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Comptabilité carbone: l’ANME fixe les conditions d’éligibilité pour accompagner les entreprises tunisiennes

La comptabilité carbone commence à se structurer en Tunisie, y compris du côté des professionnels habilités à accompagner les entreprises. Le cahier des charges de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe des conditions précises pour les experts appelés à réaliser les études de bilan carbone, d’empreinte carbone des produits ou encore à accompagner les entreprises dans leur mise en conformité avec le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

Premier filtre, le niveau académique. Les experts doivent disposer d’un diplôme de niveau Bac+5 ou plus, dans une discipline scientifique ou technique.

À cette exigence s’ajoute une expérience professionnelle d’au moins cinq ans, qui doit être prouvée. Elle peut avoir été acquise dans plusieurs domaines liés à la transition énergétique et environnementale, notamment l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, le management de la qualité, l’environnement, les procédés industriels ou encore la gestion et les inventaires des émissions de gaz à effet de serre.

Le cahier des charges introduit ensuite des exigences différentes selon la prestation demandée.

Pour réaliser le bilan carbone d’une entreprise, selon les référentiels ISO 14064-1 ou GHG Protocol, l’expert doit avoir participé à une mission d’accompagnement en bilan carbone dans le cadre d’un programme national, notamment porté par l’ANME, le CITET ou la DGIIT. Une autre possibilité est de justifier d’au moins deux bilans carbone réalisés et documentés.

Les exigences sont comparables pour l’empreinte carbone des produits, qui s’appuie notamment sur la norme ISO 14067 et l’approche cycle de vie. L’expert doit avoir participé à une mission d’accompagnement en empreinte carbone produit dans le cadre d’un programme national ou pouvoir justifier d’au moins deux études d’empreinte carbone produit.

Cette expérience spécifique est également demandée pour accompagner une entreprise dans sa mise en conformité avec le MACF. Là encore, l’expert doit justifier d’une expérience en empreinte carbone produit dans le cadre d’un programme national ou de deux études ECP documentées.

Ces critères montrent que l’ANME ne cherche pas seulement à multiplier le nombre d’intervenants sur le marché. Le dispositif vise à encadrer la qualité des prestations et à s’assurer que les entreprises soient accompagnées par des professionnels disposant à la fois d’une formation technique et d’une expérience vérifiable.

L’enjeu dépasse d’ailleurs la seule production d’un document carbone. Pour les entreprises exportatrices vers l’Union européenne, la capacité à calculer correctement les émissions associées à leurs produits devient progressivement un sujet commercial. Dans le cadre du MACF, les données d’émissions doivent pouvoir être documentées selon des méthodes reconnues. La qualité du calcul effectué en amont peut donc avoir des conséquences sur les démarches de l’entreprise et, à terme, sur son coût carbone.

Cette structuration intervient alors que l’ANME développe parallèlement DecarboAct, sa plateforme destinée aux entreprises tunisiennes. Celle-ci propose notamment des outils pour calculer l’empreinte carbone, élaborer un plan de décarbonation et accéder à des ressources de formation et de financement.

Pour les entreprises, le message est donc assez clair. La comptabilité carbone devient une prestation encadrée, avec des qualifications, une expérience minimale et des références précises selon le type d’étude. La Tunisie cherche ainsi à construire progressivement une offre nationale capable d’accompagner les entreprises dans la mesure de leurs émissions, leur réduction et leur adaptation aux nouvelles exigences liées au carbone.

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Tunisie-Italie | L’IA contre les incendies de forêt

Utiliser l’intelligence artificielle, les données géospatiales, l’imagerie satellitaire, les capteurs et les drones pour prévenir et gérer les incendies de forêt en Méditerranée : tel est l’objectif du projet Forfire-AI. Ce projet était au cœur de l’atelier international intitulé «Prévenir et gérer les incendies de forêt grâce aux coordonnées géospatiales et à l’intelligence artificielle», organisé mardi 8 septembre 2026 à Palerme, en Italie, dans le cadre du programme européen Interreg Next Italie-Tunisie (2021-2027).

Selon l’Université de Palerme, l’initiative vise à renforcer la coopération scientifique et opérationnelle entre les deux rives de la Méditerranée, dans un contexte marqué par une augmentation de la fréquence et de l’intensité des incendies de forêt ainsi que par une exposition croissante des zones forestières aux effets du changement climatique.

D’une durée de trois ans, le projet a débuté le 15 mai 2025 et s’achèvera le 15 mai 2028.

Forfire-AI, acronyme signifiant «Optimisation de la prévention et de la détection des incendies de forêt grâce aux technologies d’IA», dispose d’un budget global de 773 683 euros, dont 696 314,70 euros proviennent de l’Union européenne (UE) et 77 368,30 euros du cofinancement.

Le chef de file du projet est l’École nationale d’ingénieurs de Sousse (Eniso), tandis que le partenariat inclut l’Institut supérieur agronomique de Chott-Mariem, l’Université de Palerme, l’entreprise italienne Seeds et la société tunisienne Robocare.

Identifier les zones les plus exposées et intervenir rapidement

Le projet se concentre sur le développement d’un système d’alerte et d’une plateforme web capables d’intégrer diverses sources d’information — données météorologiques, capteurs, images satellites et données acquises par drone — afin d’identifier les zones les plus exposées au risque et de favoriser une intervention plus rapide.

La plateforme sera expérimentée sur un site pilote en Tunisie et un autre en Sicile, avec pour objectif d’aboutir à des procédures d’alerte reproductibles dans d’autres régions méditerranéennes.

Le volet technologique prévoit également l’utilisation de caméras capables de détecter la fumée et les points chauds à une distance estimée entre cinq et dix kilomètres, tout en les distinguant des phénomènes atmosphériques tels que le brouillard et la brume afin de réduire le nombre de fausses alertes. Une fois un foyer potentiel identifié, le système pourra déployer un drone pour acquérir des images en temps réel et les transmettre aux centres opérationnels, fournissant ainsi des informations utiles pour évaluer rapidement l’étendue de l’incendie et coordonner les opérations. Côté tunisien, les premiers tests sont prévus dans la forêt de Dar Chichou, dans la zone d’El Haouaria (gouvernorat de Nabeul, au nord-est du pays). Le système pourra ensuite être étendu à d’autres zones jugées particulièrement vulnérables, notamment Sejnane, dans le gouvernorat de Bizerte, l’une des zones forestières du nord de la Tunisie les plus exposées au risque d’incendie. En Italie, en revanche, l’expérimentation concernera une zone forestière sicilienne.

Les recherches portent également sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse automatisée d’images. L’Université de Palerme a récemment lancé une procédure de sélection pour deux bourses de recherche dédiées précisément à la «mise en œuvre de techniques d’IA pour la détection précoce des incendies par analyse visuelle et modèles efficaces», dans le cadre du projet Forfire-Ai.

De la réponse à l’urgence à la prévention informée

L’activité scientifique concerne aussi la surveillance de l’état des forêts et du stress hydrique. Dans le cadre du projet, des techniques de télédétection fondées sur des images hyperspectrales et radar SAR (Synthetic Aperture Radar) — intégrées à des systèmes d’intelligence artificielle — sont à l’étude pour évaluer l’état des écosystèmes forestiers côtiers méditerranéens et identifier des indicateurs liés au risque d’incendie. L’atelier de Palerme constitue ainsi une étape opérationnelle du projet, visant à articuler recherche universitaire, innovation technologique et gestion concrète des situations d’urgence. Parmi les résultats attendus de Forfire-AI figurent une plateforme numérique, l’intégration de données météorologiques et de surveillance, l’expérimentation sur deux sites pilotes, l’élaboration de procédures d’alerte ainsi que des actions de sensibilisation destinées tant aux décideurs qu’à la population.

La logique du projet consiste à déplacer le centre de gravité de la gestion des incendies : passer d’une simple réponse à l’urgence vers une prévention fondée sur les données. Il s’agit de combiner des informations provenant de sources diverses pour identifier en amont les conditions à risque, localiser plus rapidement les foyers potentiels et fournir aux opérateurs une représentation actualisée du territoire.

À cet égard, Forfire-AI s’inscrit dans une évolution plus large des politiques européennes de gestion des risques, lesquelles accordent une place croissante à la télédétection, aux données satellitaires et à l’intelligence artificielle pour la cartographie et la prévision des incendies.

Selon un document du Parlement européen, l’utilisation coordonnée de données satellitaires, d’informations géospatiales et de la surveillance au sol est considérée comme un outil stratégique pour renforcer les capacités de prévention et d’intervention dans les zones méditerranéennes.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Impressive Tunisia, première agence avec une double certification ISO

Impressive Tunisia annonce l’obtention de deux certifications internationales majeures : ISO 20121 et ISO 9001. Une reconnaissance qui vient consacrer une démarche structurée alliant qualité, performance et responsabilité sociétale.

C’est une  double certification qui positionne Impressive Tunisia parmi les structures les plus avancées en matière de management intégré, en phase avec les nouvelles exigences du marché et des donneurs d’ordre, de plus en plus sensibles aux critères ESG.

La marque DMC de l’agence de voyages Kyranis Travel spécialisée dans l’événementiel vient en effet de décrocher la version 2024 (et non pas 2012) de la certification ISO 20121:2024 auditée par AFNOR Certification, valide pour la période 2026-2028, qui est la version la plus exigeante de la norme internationale pour le management responsable des événements. Elle se positionne désormais en Tunisie comme la seule à disposer de la double certification ISO 20121:2024 et ISO 9001:2015.

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Dimensions environnementale et économique

La norme ISO 20121, spécifiquement dédiée à l’événementiel responsable, atteste de la capacité d’Impressive Tunisia à concevoir et organiser des événements en intégrant pleinement les dimensions environnementales, sociales et économiques. Elle implique une gestion rigoureuse des impacts, une optimisation des ressources mobilisées et une prise en compte des parties prenantes à chaque étape des projets.

En parallèle, la certification ISO 9001 vient renforcer cette approche en garantissant un système de management de la qualité conforme aux standards internationaux. Elle traduit une volonté d’amélioration continue, de maîtrise des comptes internes et de satisfaction client durable.

Pour le DMC, cette double reconnaissance ne relève pas d’une simple démarche de labellisation, mais d’un véritable choix stratégique. Elle reflète une vision à long terme visant à structurer l’activité autour de standards élevés, tout en anticipant les mutations du secteur événementiel.

Car en intégrant une chaîne de valeur certifiée, les séminaires et congrès des clients d’Impressive Tunisia ne sont plus un coût, mais des actifs ESG audités et défendables de la performance extra-financière.

Avantage différenciateur

Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, où les entreprises doivent démontrer leur fiabilité autant que leur engagement, ces certifications constituent un avantage différenciateur. Elles renforcent la crédibilité de l’entreprise auprès de ses partenaires, clients et institutions, tout en consolidant son positionnement sur des projets d’envergure.

Au-delà de la performance opérationnelle, Impressive Tunisia s’inscrit ainsi dans une dynamique globale où qualité et durabilité deviennent indissociables. Une orientation qui confirme l’évolution du secteur vers des modèles plus responsables, où l’excellence se mesure désormais autant à l’impact qu’aux résultats.

Autres entreprises du secteur touristique certifiés en Tunisie

A Djerba, le centre Athénée Thalasso de l’hôtel Radisson Blu Resort décroche la certification ISO 17680

Liberta Voyages obtient la certification ISO 9001:2015 et audité positivement pour la certification ISO 10002 : 2018

Intertek Cristal accorde six certifications à l’hôtel Royal Thalassa Monastir

De nouvelles certifications pour le Mövenpick Hotel du Lac Tunis

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