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Tunisie | Appel à la reprise des négociations sociales dans le secteur financier

Le secrétaire général de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance (affiliée à l’UGTT), Sami Salhi, a déclaré hier soir, lundi 8 juin 2026, lors de son passage dans l’émission «60 minutes» sur Diwan FM, que les employés du secteur avaient entamé leurs premières actions de protestation, consistant à porter des brassards rouges.

Ce mouvement fait suite à l’échec des négociations sociales et au refus des entreprises concernées de répondre aux demandes d’augmentation salariale pour 2025.

M. Salhi a indiqué que ces actions, qui ont débuté lundi, visent à défendre la dignité et les droits financiers des employés des secteurs bancaire et des assurances, indiqué que ces derniers observeront également une grève générale les 23, 24 et 25 juin, tout en appelant le Conseil bancaire et financier (CBF) et la Fédération tunisienne des compagnies d’assurance (Ftusa) à reprendre les négociations afin d’améliorer le climat social au sein des institutions financières.

M. Salhi a confirmé que la dernière réunion entre les partenaires sociaux et la direction, représentée par le CBF, s’est tenue en 2022 et que des accords avaient alors été conclus concernant les augmentations de salaire pour les années 2022, 2023 et 2024.

I. B.

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Transport : Grève générale des taxis, lundi 27 avril

La grève nationale du secteur du transport non régulier est bel et bien maintenue pour le 27 avril. L’annonce a été confirmée sur Express FM par Moez Sellami, président de la Chambre nationale des chauffeurs de taxis individuels et vice-président de la Fédération nationale du transport. Le mouvement intervient dans un climat de rupture avec les autorités, sur fond de non-application d’accords signés et de revendications restées sans suite.

Une grève maintenue malgré les appels au dialogue

Selon Moez Sellami, la décision de maintenir la grève découle directement du non-respect de l’accord signé le 22 janvier 2026 entre les représentants du secteur et les autorités de tutelle. Plusieurs engagements contenus dans ce compromis n’auraient, à ce jour, pas été appliqués.

Cette mobilisation devrait toucher plusieurs segments du transport non régulier, avec un impact attendu sur les déplacements quotidiens à travers le pays. Les professionnels parlent d’un point de rupture, estimant que les promesses faites n’ont pas été suivies de mesures concrètes.

Des réformes réglementaires toujours bloquées

Au centre des revendications figure la révision de la loi n°2004-33 du 19 avril 2004, encadrant le transport terrestre. Initialement prévue pour mars 2026, cette réforme est jugée urgente par les professionnels, qui estiment que le texte ne correspond plus aux réalités actuelles du secteur.

Autre dossier sensible : les cahiers des charges des stations de louage. Une nouvelle version avait été annoncée, mais elle n’a toujours pas été officiellement adoptée ni mise en application. Ce retard entretient, selon les opérateurs, un flou juridique qui pénalise l’organisation du secteur et les conditions de travail.

Tarification et coûts : un déséquilibre dénoncé

La question de la révision des tarifs reste également au point mort. Une actualisation était attendue pour mars 2026, mais aucune mesure n’a été prise à ce jour.

Les professionnels dénoncent un écart devenu critique entre les coûts d’exploitation — notamment le carburant, l’entretien et les charges diverses — et les tarifs appliqués, jugés insuffisants pour garantir la viabilité économique de l’activité.

Le débat sur les applications de transport

Parmi les points les plus controversés évoqués par Moez Sellami figure l’usage des applications de transport. Il estime que les chauffeurs de taxi utilisant ces plateformes sont aujourd’hui pénalisés, dénonçant une situation qu’il juge injuste.

Une lecture qui mérite toutefois d’être replacée dans un cadre plus large. Dans de nombreux pays, ces applications ont été conçues comme des plateformes de mise en relation destinées à des conducteurs opérant hors du cadre classique du transport réglementé. Elles ne constituent pas, à l’origine, un outil destiné aux professionnels déjà soumis à une réglementation stricte.

Dans cette perspective, l’application des règles actuelles vise à éviter un brouillage entre deux modèles distincts : d’un côté un transport public encadré, de l’autre des services flexibles reposant sur des statuts différents. L’enjeu est donc autant réglementaire qu’économique, avec la nécessité de préserver une cohérence dans l’organisation du secteur.

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Enseignement secondaire : La grève durcit le bras de fer avec le ministère

La tension monte d’un cran dans les collèges et lycées tunisiens. A l’appel de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, une grève générale observée ce mardi mobilise enseignants, professeurs d’éducation physique, directeurs, surveillants et personnels administratifs. En toile de fond : des accords non appliqués, des rappels financiers en souffrance et un dialogue rompu avec le ministère de l’Éducation.

Une mobilisation générale dans tous les établissements

Dès la première heure de cours, le mouvement a touché l’ensemble des établissements du secondaire : collèges, collèges techniques, lycées, établissements pilotes ainsi que les structures concernées par l’enseignement de l’éducation physique, y compris dans le primaire.

Le mot d’ordre ne se limite pas aux seuls enseignants en classe. Il englobe également les directeurs d’établissements, les surveillants des études, ainsi que les enseignants affectés à des tâches administratives ou pédagogiques dans les services régionaux et centraux relevant des ministères de l’Éducation et de la Jeunesse et des Sports.

Conformément aux modalités arrêtées par la fédération, la grève est présentielle durant toute la journée sur les lieux de travail. Des assemblées générales sont organisées dans les salles des professeurs afin de réitérer les revendications du secteur et d’adopter pétitions et recommandations.

Directeurs et surveillants : présence symbolique, blocage administratif

Les enseignants ont été appelés à rejoindre leurs établissements à partir de 8 heures, même lorsqu’ils ne sont pas programmés ce jour-là, qu’ils assurent des cours l’après-midi ou qu’ils soient convoqués à des formations.

La consigne syndicale est claire : aucune tâche administrative ne doit être assurée pendant la journée, une manière d’élargir la pression au fonctionnement quotidien des établissements.

Ce choix traduit la volonté de la structure syndicale de montrer que le malaise dépasse la seule question des cours pour toucher l’ensemble de la gouvernance scolaire.

Accords gelés, primes impayées et colère sur le terrain

À l’origine de cette nouvelle escalade, la Fédération générale de l’enseignement secondaire accuse le ministère d’avoir refusé d’appliquer l’accord signé le 23 mai 2023.

Le principal point de crispation concerne la prime de 100 dinars promise aux enseignants, qui devait entrer en vigueur dès janvier 2026.

Le syndicat dénonce aussi le non-versement des rappels financiers liés aux promotions, avec effet rétroactif depuis juillet dernier. À cela s’ajoute, selon ses responsables, la fermeture du dialogue autour de dossiers jugés urgents : dégradation des infrastructures, surpopulation des classes, manque d’équipements et accumulation de problèmes logistiques dans plusieurs établissements.

Cette journée de grève marque un nouvel épisode de confrontation sociale dans le secteur éducatif, à un moment où les tensions s’accumulent autour des conditions de travail et de la qualité de l’enseignement public.

Au-delà des revendications salariales, le mouvement remet au premier plan la question plus large de l’état du système éducatif et de la capacité des autorités à relancer des négociations crédibles avec les syndicats.

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Enseignement secondaire : Grève générale le 7 avril dans tous les collèges et lycées

Le bras de fer entre le ministère de l’Éducation et les enseignants du secondaire franchit un nouveau palier. La Fédération générale de l’enseignement secondaire a confirmé une grève générale le 7 avril dans l’ensemble des collèges et lycées du pays, accompagnée de rassemblements devant les commissariats régionaux de l’éducation.

Annoncé par le secrétaire général de la fédération, Mohamed Safi, ce mouvement vise à dénoncer le silence prolongé du ministère face aux revendications professionnelles et financières des enseignants, dans un climat social déjà tendu depuis plusieurs mois.

Au cœur de la colère : les accords non appliqués

Le principal point de crispation reste la non-mise en œuvre d’anciens accords conclus avec le ministère, dont certains remontent à 2019, mais surtout l’accord de mai 2023 prévoyant une augmentation salariale de 100 dinars à partir de janvier 2026.

Pour la fédération, la grève ne vise pas à perturber le service public mais à imposer le respect d’engagements déjà signés, alors que les enseignants dénoncent une érosion continue de leur pouvoir d’achat et des conditions de travail jugées de plus en plus lourdes.

Conditions de travail, sanctions et nominations contestées

Au-delà du volet salarial, le syndicat dénonce des services hebdomadaires pouvant atteindre 26 heures, la dégradation des infrastructures scolaires, l’absence d’une vision claire de la réforme éducative, des sanctions disciplinaires, dont des retenues sur salaire après des sit-in, des nominations et révocations de directeurs jugées fondées sur la loyauté plutôt que la transparence.

Ces griefs alimentent une tension qui s’est déjà traduite par plusieurs mobilisations depuis 2025, notamment les grèves régionales de février dernier.

Une escalade possible après le 7 avril

La fédération a prévenu que sa commission administrative restera ouverte après la grève pour évaluer le niveau de réponse du ministère et décider de nouvelles formes de mobilisation.

Autrement dit, si aucun signal politique n’est envoyé après le 7 avril, le secteur pourrait entrer dans une nouvelle séquence de protestation plus dure, à quelques semaines d’une période scolaire sensible.

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