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Contrôle parental : De nouvelles règles pour les fournisseurs Internet

Les parents devraient disposer de davantage d’outils pour encadrer l’accès de leurs enfants à Internet. Le ministère des Technologies de la Communication a annoncé de nouvelles mesures imposant aux fournisseurs de services Internet de mettre à disposition un socle de mécanismes de contrôle parental, à la suite d’une décision prise par l’Instance nationale des télécommunications (INT) le 10 juin 2026. Cette décision figure parmi les textes adoptés par le régulateur en matière de protection des consommateurs.

Filtrer les sites et contrôler les appareils

Le dispositif doit notamment permettre aux parents de filtrer l’accès à des sites jugés inappropriés grâce à une liste noire. Ils pourront également identifier et gérer les appareils connectés au réseau et définir des plages horaires d’accès à Internet.

L’objectif est de donner aux parents des moyens directement opérationnels pour encadrer la navigation des enfants, plutôt que de limiter la protection à des recommandations générales.

Les fournisseurs devront aussi informer leurs abonnés de l’existence de ces outils, expliquer les modalités de leur activation, de leur désactivation et de leur utilisation. Un guide ou document détaillant leur configuration devra également être mis à leur disposition.

Cette obligation s’inscrit dans un cadre réglementaire déjà ancien : le décret régissant l’activité des fournisseurs de services Internet prévoit notamment la mise en place de solutions permettant une navigation sécurisée des enfants et l’information des abonnés sur ce service.

Des services plus avancés, éventuellement payants

Le nouveau dispositif prévoit également la possibilité de proposer des solutions de contrôle parental plus avancées, sous la forme d’applications, de plateformes numériques ou d’autres services.

Lorsque ces services sont payants, leur coût devra être intégré à la facture d’abonnement. L’abonné conservera par ailleurs la possibilité de résilier ce service à tout moment.

Autre changement prévu : les contrats d’abonnement Internet devront comporter une clause explicite relative à la fonctionnalité de protection des enfants. Le fournisseur devra y préciser les outils proposés ainsi que leurs caractéristiques et leurs modalités d’utilisation.

Une obligation pour les fournisseurs, un outil pour les parents

La mesure ne signifie donc pas que les fournisseurs vont surveiller individuellement la navigation des enfants. Elle vise plutôt à imposer la disponibilité d’outils permettant aux parents de définir eux-mêmes les règles d’accès.

La décision de l’INT constitue ainsi le volet réglementaire d’un dispositif présenté par le ministère comme destiné à renforcer la sécurité des enfants dans l’espace numérique. Elle intervient alors que la réglementation tunisienne prévoit déjà, depuis 2014, des obligations relatives à la navigation sécurisée des enfants sur Internet.

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Photos et vidéos d’enfants sur internet : jusqu’à deux ans de prison et 10.000 dinars d’amende

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors a rappelé, jeudi 1er octobre 2026, qu’il est strictement interdit de publier ou de diffuser des photos et vidéos d’enfants en dehors du cadre prévu par la loi. Il met notamment en garde contre leur circulation sur les espaces numériques et les...

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Afrique : le piège de l’Internet passif freine le développement économique

Malgré une progression constante de la connectivité mobile, la grande majorité des internautes africains se cantonnent aux réseaux sociaux et au divertissement, délaissant les services à forte valeur ajoutée.

C’est le constat alarmant publié par la GSMA (Global System for Mobile Communications Association) dans son rapport The State of Mobile Internet Connectivity 2026, rapportent nos confrères d’Agence Ecofin. On estime à 83 % le pourcentage d’utilisateurs africains se connectant quotidiennement à Internet, cependant, «… leur usage reste très superficiel ». Ainsi, entre 90 et 96 % des internautes consacrent leur forfait aux plateformes sociales, à la messagerie instantanée (comme WhatsApp) et aux vidéos, analyse le rapport.

A contrario, « l’adoption des outils numériques essentiels demeure marginale. Moins de 38 % des internautes au Sénégal, au Nigeria ou en Ouganda utilisent les services publics en ligne… ». De même, « la recherche d’emploi, le commerce électronique ou l’accès aux données agricoles attirent moins de 30 % des utilisateurs dans des pays comme le Ghana et l’Éthiopie ».

Toujours selon la GSMA, ce fossé numérique est encore plus grand dans les zones rurales et chez les femmes. Pour preuve, « en Éthiopie, si 29 % des citadins utilisent Internet au quotidien, ils ne sont que 4 % en zone rurale à diversifier leurs activités en ligne. Au Nigeria, le taux d’usage diversifié s’effondre à 13 % à la campagne, contre 41 % dans les villes ».

L’organisme souligne que lever ces freins ne dépend plus uniquement de la couverture réseau ou du prix des smartphones, « mais du renforcement des compétences numériques ». Car, « sans un apprentissage ciblé vers la santé, l’éducation ou la finance, le continent risque de passer à côté de milliards de dollars de PIB additionnels potentiels ».

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