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Varun Beverages, géant indien des boissons, débarque en Tunisie

Le géant indien Varun Beverages prépare son arrivée en Tunisie. Son conseil d’administration a approuvé, mardi 25 août 2026, la création d’une société commune avec un partenaire tunisien, destinée à produire et distribuer plusieurs catégories de boissons.

L’information figure dans une déclaration réglementaire adressée le même jour à la National Stock Exchange of India (NSE) et à la BSE. Le document prévoit la constitution de « Varun Beverages Tunisia SA », ou d’une société portant une dénomination similaire après approbation des autorités tunisiennes. La société reste à ce stade « à constituer ».

Un capital de 9 millions de dinars

Le montage retenu associe directement le groupe indien à un partenaire tunisien. Varun Beverages détiendra 75 % de la future société, contre 25 % pour une entité désignée dans le document sous le nom de « Bevanda (Tunisia) ».

Le capital proposé atteint 9 millions de dinars, apportés en numéraire, avec une valeur nominale de 10 dinars par action. La nouvelle entité est classée par Varun Beverages elle-même dans le secteur « FMCG » (biens de grande consommation).

L’identité des actionnaires ou dirigeants se trouvant derrière Bevanda n’est pas précisée dans le dépôt indien.

Le projet doit encore franchir les procédures réglementaires nécessaires. Le document cite notamment l’approbation préalable du Registre national des entreprises (RNE) en Tunisie.

Des sodas au lait : Un champ d’activité très large

La future société ne devrait pas se limiter à la commercialisation de produits importés. Le document officiel lui attribue une activité de « production et distribution » couvrant les boissons gazeuses, les jus, l’eau et les produits laitiers.

Cette diversité correspond au profil de Varun Beverages. Le groupe se présente comme l’un des plus grands franchisés de PepsiCo au monde hors États-Unis et fabrique ou distribue, selon les territoires, des marques comme Pepsi, 7UP, Mirinda, Sting, Tropicana, Gatorade ou Aquafina.

L’entreprise indienne poursuit par ailleurs une importante expansion internationale, particulièrement en Afrique, avec des activités en Afrique australe, au Kenya, au Maroc, en Zambie et au Zimbabwe.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans un contexte de rapprochement économique plus large entre les deux pays, à peine cinq jours après la tenue d’un forum tuniso-indien évoquant la création d’une chambre d’affaires bilatérale.

Lire aussi: Tunisie–Inde : Une chambre d’affaires en projet et un forum tous les six mois

Le précédent marocain

Le Maroc constitue un point de comparaison particulièrement intéressant. Varun Beverages y dispose déjà d’une implantation industrielle et commerciale, via Varun Beverages Morocco SA, et y produit notamment des boissons sous les marques Pepsi, Mirinda, 7UP et Aquafina.

Le groupe y a progressivement élargi son activité au-delà des boissons : distribution de Lay’s, Doritos et Cheetos dès février 2024, puis production locale de Cheetos à partir de mai 2025 dans une usine dédiée, pour un investissement annoncé de 100 crores de roupies.

Cette expérience maghrébine donne une dimension supplémentaire au projet tunisien, même si Varun Beverages n’a pour l’instant communiqué ni localisation d’une future unité de production, ni calendrier de démarrage.

Lire aussi: TIF 2026 : La Tunisie déplace son centre de gravité de l’Europe vers l’Afrique

Et Pepsi en Tunisie ?

La question se pose naturellement compte tenu du métier de Varun Beverages et de son partenariat historique avec PepsiCo. Mais, à ce stade, la prudence s’impose.

Le document réglementaire du 25 août ne mentionne ni PepsiCo ni aucune de ses marques pour la Tunisie. Il annonce uniquement la production et la distribution de différentes catégories de boissons.

Il est donc prématuré d’en déduire un retour de Pepsi sur le marché tunisien. En revanche, l’arrivée annoncée de l’un de ses principaux embouteilleurs mondiaux constitue à elle seule un développement significatif pour le secteur tunisien des boissons — un secteur qui a connu ces dernières semaines des tensions d’approvisionnement sur l’eau conditionnée.

La prochaine étape sera désormais à suivre en Tunisie : l’immatriculation de la nouvelle société et les autorisations nécessaires devraient permettre d’en savoir davantage sur Bevanda, l’implantation industrielle envisagée et surtout les marques qui seront produites localement.

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Crise d’Ormuz : Comment l’Algérie récupère une partie du marché énergétique perdu au Moyen-Orient

La crise du détroit d’Ormuz bouleverse les approvisionnements en GPL de l’Inde et offre à l’Algérie une nouvelle fenêtre sur un marché qu’elle avait perdu. Selon trois sources commerciales citées par Reuters, Indian Oil Corporation a finalisé un accord avec Sonatrach pour importer du GPL algérien en 2027. Le contrat pourrait porter sur 45.000 à 55.000 tonnes par mois, soit potentiellement jusqu’à 660.000 tonnes sur l’année.

L’Inde revient vers Sonatrach

Ce retour n’est pas anodin. L’Inde avait abandonné quelques années auparavant son contrat à terme avec Sonatrach au profit des fournisseurs du Moyen-Orient. Mais la dégradation de la situation autour du détroit d’Ormuz a changé la donne.

New Delhi a recommencé à importer du GPL algérien dès juin 2026 et devrait en recevoir environ 110.000 tonnes en août, selon les sources commerciales citées par Reuters. Le futur accord marquerait donc le retour d’un approvisionnement régulier plutôt qu’une simple opération ponctuelle.

Ormuz oblige New Delhi à diversifier

Le mécanisme est essentiellement géopolitique. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz ont affecté les flux de GPL en provenance du Moyen-Orient, au point de contraindre l’Inde à rationner certains approvisionnements.

Face à ce risque, New Delhi accélère la diversification de ses fournisseurs. L’Algérie bénéficie directement de ce mouvement, tout comme les États-Unis, également appelés à renforcer leur présence sur le marché indien.

L’enjeu dépasse donc largement le contrat entre Indian Oil et Sonatrach : une crise au Moyen-Orient est en train de modifier les routes d’approvisionnement d’un des principaux marchés énergétiques asiatiques.

Le prix renforce l’avantage algérien

L’Algérie dispose par ailleurs d’un argument supplémentaire : ses prix.

Selon une source commerciale citée par Reuters, le GPL algérien est actuellement moins cher que les références contractuelles de Saudi Aramco. Pour août, les prix annoncés sont de 540 dollars la tonne pour le propane et 570 dollars pour le butane, contre respectivement 620 et 640 dollars pour les références saoudiennes.

Pour un acheteur confronté à des difficultés d’approvisionnement et cherchant à sécuriser des volumes importants, cet écart renforce naturellement l’attractivité de l’offre algérienne.

Il ne faut toutefois pas parler d’un remplacement du Moyen-Orient par l’Algérie. L’Inde cherche avant tout à réduire sa dépendance à une seule zone géographique.

Les États-Unis devraient eux aussi prendre une place croissante dans ses importations de GPL, avec une part pouvant atteindre jusqu’à 25 % en 2027, selon Reuters.

Pour Sonatrach, le véritable enjeu est donc de transformer une opportunité née d’une crise en présence durable sur le marché indien.

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Tunisie–Inde : Une chambre d’affaires en projet et un forum tous les six mois

La coopération économique entre la Tunisie et l’Inde pourrait bientôt s’appuyer sur deux nouveaux mécanismes destinés à renforcer les échanges entre les entreprises des deux pays. Au lendemain du Forum tuniso-indien organisé le 20 août, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie a évoqué la poursuite des démarches en vue de créer une chambre d’affaires bilatérale et d’instaurer un rendez-vous économique semestriel, organisé alternativement en Tunisie et en Inde. À ce stade, aucune annonce ne fait toutefois état de contrats d’investissement précis conclus à l’issue de cette rencontre.

Une présence permanente au-delà des forums

L’idée d’une chambre d’affaires tuniso-indienne constitue l’un des principaux prolongements envisagés après le forum. L’objectif serait de disposer d’une structure permanente capable de rapprocher les entreprises, de faciliter les contacts et d’accompagner le développement de projets communs.

Contrairement à un forum ponctuel, une telle structure permettrait d’inscrire les relations économiques dans la durée. Elle pourrait notamment jouer un rôle d’interface entre les opérateurs privés, identifier des opportunités de partenariat et favoriser une meilleure connaissance des marchés tunisien et indien.

Les secteurs évoqués dans le cadre du rapprochement entre les deux pays couvrent notamment la pharmacie, le numérique, l’agroalimentaire, la mécanique, l’électronique ainsi que les composants automobiles.

Un forum tous les six mois

Le second mécanisme envisagé repose sur l’organisation régulière d’un forum économique tuniso-indien tous les six mois, alternativement dans les deux pays.

L’enjeu est d’éviter que les rencontres entre opérateurs économiques ne restent limitées à des événements isolés. Ce rythme semestriel permettrait d’assurer un suivi des discussions engagées, de présenter régulièrement de nouvelles opportunités et, surtout, de transformer progressivement les intentions de coopération en projets concrets.

Lors de la rencontre avec une délégation d’hommes d’affaires, le ministre du Commerce a d’ailleurs souligné l’importance de l’Inde en tant que partenaire économique pour la Tunisie et la nécessité de développer davantage les échanges entre les deux pays.

Des intentions institutionnelles, mais pas encore de contrats annoncés

C’est précisément sur ce point que la distinction reste importante. Les annonces intervenues après le Forum tuniso-indien du 20 août concernent, pour l’heure, la mise en place d’outils destinés à structurer et intensifier la coopération économique.

La création d’une chambre d’affaires et l’instauration d’un forum semestriel constituent donc des perspectives institutionnelles et organisationnelles, et non l’annonce d’investissements ou de contrats déjà conclus.

La prochaine étape consistera ainsi à mesurer la capacité de ces nouveaux mécanismes à déboucher sur des partenariats concrets dans les secteurs ciblés. Car entre la volonté de rapprocher les milieux d’affaires et la signature effective de projets industriels ou d’investissements, il reste encore une étape essentielle à franchir.

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Commerce : la Tunisie et l’Inde renforcent leur coopération économique

Le  niveau actuel des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Inde ne reflète pas les aspirations des deux peuples ni les potentialités économiques des deux pays, a estimé le ministre du Commerce et du Développement des Exportations, Samir Abid, appelant à œuvrer pour diversifier les échanges bilatéraux et les porter à des niveaux plus élevés.
  Au cours d’une réunion tenue, jeudi dernier, avec une délégation d’hommes d’affaires de la Confédération de l’industrie indienne, en présence de l’ambassadrice d’Inde à Tunis, Devyani Khobragade, le ministre a souligné que l’Inde constitue un partenaire économique important pour la Tunisie, appelant à développer davantage les relations économiques bilatérales et à exploiter les grandes opportunités offertes en vue de diversifier les échanges commerciaux en focalisant sur les biens et services à forte valeur ajoutée.
Selon un communiqué publié, vendredi, les deux parties ont passé en revue les potentialités des deux pays permettant de faire passer les relations économiques tuniso-indiennes à une étape plus dynamique, notamment dans les secteurs des industries agroalimentaires, pharmaceutiques, des technologies de la communication, des services numériques, des industries mécaniques et électroniques et des composants automobiles, outre la valorisation de l’expertise des entreprises des deux parties.
  Le ministre a , dans ce contexte, mis en valeur la compétitivité des produits tunisiens sur les marchés internationaux, en particulier l’huile d’olive et les dattes, appelant les entreprises indiennes à établir des partenariats et des investissements avec leurs homologues tunisiennes dans l’emballage, la promotion et la commercialisation, que ce soit sur le marché indien ou sur les marchés africains et asiatiques.
  Il a également rappelé que la position géographique stratégique de la Tunisie, en tant que porte d’entrée vers l’Afrique et l’Europe, offre aux investisseurs indiens une plateforme privilégiée pour accéder à plusieurs marchés.
  Pour sa part, l’ambassadrice d’Inde à Tunis a souligné l’intérêt manifesté par son pays pour le développement des  relations économiques avec la Tunisie à travers de nouveaux partenariats d’investissement.
 Elle a fait état des efforts soutenus pour créer la Chambre d’affaires tuniso-indienne afin de faciliter les contacts entre les hommes d’affaires des deux pays, en plus de l’organisation d’un forum d’affaires tuniso-indien tous les six mois en alternance.
 Lors de cette rencontre, les deux parties ont insisté sur la nécessité d’augmenter le volume des échanges commerciaux, de faciliter l’accès des produits tunisiens au marché indien et d’encourager les investisseurs indiens à s’implanter en Tunisie.
 Il convient de rappeler que la visite de la délégation indienne s’inscrit dans le cadre de l’organisation du Forum d’affaires tuniso-indien visant à impulser la coopération économique et  ouvrir de nouveaux horizons pour l’investissement et le partenariat entre les deux pays.
(D’après Tap)

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Tunisie-Inde | Cap sur 1 milliard de dollars d’échanges d’ici 2030

La Tunisie et l’Inde affichent leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat économique et commercial. Du 18 au 20 août 2026, Conect International, en collaboration avec l’ambassade de l’Inde à Tunis et la Confederation of Indian Industry (CII), a contribué à l’organisation d’un programme économique et institutionnel réunissant responsables publics, organisations patronales, institutions et opérateurs économiques des deux pays.

Lotfi Sahli

Cette mission a abouti à la tenue de l’India-Tunisia Joint Business Forum & B2B Meetings, organisé au Sheraton Tunis, le jeudi 20 août 2026. La rencontre a réuni notamment Aslan Berjeb, président de la Conect, Dr. Devyani Uttam Khobragade, ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Najmeddine Lakhal, directeur général ‘Asie’ au ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, de Gaurav Dhingra, chef de la délégation économique indienne et Ceo d’Axieva, Jalel Tebib, directeur général de Fipa-Tunisia, ainsi que Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex.

L’un des principaux objectifs affichés est de porter les échanges commerciaux bilatéraux à un milliard de dollars à l’horizon 2030, contre environ 500 millions de dollars prévus fin 2026. Pour y parvenir, les participants souhaitent accélérer les rencontres B2B et transformer les contacts entre entreprises en contrats commerciaux, investissements, partenariats industriels et joint-ventures.

Le point d’orgue de cet événement a été la signature de l’acte fondateur du Tunisia-India Joint Business Forum. Cette nouvelle plateforme vise à pérenniser les liens entre les acteurs économiques des deux pays, à fluidifier les contacts et à stimuler l’émergence de projets inédits

La coopération existante offre déjà des exemples encourageants. Le développement de KPIT, acteur technologique indien présent en Tunisie dans les domaines de l’ingénierie, des technologies automobiles et de la mobilité, illustre notamment l’attractivité du pays en matière de talents, d’innovation et de services à forte valeur ajoutée. L’expérience de Tifert, active dans la transformation du phosphate, constitue également une référence industrielle importante dans les relations tuniso-indiennes.

Au-delà des rencontres institutionnelles, la réussite de cette dynamique se mesurera désormais à ses résultats : contrats, investissements, joint-ventures, transferts de technologie et nouveaux projets.

La mise en place de rencontres économiques régulières entre la Tunisie et l’Inde pourrait également assurer un meilleur suivi des engagements et inscrire cette coopération dans la durée.

Les rencontres B2B organisées durant cette mission ont mis en lumière de nouvelles perspectives dans des domaines clés tels que le numérique, l’automobile, la pharmacie, l’agroalimentaire, le textile, les énergies renouvelables et l’audiovisuel.

Interrogé sur la concrétisation de l’Acte de fondation du Tunisia–India Joint Business Forum, M. Berjeb a souligné que le marché indien représente un potentiel considérable. Au-delà de la consolidation de la présence tunisienne en Europe, le renforcement des relations avec l’Inde pourrait ouvrir de nouvelles perspectives et diversifier les débouchés pour les entreprises tunisiennes. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’orienter cette coopération vers un véritable transfert de technologies et de savoir-faire, afin de créer davantage de valeur et de favoriser le développement des entreprises tunisiennes.

De son côté, M. Tebib a estimé que cette coopération permettrait non seulement à la Tunisie de diversifier ses marchés, mais également de renforcer son rôle de passerelle entre l’Inde et l’Afrique, en s’appuyant notamment sur les accords commerciaux et les opportunités offertes par les marchés africains.

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La Tunisie disposée à faciliter les investissements et projets tuniso-indiens, affirme le ministre de l’Économie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafid, a affirmé, jeudi, la disposition de son département à fournir le soutien et les conseils nécessaires pour faciliter la réalisation d’investissements et de projets tuniso-indiens, et ce, lors d’une entrevue avec une délégation d’hommes d’affaires et d’industriels indiens.
D’après un communiqué, publié par le ministère de l’Economie, la délégation indienne effectue, actuellement, une visite en Tunisie à l’occasion de la tenue du Forum d’affaires tuniso-indien , lequel est organisé à l’initiative de l’ambassade de l’Inde en Tunisie en collaboration avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT).
Abdelhafidh a salué, à cette occasion, l’initiative conjointe d’organiser ce forum, qui offrirait aux participants l’opportunité d’explorer le potentiel et les perspectives d’investissement en Tunisie, notamment, dans les secteurs porteurs et à forte valeur ajoutée.
De leur côté, les membres de la délégation indienne ont fait part de l’intérêt porté à la Tunisie, laquelle se présente comme une plateforme stratégique et un site important pour le développement des affaires.

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Tunisie–Inde: la CONECT mise sur un partenariat durable pour stimuler les investissements

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde ont  évolué au cours des dernières années. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens bilatéraux, donnant un nouvel élan à la coopération économique entre les deux pays.

Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi s’appuyer sur les compétences et le talent tunisiens pour développer et renforcer leurs activités.

C’est dans ce contexte qu’a été lancé un conseil d’affaires permanent réunissant les deux organisations patronales tunisiennes et indiennes. Cette nouvelle structure vise à consolider les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde, à faciliter le rapprochement entre les entreprises et à favoriser l’émergence de projets d’investissement communs.

À travers la création de ce conseil d’affaires qui vient d’être signé jeudi 20 août 2026 à Tunis, les deux pays entendent inscrire leur coopération dans la durée. Au-delà de l’augmentation des échanges commerciaux, l’enjeu consiste désormais à transformer les opportunités identifiées dans les secteurs du numérique, de l’agriculture, de l’industrie et des services en projets concrets.

Pour la Tunisie, il s’agit également de se positionner comme une plateforme d’accès aux marchés africains et européens. De son côté, l’Inde pourrait renforcer sa présence dans la région grâce à des partenariats avec les entreprises tunisiennes et à une coopération élargie dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

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Dr Devyani Khobragade: « élargir les secteurs de coopération »

La Tunisie et l’Inde souhaitent franchir une nouvelle étape dans leur coopération économique. À travers le renforcement des échanges et la diversification des partenariats, les deux pays cherchent à stimuler l’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques. 

Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi s’appuyer sur les compétences et le talent des ingénieurs tunisiens afin de développer et de renforcer leurs activités.

Organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), en collaboration avec la Confédération des industries indiennes (CII), l’ambassade d’Inde en Tunisie et plusieurs structures tunisiennes officielles, le forum constitue une occasion importante de consolider les relations économiques entre les deux pays.

Des secteurs complémentaires

Peu avant le coup d’envoi du forum, nous avons rencontré l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr Devyani Khobragade. Interrogée sur les échanges entre les deux pays et leur impact sur les économies respectives, elle a déclaré: «  Comme je l’ai indiqué précédemment, nos deux pays disposent de nombreux secteurs d’activité complémentaires. Nous bénéficions également, de part et d’autre, de ressources humaines hautement qualifiées et de personnes talentueuses. Nous devons mieux les valoriser.Nous avons aussi des opportunités dans des secteurs traditionnels tels que les phosphates, le tourisme et l’agriculture. Toutefois, nous devons mettre en place les mécanismes nécessaires. Nous essayons notamment de négocier un accord commercial préférentiel entre les deux pays, afin de réduire les droits de douane applicables aux différents produits et secteurs tunisiens et indiens. Cela devrait contribuer à accroître les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Inde. ». 

Poursuivant son propos, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie a ajouté : « Nous œuvrons également à la conclusion d’un traité bilatéral d’investissement entre les deux pays. Celui-ci devrait favoriser les investissements dans les deux sens et ouvrir la voie à une coopération dans différents secteurs, notamment les technologies, l’intelligence artificielle et bien d’autres domaines. »

La délégation de la Confédération des industries indiennes, la CII, comprend des représentants de plusieurs secteurs, notamment l’industrie minière, les technologies de l’information et de la communication, la fintech ainsi que les technologies agricoles.

Elle compte également des entreprises spécialisées dans l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction routière, les infrastructures et les matériaux de construction destinés à l’exportation. Une grande diversité d’entreprises est donc représentée à l’occasion de ce forum. 

Promouvoir le leadership féminin

Interrogée sur les possibilités de coopération entre la Tunisie et l’Inde en matière de leadership féminin, l’ambassadrice a souligné l’importance de cette question pour les deux pays. Tout en déclarant: « Le leadership féminin est très important pour des pays comme l’Inde et la Tunisie, qui disposent d’un niveau d’éducation élevé chez les femmes. Je suis très heureuse de constater que la Tunisie se classe au deuxième rang dans le domaine de la formation des femmes dans les disciplines STEM, c’est-à-dire les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques. »

C’est également un plaisir pour moi de me trouver dans un pays qui accorde une grande importance à l’énergie féminine et au principe du féminin divin. Nous devons donc faire fructifier ces complémentarités. J’ai l’intention de mettre en relation les délégations de femmes entrepreneures venues d’Inde avec les associations de femmes entrepreneures en Tunisie. »

Et de poursuivre: «  Des échanges ont déjà eu lieu par le passé avec des chambres de commerce et d’industrie regroupant des femmes entrepreneures, mais nous devons encore renforcer cette coopération. J’espère également voir davantage d’associations tunisiennes de femmes entrepreneures représentées ici aujourd’hui. » 

Ainsi, au-delà des échanges commerciaux, la coopération tuniso-indienne entend s’étendre à de nouveaux domaines, notamment les technologies, l’investissement, l’agriculture et l’entrepreneuriat féminin. Le renforcement des partenariats entre les deux pays devrait permettre de transformer les complémentarités existantes en projets concrets et durables.

 

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Aslan Berjeb: « Il faut booster les échanges tuniso-indiens »

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde ont connu une évolution remarquable au cours des dernières années. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens bilatéraux, donnant un nouvel élan à la coopération économique entre les deux pays.

Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi tirer parti des compétences et du talent des ingénieurs tunisiens afin de développer et de renforcer leurs activités.

Organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), en collaboration avec la Confédération des industries indiennes (CII), l’ambassade d’Inde en Tunisie et plusieurs structures tunisiennes officielles, le forum constitue une occasion importante de consolider les relations économiques entre les deux pays. À cette occasion, le président de la CONECT Aslan Berjeb  a annoncé que le forum bilatéral se tiendra régulièrement, tous les six mois, alternativement en Tunisie et en Inde.

Quel rôle l’économie jouera-t-elle dans le renforcement des échanges entre les deux pays ? Quels sont les projets concrets envisagés pour stimuler l’investissement bilatéral ?

Diversifier les échanges

À l’occasion du coup d’envoi du Tunisia-India Business Forum, Aslan Berjeb, président de la CONECT, est revenu sur l’importance de diversifier les échanges entre la Tunisie et l’Inde.

 » La Tunisie entend, bien entendu, consolider ses relations historiques avec l’Union européenne ainsi qu’avec les pays frères et amis. Toutefois, elle souhaite également s’ouvrir à d’autres destinations, parmi lesquelles figure naturellement l’Inde », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que l’Inde est  « une puissance économique, numérique et industrielle »,   soulignant que la CONECT avait organisé cet événement en partenariat avec le CII, présenté comme l’une des principales organisations patronales et industrielles indiennes.

 » Il s’agit d’une véritable opportunité pour booster les relations tuniso-indiennes. Si l’on considère la moitié pleine du verre, ces relations peuvent être qualifiées de prometteuses, même si elles restent encore limitées. Avec des échanges commerciaux estimés à 521 millions de dollars, l’objectif est d’atteindre plusieurs milliards de dollars dans les prochaines années. C’est notre premier défi  » a-t-il expliqué.

Le deuxième défi consiste, selon lui, à diversifier les secteurs de coopération. « L’Inde est une puissance dans de nombreux domaines. Les entreprises indiennes sont déjà présentes en Tunisie à travers trois ou quatre investissements, ce qui reste peu. Cependant, il existe également des partenariats qui ne nécessitent pas nécessairement d’investissements directs », a-t-il précisé.

Des secteurs à fort potentiel

Aslan Berjeb a indiqué que plusieurs secteurs offrent des opportunités de coopération entre les deux pays, notamment l’agriculture, le dessalement de l’eau de mer et l’irrigation intelligente.

« Il existe également des perspectives importantes dans les technologies de l’information et de la communication, le numérique et l’intelligence artificielle. Une entreprise indienne implantée à Sfax et inaugurée l’année dernière emploie déjà plus de 800 ingénieurs. C’est un chiffre important « , a-t-il souligné.

D’autres secteurs présentent également un potentiel considérable, notamment l’industrie automobile et le textile. « Il s’agit donc d’une multitude de secteurs. Je pense que c’est la première étape pour stimuler les investissements et donner un nouvel élan à la coopération économique », a-t-il ajouté.

Le président de la CONECT a, par ailleurs, insisté sur l’importance de la création d’un conseil d’affaires tuniso-indien permanent.

« L’élément le plus important aujourd’hui n’est pas uniquement la tenue de cet événement. C’est aussi le conseil d’affaires que la CONECT va signer avec ses partenaires du CII. Il s’agira d’une structure permanente de collaboration, d’investissement et d’échange, qui permettra d’établir une relation durable et mutuellement bénéfique entre les deux parties », a-t-il affirmé.

Un mécanisme de rapprochement durable

Interrogé par L’Économiste Maghrébin sur les mécanismes qui pourraient être mis en place dans le cadre de ce conseil d’affaires, Aslan Berjeb a expliqué que les deux organisations patronales auront pour mission d’identifier les secteurs nécessitant un rapprochement entre les entreprises.

« Les deux organisations patronales se réuniront régulièrement et mobiliseront leurs ressources afin d’identifier les secteurs qui ont besoin d’un véritable “matchmaking” entre les entreprises tunisiennes et indiennes. Des rencontres B2B sont organisées cet après-midi, mais cette dynamique se poursuivra également dans le cadre du conseil d’affaires, car celui-ci s’inscrit dans la durée »,  a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Un événement permet certes d’échanger des cartes de visite et de nouer de premiers contacts. Toutefois, le conseil d’affaires constitue une plateforme durable, destinée à assurer un suivi régulier et à transformer ces contacts en projets concrets. »

La Tunisie, une plateforme régionale

S’agissant de l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs indiens, Aslan Berjeb a estimé que la première étape consistait à mieux se connaître.

« Nous devons d’abord apprendre à nous connaître. Nos mentalités professionnelles sont radicalement différentes. Nous devons comprendre nos méthodes de travail respectives. Jusqu’à présent, nous étions principalement tournés vers l’Europe, les États-Unis et le Moyen-Orient, et, dans une moindre mesure, vers l’Afrique. L’Inde représente donc un nouvel environnement, avec une approche et une culture des affaires différentes », a-t-il expliqué.

En conclusion, Aslan Berjeb  a insisté sur la nécessité de mieux comprendre les partenaires indiens et de valoriser les atouts de la Tunisie. Tout en ajoutant:   » Il faut booster les échanges tuniso-indiens ».

 » Les partenaires indiens sont très humbles. Nous échangeons avec de véritables géants économiques qui font preuve d’une grande humilité. Il est donc essentiel de comprendre leur manière de travailler et de savoir leur présenter la Tunisie comme une plateforme non seulement vers l’Afrique, mais aussi vers l’Europe. Ils en sont conscients. Je pense que nous pouvons réaliser de très belles choses avec eux. « 

 

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Une délégation d’hommes d’affaires indiens en visite de prospection en Tunisie

Une délégation d’hommes d’affaires, relevant de l’Union des industries indiennes, en visite actuellement en Tunisie, a fait part, mercredi, de sa volonté de prospecter de nouvelles opportunités de partenariat et d’investissement avec des professionnels Tunisiens et de mettre en place des projets bilatéraux, et ce, lors d’une entrevue avec le ministre de l’Equipment et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari.

A cette occasion, Zouari a souligné l’importance de booster la coopération bilatérale tuniso-indienne dans les domaines de l’Industrie, de la technologie, de l’énergie et des énergies renouvelables.

Il a réitéré, ainsi, la détermination de son département de mobiliser tous les moyens nécessaires, d’améliorer le climat d’affaires et de poursuivre la numérisation des procédures administratives, afin d’attirer de nouveaux investisseurs étrangers.

D’après le département de l’Industrie, cette visite a été organisée à l’initiative de l’Ambassade de l’Inde en Tunisie, en collaboration avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (Conect).

La délégation indienne regroupe un nombre important des représentants de sociétés opérant dans les domaines des industries manufacturières, des industries pharmaceutiques, de l’ingénierie, des technologies nouvelles.

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