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La Fédération internationale des journalistes solidaire avec Khaoula Boukrim

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a vivement dénoncé la condamnation par contumace de la journaliste Khaoula Boukrim à quatre ans de prison ferme.

Fondée sur le décret-loi 54, cette décision est qualifiée par l’organisation d’« atteinte flagrante » à la liberté de la presse dans un contexte de répression croissante en Tunisie. La FIJ emboîte ainsi le pas au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) qui a exprimé sa profonde inquiétude quant au traitement des affaires mettant en cause des professionnels des médias.

Pour rappel, Khaoula Boukrim, directrice du média en ligne Tunis Media et établie à l’étranger depuis fin 2025, a appris le 9 juin dernier qu’elle avait écopé, en février 2026, de deux peines de deux ans de prison sans possibilité d’appel, suite à des publications sur Facebook critiques envers les politiques publiques.

« La condamnation de notre confrère Khaoula Boukrim est totalement injustifiée, et le recours systématique au décret 54 pour museler les journalistes est une atteinte flagrante à la liberté de la presse qui doit cesser immédiatement. Avec le SNJT, nous demandons que cessent immédiatement ces agressions judiciaires visant les journalistes et les professionnel·les des médias », a déploré le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger.

La FIJ, qui a récemment adopté une motion d’urgence en solidarité avec les journalistes tunisiens lors de son congrès à Paris, réitère son soutien total à la corporation face aux pressions judiciaires.

Y. N.

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Mourad Zeghidi en grève de la faim | Le SNJT exprime sa préoccupation

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa vive inquiétude suite à l’annonce de la grève de la faim entamée par le journaliste Mourad Zeghidi.

Dans un communiqué publié ce vendredi 5 juin 2026, le SNJT a affirmé suivre avec une « grande préoccupation » la situation de Mourad Zeghidi, qui a choisi cette forme de protestation pour dénoncer la poursuite de sa détention et ce qu’il considère comme une atteinte flagrante à ses droits fondamentaux.

Tout en réaffirmant son « soutien total et indéfectible » au journaliste dans son combat pacifique, le syndicat a exprimé ses profondes craintes quant aux répercussions médicales de cette grève de la faim.

« Nous appelons notre confrère à suspendre sa grève de la faim afin de préserver son intégrité physique et psychologique, et pour permettre aux structures juridiques et de défense des droits de l’homme de poursuivre efficacement leurs efforts de soutien », lit-on encore dans le communiqué.

Le SNJT a fermement renouvelé son rejet de toute « instrumentalisation des textes juridiques » visant à restreindre la liberté d’expression ou à criminaliser les prises de position des professionnels des médias.

Y. N.

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