-feu, coupant court à l’opération envisagée contre la capitale libanaise. Cette intervention n’a toutefois pas infléchi la détermination de Benyamin Netanyahou, qui a aussitôt réaffirmé sa volonté de poursuivre les opérations militaires dans le sud du Liban, où plusieurs frappes ont encore été menées lundi 1er et mardi 2 juin.

Surenchère

Au risque de défier « le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche » ? Sous la pression de l’aile la plus radicale de sa coalition, farouchement opposée à toute ingérence américaine dans le dossier libanais, Benyamin Netanyahou ne paraît pas disposé à céder aux injonctions de Donald Trump sur le dossier libanais.

« C’est le moment de dire non à notre ami, le président Trump », a ainsi lancé le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite nationaliste. Cette surenchère intervient alors qu’une nouvelle session de pourparlers entre Israël et le Liban s’est tenue à Washington, le 2 juin. Dans le même temps, le Premier ministre israélien et son ministre de la Défense, Israël Katz, affichent des ambitions croissantes au Liban, envisageant d’étendre la zone d’influence israélienne jusqu’au fleuve Zahrani, situé à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Se tenir par la barbichette

Alors, s’agit-il d’un simple accroc diplomatique ou du début d’une rupture durable entre Donald Trump et le sulfureux dirigeant israélien ? À ce stade, il s’agirait davantage d’un regain de tensions entre deux alliés stratégiques que d’un véritable divorce. Car malgré leurs divergences ponctuelles, les liens qui unissent Washington et Tel-Aviv demeurent profonds : Israël reste largement tributaire du soutien militaire et financier américain; tandis que les États-Unis continuent de considérer l’État hébreu comme son bras armé au Proche-Orient.

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Netanyahu devient l’obstacle majeur à un accord USA-Iran

Donald Trump répète depuis des semaines qu’il croit possible de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran. Mais la détermination d’Israël à poursuivre ses propres objectifs souligne le peu de contrôle dont dispose en définitive le président américain sur le règlement de cette crise.

Comme le souligne Bloomberg, la dernière « crise » entre Trump et Netanyahu fait suite à la récente escalade militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban, qui a provoqué d’intenses échanges téléphoniques entre les deux dirigeants. Ils ont présenté des versions différentes de l’accord conclu, le président américain évoquant un cessez-le-feu plus large que celui que son homologue était prêt à déclarer.

Cette divergence de vues met en péril les fragiles négociations entre Washington et Téhéran. Ce dernier insistant sur le fait que le Liban faisse partie de tout accord de paix.

La décision de Téhéran de suspendre les négociations avec Washington fait suite aux menaces de nouvelles frappes contre Beyrouth proférées par Netanyahu. Israël affirme que sa campagne contre le Hezbollah est cruciale pour sa propre sécurité et celle de la région…

Rappelons que les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre ensemble, en lançant des attaques conjointes contre l’Iran fin février. Mais des signes de dissension entre eux pourraient désormais compliquer les efforts de Trump pour y mettre fin. Selon un article d’Axios, la conversation téléphonique houleuse de cette semaine a notamment inclus des insultes de la part de Trump. Celui-ci accuse Netanyahu d’ingratitude.

Trump tente également de convaincre le monde, y compris les investisseurs du marché pétrolier, qu’il peut sortir d’un cercle vicieux de conflit.

Lorsqu’un cessez-le-feu provisoire a été conclu entre les États-Unis et l’Iran début avril, Israël a intensifié sa campagne au Liban, et l’Iran a alors menacé de se retirer des négociations. Trump s’est entretenu par téléphone avec Netanyahu, et le dirigeant israélien s’est engagé à mettre fin aux attaques – un scénario qui s’est plus ou moins répété ces deux derniers jours.

Les négociateurs américains et iraniens continuent également de s’attaquer à plusieurs autres points de blocage, notamment la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et l’avenir des fonds iraniens gelés à l’étranger.

Les alliés des États-Unis dans le monde arabe et en Europe ont également appelé à la fin du conflit au Liban. Mais les combats se sont poursuivis durant la nuit, des attaques ayant été signalées des deux côtés. Plus de 3 000 personnes ont été tuées et environ un million de déplacées.

Netanyahu a confirmé un cessez-le-feu préliminaire dans le nord du Liban, mais a clairement indiqué qu’Israël poursuivrait ses opérations dans le sud du pays.

La chaîne de télévision Al Manar du Hezbollah a rapporté mardi 2 juin que le groupe avait reçu deux propositions de cessez-le-feu des États-Unis pour mettre fin aux hostilités avec Israël et a confirmé qu’il discutait de celle soumise par Donald Trump. Tout en insistant sur le fait qu’elle devait inclure un « cessez-le-feu complet et sans exception ».

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Liban : Trump évoque un accord Israël–Hezbollah

Le président américain Donald Trump a annoncé, ce lundi, qu’un accord de désescalade aurait été obtenu entre Israël et le Hezbollah, dans un contexte de forte tension militaire au Liban et à la frontière israélo-libanaise. Cette déclaration intervient alors que les affrontements et les frappes se poursuivent sur le terrain, selon plusieurs sources loclaes.

Donald Trump indique que cette évolution serait le résultat de contacts diplomatiques menés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que de discussions indirectes avec le Hezbollah via des intermédiaires. L’objectif de ces échanges serait d’aboutir à une réduction rapide de l’intensité militaire et à une limitation des risques d’escalade régionale.

Selon les éléments avancés par le président américain, les parties impliquées auraient accepté un principe de désescalade immédiate, sans toutefois qu’un texte officiel ou un accord formel largement publié ne vienne, à ce stade, confirmer ces engagements.

Engagements évoqués sur le terrain

Dans sa déclaration, Donald Trump affirme qu’Israël aurait renoncé à toute opération terrestre vers Beyrouth. Il précise également que des unités militaires israéliennes en mouvement auraient été rappelées, dans le cadre de cette nouvelle orientation visant à éviter une extension du conflit vers la capitale libanaise.

Lire aussi : Iran : Trump pris au piège de sa propre diplomatie

Du côté du Hezbollah, l’engagement évoqué porterait sur une suspension des tirs contre Israël, dans une logique de réduction progressive des hostilités. Ces annonces, si elles se confirmaient, constitueraient un tournant significatif dans l’évolution récente des tensions entre les deux parties.

Une situation encore instable malgré les annonces

La situation reste néanmoins particulièrement tendue. Plusieurs sources font état de frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que de tirs de roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, survenus après les déclarations américaines.

Ces éléments suggèrent que, malgré l’annonce d’une désescalade, les dynamiques militaires ne sont pas encore totalement interrompues. Les observateurs soulignent que les engagements évoqués doivent encore être confirmés et appliqués de manière effective pour produire un changement durable.

Une portée encore incertaine

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump apparaissent comme une initiative diplomatique visant à accélérer un apaisement du conflit. Leur impact réel dépendra toutefois de la traduction concrète de ces engagements sur le terrain, ainsi que de leur validation par les différentes parties impliquées dans les prochains jours.

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Le désespoir de Netanyahu

Parlant de l’invasion sanglante du Liban, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé le 31 mai un « changement radical de politique. » Sur le terrain, les envahisseurs israéliens progressent de plus en plus profondément à l’intérieur du Liban, atteignant des zones situées au nord du Litani où ils ont pris d’assaut le château de Beaufort.

Construit par les Croisés au milieu du XIIe siècle, le château de Beaufort surplombe le fleuve Litani. C’est la deuxième fois que les troupes israéliennes s’emparent de cette forteresse. La première fois remonte à la guerre 1982 déclenchée par Menahem Begin et Ariel Sharon… Au temps des drones et des missiles, la prise de cette forteresse ne revêt aucune importance militaire ou stratégique pour les envahisseurs. Cela n’a pas empêché Netanyahu de se vanter que « la conquête du château prouvait qu’Israël était plus uni et plus fort que jamais. »

La réalité est que Netanyahu est dans un état désespéré. C’est ce désespoir qui le pousse à engager son pays dans le bourbier libanais dans lequel il s’est englué en 1982 et en 2006 et duquel Israël se retira défait, humilié, la mort dans l’âme et la queue entre les jambes.

De nombreuses raisons expliquent le grand désespoir qui afflige Netanyahu et le pousse à cette fuite en avant suicidaire non seulement pour lui, mais pour le pays qu’il prétend diriger et défendre.

Tout d’abord, et malgré l’étrange intervention de Trump auprès du président israélien Isaac Herzog pour obtenir que son ami soit gracié, c’est-à-dire lavé des crimes de corruption dont il est accusé, Herzog a refusé la grâce et la justice a répondu ‘niet’ à la demande de grâce formulée par le corrompu lui-même, invoquant « l’intérêt national ».

Ensuite, il ne reste que trois mois pour les élections, prévues en septembre prochain. Plus l’échéance électorale arrive, plus Netanyahu est angoissé de se voir défait et, à la suite de sa défaite hautement probable, menotté et jeté en prison.

Une autre raison du désespoir de Netanyahu est l’énorme fossé entre les nombreux fronts ouverts (Gaza, Cisjordanie, Liban, Syrie, Yémen, Iran) et une armée épuisée, au bout du rouleau et dont les stocks en matériel de guerre et en munitions se réduisent de jour en jour. Une situation décrite par le chef d’état-major israélien en ces termes : « Pour pouvoir combattre sur les fronts que nous avons ouverts, il nous faut six armées… »

Mais la principale raison du désespoir de Netanyahu vient de la tournure désastreuse pour Israël et les Etats-Unis de la guerre contre l’Iran et sur laquelle il comptait pour transformer son pays minuscule en « une grande puissance régionale » et concrétiser son rêve du « Grand Israël du Nil à l’Euphrate ».

Netanyahu rêvait depuis 40 ans de cette guerre qui, dans son monde illusoire, serait le moyen magique qui ferait disparaitre comme par enchantement tous les obstacles qui se dressent face aux folles ambitions du projet sioniste.

Et quand il a pu enfin trouver un président américain qui lui ferait sa guerre contre l’Iran, son rêve se transforma en cauchemar à deux reprises. La première fois en juin 2025, quand l’Iran riposta de manière si dévastatrice pour Israël et si inattendue par Trump et Natanyahu que celui-ci pria celui-là d’arranger un cessez-le-feu avec les Iraniens.

La deuxième fois, février-mars 2026, le cauchemar de Netanyahu est plus grand encore. Après plus de cinq semaines de combats et des conséquences dévastatrices pour les agresseurs, c’est l’Iran qui émerge de la désastreuse mésaventure israélo-américaine comme une vraie grande puissance régionale. Il utilise contre les agresseurs une arme qui s’avère plus efficace que l’arme nucléaire : le détroit d’Ormuz…

Avec un Iran plus fort et plus défiant qu’il n’a jamais été, Netanyahu, désespéré et la mort dans l’âme, voit son projet de domination du Grand-Moyen-Orient et d’expansion des frontières d’Israël « du Nil à l’Euphrate » s’effondrer comme un château de cartes.

Enfin, Netanyahu est désespéré face aux voix de personnalités influentes en Israël qui commencent à s’exprimer de plus en plus fort pour réclamer le retour à « la politique préconisée par Ben Gourioun ». D’après la presse israélienne qui se fait l’écho de ces voix, « Ben Gourioun affirmait qu’Israël est un petit pays avec une petite armée et n’a pas les moyens de conquérir d’autres terres. Il nous faut vivre à l’intérieur de nos frontières et mettre sur pied une armée défensive et non offensive. »

Ses successeurs, de Menahem Begin à Benyamin Netanyahu, ont tous pris le contre-pied du « conseil de sagesse de Ben Gourioun ». Le réveil est cauchemardesque pour le peuple israélien et ses dirigeants.

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Liban : Israël prend le contrôle de la forteresse de Beaufort

L’armée israélienne a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, lors d’une avancée militaire présentée comme la plus profonde depuis plus de vingt ans dans la région. Dans la foulée, Benyamin Netanyahou a qualifié cette opération de « tournant décisif » dans le cadre de l’offensive en cours contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris le contrôle de la forteresse de Beaufort et de sa crête stratégique dans le sud du Liban, au terme de combats et de frappes menés dans plusieurs localités environnantes.

Cette progression intervient dans le cadre d’une intensification des agressions israéliennes dans le sud du Liban, marquée par des avancées terrestres et des bombardements ciblant des positions attribuées au Hezbollah.

Une avancée militaire dans une zone stratégique

La forteresse de Beaufort, située sur une hauteur dominant une large partie du sud libanais, constitue un point d’observation et de contrôle stratégique. Sa prise s’inscrit dans une série d’opérations visant à étendre la zone d’influence militaire israélienne dans la région.

Selon les informations disponibles, les combats ont été précédés et accompagnés de frappes dans les environs, notamment dans des zones considérées comme des axes de mouvement utilisés par des combattants du Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la prise de la forteresse de « tournant décisif », une formulation qui s’inscrit dans la communication officielle autour de l’opération militaire en cours.

Cette déclaration intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du sud du Liban, dans un climat de forte tension régionale.

Un conflit qui s’intensifie au sud du Liban

Depuis plusieurs semaines, la zone frontalière entre Israël et le Liban connaît une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires, marquées par des frappes régulières et des mouvements terrestres.

Les autorités israéliennes présentent ces opérations comme une réponse aux activités du Hezbollah, tandis que les combats continuent de provoquer des déplacements de population dans les zones concernées.

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Ormuz sous tension, Liban sous les bombes : La trêve impossible

Dans la nuit du 27 au 28 mai, les États-Unis ont abattu quatre drones iraniens et bombardé une station de contrôle au sol à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué en affirmant avoir visé une base américaine dans le Golfe, tandis que le Koweït annonçait avoir activé ses défenses antiaériennes face à des missiles et drones « hostiles ». Ce que Washington présente comme des frappes « mesurées et défensives » ressemble de plus en plus à un cessez-le-feu qui se défait par petits pas.

La mécanique de l’engrenage

Le cessez-le-feu du 8 avril reposait sur un équilibre fragile : Téhéran conserve une capacité de pression sur le détroit d’Ormuz, tandis que Washington maintient sa présence militaire dans le Golfe. Chaque incident — drone intercepté, station détruite, riposte revendiquée — est aussitôt présenté par chaque camp comme une réponse défensive à une provocation adverse.

C’est précisément cette symétrie qui rend la désescalade difficile. Ni les États-Unis ni l’Iran ne veulent apparaître comme l’acteur qui recule. Le risque n’est donc pas seulement celui d’une guerre décidée, mais celui d’une guerre produite par accumulation d’incidents.

Accord-cadre ou guerre des communiqués ?

Téhéran affirme finaliser un accord-cadre en 14 points avec Washington. La Maison Blanche dément. Entre les deux, les marchés ont déjà tranché : le Brent a dépassé les 96 dollars jeudi matin en Asie, signe que les opérateurs ne croient pas à une résolution rapide.

L’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz à la levée du blocus de ses ports et au déblocage d’avoirs gelés à l’étranger. Washington, de son côté, exige des garanties sur le stock iranien d’uranium hautement enrichi. Pour l’heure, les deux positions restent difficilement compatibles.

Le Liban, front secondaire devenu structurel

Pendant ce temps, le Liban s’enfonce lui aussi dans une logique d’escalade. L’armée israélienne a intensifié ses bombardements dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays. Pour la seule journée de mardi, ces frappes ont fait au moins 34 morts, dont quatre enfants, et 40 blessés, selon le bilan définitif du ministère de la Santé libanais.

Israël a également frappé Tyr et considère désormais comme « zone de combat » tout le territoire situé au sud du fleuve Zahrani, à environ 40 km de sa frontière.

Le cessez-le-feu libanais du 17 avril suit ainsi la même trajectoire que celui du Golfe : il existe encore sur le papier, mais de moins en moins sur le terrain.

Ce que cela change pour la région

Un baril au-dessus de 95 dollars pèse directement sur les pays importateurs d’énergie du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour la Tunisie, dont la facture énergétique demeure un facteur permanent de pression budgétaire, chaque semaine de blocage ou de tension autour d’Ormuz peut aggraver un équilibre déjà fragile.

La question n’est donc plus seulement de savoir si Washington et Téhéran veulent la guerre. Elle est de savoir combien de temps un cessez-le-feu peut survivre lorsque chaque camp continue d’agir comme s’il était déjà rompu.

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Cessez-le-feu provisoire annoncé entre Israël et le Liban

Un cessez-le-feu temporaire a été annoncé entre Israël et le Liban, marquant une tentative de désescalade après des semaines de tensions à la frontière sud. Présentée comme une avancée diplomatique, cette trêve reste toutefois limitée dans le temps et entourée de fortes incertitudes.

Selon les premières informations, il s’agit d’un arrêt des hostilités d’une durée d’environ dix jours. L’objectif est de contenir les affrontements, en particulier ceux impliquant le Hezbollah, principal acteur militaire non étatique dans la zone frontalière. Cette pause doit également permettre de relancer les discussions diplomatiques, dans un contexte régional particulièrement volatile.

Des contacts directs et rares

Dans le même temps, des contacts directs, rares, ont été engagés entre responsables libanais et israéliens, notamment à Washington. Ces échanges visent à poser les bases d’un arrangement plus durable, incluant la sécurisation de la frontière et la réduction des risques d’escalade. Il ne s’agit toutefois pas d’un processus de normalisation, encore moins d’un accord de paix formel.

Le principal obstacle demeure la position du Hezbollah, qui rejette toute entente issue de ces négociations. Cette opposition fragilise considérablement la portée de la trêve, dans la mesure où le mouvement contrôle une part importante de la dynamique militaire au sud du Liban. En pratique, cela signifie que toute désescalade dépendra autant des décisions politiques que des équilibres sur le terrain.

Les divergences entre les parties restent profondes. Israël insiste sur la nécessité de neutraliser la menace du Hezbollah et évoque le maintien d’une zone tampon le long de la frontière. De son côté, le Liban met en avant le respect de sa souveraineté et exige un cessez-le-feu complet sans conditions.

Tensions entre Israël et l’Iran

Au-delà de la relation bilatérale, cette séquence s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, marqué par les tensions entre Israël et l’Iran. Le territoire libanais apparaît ainsi comme un espace de confrontation indirecte, ce qui complique toute tentative de règlement rapide.

Lire aussi : Rapatriement des Tunisiens du Liban : 14 nouveaux ressortissants accueillis à Tunis-Carthage

En l’état, la trêve en cours relève davantage d’une désescalade tactique que d’un tournant stratégique. Faute de compromis sur les questions de fond, notamment le rôle du Hezbollah et la sécurité de la frontière, les perspectives d’un accord durable entre le Liban et Israël restent incertaines.

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Rapatriement des Tunisiens du Liban : 14 nouveaux ressortissants accueillis à Tunis-Carthage

Quatorze Tunisiens sont arrivés, ce mercredi après-midi, à l’aéroport de Tunis-Carthage en provenance de la capitale jordanienne Amman, après avoir quitté le Liban, où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces derniers jours dans un contexte de tensions militaires régionales, selon l’agence TAP.

Les ressortissants ont été accueillis par le directeur général de l’Office des Tunisiens à l’étranger, Helmi Tlili, ainsi que par des représentants du ministère des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, en présence notamment du Croissant-Rouge tunisien.

Une opération coordonnée dans un contexte de crise

Selon Helmi Tlili, cette opération de rapatriement a été assurée grâce à une coordination entre plusieurs parties, dont l’Office des Tunisiens à l’étranger, le ministère des Affaires étrangères et les missions diplomatiques tunisiennes à l’étranger.

Il a précisé que les frais de retour ont été entièrement pris en charge par l’Office, qui s’est chargé de l’acquisition des billets d’avion pour les ressortissants concernés, soulignant que les autorités répondent à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer.

Cette arrivée constitue la troisième opération de rapatriement organisée ces derniers jours, incluant des Tunisiens évacués depuis le Liban et l’Iran, d’après la même source.

Rester ou partir : cinq Tunisiens font le choix de ne pas rentrer

Initialement, 19 Tunisiens devaient regagner le pays lors de cette rotation, mais cinq d’entre eux ont finalement renoncé à leur retour.

« Nous répondons à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer, et nos représentations diplomatiques restent mobilisées », a indiqué Helmi Tlili, toujours selon TAP.

Cette opération s’inscrit dans une série de rapatriements organisés ces derniers jours. Dimanche dernier déjà, un premier vol en provenance de la Jordanie avait permis le retour de 14 Tunisiens, dans un contexte régional marqué par la montée des tensions.

Des zones touchées par les violences

Un étudiant tunisien, prénommé Moamen, a expliqué que les rapatriés avaient quitté Beyrouth via un premier vol avant de transiter par Amman. Il a évoqué d’importants dégâts dans plusieurs zones de la capitale libanaise où réside une partie de la communauté tunisienne.

Selon les autorités, plus de 230 Tunisiens vivent actuellement au Liban, principalement dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans les villes de Tyr et Saïda.

Dès le début des événements, la mission diplomatique tunisienne à Beyrouth avait appelé les membres de la communauté à faire preuve de vigilance et à respecter les consignes des autorités locales, tout en mettant en place des dispositifs d’assistance et des contacts d’urgence.

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Liban : 31 morts et 149 blessés dans des frappes israéliennes

Au moins 31 personnes ont été tuées et 149 autres blessées dans des frappes israéliennes menées au Liban, selon un bilan provisoire communiqué ce lundi 2 mars par le ministère libanais de la Santé. Les bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth ainsi que plusieurs localités du sud du pays, dans un contexte de fortes tensions entre Israël et le Hezbollah.

Banlieue sud de Beyrouth et sud du Liban ciblés

D’après le communiqué officiel, les raids ont frappé des zones densément peuplées, notamment la banlieue sud de la capitale, considérée comme un bastion du Hezbollah. Des frappes ont également touché des secteurs du sud du Liban, théâtre régulier d’échanges de tirs transfrontaliers.

Le ministère de la Santé a fait état d’un « premier bilan » de 31 morts et 149 blessés, laissant entendre que le nombre de victimes pourrait évoluer.

Menaces d’escalade israéliennes

Ces bombardements interviennent après des tirs visant le territoire israélien. L’armée israélienne a averti qu’elle pourrait intensifier ses opérations contre le Hezbollah en riposte.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée, pour l’heure, sur l’ampleur des dégâts matériels ni sur l’identité des victimes.

La situation reste particulièrement volatile le long de la frontière sud du Liban, où les affrontements indirects entre Israël et le Hezbollah se multiplient depuis plusieurs mois, faisant craindre une escalade militaire plus large dans la région.

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