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Tunisie | Changement de direction à la CPG et au GCT

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a annoncé, ce lundi 1er juin 2026, de nouvelles nominations et des fins de fonctions au sein de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Par le biais du décret n°79 de l’année 2026, publié dans le Journal officiel de la République tunisienne (Jort) ce 1er juin 2026, Omar Bouzouada a été officiellement nommé Président-Directeur Général (PDG) de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) ainsi que du Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Ce remaniement s’accompagne du départ des anciens dirigeants Abdelkader Amidi et El Hédi Youssef, jusqu’alors DG de la Compagnie des phosphates de Gafsa et DG du Groupe Chimique Tunisien.

Note de la rédaction : Ce changement de gouvernance intervient à un moment stratégique pour le secteur des phosphates, où les défis de relance de la production et d’optimisation des exportations restent au cœur des priorités économiques du pays.

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Gabès : Des dizaines d’élèves victimes d’asphyxie, la pollution de nouveau en cause

De nouveaux cas d’asphyxie collective ont été signalés dans un établissement scolaire à Gabès, où plus de 60 élèves ont été touchés en quelques jours. Ces incidents ravivent les inquiétudes autour de la pollution industrielle dans la région. Ils interviennent dans un contexte judiciaire tendu, marqué par le rejet de la demande d’arrêt des unités du Groupe chimique tunisien.

Deux épisodes rapprochés qui inquiètent

Le 18 avril, une vingtaine d’élèves du collège Habib Bourguiba ont été victimes de malaises respiratoires. Quatre jours plus tard, le 22 avril, un second épisode, plus grave, a touché plus de 40 élèves dans le même établissement.

Dans les deux cas, les symptômes d’asphyxie ont nécessité une prise en charge rapide, alimentant une vive inquiétude parmi les familles et le personnel éducatif.

Une pollution industrielle toujours pointée du doigt

Ces incidents s’inscrivent dans un climat de contestation persistant contre les activités du Groupe chimique tunisien, régulièrement accusé d’être à l’origine d’émissions nocives dans la région.

Depuis des années, associations et habitants dénoncent la dégradation de la qualité de l’air et ses impacts sur la santé publique, notamment chez les enfants.

Une décision de justice qui ravive les tensions

La controverse a été relancée par une décision judiciaire rendue fin février. La justice a rejeté, en référé, la demande visant à suspendre l’activité des unités industrielles accusées de pollution, estimant que le préjudice n’était pas suffisamment établi en l’état du dossier et nécessitait des expertises scientifiques approfondies .

Cette décision, loin de clore le dossier, a renforcé la mobilisation des acteurs locaux, qui ont annoncé leur intention de faire appel et de poursuivre les actions en justice.

Une crise environnementale qui s’enlise

Malgré les alertes répétées, les mobilisations citoyennes et les incidents sanitaires récurrents, aucune solution concrète n’a encore émergé sur le terrain. La question de la pollution à Gabès reste au cœur d’un bras de fer entre impératifs industriels et exigences de santé publique.

Les nouveaux cas d’asphyxie viennent ainsi rappeler l’urgence d’une réponse structurelle, dans une région où la crise environnementale continue de s’aggraver.

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Gabès – GCT : Le verdict contesté par le FTDES dans le dossier des unités polluantes

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a vivement critiqué, jeudi 26 février 2026, la décision du tribunal de première instance de Gabès qui a rejeté la demande en référé visant à suspendre les activités des unités polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT).

Un jugement jugé contraire aux preuves documentées

Le tribunal a estimé que le préjudice allégué n’était pas suffisamment établi, et a donc rejeté la requête introduite par la section régionale de l’Ordre des avocats de Gabès.

Dans un communiqué publié le jour même, le FTDES a qualifié ce verdict de « recul grave » dans l’un des dossiers environnementaux les plus sensibles du pays, estimant que l’argument de l’absence de preuve nie les données documentées sur la pollution industrielle.

L’organisation a notamment rappelé qu’un rapport d’audit de juillet 2025, rendu public sur le site officiel du Groupe chimique, avait mis en évidence de manquements graves aux normes environnementales en vigueur.

Selon le FTDES, la pollution persistante des unités industrielles a provoqué des émissions de gaz toxiques et des cas d’asphyxie signalés depuis septembre 2025, avec des impacts sur la santé quotidienne des habitants, particulièrement les élèves locaux.

Mobilisation continue

Au-delà du rejet du référé, le FTDES considère que ce jugement « consacre un climat d’impunité » et envoie un signal négatif sur la priorité accordée à la protection de l’environnement et de la santé publique.

L’organisation a annoncé qu’elle maintiendra son soutien aux habitants de Gabès dans leurs démarches juridiques et qu’elle mobilisera tous les moyens légaux disponibles pour défendre le droit à un environnement sain.

Le président de la section régionale des avocats de Gabès, Mounir Adouni, a déjà annoncé son intention de faire appel de ce jugement, tout en n’excluant pas le dépôt de nouvelles actions en justice si nécessaire.

La bataille judiciaire autour du complexe chimique tunisien se poursuit donc, dans un climat de mobilisation citoyenne persistante face aux préoccupations environnementales.

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