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Forum d’affaires Tunisie-Italie les 24 et 25 juin à Tunis

La ville de Tunis accueillera le Forum d’affaires Tunisie-Italie qui se déroulera les 24 et 25 juin 2026 au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica). Outre des présentations institutionnelles, le programme comprendra une séance plénière sur les opportunités commerciales et d’investissement entre les deux pays et sur le soutien financier au partenariat économique bilatéral.

Des tables rondes thématiques approfondies suivront, portant sur les secteurs suivants : transition énergétique et numérique ; industries de pointe (technologies et investissements dans les secteurs pharmaceutique, automobile, technologique et des matières premières critiques), et l’innovation et le développement durable (secteurs traditionnels – textile, agriculture, aquaculture – face aux défis actuels et futurs).

Selon l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA), co-organisatrice de l’événement, le programme comprendra également une présentation des programmes de développement des infrastructures de transport et de logistique de la Tunisie et des opportunités qu’ils offrent aux entreprises italiennes.

La réunion du 24 juin se conclura par une réunion de réseautage, tandis que la matinée suivante sera consacrée à des rencontres B2B entre entreprises des deux pays.

D’après le communiqué de presse de l’ITA, les entreprises italiennes inscrites au forum bilatéral auront la possibilité de participer à la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF), qui se tiendra les 25 et 26 juin à Tunis. Cette initiative internationale, organisée par l’Agence pour la promotion de l’investissement extérieur (Fipa), vise à promouvoir le pays comme une porte d’entrée idéale vers le continent africain.

Un fort potentiel pour renforcer davantage

Des centaines d’entreprises italiennes sont implantées en Tunisie, mais selon l’Italian Trade & Investment Agency (ICE), il existe «un fort potentiel pour renforcer davantage ce partenariat économique dans divers secteurs, de l’industrie de pointe à l’énergie, des infrastructures au textile, un secteur où la présence entrepreneuriale italienne est traditionnelle et solide».

La Tunisie est également un partenaire stratégique de l’Italie dans le cadre du plan Mattei, en plus des liens historiques, culturels et géographiques qui unissent les deux pays.

Les échanges bilatéraux ont atteint 6,5 milliards d’euros en 2025, dont environ 3,4 milliards d’euros d’exportations italiennes.

Selon les données publiées par Info mercati stranieri, au cours des deux premiers mois de cette année, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à environ 1,08 milliard d’euros (en hausse de 5,5 % par rapport à la même période en 2025), dont 560 millions d’euros d’exportations italiennes. L’Italie est le deuxième marché de destination des exportations tunisiennes et, par conséquent, le deuxième fournisseur du pays.

Par ailleurs, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), du 1er janvier à fin avril 2026, les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 7 413 milliards de dinars (environ 2,18 milliards d’euros).

Toujours selon l’INS, au cours des quatre premiers mois de l’année, les exportations italiennes vers la Tunisie se sont élevées à 3 869 milliards de dinars (environ 1,15 milliard d’euros), soit une hausse d’environ 5,24 % par rapport aux 3 677 milliards de dinars (1,08 milliard d’euros) enregistrés sur la même période en 2025.

Les exportations tunisiennes vers l’Italie, quant à elles, ont atteint 3 543 milliards de dinars (1,042 milliard d’euros), soit une augmentation de 10,7 % par rapport aux 3 201 milliards de dinars (941 millions d’euros) des quatre premiers mois de 2025, d’après les mêmes données.

Parmi les principaux produits italiens importés d’Italie, l’INS mentionne les matières premières énergétiques (pétrole raffiné), les métaux, les tissus, le cuir et les peaux, les appareils de câblage, les matières plastiques et les produits en plastique, les moteurs, les générateurs et les transformateurs, les produits chimiques et pharmaceutiques, les installations et les machines.

I. B. (d’après Agenzia Nova).

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Wafra, un projet agricole tuniso-italien

L’Italie attache une importance cruciale à son partenariat avec la Tunisie dans le secteur agricole, considéré comme l’un des piliers stratégiques de la coopération bilatérale et de la présence italienne en Méditerranée, a déclaré l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, lors d’une visite à la nouvelle société italo-tunisienne Wafra Agricole, située dans le gouvernorat de Béja, au nord-ouest du pays.

Le diplomate a cité le projet «Tanit» comme un exemple emblématique de l’engagement italien dans ce secteur. Il l’a décrit comme «le plus grand projet de coopération jamais lancé par l’Italie en Tunisie» et une initiative phare du Plan Mattei visant à renforcer la sécurité alimentaire tunisienne.

Cette visite a permis de mettre en lumière un modèle de collaboration fondé sur l’initiative privée et le transfert d’expertise entre les deux rives de la Méditerranée.

Wafra Agricole est née de la rencontre entre l’entrepreneuse italienne Irene Bonassisa, PDG du groupe Bonassisa, et le dirigeant tunisien Mondher Ben Ayed, fondateur du groupe technologique TMI. Cette coentreprise a pour ambition de développer une agriculture innovante et durable en Tunisie, en s’appuyant sur l’intégration de l’expertise industrielle et l’innovation technologique.

Ce projet associe l’expertise industrielle et juridique du Groupe Bonassisa – entreprise historique des Pouilles active dans les secteurs du pétrole, du gaz et de la sécurité alimentaire – à l’expertise technologique de Ben Ayed, entrepreneur originaire de Sfax et formé aux États-Unis.

L’entreprise a déjà lancé une production agricole sur environ 200 hectares dans la région de Béja, l’une des principales zones céréalières de Tunisie, où elle pratique une agriculture durable basée sur l’irrigation solaire informatisée, la réduction de la consommation d’eau et l’utilisation d’engrais naturels.

«Des entreprises comme Wafra Agricole illustrent la contribution des synergies du secteur privé à la promotion de l’innovation et du développement durable, grâce à l’utilisation de technologies agricoles italiennes, l’échange d’expertise et la valorisation des savoir-faire partagés», a souligné M. Prunas.

I. B. (avec Agenzia Nova).  

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Le message de Sergio Mattarella au ‘‘Corriere di Tunisi’’  

«Un partenariat solide entre l’Italie et la Tunisie, fondé sur des siècles d’histoire commune», a écrit le président italien, Sergio Mattarella, dans un message publié par le ‘‘Corriere di Tunisi’’, actuellement dirigé par Silvia Finzi, à l’occasion du 70e anniversaire de ce quotidien tunisien historique de langue italienne.

Les relations entre l’Italie et la Tunisie constituent aujourd’hui «le fondement d’un partenariat solide», nourri par «des siècles d’histoire commune dans le bassin méditerranéen», a écrit Mattarella dans ce message adressé aux lecteurs du journal, ajoutant que «la communauté italienne en Tunisie et les nombreux citoyens tunisiens italophiles reconnaissent dans le Corriere di Tunisi un espace privilégié de dialogue et de rencontre», qui exprime «les liens culturels et une tradition de relations» entre les deux pays.

Mattarella souligne également que ces relations «puisent leurs racines dans des siècles d’histoire commune dans le bassin méditerranéen», qualifiant le Corriere di Tunisi – seul quotidien de langue italienne en Afrique du Nord – de patrimoine qu’il «a su préserver, interpréter et enrichir avec persévérance et dévouement au fil du temps», contribuant «significativement au renforcement de l’amitié entre les peuples italien et tunisien».

Le président italien rappelle ensuite la concomitance du 70e anniversaire du journal, de celui de la République tunisienne et de l’établissement des relations diplomatiques entre Rome et Tunis, insistant sur «la valeur d’un parcours commun» au cours duquel la publication «s’est imposée comme une voix faisant autorité pour les liens humains et culturels qui unissent nos pays». «Ces liens constituent le fondement d’un partenariat solide, cimenté par l’appartenance à une culture commune, nourrie par une tradition d’échanges fructueux entre nos peuples», écrit Mattarella.

En conclusion de son message, le chef de l’État a adressé ses «vœux les plus chaleureux» à la direction, à la rédaction et aux lecteurs du journal, exprimant l’espoir que le Corriere di Tunisi continuerait à jouer son rôle de «pont» entre l’Italie et la Tunisie «avec un élan renouvelé».

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Examen de l’assistance italienne au développement en Tunisie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, ont coprésidé la treizième réunion du Comité de coordination du Programme d’assistance à la balance des paiements de la Coopération italienne en faveur de la Tunisie, en présence d’Isabella Lucaferri, directrice du bureau de Tunis de l’Agence italienne de coopération au développement (AICS).

«Doté d’un budget de 145 millions d’euros, ce programme soutient les investissements publics en Tunisie par l’acquisition de biens, de systèmes et de technologies à forte valeur ajoutée d’origine italienne, destinés à des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la formation professionnelle, la santé, l’environnement, l’éducation et le développement local», a indiqué l’ambassade d’Italie en Tunisie sur ses réseaux sociaux, soulignant qu’«avec plus de 20 projets actifs à travers la Tunisie, ce programme témoigne une fois de plus d’un partenariat stratégique générateur de développement, créateur d’opportunités et source de bénéfices concrets et durables pour les deux pays».

De nombreux projets ont été financés depuis la création de ce programme dans les domaines de la santé publique (21 millions d’euros), de la prévention des incendies de forêt (30 millions d’euros), de l’assainissement (21 millions d’euros), de l’éducation (17 millions d’euros), de l’achèvement et de l’équipement d’un centre de formation à la plongée et aux travaux sous-marins à Zarzis (22 millions d’euros), et d’autres projets dans les domaines de l’agriculture et de la pêche (28 millions d’euros), ainsi qu’au soutien du fonds de prêt et à l’aide aux communautés locales (6 millions d’euros), indique le ministère de l’Economie et de la Planification sur les réseaux sociaux.

Le ministre Abdelhafidh a souligné l’affermissement des relations bilatérales, qui n’ont cessé de se développer ces dernières années dans tous les domaines avec une ferme volonté politique et dans le cadre d’intérêts communs, soulignant la volonté de renforcer et d’enrichir davantage la coopération entre les deux pays amis.

I. B.

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Emballage de luxe | Pusterla 1880 va investir 7 millions d’euros en Tunisie

Pusterla 1880, entreprise italienne leader dans le secteur de l’emballage de luxe, fabricant des boîtes rigides haut de gamme, renforce son engagement en Tunisie, où elle a déjà créé 260 emplois, en inaugurant sa nouvelle usine à Sousse, le 13 mai 2026.

L’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, qui a assisté à l’inauguration, accompagné du président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-italienne (Ctici), Mourad Fradi, a déclaré : «La décision d’un groupe italien, leader international de son secteur, d’investir en Tunisie confirme une fois de plus la solidité d’un partenariat pleinement équilibré, capable de créer de la valeur et de contribuer concrètement au développement commun». Et d’ajouter : «Ce nouveau site de production à Sousse marque une nouvelle étape dans le développement international du Groupe et consolide sa présence stratégique en Méditerranée.»

«Plus qu’une simple usine industrielle, le nouveau hub de Sousse représente un investissement stratégique pleinement cohérent avec la vision de Pusterla 1880, fondée sur la combinaison de l’excellence industrielle, du savoir-faire artisanal, de l’innovation et de la valorisation des personnes», note l’entreprise italienne dans un communiqué. Elle ajoute : «Situé dans l’une des zones industrielles les plus dynamiques de Tunisie, le site renforce la capacité du Groupe à accompagner les grandes marques internationales de beauté et de parfumerie grâce à des solutions d’emballage de luxe de pointe. Pusterla 1880 Tunisie allie technologie et savoir-faire pour créer des emballages secondaires haut de gamme, destinés aux secteurs de la beauté et des parfums, des vins et spiritueux, de la mode et de la joaillerie.»

Selon Pusterla 1880, le projet représente un investissement initial de 4 millions d’euros, auquel s’ajouteront 3 millions d’euros lors des phases d’expansion ultérieures. Ces investissements concernent non seulement les technologies de production, mais aussi la formation, la sécurité au travail, le développement durable et la valorisation des compétences locales, témoignant de l’engagement à long terme de Pusterla 1880 en faveur d’une croissance responsable et durable.

Pusterla 1880 emploie 1700 salariés dans ses nombreux sites en Italie, en France, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Moldavie et en Tunisie. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires global de 200 millions d’euros en 2025.

I. B. (avec Ansamed).

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Réunion à Tunis | L’Italie renforce son emprise sur le dossier libyen

La Tunisie accueille aujourd’hui, mardi 12 mai 2026, une nouvelle session de négociations dans le cadre du «Groupe 4+4», qui réunit des représentants de l’est et de l’ouest de la Libye afin de discuter de questions restées en suspens pendant des années.

Majdi Karbai *

Il s’agit notamment de la restructuration de la Haute Commission électorale nationale et de la révision du cadre juridique régissant les prochaines élections. L’objectif affiché est de relancer un processus attendu de longue date, maintes fois bloqué par des vetos réciproques et de profondes divisions institutionnelles.

La réunion d’aujourd’hui intervient deux semaines après le sommet du 29 avril à Rome, sous l’égide de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul). Cette réunion a marqué un tournant décisif, l’Onu ayant indiqué que les parties étaient parvenues à un accord préliminaire sur un mécanisme permettant de surmonter l’impasse concernant la direction de la commission électorale, l’un des principaux obstacles qui avaient bloqué l’ensemble des négociations. Le transfert sans interruption des pourparlers en Tunisie laisse entrevoir que la perspective d’un accord est désormais plus réaliste qu’auparavant.

Ce que révèle clairement cette présence diplomatique, c’est le rôle croissant de l’Italie dans le dossier libyen. Rome ne s’est pas contentée d’offrir un lieu de rencontre, mais s’est activement impliquée dans leur facilitation, en coordination avec les Nations Unies, afin de préserver un dialogue au bord de l’effondrement.

L’Italie cherche à établir un axe régional de dialogue. Ses relations avec la Libye s’étendent sur plusieurs décennies et englobent des intérêts politiques, énergétiques, sécuritaires et migratoires étroitement liés. Le géant italien de l’énergie Eni est sans doute l’un des acteurs les plus déterminants de la politique étrangère italienne en Méditerranée, tandis que les côtes libyennes demeurent l’une des principales voies de passage vers l’Europe. Par conséquent, la stabilité, ou l’instabilité, de Tripoli et de Benghazi influe directement sur l’équilibre des pouvoirs au sud de l’Union européenne.

Un axe de dialogue régional sous la férule de l’Italie

La diplomatie italienne, sous la direction de Giorgia Meloni, connaît un net renouveau, Rome cherchant à jouer le rôle de «pont entre les deux rives de la Méditerranée».

Le choix de la Tunisie pour accueillir cette série de pourparlers n’est pas anodin : la Tunisie s’est rapprochée des politiques italiennes et le dossier tunisien semble avoir progressivement basculé de la sphère d’influence française traditionnelle à la sphère italienne, notamment après le déclin de la présence française en Afrique du Nord et dans les pays historiquement considérés comme relevant de sa sphère d’influence.

En ce sens, la série de rencontres entre Rome et Tunis dépasse le simple cadre logistique ; elle esquisse les contours d’un axe de dialogue régional que l’Italie cherche à consolider, se positionnant comme un médiateur incontournable entre l’Europe, l’Afrique du Nord et la communauté internationale impliquée dans la crise libyenne.

Malgré cela, le processus de négociation demeure fragile, et les préoccupations et les divisions entre l’Est et l’Ouest persistent et ne peuvent être surmontées du jour au lendemain. Cependant, la poursuite de ce processus de négociation de manière soutenue, avec un programme clair, un calendrier précis et une approche diplomatique progressive, constitue en soi un événement politique qui mérite attention et suivi.

Traduit de l’arabe.

* Ancien député tunisien résidant en Italie.

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Huile d’olive : Le Financial Times annonce la Tunisie deuxième producteur mondial

La Tunisie pourrait devenir, lors de la campagne 2025-2026, le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne et devant l’Italie. C’est ce qu’indique le Financial Times dans un article publié début janvier 2026, évoquant l’une des saisons les plus prometteuses de ces dernières années pour le pays nord-africain.

Selon le quotidien britannique, la production tunisienne est attendue entre 380.000 et 400.000 tonnes, avec des projections sectorielles pouvant atteindre 500.000 tonnes, un volume qui permettrait à la Tunisie de dépasser l’Italie, affectée par plusieurs campagnes marquées par la sécheresse et le stress climatique.

Le Financial Times souligne que cette performance repose sur des conditions climatiques favorables, notamment des précipitations mieux réparties, ainsi que sur l’ampleur du verger oléicole tunisien, qui compte près de 107 millions d’oliviers répartis sur environ 2 millions d’hectares.

Le quatrième producteur mondial, selon l’APIA

Quelques jours plus tôt, le 22 décembre 2025, Inji Doggui Hanini, directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), avait rappelé que la Tunisie est le quatrième producteur mondial d’huile d’olive, en se référant aux classements établis sur la base des moyennes pluriannuelles.

S’exprimant lors du Forum d’affaires saoudo-tunisien, elle avait également indiqué que 40% des terres cultivées en Tunisie sont consacrées aux oliviers et que le pays est le deuxième exportateur mondial d’olives, tout en mettant en avant les opportunités d’investissement dans l’embouteillage de l’huile d’olive, l’huile biologique et la valorisation des sous-produits agricoles.

Une possible évolution ponctuelle du classement

Les projections publiées par le Financial Times concernent exclusivement la campagne 2025-2026 et traduisent une performance conjoncturelle exceptionnelle, sans modifier à ce stade le classement mondial établi sur le long terme. Elles illustrent toutefois la capacité de la Tunisie à changer de rang lors d’une saison favorable, dans un contexte de fragilisation des productions européennes.

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Cosmétique : des entreprises tunisiennes en mission au salon Cosmoprof Worldwide Bologna 2026

Une mission au profit des entreprises opérant dans le secteur de la cosmétique sera organisée dans le cadre du salon « Cosmoprof Worldwide Bologna », qui se tiendra du 26 au 29 mars 2026 à Bologne (Italie).

Cette participation est organisée à l’initiative du Centre de promotion des exportations (CEPEX), en partenariat avec le Projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (PAMPAT) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Avec plus de 250 000 visiteurs professionnels, près de 3 000 exposants et des participants issus de plus de 150 pays lors de la précédente édition, ce salon constitue une plateforme de référence pour valoriser l’offre tunisienne à l’international et développer des partenariats d’affaires à forte valeur ajoutée.

Il permettra, également, aux entreprises participantes de renforcer la visibilité des marques et des innovations tunisiennes, tout en explorant les nouvelles tendances des secteurs de la cosmétique, de la beauté, de la parfumerie, des soins naturels et du bien-être.

À cette occasion, des rencontres B2B ciblées seront organisées en marge du salon afin de maximiser les opportunités de partenariat et de prospection commerciale, selon le CEPEX.

Les entreprises souhaitant prendre part à cette manifestation peuvent s’inscrire en ligne avant le 30 décembre 2025.

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Industrie : Comment El.Com illustre la montée en puissance italienne en Tunisie

Implantée en Tunisie depuis 2015, El.Com fait partie des entreprises italiennes ayant développé des capacités de production dans le pays au cours de la dernière décennie. Selon les informations publiées par Nova News, le groupe, actif dans les faisceaux de câbles destinés principalement à l’automobile et à certaines applications industrielles, opère aujourd’hui plusieurs sites en Tunisie.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où la présence étrangère est régulièrement mise en avant comme un indicateur de stabilité économique. Elle participe ainsi à un discours plus large sur l’attractivité industrielle du pays, sans pour autant en résumer la réalité.

Une implantation industrielle progressive

Fondée en 1967 à Brescia, El.Com a ouvert son premier site tunisien en 2015, dans la zone industrielle de Djebel Ouest. À l’origine, l’unité couvrait 5 000 m² et employait environ 200 personnes. Le dispositif a ensuite été élargi par étapes. À ce stade, El.Com Tunisie SA exploite trois sites industriels totalisant près de 20 000 m², pour un effectif d’environ 800 salariés.

Selon les données communiquées, près de 25 % des capacités industrielles du groupe seraient aujourd’hui localisées en Tunisie. Le pays constitue ainsi l’un des pôles de production du groupe, principalement tourné vers l’exportation, en particulier vers les marchés européens. Malgré le ralentissement du marché automobile mondial, El.Com anticipe une évolution modérée de son activité à l’horizon 2026.

Le cas El.Com s’inscrit dans un paysage plus large. La Tunisie accueille près de 1 000 entreprises italiennes, représentant plus d’un quart des entreprises étrangères implantées dans le pays. Elles sont présentes dans plusieurs secteurs industriels structurants, notamment l’automobile, le textile, la mécanique et les industries électriques. Dans ce cadre, l’Italie figure parmi les partenaires économiques majeurs de la Tunisie, aux côtés de la France, premier investisseur en volume, tandis que la présence chinoise reste plus limitée.

Un contexte marqué par la présence italienne et les IDE

À fin septembre 2025, les investissements étrangers en Tunisie atteignent près de 2,6 milliards de dinars, en hausse de 28,1 % sur un an. Les investissements directs étrangers demeurent majoritairement orientés vers l’industrie manufacturière, qui concentre environ 63 % des flux. L’Italie figure parmi les principaux investisseurs hors énergie, dans un schéma dominé par les partenaires européens traditionnels.

Dans son implantation tunisienne, El.Com a bénéficié de l’appui du Delta Center, structure d’accompagnement des entreprises italiennes sur les volets administratifs et opérationnels.

Au-delà du cas El.Com, ces éléments rappellent que la Tunisie reste intégrée aux arbitrages industriels européens comme site de production orienté vers l’export, dans une logique de coûts, de proximité géographique et de disponibilité de la main-d’œuvre, plus que dans un récit de réussite mis en scène.

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Championnat d’Italie : la Fiorentina débloque enfin son compteur

La Fiorentina a remporté, dimanche, son premier match de la saison en Série A, lors de la 16e journée du Championnat d’Italie de football. La lanterne rouge s’est largement imposée à domicile face à l’Udinese (5-1), mettant fin à une longue série sans succès.

Il aura fallu attendre cette 16e journée pour voir la Viola s’imposer enfin en championnat. Avant ce match, les Toscans restaient sur six matches nuls et neuf défaites. Cette victoire permet au club florentin de conclure l’année civile sur une note positive, malgré une situation sportive encore délicate.

Une saison marquée par l’instabilité

Ce succès intervient dans un contexte difficile pour la Fiorentina. Depuis le début de la saison, le club a déjà connu un changement d’entraîneur, tandis que son successeur reste sous pression. À l’approche de son centenaire, que la Viola célébrera la saison prochaine, la formation toscane tentait surtout d’enrayer une spirale négative.

Un tournant dès la 8e minute

La rencontre a rapidement basculé en faveur de la Fiorentina. Dès la 8e minute, le gardien de l’Udinese, Maduka Okoye, a été expulsé pour avoir violemment stoppé Moise Kean hors de sa surface de réparation. Réduits à dix, les visiteurs ont subi la domination florentine.

La Fiorentina a ouvert le score à la 21e minute, avant d’ajouter deux autres buts avant la pause, prenant une avance confortable à la mi-temps.

Kean décisif, l’Udinese dépassée

En seconde période, Moise Kean s’est illustré en inscrivant un doublé aux 56e et 68e minutes. Ces réalisations ont définitivement scellé le sort de la rencontre, mettant hors de portée une équipe de l’Udinese pourtant classée 11e avec 21 points avant ce match.

Ce lourd revers contraste avec la dynamique récente de l’Udinese, qui restait sur une victoire face au champion en titre, Naples (1-0), lors de la journée précédente.

Une situation encore préoccupante au classement

Malgré cette large victoire, la Fiorentina reste dernière du classement avec 9 points. Elle accuse toujours cinq points de retard sur la 17e place, synonyme de maintien en Série A. La route vers le redressement demeure donc longue pour la Viola.

La 16e journée s’est également poursuivie avec plusieurs autres rencontres, tandis que certains matches sont programmés mi-janvier, en raison du calendrier.

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Juventus vs AS Rome: lien streaming, chaîne tv pour regarder le match

Pour la 16ᵉ journée de Serie A, la Juventus Turin reçoit l’AS Rome ce samedi 20 décembre 2025 à 20h45 à l’Allianz Stadium. Les deux équipes, séparées d’un point au classement (AS Rome 4ᵉ avec 27 points, Juventus 5ᵉ avec 26 points), se disputent une place en Ligue des champions dans un duel qui s’annonce serré.

Sur les cinq derniers matchs, la Juventus affiche quatre victoires et une défaite (8 buts marqués, 3 encaissés), tandis que l’AS Rome compte trois victoires et deux défaites (8 buts marqués, 4 encaissés). Les confrontations récentes sont équilibrées : une victoire chacune et trois nuls, rendant cette rencontre encore plus indécise.

Diffusion et streaming

Heure du match : samedi 20 décembre 2025, 20h45

Lieu : Allianz Stadium, Turin

Chaîne TV : DAZN

Streaming live texte : disponible sur notre site

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Lazio Rome vs Cremonese : sur quelle chaîne regarder le match en direct ?

La 16e journée de Serie A se poursuit ce samedi 20 décembre 2025 avec un match attendu au Stadio Olimpico : Lazio Rome reçoit Cremonese pour un duel qui s’annonce intense.

Horaire du match

Le coup d’envoi est prévu à 18h00. Les supporters des deux clubs pourront suivre l’intégralité de la rencontre en direct.

Diffusion TV et streaming

Le match sera retransmis sur DAZN, offrant la possibilité de suivre chaque action en direct. Les abonnés peuvent également profiter de l’expérience via l’application Programme TV Foot, disponible sur iPhone et Android.

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Tunisie-Italie : Lancement du projet TANIT pour valoriser les eaux usées traitées

La Tunisie et l’Italie ont lancé officiellement, lundi, le projet TANIT, une initiative stratégique dédiée à la valorisation des eaux usées traitées. Inscrit dans le cadre du programme italien « Mattei pour l’Afrique », ce projet vise à renforcer la résilience hydrique et agricole du pays tout en soutenant la transition vers une économie plus durable.

Pour une gestion durable de l’eau

La cérémonie de lancement s’est tenue à Tunis, en présence du Secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, et d’une délégation italienne de haut niveau représentant l’ambassade d’Italie, l’Agence italienne pour la coopération au développement, le Fonds des dépôts et consignations italien et l’Institut agronomique méditerranéen de Bari.

Le projet TANIT s’articule autour de trois axes principaux :

  • Le traitement et la réutilisation des eaux usées à des fins agricoles.
  • Le soutien à la recherche et à l’innovation dans le domaine de la gestion hydrique.
  • La formation des acteurs agricoles pour une utilisation efficiente des ressources.

Un champ d’action national étendu

Selon Hamadi Habaieb, cette coopération « revêt une importance stratégique dans un contexte de stress hydrique croissant ». Le responsable a souligné que le projet permettra de mieux valoriser les ressources non conventionnelles et de soutenir les efforts nationaux pour une agriculture durable et résiliente.

Le projet concernera plusieurs stations d’épuration situées à El Attar, Melliane, Sfax, Enfidha et Agareb. Les eaux traitées du Grand Tunis seront réutilisées pour l’irrigation agricole sur une superficie totale de 11.500 hectares, répartie entre les gouvernorats de Tunis, Zaghouan, Sousse et Sfax. Les exploitations concernées se trouvent notamment dans les domaines publics agricoles de Bouargoub, Borj El Amri, El Khair, Semenja, Enfidha et Chaâl.

De son côté, la délégation italienne a réaffirmé l’engagement de Rome à accompagner la Tunisie dans ses projets de développement durable, tout en annonçant le renforcement du programme de coopération bilatérale 2025–2027. Les deux parties ont insisté sur la nécessité de maintenir une coordination technique étroite pour assurer la réussite du projet TANIT.

Eau, agriculture et formation au cœur des échanges

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique entre Tunis et Rome, renforcé par la visite de la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni à Tunis le 31 juillet 2025, où elle avait été reçue par le président Kaïs Saïed.

Cette visite visait à accélérer la mise en œuvre du Plan Mattei pour l’Afrique, tout en approfondissant la coopération dans les domaines migratoire, énergétique et agricole.

Les échanges entre les deux gouvernements ont notamment porté sur le projet TANIT et sur la création prochaine d’un centre régional de formation agricole, deux actions phares de la coopération tuniso-italienne. Ces initiatives traduisent la volonté commune d’inscrire le développement dans une approche durable et inclusive, centrée sur la sécurité hydrique et alimentaire.

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Entre Marsala et la Tunisie, découverte d’une nouvelle route de la drogue : 670 kilos de haschich saisis en mer

Une nouvelle route du trafic de drogue a été démantelée entre Marsala, en Sicile, et la Tunisie. Pas moins de 670 kilos de haschich ont été saisis par la Garde des finances italienne, ont rapporgté les médias italiens, hier.

La Sicile et la Tunisie ne sont séparées que par un mince ruban de mer, une frontière naturelle entre deux continents, mais qui devient de plus en plus souvent le théâtre de trafics illicites défiant la loi et la vigilance des autorités.

Ces dernières semaines, une nouvelle route maritime a émergé dans les eaux du canal de Sicile : une véritable « voie de la mer » reliant les côtes nord-africaines à celles de la province de Trapani.

Les forces de l’ordre italiennes ont mené une vaste opération le long de ce couloir marin, utilisé non pas par des pêcheurs ou des plaisanciers, mais par des trafiquants prêts à faire naviguer de rapides embarcations chargées de drogue.

Les enquêtes, coordonnées par la Direction antimafia de Palerme, ont révélé un trafic international exploitant la proximité géographique entre Marsala et la Tunisie pour faire transiter, par voie maritime, d’importantes cargaisons de stupéfiants.

Une nuit agitée au large de Marsala

Dans la nuit du 20 octobre dernier, les agents de la Police d’État et de la Garde des finances de Trapani, engagés dans une patrouille conjointe, ont remarqué un mouvement suspect au large des côtes marsalaises.

Selon les témoignages recueillis, un canot pneumatique à moteur hors-bord avait quitté la terre ferme pour se diriger vers le large. Les radars et systèmes de surveillance ont suivi le bateau jusqu’aux eaux internationales, où il a croisé un pêcheur tunisien.

Les deux embarcations se sont alors rapprochées pour effectuer le transbordement de plusieurs colis volumineux, enveloppés dans des bâches bleues. Malgré les tentatives de dissimulation, les autorités italiennes avaient déjà mis en place une manœuvre d’encerclement.

Une course-poursuite s’est engagée : le pilote du canot a tenté de s’enfuir et de se débarrasser du chargement, mais les agents ont réussi à récupérer les paquets, contenant 160 kilos de haschich conditionnés en plaquettes.

670 kilos de haschich et cinq arrestations

Pendant que la police interceptait le canot à Marsala, la Garde des finances a pris en chasse le pêcheur tunisien, intercepté à quelques milles du territoire maritime tunisien. Les militaires ont réussi à monter à bord, récupérant 11 autres colis de drogue jetés à la mer, soit plus de 600 kilos de haschich supplémentaires.

Au total, 670 kilos de drogue ont été saisis – le plus important chargement intercepté dans les eaux de Trapani depuis des décennies.

Cinq ressortissants tunisiens ont été placés en garde à vue pour association criminelle en lien avec un trafic international de stupéfiants. Quatre d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que le cinquième a été transféré au Centre de rétention administrative de Milo, dans l’attente des décisions de la justice italienne.

Les deux embarcations ont été saisies afin de permettre aux enquêteurs d’approfondir leurs investigations et de reconstituer les réseaux impliqués dans cette nouvelle route du narcotrafic méditerranéen.

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La visite du ministre italien de la Défense en Tunisie, annulée en raison de la crise à Gabès

La visite officielle du ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, prévue ce lundi à Zarzis, dans le sud de la Tunisie, a été annulée en raison des urgences liées à la crise environnementale que traverse actuellement le gouvernorat de Gabès.

Selon l’agence Nova, le ministre tunisien de la Défense, Khaled Shili, a dû reporter les engagements bilatéraux en raison des réunions de haut niveau qui se succèdent autour de la situation dans le gouvernorat.

Le ministre de la Défense ainsi que les autres ministres restent mobilisés par la crise environnementale et sociale que traverse la région de Gabès.

Dans ce contexte, l’Assemblée des représentants du peuple tiendra, ce lundi 20 octobre 2025, une séance plénière consacrée à l’examen de la situation dans le gouvernorat de Gabès, en présence des ministres de la Santé, Mustapha Ferjani, et de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari.

Gabès, théâtre depuis plusieurs jours de manifestations massives, est confrontée à une pollution persistante attribuée aux unités du Groupe chimique tunisien (GCT). Les habitants exigent le démantèlement immédiat des installations industrielles polluantes.

Le ministre de la Défense italien, Guido Crosetto, devait se rendre à Zarzis, pour une visite officielle visant à consolider la coopération italo-tunisienne dans le secteur de la défense. Selon l’agence Nova, cet accord s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre Rome et Tunis, initié l’année dernière par la signature d’un accord de coopération en matière de défense.

Cet accord prévoit plus de 46 activités conjointes entre les forces armées italiennes et tunisiennes – 26 en Italie et 20 en Tunisie – et porte sur la formation, l’entraînement, les opérations, les services médicaux militaires et l’échange d’informations satellitaires.

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460 millions d’euros : La Tunisie, ce pont d’énergie que l’Europe attendait pour sécuriser son avenir

Le géant italien Prysmian a remporté le contrat majeur pour l’interconnexion électrique sous-marine Elmed. Ce projet, dont le contrat principal s’élève à 460 millions d’euros, est bien plus qu’une infrastructure ; il est le pivot d’une nouvelle stratégie énergétique européenne. Salué par Ursula von der Leyen, Elmed fait de la Tunisie le premier partenaire africain directement relié au continent par une liaison électrique en courant continu.

L’Enjeu Stratégique : L’Afrique, Nouvel Allié de l’Europe Verte

Le projet Elmed reliera la Sicile (Italie) au Cap Bon (Tunisie) via un câble sous-marin de 600 MW, créant ainsi une voie directe et sécurisée pour l’énergie. Il s’agit de la première liaison en courant continu à haute tension (HVDC) entre l’Europe et l’Afrique.

Dans un contexte de forte incertitude géopolitique, l’objectif principal est de diversifier et sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Europe. Le câble permet d’intégrer massivement les énergies renouvelables (solaire et éolien) de l’Afrique du Nord sur le marché européen. En offrant un débouché pour l’électricité verte tunisienne, il aide l’UE à atteindre ses objectifs climatiques tout en renforçant son autonomie face aux énergies fossiles.

Ce projet est une concrétisation du « Global Gateway » de l’UE et du Plan Mattei de l’Italie, qui visent à ériger la Tunisie en partenaire stratégique et en hub d’exportation d’énergie propre pour l’ensemble de l’Europe.

Le Contrat Prysmian et l’Engagement Financier Historique de l’UE

La valeur stratégique du projet est soutenue par un engagement financier conséquent.

Le contrat principal pour la fourniture et l’installation de l’artère sous-marine, remporté par le groupe Prysmian, est évalué à environ 460 millions d’euros.

Bien que le coût total du projet Elmed approche le milliard d’euros, le montage financier est remarquable par l’intervention massive de l’Union européenne :

Un Tremplin Économique et Social : Stabilité et 70 000 Emplois en Vue

Pour la Tunisie, le projet Elmed est un vecteur de transformation crucial, destiné à renforcer sa souveraineté énergétique et à stimuler son économie.

  1. Stabilité du Réseau : L’interconnexion agit comme un filet de sécurité pour la STEG, permettant l’importation rapide d’électricité européenne en cas de besoin, stabilisant le réseau national et garantissant une meilleure qualité de service aux consommateurs.
  2. Moteur de Croissance et d’Emploi : Le câble débloque le potentiel d’exportation de la Tunisie, encourageant les investissements massifs dans la filière nationale des énergies renouvelables. Les partenaires financiers du projet estiment que l’ensemble de cet écosystème en croissance pourrait générer pas moins de 70 000 emplois en Tunisie.

Le chantier, dont la mise en service est attendue en 2028, est donc une étape concrète pour lier de manière durable le destin économique et énergétique des deux rives de la Méditerranée.

Lire aussi: Tunisie – Italie : Elmed, « première liaison en courant continu entre l’Europe et l’Afrique »

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L’Italie veut renforcer son rôle économique en Tunisie et en Afrique

À l’occasion du forum économique Investment Africa 2025 tenu à Tunis le 26 septembre, l’ambassadeur d’Italie Alessandro Prunas a souligné la volonté de Rome d’intensifier sa présence économique en Tunisie. Ce partenariat bilatéral, déjà solide, vise aussi à ouvrir des perspectives communes vers le marché africain.

Lors de son intervention, le diplomate italien a mis en avant le rôle que la Tunisie peut jouer en tant que partenaire stratégique pour l’Italie. Il a rappelé que les relations bilatérales, ancrées de longue date, se renforcent constamment à travers des coopérations multiples dans les secteurs économique, commercial et académique.

Des échanges déjà importants

En 2024, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 21 milliards de dinars. L’Italie se positionne ainsi comme deuxième partenaire économique de la Tunisie et comme deuxième destination des exportations tunisiennes après la France.

Ce forum Investment Africa 2025 a réuni des représentants institutionnels, économiques et académiques pour promouvoir les opportunités d’affaires entre la Tunisie, l’Italie et le continent africain. L’événement est une initiative conjointe de CONECT, Confimprese Italia, Confimprese Tunisie et Delta Center Tunisie, avec l’appui de la CTICI et de l’Italian Trade Agency.

Cette 1ère édition ambitionne de favoriser des partenariats solides entre sociétés italiennes et opérateurs tunisiens, tout en créant un cadre propice aux échanges bilatéraux.

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Meloni critique sévèrement la flottille pour Gaza : « Un geste dangereux et irresponsable »

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a vivement critiqué l’initiative de la flottille de la Résilience, destinée à briser le blocus de Gaza. Selon elle, il ne s’agit pas d’une mission humanitaire, mais d’une action visant à « créer des problèmes au gouvernement italien ».

« Cette flottille est dangereuse et irresponsable. Il n’est pas nécessaire de risquer sa propre sécurité ni de pénétrer dans une zone de guerre pour acheminer de l’aide à Gaza », a-t-elle déclaré. La cheffe du gouvernement a ajouté que les autorités italiennes étaient en mesure d’acheminer des aides humanitaires vers le territoire palestinien « en quelques heures seulement ».

Meloni a par ailleurs lancé un appel à la responsabilité, en particulier à l’adresse des parlementaires italiens impliqués dans l’initiative.

De son côté, le ministre de la Défense Guido Crosetto a annoncé l’envoi d’un second navire de la marine italienne pour escorter la flottille internationale en route vers Gaza, signe de la sensibilité politique et sécuritaire entourant cette opération.

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