Crédits sur l’honneur: Motifs de refus et situation des retraités
Le projet de loi de finances 2027 prévoit une prise en charge publique de 50% des primes d’assurance-export pour les opérations destinées aux marchés africains. Prévue par l’article 42, cette mesure serait limitée à douze mois, avec une possibilité de prolongation.
L’État tunisien pourrait couvrir la moitié des primes dues au titre des contrats d’assurance-export pour les opérations à destination des marchés africains. Cette mesure figure à l’article 42 du projet de loi de finances (PLF) 2027 et vise à alléger le coût de couverture des risques liés aux opérations commerciales à l’international.
La dépense serait imputée au Fonds de garantie des risques à l’exportation. Le dispositif s’appliquerait pendant douze mois à compter de l’entrée en vigueur de la loi de finances, avec la possibilité de le prolonger pour une période supplémentaire de douze mois, sur décision du ministre des Finances.
La mesure reste toutefois conditionnée à l’adoption du projet de loi par le Parlement. Elle ne constitue donc pas encore un droit acquis pour les entreprises exportatrices.
La portée du dispositif doit être précisément délimitée : la prise en charge concernerait 50% des primes d’assurance dues, et non 50% de la valeur des marchandises exportées ou des pertes commerciales éventuellement subies.
L’assurance-export permet aux entreprises de se prémunir contre certains risques liés aux transactions internationales, notamment les impayés, selon les garanties prévues dans leurs contrats. En contribuant au financement des primes, l’État chercherait ainsi à faciliter le recours à ces couvertures pour les opérations visant les marchés africains.
L’effet concret dépendra néanmoins des conditions d’éligibilité, des contrats concernés et des modalités d’application du mécanisme. La prise en charge de la prime ne signifie pas, à elle seule, que tous les risques commerciaux ou les difficultés de paiement seront couverts.
En ciblant les marchés africains, l’article 42 inscrit cette mesure dans une logique de soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. L’allègement du coût de l’assurance pourrait faciliter certaines opérations, en particulier pour les exportateurs qui doivent sécuriser leurs transactions avec de nouveaux partenaires.
Ce soutien ne résout toutefois pas les autres contraintes de l’accès aux marchés africains, notamment les coûts logistiques, les délais de transport, les besoins de financement bancaire et les difficultés de recouvrement.
Lire aussi :
L’article PLF 2027 : L’État prendrait en charge la moitié des primes d’assurance-export vers l’Afrique est apparu en premier sur webdo.
La Tunisie devrait enregistrer une accélération de sa croissance économique en 2027. Selon les données du projet de balance économique pour l’année prochaine, le gouvernement table sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 3,1 %, contre 2,7 % prévus pour l’ensemble de l’année 2026.
Déposé par le gouvernement auprès de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts, ce document présente les principales perspectives économiques et sociales du pays pour l’année à venir.
Le revenu par habitant devrait également progresser, passant de 15 605,7 dinars en 2026 à 16 735,9 dinars en 2027, selon les estimations officielles.
Le gouvernement prévoit une amélioration de l’effort d’investissement. Sa part dans le PIB devrait atteindre 16,4 % en 2027, contre 15,5 % attendus en 2026. L’investissement direct étranger (IDE) devrait, lui aussi, progresser, passant de 4 milliards de dinars en 2026 à 4,8 milliards de dinars en 2027.
Sur le front des échanges extérieurs, les exportations de biens et de services devraient augmenter de 8 % en 2027, après une progression estimée à 7,5 % en 2026. En parallèle, le rythme de croissance des importations devrait ralentir à 7,9 %, contre 10 % cette année.
Ces évolutions devraient contribuer à ramener le déficit commercial à 3,7 % du PIB en 2027, contre 3,9 % attendus en 2026.
Les prévisions gouvernementales tablent également sur une amélioration modérée des principaux indicateurs économiques et sociaux. Le taux d’inflation devrait ainsi s’établir à 5,2 % en 2027, contre 5,3 % en 2026. Sur le marché du travail, le taux de chômage global devrait reculer à 14,5 %, contre 14,9 % attendus cette année. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans devrait passer de 35,4 % en 2026 à 35 % en 2027. Pour les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage est estimé à 25 %, contre 26,6 % en 2026.
Ces projections dessinent une amélioration graduelle des indicateurs économiques et sociaux. Elles maintiennent toutefois le chômage des jeunes et des diplômés de l’enseignement supérieur à des niveaux élevés.
Le projet de balance économique revient également sur la révision des perspectives de croissance pour 2026. Initialement estimée à 3,3 %, la progression du PIB est désormais attendue à 2,7 %. Le gouvernement explique cet ajustement par la persistance de plusieurs facteurs conjoncturels, malgré la poursuite du redressement progressif de l’activité économique. Il cite notamment les performances limitées de certains secteurs, en particulier les phosphates et l’énergie, ainsi que les pressions liées aux changements climatiques et à l’évolution de la conjoncture économique internationale.
Ces contraintes continuent de peser sur les perspectives économiques et soulignent les difficultés auxquelles la Tunisie reste confrontée pour consolider sa reprise.
Pour le gouvernement, l’enjeu des prochaines années réside dans la capacité de l’économie nationale à résister aux chocs et à s’adapter aux mutations économiques. Le projet met notamment l’accent sur l’accélération des réformes structurelles favorables à la croissance et à l’investissement, une meilleure cohérence des politiques publiques ainsi que le développement de mécanismes plus réactifs pour anticiper les risques et gérer les crises.
L’objectif affiché est d’instaurer une croissance plus dynamique et mieux équilibrée, dans un contexte marqué par les incertitudes internationales et les contraintes structurelles de l’économie tunisienne.
Le projet de balance économique 2027 constitue l’un des documents de référence définissant les orientations économiques et sociales de l’État. Il s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, en complément des projets de loi de finances et de budget de l’État pour 2027.
L’article Tunisie : le gouvernement table sur une croissance de 3,1 % en 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’économiste Ridha Chkoundali a critiqué, le 16 octobre 2026, plusieurs orientations du projet de loi de finances 2027, notamment le recours accru à l’endettement, le financement direct par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et l’insuffisance des réformes structurelles. Dans une analyse publiée sur son compte Facebook, il relève un écart important entre les recettes...
L’article Ridha Chkoundali passe le PLF 2027 au crible est apparu en premier sur Business News.
Le député Dhafer Sghiri a appelé, jeudi 15 octobre 2026, à l’ouverture d’un débat responsable et sérieux autour du projet de Loi de finances 2027. Dans un statut publié sur Facebook, il a insisté sur la nécessité de respecter à la fois la vision du gouvernement, le droit du Parlement à amender le texte et...
L’article Loi de finances 2027 : Dhafer Sghiri appelle à un débat responsable entre le gouvernement et le Parlement est apparu en premier sur Business News.
L’article Chiffre de la semaine : 1 360 quartiers prioritaires surendettés en France est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
La Tunisie entend réorienter ses dépenses publiques vers les secteurs prioritaires et les activités les plus rentables, dans le cadre des réformes engagées par le ministère des Finances pour améliorer l’efficacité de la gestion budgétaire.
Cette orientation a été annoncée par le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouhaier Attallah, lors du quatrième Forum financier arabe de la distinction de Sharjah en finances publiques, organisé les 6 et 7 octobre à Tunis, sur le thème de la résilience financière et de la durabilité budgétaire.
S’exprimant au nom de la ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, le responsable a souligné que la Tunisie était parvenue à résister aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux turbulences internationales, tout en maintenant une croissance positive et en contenant l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux jugés acceptables.
Le ministère entend poursuivre ses réformes à court et à moyen terme, notamment à travers le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence et de l’efficacité des politiques publiques, ainsi que la consolidation des principes de responsabilité et de reddition des comptes dans la gestion des deniers publics.
Organisé en partenariat avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département central des finances de Sharjah, le forum a également permis d’échanger sur les expériences arabes en matière de gestion financière et de transformation numérique.
En marge de cette rencontre, des ateliers consacrés à la quatrième édition de la distinction de Sharjah en finances publiques pour le cycle 2026-2027 ont présenté les catégories du prix, les critères d’évaluation et les modalités de candidature
L’article Tunisie : les dépenses publiques appelées à changer de priorité est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) prévoit de tenir des séances quotidiennes pour approfondir l’examen du projet de loi de finances 2027. Réunie vendredi, elle a notamment abordé les hypothèses de croissance, les prix de l’énergie, le taux de change et les besoins de financement de l’État.
Selon un communiqué rapporté par l’a’agence TAP le 10 octobre, les travaux porteront également sur le rapport du ministère des Finances relatif à l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026. L’objectif est d’examiner les orientations du prochain budget et de préparer des propositions et des amendements tenant compte des priorités nationales et des ressources disponibles.
Les membres de la commission ont discuté des hypothèses économiques susceptibles d’influencer les équilibres financiers de l’État, notamment la croissance, les prix du pétrole et de l’énergie ainsi que l’évolution du taux de change.
Les débats ont également porté sur les besoins de financement, le déficit budgétaire et l’endettement public. Les membres ont soulevé la question de la capacité de l’État à honorer ses engagements tout en mobilisant les ressources nécessaires à l’investissement.
Aucun nouvel objectif chiffré de croissance, de déficit ou d’endettement n’a toutefois été annoncé dans le compte rendu de cette réunion. Les échanges s’inscrivent dans la phase d’examen du projet de loi de finances, avant la formulation éventuelle de propositions d’amendement.
La commission a également insisté sur l’évaluation de l’exécution des budgets précédents et le suivi de l’avancement des projets publics. Ces travaux doivent permettre d’identifier les difficultés qui entravent leur réalisation et d’améliorer l’utilisation des deniers publics.
La rationalisation des dépenses et une meilleure exploitation des ressources ont aussi été évoquées. Les membres ont notamment souligné le potentiel de valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et soutenir l’investissement public.
La commission entend enfin renforcer la coordination avec les autres commissions et associer les différentes parties prenantes à l’élaboration de propositions jugées réalistes, dans l’objectif d’améliorer la gestion des finances publiques et de favoriser un développement régional équitable.
Lire aussi :
L’article PLF 2027 : Le CNRD veut accélérer l’examen des équilibres budgétaires est apparu en premier sur webdo.
Et cette année, le challenge est encore plus difficile avec l’intention de ne pas augmenter la pression fiscale sur les PME. Comment donc financer l’État, avec tous ses engagements sociaux et son rôle clé, sans étouffer ceux qui produisent ? Certes, la réponse ne réside pas dans une hausse d’impôts, ni dans des coupes budgétaires, mais dans des articles de loi qui libèrent les flux financiers et qui corrigent les distorsions qui pénalisent la production locale. La loi de finances ne pourra pas tout apporter, mais elle constitue l’un des principaux moyens pour initier un tel mouvement.
Le problème en Tunisie ne réside pas dans un manque global d’épargne, mais dans sa mauvaise allocation et sa thésaurisation. Les banques regorgent de liquidités ou préfèrent des placements sans risque, tandis que les PME et les porteurs de projets s’asphyxient par manque de fonds de roulement.
La loi de finances peut introduire des dispositions fiscales modulées pour les établissements de crédit qui consacrent un pourcentage minimal de leurs crédits au financement direct de l’investissement productif, de l’innovation et de l’exportation à forte valeur ajoutée. De leur côté, les entreprises peuvent être incitées à réinvestir dans l’extension de l’outil de production et la modernisation technologique.
Celles qui n’ont pas une telle marge de manœuvre et qui se heurtent au mur des garanties réelles ont besoin de l’appui de l’État. Le renforcement des fonds de garantie publics permettrait aux banques de prêter plus facilement sans exiger des garanties disproportionnées.
L’économie tunisienne souffre de diverses distorsions, comme les barrières réglementaires lourdes, les régimes privilégiés ou d’autorisations qui protègent des situations de rente, et une concurrence déloyale de l’informel. Libérer la production locale demande un grand nettoyage législatif.
Il faut impérativement rationaliser la fiscalité des intrants industriels. Les entreprises locales subissent des taxes douanières ou fiscales lourdes sur l’importation de leurs matières premières ou de leurs équipements semi-finis, rendant l’importation de produits finis concurrents une solution optimale pour les consommateurs. Il s’agit d’aligner la fiscalité pour que produire localement soit moins coûteux et plus simple qu’importer.
La loi de finances doit aussi intégrer des mesures d’incitation à la régularisation tout en renforçant la traçabilité des flux pour assainir le marché.
L’État ne peut pas se désengager de ses rôles sociaux, mais il doit cesser d’allouer des ressources à des dépenses improductives pour les rediriger vers des effets de levier économiques.
La loi de finances doit lever les verrous juridiques qui pénalisent l’investissement privé, national et international. En même temps, chaque soutien de l’État, allégement fiscal ou subvention accordée à une entreprise ou à un secteur doit être assorti d’objectifs mesurables en termes de création d’emplois, d’intégration locale ou d’exportation. Il est temps de mettre fin aux aides aveugles. L’argent public ne doit profiter qu’à ceux qui génèrent de la croissance organique.
Enfin, les économies réalisées doivent être redirigées vers la formation professionnelle ciblée, en adéquation directe avec les besoins des secteurs porteurs, ce qui garantit aux PME un accès à une main-d’œuvre qualifiée, réduisant ainsi les coûts de formation et de productivité.
L’État va présenter une version qui combine des mesures ciblées et qui préserve les équilibres macroéconomiques. Les députés doivent, par des propositions, transformer le projet qu’ils auront en un instrument de libération des énergies productives. Pour un député, la valeur d’une proposition ne se mesure pas au nombre de bénéficiaires potentiels annoncés, mais à la chaîne de causalité économique qu’elle déclenche. C’est cette logique qui doit guider chaque article soumis à l’examen parlementaire.
L’article Pour une loi de finances de rupture est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’article Tunisie. Les paradoxes du projet de loi de finances 2027 est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.