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Blockchain: les talents de l’INSAT s’imposent à l’international

Les étudiants de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) se sont distingués dans le cadre du programme international «Deep Dive into Blockchain 2026», qui a réuni des étudiants et des talents issus de plus de 65 pays. Cette participation a donné lieu à plusieurs performances tunisiennes dans différentes étapes du programme.

Rayan Hanfi et Amna Salmi ont décroché la première place en Afrique du Sud, tandis que Maryem Ouertani s’est classée quatrième à Zurich, en Suisse. La participation tunisienne s’est également distinguée à travers Anas Souaidi, sélectionné pour prendre part à l’encadrement et à l’enseignement dans le cadre du programme à Zurich.

Ces résultats témoignent du niveau des étudiants tunisiens dans un domaine technologique spécialisé. Ils illustrent également leur capacité à se mesurer à des participants venus de nombreux pays dans le cadre d’un programme consacré à la blockchain.

Une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes

La performance de l’INSAT s’inscrit ainsi dans une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes. La blockchain, au même titre que d’autres technologies numériques, constitue un domaine dans lequel la formation et l’exposition à des programmes internationaux peuvent permettre aux jeunes talents de développer leur expertise et de se confronter à des environnements technologiques internationaux.

 

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Les mathématiques tunisiennes sont en deuil, suite au décès du Pr Mohamed Amara

Le professeur Mohamed Amara, figure majeure des mathématiques tunisiennes, est décédé le lundi 3 août 2026 à Grenoble, en France, laissant un vide important dans le paysage universitaire du pays.

Enseignant-chercheur à la Faculté des sciences de Tunis, il s’est distingué par une œuvre scientifique riche portant sur l’analyse, la topologie, le calcul différentiel et les équations différentielles – des travaux qui ont servi de référence dans l’enseignement supérieur en Tunisie mais aussi dans les autres pays du Maghreb.

Son parcours institutionnel est tout aussi marquant, rapportent des médias tunisiens. Ainsi, il fut le premier recteur de l’Université de Tunis El Manar, de 1986 à 1991, avant de porter, à partir de 1992, le projet de création de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT). C’est lui qui en a conçu les bases pédagogiques, les programmes et l’organisation scientifique. À son ouverture en septembre 1996, il en devient naturellement le premier directeur, fonction qu’il occupera jusqu’en 1999. Il défendait une conception de l’enseignement supérieur où la recherche occupe une place centrale, une orientation qui a durablement façonné l’identité de l’INSAT.

Sa disparition a suscité de nombreux hommages dans le milieu académique tunisien. D’anciens collègues et disciples ont salué entre autres « un homme d’une grande rigueur intellectuelle, généreux dans la transmission de son savoir », et qui a su former et orienter plusieurs générations de jeunes mathématiciens vers différentes écoles de pensée, sans esprit de chapelle. Beaucoup retiennent de lui « l’image d’un bâtisseur d’institutions autant que d’un maître au sens le plus noble », dont l’héritage scientifique et humain continue d’inspirer les mathématiciens et ingénieurs tunisiens.

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