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La Tunisie sur la plus haute marche du concours américain de l’huile d’olive

La Tunisie a décroché, jeudi, la première place du concours international des huiles d’olive extra vierges organisé aux États-Unis, la United States International Olive Oil Competition (USIOOC). Cette compétition, qui s’est tenue en ligne sous l’égide du groupe suédois Global International Olive Oil Competitions (GIOOC), lui a permis de devancer des pays réputés tels que la Grèce et l’Italie.

À l’issue de cette édition, la Tunisie a raflé un total impressionnant de 55 médailles. La répartition est la suivante : 38 médailles d’or et 3 médailles d’argent dans la catégorie « qualité » ; 10 médailles d’or dans la catégorie « santé » ; enfin, 3 médailles d’or et une médaille d’argent ont été décernées dans la catégorie des huiles aromatisées.

Près de 150 échantillons étaient en compétition, présentés par des producteurs issus de quatorze pays : la Tunisie, la Turquie, l’Espagne, la Grèce, le Liban, les États-Unis, l’Arabie Saoudite, l’Italie, le Maroc, la France, Oman, le Portugal, la Croatie et l’Algérie, a indiqué le groupe suédois dans un communiqué publié vendredi.

Le jury était composé de douze experts, originaires notamment de Tunisie, d’Italie, d’Espagne, de Grèce, de Turquie et du Maroc.

Ces distinctions, a souligné le GIOOC, confirment l’excellence des huiles d’olive tunisiennes, la diversité et la richesse des terroirs du pays, ainsi que le savoir-faire remarquable de ses producteurs.

Le groupe suédois GIOOC, spécialisé dans l’organisation de compétitions internationales dédiées à l’huile d’olive vierge extra, œuvre à promouvoir les meilleurs produits de la filière et à accompagner les producteurs des cinq continents dans leur stratégie de positionnement sur le marché mondial. À ce titre, il organise chaque année quatre grandes compétitions internationales : la Afro-Asian International Olive Oil Competition (AAIOOC) à Abou Dabi, la European International Olive Oil Competition (EIOOC) en Suisse, la Scandinavian International Olive Oil Competition (SIOOC) à Stockholm, et la United States International Olive Oil Competition (USIOOC) à Miami.

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Huile d’olive : La Tunisie transforme l’excellence en avantage concurrentiel mondial

En décrochant la première place de la compétition internationale des huiles d’olive extra vierges des États-Unis, la Tunisie ajoute une nouvelle distinction à son palmarès. Au-delà du nombre de médailles, cette performance confirme la capacité des producteurs tunisiens à s’imposer face aux grandes références méditerranéennes et à renforcer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Une première place devant les grandes nations oléicoles

La Tunisie s’est classée première de la United States International Olive Oil Competition (USIOOC), organisée en ligne par le groupe suédois Global International Olive Oil Competitions (GIOOC).

Elle devance ainsi la Grèce et l’Italie, deux pays traditionnellement associés à l’excellence dans le secteur de l’huile d’olive extra vierge.

Les producteurs tunisiens ont remporté 55 médailles, dont 38 médailles d’or et 3 médailles d’argent dans la catégorie qualité. Ils ont également obtenu 10 médailles d’or dans la catégorie santé, 3 médailles d’or pour les huiles aromatisées et une médaille d’argent dans cette dernière catégorie.

Une reconnaissance du savoir-faire des producteurs

Cette édition de la compétition a réuni près de 150 échantillons présentés par des producteurs issus de 14 pays, parmi lesquels l’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Turquie, les États-Unis, le Maroc, la France, le Portugal, la Croatie, le Liban, Oman, l’Arabie saoudite, l’Algérie et la Tunisie.

Les huiles ont été évaluées par un jury composé de 12 experts internationaux représentant plusieurs pays producteurs.

Dans son communiqué, le GIOOC estime que ces résultats illustrent l’excellence des huiles d’olive tunisiennes, la richesse des terroirs nationaux ainsi que le savoir-faire des producteurs.

Une vitrine internationale pour la filière tunisienne

Spécialisé dans l’organisation de compétitions internationales consacrées à l’huile d’olive extra vierge, le groupe suédois GIOOC accompagne les producteurs des cinq continents dans leur rayonnement à l’échelle mondiale.

Il organise chaque année quatre compétitions internationales, à Abu Dhabi, en Suisse, à Stockholm et à Miami, offrant ainsi aux producteurs une visibilité sur plusieurs marchés.

La première place obtenue par la Tunisie lors de l’édition américaine vient ainsi renforcer la reconnaissance internationale dont bénéficie l’huile d’olive tunisienne dans les grands concours spécialisés.

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Huile d’olive tunisienne : forte progression des exportations, mais un modèle encore peu valorisé

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive enregistrent une nette accélération au cours des sept premiers mois de la campagne 2025/2026. Les données de l’Onagri confirment une croissance à la fois en volume et en valeur, portée par une campagne abondante et une demande internationale soutenue. Mais cette performance masque encore des fragilités structurelles liées à la...

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Huile d’olive tunisienne, reine sur le marché espagnol !

Les recettes des exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 4 058,5 millions de dinars (MDT, ou environ 4,1 milliards de dinars) durant les sept premiers mois de la campagne 2025/2026 (novembre-mai), ce qui constitue une hausse de 44,9 % par rapport à la même période de la campagne précédente (2 801,2 MDT), selon l’Onagri (Observatoire national de l’agriculture).

Cette progression est portée par la forte augmentation des volumes exportés, en hausse de 57,9 %, à 327,4 mille tonnes contre 207,3 mille tonnes un an plus tôt, malgré un léger recul du prix moyen de 2%, à 12,96 dinars/kg.

Sur le plan des marchés, l’Union européenne concentre 57,8 % des exportations, devant l’Amérique du Nord (22,8 %), l’Asie (11,5 %) et l’Afrique (4,2 %). L’Espagne reste le premier client avec 33,6 % des volumes, suivie de l’Italie (19,5 %) et des États-Unis (18,3 %).

La structure des exportations reste dominée par le vrac, qui représente 87,1% des volumes, contre 12,9% pour l’huile conditionnée, laquelle ne génère que 17,2% des recettes.

Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint 44,5 mille tonnes pour une valeur de 583,4 MDT, avec une faible part du conditionné (5,5 %). L’Italie est le principal débouché (38 %), devant l’Espagne (26%), les États-Unis (24 %) et la France (8 %).

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L’huile d’olive tunisienne bat des records… au profit des embouteilleurs étrangers

Avec plus de 4 milliards de dinars de recettes générés en seulement sept mois, l’huile d’olive tunisienne réalise l’une de ses meilleures campagnes à l’exportation. Pourtant, derrière cette performance historique se cache une faiblesse persistante : l’essentiel de cette production continue de quitter le pays en vrac, laissant à d’autres le soin de l’embouteiller, de la commercialiser et d’en capter une grande partie de la valeur ajoutée.

Des exportations record portées par une récolte exceptionnelle

Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes des exportations d’huile d’olive ont atteint 4,06 milliards de dinars entre novembre 2025 et mai 2026, contre 2,8 milliards de dinars un an plus tôt, soit une progression de 44,9%.

Cette envolée s’explique principalement par la forte hausse des volumes exportés. En sept mois, la Tunisie a expédié 327.400 tonnes d’huile d’olive sur les marchés internationaux, contre 207.300 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de près de 58%.

La catégorie extra vierge représente à elle seule plus de 83% des exportations, confirmant la place de la Tunisie parmi les grands producteurs mondiaux d’huile d’olive de qualité.

Le paradoxe tunisien : produire, exporter… puis laisser les autres valoriser

Malgré ces performances, la structure des exportations reste pratiquement inchangée.

Près de 87,1% de l’huile d’olive tunisienne est encore exportée en vrac, contre seulement 12,9% sous forme conditionnée. Une proportion quasiment identique à celle enregistrée lors de la campagne précédente.

Ce constat signifie que la majorité de l’huile tunisienne est achetée par des opérateurs étrangers qui l’embouteillent, la commercialisent sous leurs propres marques et captent ainsi l’essentiel de la valeur liée au marketing, à la distribution et au positionnement commercial.

Le paradoxe est d’autant plus frappant que l’huile conditionnée génère davantage de valeur. Pourtant, elle ne représente que 17,2% des recettes totales d’exportation.

L’Espagne et l’Italie, premiers bénéficiaires du vrac tunisien

Comme chaque année, les principaux débouchés de l’huile tunisienne demeurent les marchés européens.

L’Union européenne absorbe à elle seule 57,8% des exportations tunisiennes. L’Espagne arrive largement en tête avec 33,6% des volumes exportés, suivie de l’Italie avec 19,5%, puis des États-Unis avec 18,3%.

Ces chiffres illustrent le rôle central joué par les grands pays conditionneurs du bassin méditerranéen, qui utilisent une partie des huiles importées pour alimenter leurs chaînes de commercialisation destinées aux marchés internationaux.

Même le bio peine à sortir du modèle du vrac

Le constat est similaire pour l’huile d’olive biologique, pourtant considérée comme l’un des segments les plus porteurs de la filière.

Au cours des sept premiers mois de la campagne, les exportations de bio ont atteint 44.500 tonnes pour une valeur de 583,4 millions de dinars.

Mais là encore, la part du conditionné demeure marginale. Seulement 5,5% des volumes biologiques exportés quittent le pays sous forme emballée et prête à la consommation.

L’Italie reste le premier client de l’huile d’olive biologique tunisienne avec 38% des quantités exportées, devant l’Espagne, les États-Unis et la France.

Les chiffres de la campagne 2025-2026 confirment la puissance de production et d’exportation de la filière tunisienne. Ils mettent également en lumière un défi qui reste entier depuis plusieurs années : transformer le succès des volumes en création de valeur.

Car si la Tunisie figure parmi les grands exportateurs mondiaux d’huile d’olive, la bataille de la marque, du conditionnement et de la valorisation commerciale continue largement de se jouer hors de ses frontières.

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L’huile d’olive propulse l’excédent de la balance alimentaire à 943,4 millions de dinars fin mai 2026

La Tunisie a enregistré un excédent de sa balance commerciale alimentaire de 943,4 millions de dinars à fin mai 2026, contre 745,7 millions de dinars durant la même période de l’année précédente, soit une progression de 26,5%. Le taux de couverture s’est établi à 127,1%, contre 125,7% un an auparavant, selon les données publiées par...

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CHO Group sacré champion de l’export : une nouvelle consécration pour Abdelaziz Makhloufi

Le groupe tunisien CHO Group, fondé par Abdelaziz Makhloufi, a remporté le Trophée de la meilleure performance à l’exportation lors des « Trophées CCITF 2026 », organisés le 12 juin à Tunis à l’occasion du dîner de gala annuel de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).

Réunissant près de 300 personnalités issues des sphères économique, institutionnelle et diplomatique, cette édition a célébré les entreprises qui contribuent au renforcement des échanges entre la Tunisie et la France. Les organisateurs ont particulièrement mis en avant les réussites en matière d’innovation, de compétitivité, de responsabilité sociétale et de développement international.

Moment phare de la soirée, la remise des Trophées CCITF 2026 a distingué cinq entreprises pour leurs performances remarquables. Ainsi, Valeo Tunisie a été récompensée du prix de « l’entrepreneuriat français en Tunisie » ; Go Big Partners pour son « implantation en France » ; l’UBCI pour son « engagement sociétal », THINKNEO comme « meilleure startup » ; tandis que CHO Group s’est vu attribuer le « prix de la meilleure performance à l’export ».

Cette distinction vient couronner trois décennies de croissance et d’ambition. En effet, fondé en 1996 à Sfax autour d’un moulin à huile d’olive, CHO Group s’est progressivement imposé comme l’un des leaders mondiaux du secteur oléicole. Sa marque emblématique, Terra Delyssa, est aujourd’hui présente dans plus de 50 pays et contribue activement au rayonnement de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

En recevant ce trophée, Abdelaziz Makhloufi a tenu à souligner la dimension collective de cette réussite, saluant l’engagement des agriculteurs, des techniciens et de l’ensemble des collaborateurs du groupe. Il a rappelé que la performance de CHO Group repose sur une chaîne de valeur intégrée, allant des oliveraies tunisiennes jusqu’aux consommateurs à travers le monde.

De son côté, la CCITF a félicité l’ensemble des entreprises lauréates ainsi que les candidats ayant présenté des dossiers de grande qualité. L’institution a également réaffirmé sa mission de soutien aux relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la France.

La cérémonie a été marquée par les interventions de Khelil Chaïbi, président de la CCITF, et de Manuel Bufala, chargé d’affaires de l’ambassade de France en Tunisie…

Au-delà de la remise des prix, cette édition 2026 des Trophées CCITF a illustré la vitalité du partenariat économique tuniso-français et mis en lumière des entreprises qui incarnent l’excellence, l’innovation et l’ouverture à l’international.

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Des hommes d’affaires brésiliens à la recherche d’opportunités d’investissement en Tunisie

En visite en Tunisie du 6 au 9 juin 2026, le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, conduit une délégation d’hommes d’affaires brésiliens venue explorer de nouvelles opportunités de coopération, de partenariat et d’investissement entre la Tunisie et le Brésil. Une mission économique qui reflète l’intérêt croissant des entreprises brésiliennes pour le marché tunisien et plusieurs secteurs à fort potentiel.

La coopération économique entre la Tunisie et le Brésil pourrait franchir une nouvelle étape. Reçu lundi par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, a réaffirmé la volonté de son institution de soutenir les efforts visant à renforcer les relations économiques entre les deux pays.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la rencontre a permis de passer en revue l’état des échanges commerciaux et des partenariats économiques tuniso-brésiliens, ainsi que les perspectives de leur développement. Les discussions ont notamment porté sur les moyens d’accroître les échanges commerciaux, d’encourager les investissements et de favoriser les partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays.

À cette occasion, Mohamed Ali Nafti a souligné l’importance du marché brésilien pour les exportations tunisiennes. Il a particulièrement mis en avant la décision du gouvernement brésilien d’exonérer de droits de douane les importations d’huile d’olive vierge depuis le 14 mars 2025, estimant que cette mesure est de nature à renforcer la présence des produits tunisiens sur ce marché de plus de 200 millions de consommateurs et à ouvrir de nouvelles perspectives aux exportateurs nationaux.

Le ministre a également salué le rôle de la Chambre de commerce arabo-brésilienne dans le rapprochement entre les milieux d’affaires des deux pays, notamment à travers la facilitation des échanges, l’accès aux marchés et la promotion des investissements.

Par ailleurs, il a mis en valeur la participation tunisienne à la 40e édition du Salon international de l’industrie alimentaire et des boissons, organisée à São Paulo du 18 au 21 mai 2026. Le pavillon tunisien y a accueilli 16 entreprises spécialisées notamment dans l’exportation d’huile d’olive et de dattes, deux produits phares de l’offre tunisienne à l’international.

Les deux parties ont également évoqué les perspectives de diversification de la coopération économique, en particulier dans les secteurs des industries agroalimentaires, des engrais et des énergies renouvelables. Elles ont souligné l’importance de renforcer le dialogue entre les acteurs économiques et d’organiser de nouvelles missions d’affaires ainsi que des forums économiques conjoints au cours des prochains mois.

La visite de William Adib Dib et de la délégation d’hommes d’affaires brésiliens s’inscrit dans cette dynamique de rapprochement économique, avec pour objectif d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de bâtir des partenariats durables entre les entreprises tunisiennes et brésiliennes.

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Huile d’olive : Les exportations tunisiennes bondissent de près de 50%

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive continuent sur leur lancée. Au terme des six premiers mois de la campagne 2025-2026, les recettes ont progressé de 49,2% pour dépasser 3,6 milliards de dinars, grâce à une forte hausse des volumes exportés malgré le recul des prix sur les marchés internationaux.

L’huile d’olive tunisienne confirme son rôle de locomotive des exportations agricoles. Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les recettes générées par les exportations ont atteint 3643,8 millions de dinars durant les six premiers mois de la campagne 2025-2026, contre 2442,4 millions de dinars à la même période de la campagne précédente.

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Cette progression de 49,2% s’explique principalement par l’augmentation significative des quantités exportées.

Des volumes en forte hausse malgré des prix en baisse

Entre novembre 2025 et avril 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont dépassé 295.400 tonnes, contre 180.200 tonnes un an auparavant, soit une hausse de 63,9%.

Cette performance a été réalisée malgré une baisse de 8% du prix moyen à l’exportation. Celui-ci s’est établi à 12,67 dinars le kilogramme au cours de la période considérée.

Les chiffres de l’ONAGRI montrent ainsi que la progression des volumes a largement compensé le repli des prix, permettant aux recettes de franchir un nouveau seuil historique.

L’huile en vrac domine toujours les exportations

La structure des exportations reste largement dominée par l’huile vendue en vrac, qui représente 87,5% des quantités exportées.

L’huile conditionnée ne constitue que 12,5% des exportations totales, un indicateur qui continue d’alimenter les débats sur la nécessité de renforcer la valorisation du produit tunisien à l’international.

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Par ailleurs, l’huile d’olive extra vierge demeure le principal produit exporté avec 83,5% du volume total.

L’Europe, premier débouché de l’huile tunisienne

L’Union européenne reste de loin la première destination de l’huile d’olive tunisienne, avec 56,5 % des exportations.

Elle est suivie par l’Amérique du Nord qui absorbe 23,2% des volumes exportés, puis l’Asie avec 12,1% et l’Afrique avec 4,5%.

Par pays, l’Espagne conserve sa place de premier importateur avec 32,3% des achats, devant l’Italie (19,6%) et les États-Unis (19%).

L’huile biologique poursuit sa progression

Le segment de l’huile d’olive biologique continue également de gagner du terrain.

Selon l’ONAGRI, les exportations d’huile biologique ont atteint 37.900 tonnes durant les six premiers mois de la campagne, pour une valeur globale de 497,7 millions de dinars.

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Diplomatie de l’huile d’olive : La stratégie tunisienne se confirme

La Tunisie mène bien, de manière progressive mais structurée, une forme de diplomatie économique centrée sur l’huile d’olive. Loin d’être un simple produit agricole d’exportation, l’huile d’olive est devenue un instrument de projection internationale, mobilisé dans les relations commerciales, les négociations d’accès aux marchés et les actions de promotion de l’image du pays.

Une diplomatie assumée autour de l’huile d’olive

Ces derniers mois, les autorités tunisiennes ont explicitement intégré l’huile d’olive dans leur stratégie de diplomatie économique. Un exemple révélateur est l’organisation d’une « journée de la diplomatie au service de l’huile d’olive tunisienne » au siège de l’Académie diplomatique internationale, illustrant la volonté de lier action diplomatique et promotion sectorielle.

Dans le même sens, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et les structures publiques concernées multiplient les actions de promotion à l’étranger : participation à des salons internationaux, missions commerciales, accueil de délégations étrangères et campagnes ciblées sur les marchés stratégiques.

Une présence mondiale consolidée

La stratégie tunisienne s’appuie sur une réalité économique solide. L’huile d’olive tunisienne est aujourd’hui exportée vers plus de 60 pays, ce qui lui confère une présence mondiale relativement large pour un produit agricole.

Le pays figure également parmi les principaux acteurs mondiaux du secteur, avec une place régulièrement située entre le troisième et le quatrième rang des exportateurs selon les campagnes agricoles.

Cette performance repose sur un atout structurel majeur : la capacité à produire des volumes importants et à s’insérer dans les chaînes de valeur internationales, notamment via l’Union européenne, principal marché de débouché.

Une diplomatie économique encore incomplète

Cependant, cette « diplomatie de l’huile d’olive » reste partiellement contrainte par un modèle d’exportation dominé par le vrac. Une part très importante des exportations est vendue non conditionnée, ce qui limite la création de valeur ajoutée et la visibilité des marques tunisiennes à l’international.

Autrement dit, la Tunisie exporte beaucoup, mais capte encore insuffisamment la valeur symbolique et commerciale du produit fini.

Ce que cette diplomatie peut rapporter à la Tunisie

L’intérêt stratégique de cette diplomatie sectorielle est multiple : Sur le plan économique, elle permet de stabiliser et diversifier les débouchés, notamment en réduisant la dépendance à quelques marchés dominants. Elle peut aussi favoriser une montée en gamme progressive du produit tunisien.

Sur le plan commercial, elle contribue à renforcer la reconnaissance de l’origine « Tunisie » et à améliorer la compétitivité face à des producteurs comme l’Espagne, l’Italie ou la Grèce.

Sur le plan politique et d’influence, elle offre à la Tunisie un outil de soft power : un produit identitaire, ancré dans le patrimoine méditerranéen, qui devient vecteur d’image et de réputation internationale.

Lire aussi : Et si l’huile d’olive tunisienne entrait en Bourse ?

Enfin, à moyen terme, cette stratégie peut encourager la structuration de marques nationales fortes, capables de capter une part plus importante de la valeur sur les marchés haut de gamme.

La « diplomatie de l’huile d’olive » tunisienne n’est donc pas un concept figé, mais un processus en cours d’institutionnalisation. Elle combine commerce extérieur, politique agricole et action diplomatique, avec un objectif central : transformer un avantage productif en levier d’influence durable.

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Et si l’huile d’olive tunisienne entrait en Bourse ?

Lors d’une intervention sur Express FM à propos des enjeux des marchés de matières premières, l’économiste et spécialiste des risques financiers, Kamel Naoui, a mis en avant l’intérêt stratégique de l’huile d’olive pour l’économie tunisienne. Produit phare des exportations agricoles, la Tunisie figure parmi les principaux producteurs mondiaux, mais reste largement dépendante des prix fixés à l’international, notamment sur les places européennes.

Aujourd’hui, l’huile d’olive tunisienne n’est pas cotée sur une bourse de matières premières. Son prix est déterminé essentiellement par les marchés internationaux, les contrats commerciaux privés et les fluctuations de l’offre et de la demande mondiale. Cette situation limite la capacité de la Tunisie à influencer la formation des prix malgré son poids dans la production mondiale.

Introduire une cotation organisée

Selon les experts, l’idée d’introduire une cotation organisée de l’huile d’olive sur un marché structuré local ou régional vise à instaurer un prix de référence tunisien, plus représentatif des réalités de production. Cela impliquerait toutefois des réformes profondes, notamment sur le plan juridique et institutionnel liées à la Bourse de Tunis.

Dans ce cadre, la discussion évoque la possibilité de développer une plateforme de type boursier dédiée aux matières premières agricoles, inspirée des marchés internationaux. Une telle infrastructure pourrait, à terme, s’appuyer sur la Bourse de Tunis, à condition d’élargir son champ d’intervention au-delà des instruments financiers classiques.

Lire aussi : Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Mais plusieurs obstacles demeurent. D’abord, le cadre légal actuel ne permet pas encore l’intégration de produits agricoles physiques comme l’huile d’olive dans un système de cotation boursière standardisé. Ensuite, la mise en place d’un tel marché nécessite des infrastructures logistiques et numériques avancées, notamment des systèmes de stockage certifiés, de traçabilité et de normalisation de la qualité.

Un autre enjeu concerne les instruments financiers dérivés, comme les contrats à terme, utilisés sur les marchés internationaux pour couvrir les risques de variation des prix. Leur introduction en Tunisie supposerait un encadrement réglementaire strict afin d’éviter les dérives spéculatives et de garantir leur usage comme outils de couverture pour les producteurs et exportateurs.

Transition vers un système de cotation

Enfin, certains acteurs institutionnels comme l’Office national de l’huile pourraient jouer un rôle central dans une éventuelle transition vers un système de cotation plus structuré, en assurant la collecte de données, la certification des qualités et l’encadrement du marché.

En l’état actuel, la cotation de l’huile d’olive en bourse en Tunisie reste donc une perspective théorique. Elle est jugée techniquement possible à moyen ou long terme, mais elle nécessite une refonte profonde du cadre réglementaire, la mise en place d’une infrastructure de marché adaptée et une coordination étroite entre l’État, les institutions financières et les acteurs de la filière.

L’enjeu dépasse ainsi la seule question financière : il s’agit d’une transformation structurelle visant à donner à la Tunisie davantage de souveraineté dans la fixation de la valeur de l’un de ses produits agricoles les plus stratégiques.

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Huile d’olive : Razzia tunisienne et pluie de médailles à Genève

La Tunisie s’est illustrée avec éclat sur la scène internationale en raflant un impressionnant palmarès lors du Concours International et Européen de l’huile d’olive extra vierge « EIOOC », tenu à Genève du 14 au 16 avril. Face à plus de 200 marques venues du monde entier, les producteurs tunisiens ont imposé leur savoir-faire. Avec une moisson record de médailles, le pays consolide sa position de référence dans l’huile d’olive extra vierge de haute qualité.

Une razzia tunisienne face à une concurrence mondiale

Organisé à Genève, le Concours International et Européen de l’huile d’olive extra vierge (EIOOC) a réuni des producteurs issus de grandes nations oléicoles, de l’Espagne à la Grèce, en passant par l’Italie, le Portugal ou encore les États-Unis.

Dans ce contexte hautement compétitif, la Tunisie s’est distinguée avec 70 marques en lice, réalisant une performance remarquable : 49 médailles d’or, 7 médailles d’argent, 12 distinctions dans la catégorie “Healthy”.

Un bilan qui place le pays en tête du classement et confirme la montée en gamme de sa production.

La qualité tunisienne plébiscitée par un jury international

Les huiles tunisiennes ont su séduire un jury international composé d’experts reconnus, mobilisés pour des sessions de dégustation rigoureuses.

Au-delà des chiffres, cette reconnaissance traduit une évolution structurelle du secteur, marqué par une amélioration continue des procédés de production, de transformation et de conditionnement. L’huile d’olive tunisienne s’impose désormais comme un produit premium sur les marchés internationaux.

Un écosystème en mutation et tourné vers l’innovation

Derrière ce succès, des initiatives structurantes émergent pour accompagner la filière. L’organisation Global International Olive Oil Competitions, présidée par l’ingénieur tunisien Raouf Chouket, a profité de l’événement pour réaffirmer ses ambitions.

Parmi les projets annoncés :

  • OLEATRADE, une plateforme intelligente de commerce basée sur l’intelligence artificielle
  • Une Olive Oil Business School, dédiée à la formation professionnelle, dont le lancement est prévu en Europe

Ces initiatives visent à structurer davantage la filière et à renforcer la compétitivité des producteurs.

Une consécration qui confirme un leadership

Cette performance à Genève s’inscrit dans une dynamique plus large : la Tunisie s’affirme, année après année, comme un acteur incontournable de l’huile d’olive haut de gamme.

Entre reconnaissance internationale, innovation et montée en qualité, le secteur oléicole tunisien franchit un nouveau cap. Reste désormais à capitaliser sur ces succès pour renforcer sa présence sur les marchés à forte valeur ajoutée et consolider durablement son leadership.

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Huile d’olive : Une enquête nationale lancée pour refonder toute la filière

La filière oléicole tunisienne entre dans une nouvelle phase. Face aux blocages structurels qui freinent encore l’un des secteurs les plus stratégiques du pays, l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) a lancé une enquête nationale de grande ampleur destinée à préparer une feuille de route opérationnelle pour l’huile d’olive tunisienne.

Menée en partenariat avec la Commission parlementaire de l’agriculture, cette initiative vise à faire remonter les difficultés du terrain, mais aussi les pistes concrètes de réforme sur toute la chaîne de valeur : production, trituration, stockage, conditionnement, export et montée en gamme.

Un secteur clé, mais encore freiné

L’objectif affiché est clair : lever les contraintes qui empêchent la filière de gagner davantage en valeur et en compétitivité.

Malgré son statut de pilier de l’économie nationale et sa place de choix sur les marchés extérieurs, l’huile d’olive tunisienne reste confrontée à plusieurs défis : faible valorisation du conditionné, dépendance au vrac, volatilité des prix, problèmes de logistique et de stockage, besoin accru d’innovation technique.

L’enquête s’adresse ainsi aux ingénieurs, experts et professionnels de l’ensemble de l’écosystème oléicole, invités à partager leurs constats et recommandations afin d’aboutir à une vision sectorielle plus cohérente.

L’expertise technique au cœur de la stratégie

À travers cette démarche, l’OIT cherche aussi à renforcer le rôle de l’expertise tunisienne dans les grandes orientations économiques nationales.

L’idée est de transformer les retours du terrain en propositions directement exploitables pour les décideurs publics et les acteurs privés, dans un contexte où la Tunisie cherche à consolider ses performances à l’export et à mieux protéger la valeur de son huile d’olive. Les chiffres récents montrent d’ailleurs une dynamique positive, avec une forte progression des exportations en début de campagne 2025-2026.

Une feuille de route pour la souveraineté économique

Au-delà du simple diagnostic, cette consultation nationale pourrait déboucher sur une véritable stratégie de modernisation de la filière.

L’enjeu dépasse la seule production agricole : il touche à la souveraineté économique, à la création de valeur locale et au positionnement premium de la Tunisie sur les marchés internationaux.

Dans un pays où l’huile d’olive demeure un marqueur économique majeur, cette feuille de route pourrait servir de base à une réforme plus profonde du secteur, articulée autour de la durabilité, de l’innovation et de la montée en qualité.

Le vrai défi ne sera pas seulement de consulter la filière, mais de transformer cette expertise en décisions rapides et applicables sur le terrain.

Une campagne record à l’export

Portée par une récolte exceptionnelle estimée à 500 000 tonnes pour la campagne 2025-2026, rappelons que la Tunisie enregistre une nette accélération de ses ventes à l’étranger, avec des niveaux rarement atteints ces dernières années.

Selon les données les plus récentes de l’ONAGRI, les exportations ont atteint 184.300 tonnes sur les quatre premiers mois de la campagne, entre novembre 2025 et février 2026, en hausse de 49,6% par rapport à la même période de la saison précédente. Les recettes ont, elles, franchi le seuil de 2,263 milliards de dinars, confirmant le rôle central de l’huile d’olive dans les équilibres du commerce extérieur tunisien.

Derrière ces chiffres impressionnants, un défi persiste : la faible part du conditionné. Près de 88,5% des volumes exportés partent encore en vrac, contre seulement 11,5% en huile conditionnée. Or, c’est précisément sur le conditionné, les labels et les marques tunisiennes que se joue la vraie bataille de la valeur ajoutée.

Cette campagne record offre à la Tunisie une opportunité rare : transformer la performance quantitative en gain durable de valeur. Avec une production aussi abondante, l’enjeu pour la filière n’est plus uniquement d’augmenter les volumes, mais de mieux valoriser l’origine tunisienne, pousser le bio, renforcer le premium et gagner du terrain sur le conditionné.

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Huile d’olive : La Tunisie brille avec plus de 60 médailles et confirme sa montée en gamme

La filière oléicole tunisienne signe une nouvelle performance de référence sur la scène internationale. Lors du Concours international afro-asiatique de l’huile d’olive extra vierge 2026, organisé à Tunis, 40 entreprises tunisiennes ont décroché plus de 60 médailles, illustrant la progression du pays vers un positionnement qualitatif, à forte valeur ajoutée et tourné vers l’export.

Une moisson de médailles qui confirme l’excellence tunisienne

L’huile d’olive tunisienne a marqué de son empreinte l’édition 2026 du Concours international afro-asiatique de l’huile d’olive extra vierge, tenu à Tunis du 23 au 26 mars, avec la participation de 40 entreprises nationales.

Au total, les producteurs tunisiens ont remporté plus de 60 médailles, une performance qui confirme la capacité du produit tunisien à rivaliser avec les grands noms du bassin méditerranéen et des marchés mondiaux.

Au-delà du palmarès, cette distinction reflète les avancées réalisées dans la qualité, l’excellence sensorielle et la stratégie de valorisation à l’export, grâce à l’amélioration continue des procédés de production, de trituration et de conditionnement.

D’une logique de volume à un positionnement premium

Ces résultats illustrent une transformation plus profonde du secteur : l’huile d’olive tunisienne ne se limite plus à une présence traditionnelle sur les marchés internationaux, mais s’impose désormais comme un produit premium à forte identité.

L’effort porte aujourd’hui sur la construction d’un label tunisien plus distinctif et plus attractif, capable de mieux valoriser l’origine, le savoir-faire local et l’expérience sensorielle du produit.

Les professionnels du secteur soulignent que cette évolution traduit le passage d’une logique d’exportation quantitative vers une stratégie qualitative, permettant d’améliorer les prix, de renforcer les marges et d’associer l’image de la Tunisie à un produit haut de gamme à la fois économique et culturel.

Les concours internationaux, accélérateur d’exportation

L’édition 2026 a réuni 200 échantillons provenant de 15 pays, parmi lesquels l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la France, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, la Turquie, le Brésil, la Croatie, la Jordanie, le Liban, l’Arabie saoudite et Oman.

Dans ce contexte hautement concurrentiel, la Tunisie, pays hôte et acteur majeur du bassin méditerranéen, s’est imposée comme une plateforme internationale de référence pour les compétitions spécialisées.

Soumises à des évaluations strictes menées par des experts internationaux en analyse sensorielle, ces distinctions représentent aujourd’hui un levier marketing puissant pour pénétrer de nouveaux marchés, notamment dans le Golfe, en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Un ambassadeur économique pour l’investissement

Cette série de récompenses intervient alors que la filière intensifie ses investissements dans le conditionnement, la promotion, la recherche et l’innovation.

L’enjeu n’est plus seulement d’augmenter la production, mais de renforcer la présence de la Tunisie sur des marchés où la valeur repose sur la qualité, l’identité du produit et l’expérience offerte au consommateur.

Avec plus de 60 médailles, cette réussite apparaît comme un acquis collectif pour l’ensemble de la chaîne de valeur : producteurs, exportateurs, structures professionnelles, chercheurs et experts en dégustation.

L’huile d’olive tunisienne s’affirme ainsi comme un véritable ambassadeur économique et culturel, ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement durable et consolidant la place de la Tunisie parmi les références mondiales du secteur.

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La Tunisie exporte 50 tonnes d’huile d’olive vers la Chine, une première

Une première cargaison de 50 tonnes d’huile d’olive tunisienne a récemment atteint le port de la province de Hubei, marquant une avancée concrète dans les efforts de positionnement du produit sur le marché chinois. L’information a été annoncée mardi par l’ambassade de Tunisie à Pékin.

À cette occasion, une manifestation économique promotionnelle a été organisée directement sur les quais du port, en partenariat avec l’entreprise Wuhan Yangluo. L’événement a réuni plusieurs responsables et acteurs économiques de premier plan de la province, notamment des représentants du bureau des affaires étrangères, de la chambre de commerce et de grandes entreprises spécialisées dans l’importation et la distribution de produits alimentaires.

Un hub stratégique au centre de la Chine

La province de Hubei, considérée comme un hub stratégique au centre de la Chine, joue un rôle clé dans les échanges commerciaux avec les régions voisines. Elle offre ainsi un accès potentiel à près d’un tiers des consommateurs chinois, ce qui renforce l’intérêt de cette opération pour les exportateurs tunisiens.

Prenant la parole, la ministre conseillère auprès de la mission diplomatique, Reem Ayadi, accompagnée du conseiller économique et commercial Abdelkhalek Dhakkar, a mis en avant la place centrale de l’huile d’olive dans le patrimoine culturel tunisien. Elle a également souligné ses qualités nutritionnelles, sanitaires et cosmétiques, ainsi que sa réputation internationale, consolidée par plusieurs distinctions mondiales.

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L’événement a été marqué par des séances de dégustation, qui ont suscité un vif intérêt parmi les participants. Plusieurs opérateurs ont exprimé leur volonté de conclure des accords d’importation afin de renforcer la présence de l’huile d’olive tunisienne sur ce marché prometteur, misant sur l’attrait croissant des consommateurs chinois pour les produits alimentaires de haute qualité.

Stratégie plus large de diplomatie économique

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diplomatie économique menée par la représentation tunisienne en Chine. En février 2026, l’ambassade avait déjà pris part à une manifestation commerciale et culturelle organisée dans la province de Hubei, à l’occasion du Nouvel An chinois, sous le thème « Shopping en Chine, plaisir à Hubei », visant à promouvoir les produits tunisiens, en particulier l’huile d’olive.

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Huile d’olive 2025-2026 : Forte hausse des exportations tunisiennes, mais un modèle sous pression

Derrière les performances affichées, le secteur tunisien de l’huile d’olive révèle une réalité plus ambivalente. Entre croissance rapide des exportations, pression sur les prix et dépendance persistante à l’Europe, le modèle montre ses limites.

Une progression spectaculaire… portée par les volumes

La campagne 2025-2026 démarre sur un rythme soutenu.
Selon les chiffres relayés par l’agence TAP, la Tunisie a exporté, au cours des quatre premiers mois, 184 300 tonnes d’huile d’olive, pour des recettes de 2,26 milliards de dinars.

Surtout, la progression est nette : +49,6% en volume et +33,8% en valeur par rapport à la même période de la campagne précédente.

Ces chiffres confirment la place centrale du secteur dans les exportations agricoles tunisiennes et sa capacité à répondre à une demande internationale soutenue.

Plus de ventes… mais à des prix en recul

Cette dynamique cache toutefois une évolution moins favorable : le prix moyen à l’export recule d’environ 4%, autour de 12 dinars le kilogramme.

Autrement dit, la Tunisie vend davantage… mais moins cher.

Cette situation reflète une tension classique des marchés agricoles : une hausse rapide des volumes exerce une pression à la baisse sur les prix, réduisant la valeur captée par les producteurs.

Elle met aussi en lumière une fragilité structurelle : la majorité des exportations continue de se faire en vrac, avec seulement 15,5% des volumes conditionnés.

Une dépendance européenne qui limite la marge de manœuvre

À cette pression économique s’ajoute une contrainte commerciale majeure.
L’Union européenne absorbe à elle seule plus de 57% des exportations tunisiennes, avec l’Espagne et l’Italie comme principaux débouchés.

Mais ce marché reste encadré. Bruxelles a récemment refusé d’augmenter les quotas d’importation d’huile d’olive tunisienne sans droits de douane, maintenus autour de 56 700 tonnes, sous l’influence notamment des producteurs italiens.

Cette décision illustre un rapport de force défavorable : la Tunisie dépend d’un marché dont elle ne maîtrise ni les règles ni les limites.

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Entre leadership et fragilité structurelle

Paradoxalement, cette situation intervient alors que la Tunisie s’impose comme premier producteur mondial d’huile d’olive biologique, confirmant une montée en gamme reconnue à l’international.

Mais ce leadership qualitatif ne suffit pas à compenser les déséquilibres du modèle.

Car au-delà des performances, une réalité s’impose : la Tunisie exporte plus, mais dans un système qui capte une partie de sa valeur et limite son accès aux marchés.

Entre dépendance au vrac, pression sur les prix et contraintes européennes, le secteur oscille ainsi entre puissance agricole affirmée et fragilité économique persistante.

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Huile d’olive biologique : La Tunisie en tête du classement mondial

La Tunisie s’impose comme le leader mondial de la production d’huile d’olive biologique, confirmant une transformation structurelle de son agriculture et un positionnement de plus en plus affirmé dans les chaînes de valeur internationales des produits à haute qualité.

Selon des données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, le pays a réussi à consolider sa place sur le marché du bio, dans un contexte marqué par une demande internationale croissante pour des produits durables. Les statistiques de la direction générale de l’agriculture biologique, relayées par l’Agence Tunis Afrique Presse, indiquent que la Tunisie occupe la première place mondiale en termes de superficies consacrées à l’oléiculture biologique, estimées à près de 144 mille hectares.

Une dynamique de croissance soutenue

Le secteur de l’agriculture biologique en Tunisie a connu une progression notable ces dernières années. Les superficies totales dédiées à ce mode de production atteignent environ 235 mille hectares, ce qui lui confère un poids stratégique au sein du système agricole national.

Cette performance repose sur plusieurs facteurs, notamment des conditions climatiques favorables, une accumulation d’expertise technique, ainsi que le développement de systèmes de certification et de contrôle conformes aux standards internationaux.

Le secteur se distingue également par la diversité de ses acteurs. Il regroupe près de 6 270 intervenants, entre producteurs, transformateurs et exportateurs, traduisant un niveau avancé d’organisation et d’intégration tout au long de la chaîne de production et de valorisation.

Des exportations en forte progression

Sur le plan commercial, les exportations tunisiennes de produits biologiques ont enregistré une croissance significative. Leur valeur a atteint environ 750 millions de dinars en 2025, portée principalement par la demande soutenue en huile d’olive biologique sur les marchés européens et américains.

Ce dynamisme contribue à soutenir la balance commerciale et à diversifier les sources de devises. Il est également renforcé par les accords de reconnaissance mutuelle conclus avec l’Union européenne, la Confédération suisse et le Royaume-Uni, facilitant l’accès des produits tunisiens aux marchés internationaux.

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Malgré ces indicateurs positifs, le secteur reste confronté à plusieurs défis. Parmi les principaux enjeux figurent la faible productivité au regard des potentialités disponibles, la valorisation encore limitée à travers la transformation industrielle, ainsi que la nécessité de renforcer les chaînes d’approvisionnement et les infrastructures logistiques.

Dans ce contexte, les professionnels plaident pour une montée en gamme, en privilégiant l’exportation de produits à plus forte valeur ajoutée, afin de consolider la présence de la marque tunisienne à l’international.

Vers des pôles de développement intégrés

La stratégie nationale de développement de l’agriculture biologique, inscrite à l’horizon 2030, vise à stimuler et diversifier l’économie. Elle prévoit la mise en place de zones modèles dans plusieurs régions, notamment à Sejnane, Kesra, El Haouaria, Majel Bel Abbès et Hazoua.

Ces pôles devraient intégrer diverses activités économiques, telles que l’écotourisme et l’artisanat, tout en s’appuyant sur des mécanismes de gouvernance renforcés et un système de contrôle officiel destiné à consolider la crédibilité et la compétitivité du secteur.

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L’huile d’olive tunisienne connaît un essor historique !

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a affirmé lundi 16 mars 2026 que les performances enregistrées durant les mois de décembre, janvier et février constituent un niveau inédit dans l’histoire des exportations tunisiennes d’huile d’olive.

S’exprimant lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple, en réponse aux questions orales des députés, le ministre a indiqué que les volumes exportés ont dépassé les 50 mille tonnes par mois. Un résultat qu’il attribue à la mobilisation conjointe de l’ensemble des acteurs de la filière, qualifiant cette dynamique de « victoire de la diplomatie économique tunisienne ».

Evolution qualitative

Au-delà des chiffres, le responsable a mis en avant une évolution qualitative, notamment à travers le développement des exportations d’huile d’olive conditionnée. Une orientation stratégique qui vise à créer davantage de valeur ajoutée, tout en consolidant les marchés traditionnels et en explorant de nouvelles destinations.

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Concernant le secteur des dattes, Samir Abid a évoqué une reprise progressive des exportations vers les marchés habituels, après un ralentissement lié à des contraintes procédurales enregistrées récemment.

Ouverture de négociations avec l’Union européenne

Sur le plan des perspectives, le ministre a annoncé que la Tunisie a sollicité l’ouverture de négociations avec l’Union européenne au sujet des exportations d’huile d’olive et d’autres produits agricoles stratégiques. Une démarche qui, selon lui, ne se limitera pas au partenaire européen, dans une volonté affichée de diversification des débouchés.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où les exportations agricoles représentent un levier crucial pour l’économie tunisienne, notamment face aux défis liés à la balance commerciale et à la compétitivité sur les marchés internationaux.

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Affiches Vintage pour l’huile d’olive tunisienne

L’exportation de l’huile d’olive tunisienne relève d’une longue tradition qu’on peut faire remonter jusqu’à l’Antiquité.

Les qualités de notre huile d’olive ont de tous temps fait sa notoriété et souvent des affiches sont venues soutenir sa promotion à l’international.

C’est le cas de ces deux affiches des années cinquante qui, au-delà de leur caractère  » cliché « , n’en recèlent pas moins une esthétique maitrisée.

Dans la première affiche, une femme en melia assise à l’ombre d’un olivier, verse l’huile dorée dans un  » tebsi  » tradition.

La deuxième affiche joue sur les contrastes entre vert, rouge, blanc et doré tout en montrant un homme revêtu d’un tarbouch et brandissant un magnum d’huile d’olive.

Aujourd’hui, de nouvelles créations relaient le même message qui souligne l’excellence de l’huile tunisienne.

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Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

La Commission européenne n’envisage pas d’accorder de nouvelles concessions commerciales à la Tunisie concernant l’huile d’olive. Cette position a été exprimée par le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, dans une lettre adressée aux organisations agricoles italiennes Coldiretti et Filiera Italia.

Selon le média italien Italia a Tavola, le responsable européen précise que Bruxelles n’entend pas élargir les quotas d’importation d’huile d’olive tunisienne exemptés de droits de douane, malgré les demandes formulées par la Tunisie pour réviser le protocole agricole de l’accord d’association avec l’Union européenne.

Bruxelles ferme la porte à une hausse des quotas

La question porte sur la possibilité d’augmenter les volumes d’huile d’olive tunisienne pouvant entrer sur le marché européen sans droits de douane.

Actuellement, la Tunisie bénéficie d’un contingent annuel d’environ 56.700 tonnes d’huile d’olive exportées vers l’Union européenne en franchise de droits. Toute exportation au-delà de ce seuil est soumise aux tarifs douaniers européens.

Fin janvier, les autorités tunisiennes auraient demandé à Bruxelles de réviser le protocole agricole de l’accord d’association UE-Tunisie afin d’augmenter ce volume. Mais dans sa réponse aux organisations agricoles italiennes, Christophe Hansen exclut toute extension des concessions commerciales existantes.

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Une pression croissante des producteurs italiens

Cette position intervient dans un contexte de mobilisation croissante des producteurs italiens d’huile d’olive.

Ces dernières semaines, plusieurs organisations agricoles, notamment Coldiretti, ont exprimé leur inquiétude face à la perspective d’une hausse des importations d’huile d’olive tunisienne, estimant qu’un élargissement des quotas pourrait accentuer la pression sur les prix sur le marché européen.

En Italie, la contestation des producteurs s’est accentuée ces dernières semaines, certains dénonçant une concurrence jugée croissante des huiles provenant de pays méditerranéens non membres de l’Union européenne. Après l’Italie, des producteurs français commencent eux aussi à s’interroger sur l’impact des importations d’huile d’olive tunisienne sur le marché européen.

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Une production tunisienne en forte hausse

L’huile d’olive demeure l’un des principaux produits agricoles d’exportation de la Tunisie. Lors de la campagne 2024-2025, la production nationale a atteint environ 340 000 tonnes, marquant une forte progression par rapport à la saison précédente.

Les exportations ont également connu une nette accélération. Selon les données récentes, les ventes tunisiennes d’huile d’olive à l’étranger ont progressé d’environ 55 % au début de la campagne, confirmant la place de la Tunisie parmi les principaux exportateurs mondiaux.

Une grande partie de ces volumes est destinée au marché européen, notamment l’Italie et l’Espagne, où l’huile tunisienne est parfois utilisée pour des mélanges ou pour le conditionnement avant commercialisation.

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