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Bacs lettres et économie-gestion : pourquoi tant de recalés ?

Les littéraires et les économistes ont de moins en moins la cote au baccalauréat. Ces deux filières ne cessent de perdre du terrain comme en témoignent les résultats du bac où on a enregistré les taux les plus bas de réussite chez les littéraires (24,24%) et les économistes (26,22%) durant la session de juin 2026 contre 79,41% pour les matheux, 70,32 pour les sportifs, 42,27% pour les scientifiques et 37,62% pour les techniciens

Mais une chose demeure certaine. Une fois n’est pas coutume, seuls les élèves ayant les compétences et le background nécessaires à de telles épreuves ont réussi leur bac. Comment concevoir qu’un élève qui a passé toute sa vie à accuser des 8 et 9 en moyenne générale puisse décrocher son bac ? Il est vrai que la majorité des jeunes qui s’inscrivent dans des branches littéraires ou économie-gestion ne le font pas par conviction ou par passion, mais plutôt par obligation. Jalal ayant raté son Bac lettres, déclare : «Je n’ai jamais choisi de faire un Bac lettres. Mais je n’avais pas le choix. Je suis nul dans les matières scientifiques. La seule et unique issue était des études de lettres». Pour Henda, le choix des études littéraires se pose autrement. «Je me rends compte aujourd’hui, que j’ai fait un mauvais choix en optant pour des études de littérature. Je croyais qu’il suffisait de savoir parler un peu français et le tour était joué. Je me suis trompée. Car l’écrit et le parlé, au niveau de n’importe quelle langue, sont deux univers complètement différents», affirme-t-elle. «J’ai raté ma vocation en économie. J’ai eu de mauvaises notes en gestion et en mathématiques. Peut-être j’étais mal orienté», disait Nader, ajourné pour la session de contrôle. La majorité des parents interrogés explique que les notes au bac reflètent absolument le travail de leurs enfants durant toute l’année scolaire. S’inscrire dans des branches littéraires, c’est d’abord posséder de véritables bases linguistiques, avoir un minimum de bagage en littérature, pouvoir faire la différence entre les divers genres littéraires, connaître un peu l’histoire-géo, l’anglais et surtout être un grand lecteur… «Nos enfants ne lisent plus et n’ont plus eux-mêmes cet amour pour la lecture», déclare Hassan, dont le fils aîné vient de rater son Bac lettres. Les branches littéraires, ce sont aussi des connaissances en histoire et géographie, en philosophie. Pourquoi ces échecs ? L’adolescent est formé moins en fonction de ses réussites que de ses échecs. L’enfant qui passe le bac est traité comme s’il devait immanquablement devenir polytechnicien ou agrégatif, l’étudiant en droit comme s’il allait devenir avocat. Programmes et examens sont conçus dans cet esprit. Il se trouve que sur cent lycéens de onze ans, soixante disparaissent en cours de route, vingt des quarante autres échouent au baccalauréat, et moins de dix achèvent leurs études supérieures.

L’échec au bac : les bonnes questions à se poser

Le principal dysfonctionnement ne se situe pas au niveau de l’examen final. Il se situe bien avant, au cœur même du processus d’orientation. La Tunisie n’est pas un cas isolé. La plupart des pays du bassin méditerranéen, notamment la France, l’Espagne, l’Italie et le Maroc partagent une caractéristique commune : une orientation souvent tardive, insuffisamment personnalisée et fortement influencée par des facteurs sociaux plus que pédagogiques. Si le système d’orientation fonctionne réellement, pourquoi autant de jeunes découvrent-ils seulement en classe terminale que la filière choisie ne correspond ni à leurs aptitudes ni à leurs aspirations ? La réponse est simple : nous continuons à confondre orientation et affectation. Une orientation consiste à accompagner progressivement un élève dans la découverte de ses talents, de ses centres d’intérêt et de son projet professionnel. Une affectation consiste à lui attribuer une place dans une filière disponible. Trop souvent, nos systèmes éducatifs pratiquent la seconde en la présentant comme la première. Le problème commence dès le primaire et le collège. À cet âge, les enseignants identifient déjà les profils des élèves. Certains excellent dans les sciences expérimentales, d’autres dans l’économie, les activités techniques, artistiques ou entrepreneuriales. Pourtant, ces informations sont rarement exploitées dans le cadre d’une véritable stratégie d’orientation. Les familles jouent également un rôle important. Beaucoup associent encore certaines filières à la réussite sociale, indépendamment des aptitudes réelles de l’enfant. Cette importance accordée au diplôme peut toutefois transformer l’examen en une source d’anxiété sociale. Le candidat ne porte pas uniquement sa propre ambition, mais également les attentes de son entourage. Cette pression peut alors affecter la manière dont les jeunes perçoivent leur propre valeur : l’échec scolaire risque d’être vécu non comme un simple résultat académique, mais comme une remise en question personnelle et familiale. Dans de nombreuses familles, particulièrement populaires, la réussite scolaire est perçue comme l’aboutissement d’années de sacrifices. L’élève devient alors le représentant d’un investissement collectif. La réussite au baccalauréat correspond à des années de privations, de mobilisation de toute la cellule familiale autour d’un seul objectif. Par ailleurs, cette situation contribue à faire du baccalauréat un moment où les inquiétudes personnelles et sociales se rencontrent. Le jeune ne doit pas seulement réussir pour construire son propre avenir, mais aussi répondre aux espoirs placés en lui par sa famille. Le résultat est connu : des élèves s’engagent dans des parcours qui ne leur correspondent pas réellement. Le lycée devient alors un espace de préparation au baccalauréat plutôt qu’un lieu de construction du projet personnel. Puis vient le choc de l’enseignement supérieur. Cette situation engendre un coût humain, social et économique considérable. Des années d’études sont perdues. Les familles supportent des dépenses importantes. Les universités consacrent des ressources à gérer les réorientations et les abandons. La réussite ne se limite pas à un examen final. Elle se construit progressivement. Les questions qui devraient guider les politiques publiques sont simples : combien d’élèves accèdent réellement à la filière qu’ils souhaitent ? Combien réussissent au bac ? Combien trouvent un emploi en lien avec leur formation ? Combien exercent finalement le métier auquel ils aspirent ? Le défi du XXIe siècle n’est plus de produire davantage de bacheliers, mais de permettre à chaque jeune de trouver sa voie. C’est pourquoi la réforme de l’orientation scolaire doit devenir une priorité nationale. Elle doit commencer dès le collège, associer les familles, les enseignants, les universités et les entreprises, et reposer sur une connaissance réelle des compétences des élèves.

Le baccalauréat restera un diplôme important. Mais il ne doit plus être considéré comme l’aboutissement du système. Il doit devenir une étape dans un parcours cohérent, construit progressivement et tourné vers l’avenir. La réussite éducative ne se mesure pas uniquement à la sortie du lycée, mais à la capacité d’un jeune à transformer ses talents en projet de vie. Face à un échec scolaire, il est essentiel de comprendre d’où il provient. L’enfant est en souffrance et il faut savoir pourquoi. Il va avoir tendance à se décourager rapidement s’il ne réussit pas malgré ses efforts. Les problèmes peuvent être divers et variés : difficultés d’apprentissage, manque de concentration, anxiété de performance, peur de l’échec, manque de confiance en soi. Ces facteurs peuvent entraver la capacité de l’enfant à mobiliser ses ressources. Il est important de ne pas se baser sur des interprétations mais sur des faits. Faire un bilan pour comprendre ce qui se passe est une étape cruciale. Il y a toujours une raison à l’échec scolaire que rencontre l’enfant. Réussir à identifier les signes de l’échec scolaire peut être un processus délicat. Certains signes peuvent être évidents, comme un manque d’intérêt pour l’école. Il y a d’autres signes moins évidents. Ils incluent des changements dans le comportement de l’enfant, le refus de parler de l’école et l’affichage de stress ou d’anxiété. Il est important d’être attentif à ces signes et de discuter ouvertement avec votre enfant de ses expériences à l’école. Comment repérer les signes de l’échec scolaire chez l’ado ? De mauvaises notes, notamment dans les matières principales au bac comme l’arabe et la philo pour les littéraires et l’économie et la gestion pour les économistes, peuvent être un indicateur évident d’échec scolaire. Si l’enfant a souvent de mauvaises notes ou si ses résultats empirent, cela peut indiquer des problèmes. Des changements dans le comportement de l’enfant peuvent également indiquer un échec scolaire. Cela peut inclure des comportements perturbateurs en classe, des problèmes de discipline ou des conflits avec les enseignants et les camarades de classe. Si l’enfant semble manquer de motivation pour accomplir ses tâches scolaires, cela peut être un signe d’échec scolaire. Il peut manquer de concentration, ne pas terminer ses devoirs ou manquer de persévérance dans ses études. Il est important de noter que les signes d’échec scolaire peuvent varier d’un enfant à l’autre.

Parfois, le soutien scolaire seul ne suffit pas. Demander une aide concrète à des psychologues peut être envisagé pour comprendre les difficultés que rencontre votre enfant. Il est essentiel de parler souvent aux professeurs de votre enfant pour savoir où il a des problèmes. Cela peut aider les parents à identifier les ressources ou les stratégies d’apprentissage qui peuvent être utiles. Rester bloqué face à une incompréhension peut décourager l’enfant et renforcer son idée de ne pas être en capacité de réussir. À la veille de la session de contrôle, il est essentiel de rappeler que la réussite ne se limite pas à une note. Elle se construit dans la durée, dans la capacité à s’adapter, à apprendre et à se réinventer. La Tunisie de demain dépendra de cette jeunesse, de ses choix, de ses rêves et de sa capacité à transformer les contraintes en opportunités. Ainsi, au-delà des statistiques et des classements, le baccalauréat reste une aventure humaine. Une étape marquée par l’espoir, mais aussi par la nécessité de repenser l’orientation, de valoriser toutes les filières et de mieux préparer les jeunes aux réalités du monde professionnel. Car derrière chaque candidat, il y a une histoire, un potentiel et, surtout, un avenir à construire.

Kamel BOUAOUINA

 

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Sousse : près de 3.900 élèves passent le concours d’accès aux collèges pilotes

Ils sont 3872 candidats à s’être lancés, ce lundi, dans la course vers les collèges pilotes pour la session de juin 2026.

Seize centres d’examen, disséminés à travers les délégations du gouvernorat, accueillent ces aspirants à l’excellence.

Le lycée Sidi Bouali a servi de cadre symbolique au lancement officiel. Sofien tanfouri, gouverneur de la région, y a présidé le salut au drapeau.

y étaient présents le délégué de Sidi Bouali, le commissaire régional de l’éducation et le secrétaire général de la municipalité, ensemble ont marqué de leur présence ce rite de passage éducatif.

Les autorités régionales ont déployé hommes et moyens logistiques. Aucun détail ne manque. le gouverneur de la région, Sofiene tanfouri, martèle l’engagement de l’Etat : garantir la réussite de cette échéance nationale. Ainsi, les candidats composent désormais dans un environnement sécurisé et serein.

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Neuvième : 32.004 candidats entament les examens dès jeudi

Les épreuves du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base général et technique débutent ce jeudi 18 juin 2026 en Tunisie. Au total, 32.004 candidats sont attendus pour passer ces examens organisés sur trois jours, jusqu’au 20 juin. Le ministère de l’Éducation a annoncé plusieurs mesures spécifiques en faveur de certaines catégories d’élèves.

32.004 candidats en lice dans tout le pays

Selon les données communiquées, les candidats au diplôme de fin d’études de la neuvième année représentent environ 18% de l’ensemble des élèves concernés par ce niveau d’enseignement, soit 175.024 élèves.

Le nombre de participants enregistre une baisse de 3,5% par rapport à l’année précédente, avec 1163 candidats en moins.

Concernant la filière technique, seuls 203 élèves passeront l’examen sur un total de 5381 élèves inscrits en 9e année technique, soit un taux de participation de 4%, également en recul par rapport à 2025.

Des aménagements pour les candidats à besoins spécifiques

Le ministère de l’Éducation a indiqué avoir pris plusieurs dispositions particulières pour les candidats à besoins spécifiques.

Ainsi, 14 élèves bénéficieront de sujets en écriture agrandie, un candidat composera en braille, tandis que 67 autres disposeront d’un tiers-temps supplémentaire pour chaque séance d’examen.

Résultats attendus début juillet et sélection des lycées pilotes

Les résultats de ces examens seront annoncés le 6 juillet 2026, selon le calendrier officiel du ministère.

Par ailleurs, la capacité d’accueil des lycées pilotes pour l’année scolaire 2026-2027 est estimée à 3750 places réparties sur 26 régions. Le lycée pilote Bourguiba à Tunis reste le plus important centre d’accueil avec 300 places.

En 2025, le taux de réussite avait atteint 63,07% dans l’enseignement de base général et 56,27% dans la filière technique, selon les chiffres officiels.

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Baccalauréat : Coup d’envoi du Bac blanc

Dès ce mercredi 6 mai, les candidats au baccalauréat en Tunisie entament les épreuves du Bac blanc. Organisées dans les établissements publics et privés, ces évaluations reproduisent fidèlement les conditions de l’examen national. Objectif : préparer les élèves à la session officielle et mesurer leur niveau réel.

Une répétition générale avant l’examen national

Le Bac blanc s’étalera sur plusieurs journées, les 6, 7, 8, 11, 12 et 13 mai, selon les plannings propres à chaque établissement. Ces épreuves couvrent l’ensemble des matières obligatoires et optionnelles, dans un format identique à celui du baccalauréat.

Cette simulation constitue une étape clé dans le parcours des candidats : elle permet de tester leur gestion du temps, d’identifier leurs lacunes et de se familiariser avec le rythme soutenu des examens officiels.

Un calendrier déjà bien engagé

Avant ces épreuves écrites, les candidats ont déjà passé l’épreuve d’éducation physique entre le 13 et le 25 avril, avec 3404 élèves dispensés.

La suite du calendrier est également fixée :

  • Les épreuves pratiques et orales se tiendront du 14 au 23 mai 2026
  • La session principale du baccalauréat est prévue les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin

Résultats et session de contrôle

Les résultats de la session principale seront annoncés le 23 juin 2026. Pour les candidats ajournés, la session de contrôle se déroulera les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet, avec une publication des résultats prévue le 12 juillet.

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Examens nationaux 2026 : Le calendrier officiel dévoilé par le ministère de l’Éducation

Le ministère de l’Éducation a rendu public, ce lundi 20 avril, le calendrier officiel des examens nationaux pour l’année scolaire 2025-2026. Ce programme concerne l’ensemble des échéances majeures, du concours d’accès aux collèges pilotes jusqu’au baccalauréat, avec un dispositif encadré par des consignes strictes. L’objectif est d’assurer un déroulement rigoureux dans un contexte marqué par une forte mobilisation des candidats.

Un calendrier structuré pour les principaux examens

Selon le ministère, les examens nationaux s’échelonneront sur plusieurs semaines entre juin et juillet.

Le baccalauréat, principale échéance du système éducatif, se tiendra les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026 pour la session principale ; les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet 2026 pour la session de contrôle.

Les résultats sont attendus le 23 juin pour la session principale et le 12 juillet pour la session de rattrapage.

Concernant les autres examens :

  • le diplôme de fin de l’enseignement de base (neuvième année) se déroulera les 18, 19 et 20 juin
  • le concours d’accès aux collèges pilotes (sixième) est programmé les 22, 23 et 24 juin

Des consignes strictes pour garantir la transparence

À travers cette annonce, le ministère insiste sur le respect rigoureux des règles organisationnelles. Les candidats au baccalauréat sont appelés à se présenter dans les centres d’examen dès 7h30, avec une tolérance limitée en cas de retard justifié.

Les autorités rappellent également l’interdiction formelle des appareils électroniques dans les salles d’examen, ainsi que l’obligation de présenter la convocation et la carte d’identité à chaque épreuve. Ces mesures visent à renforcer la transparence et à prévenir toute tentative de fraude.

Une organisation sous haute vigilance

Le calendrier 2026 s’inscrit dans une volonté de garantir des examens dans des conditions optimales, tant sur le plan logistique que sécuritaire. Les autorités éducatives mettent l’accent sur la discipline, la préparation en amont et le respect des procédures.

Dans un système où les examens nationaux jouent un rôle déterminant dans l’orientation des élèves, cette planification constitue une étape clé pour des milliers de candidats à travers le pays.

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