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Apple : l’iPhone pliable, présenté lors de la keynote annuelle du 9 septembre

Apple a fixé au mercredi 9 septembre 2026 sa prochaine keynote annuelle. Organisé à l’Apple Park, l’événement débutera à 10h00 en Californie et sera accessible en direct via les plateformes de la marque ainsi que YouTube.

Cette keynote pourrait marquer un tournant pour Apple, aussi bien sur le plan technologique que managérial. Les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max figurent parmi les appareils les plus susceptibles d’être présentés. Néanmoins, l’attention devrait surtout se concentrer sur l’éventuelle arrivée du premier iPhone pliable.

Avec ce nouveau format, Apple entrerait directement sur un marché déjà occupé par des fabricants comme Samsung. L’entreprise chercherait ainsi à renforcer sa présence sur un segment premium où les smartphones pliants se multiplient.

L’événement intervient également quelques jours après un changement important à la direction du groupe. John Ternus, jusque-là chargé de l’ingénierie matérielle, doit prendre les commandes d’Apple le 1er septembre, tandis que Tim Cook deviendra président exécutif.

Les modèles standards pourraient attendre

Tous les nouveaux iPhone ne devraient toutefois pas être dévoilés lors de cette présentation. Le modèle standard de l’iPhone 18 et certaines références plus accessibles pourraient suivre un calendrier distinct, avec une commercialisation ou une présentation envisagée en 2027.

L’intelligence artificielle devrait par ailleurs occuper une place centrale dans les annonces. Après les évolutions annoncées autour de Siri et d’Apple Intelligence avec iOS 27, Apple pourrait présenter de nouvelles fonctions destinées à approfondir l’utilisation de l’IA au sein de ses appareils.

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Visas Schengen: la Conect rempile avec le consulat de France

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) et le consulat général de France à Tunis ont reconduit, mercredi, leur accord de coopération bilatérale, signé entre le président de la Conect, Aslan Berjeb, et le consul général de France, Dominique Mas.

Cette reconduction maintient au bénéfice des adhérents de l’organisation patronale un accès prioritaire aux créneaux de rendez-vous pour les dossiers de visa Schengen déposés par ses membres, dans le cadre des modalités définies conjointement par les deux parties. L’accent est mis sur la mobilité internationale des chefs d’entreprise et de leurs équipes.

Une continuité plus qu’une nouveauté

Ce renouvellement ne crée pas de dispositif inédit: il prolonge un partenariat déjà existant, la Conect y voyant un moyen concret de répondre aux besoins de ses membres tournés vers l’international.

Pour les patrons tunisiens engagés dans des échanges commerciaux avec l’Europe, ce type d’accord réduit un obstacle logistique concret; il illustre également le rôle croissant des organisations patronales comme intermédiaires facilitateurs entre administrations étrangères et écosystème entrepreneurial local.

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IA: l’appropriation précoce de Claude par les étudiants tunisiens, un vivier de compétences numériques

En mai 2026, la Tunisie représentait 0,27% de l’usage mondial de Claude, contre 0,23% en avril, selon la dernière édition de l’Anthropic Economic Index. Rapporté à sa population active, le pays affiche un indice d’usage de 1,40 à 40% au-dessus du niveau attendu compte tenu de son poids démographique, et se classe 48e sur 121 pays couverts.

Le trait marquant reste la nature des conversations: plus de la moitié (51,52%) relèvent de l’univers scolaire et universitaire en mai, contre 35,86% liées au travail en avril, tombées à 27,94% en mai. À l’échelle mondiale, c’est l’inverse: le travail y pèse 43,36% des usages, l’éducation plafonnant à 16,45% seulement.

Le développement logiciel recule, l’IA devient plus collaborative

Le développement logiciel, première catégorie tunisienne en avril (25,32%), cède la place à l’éducation en mai (28,16%). Autre évolution notable: la part des usages où l’IA complète le travail humain plutôt que de l’automatiser dépasse désormais 50%, contre 46,64% un mois plus tôt.

Avec un indice de 1,40, la Tunisie devance largement le Maroc (0,90), l’Algérie (0,56) et l’Égypte (0,36), mais reste loin de l’Australie (6,40) ou de la France (3,97).

Cette appropriation précoce par les étudiants tunisiens constitue un vivier de compétences numériques que les entreprises locales pourraient capter plus activement, à condition d’accélérer la transition observée vers des usages professionnels.

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Chaleur en entreprise | L’équipement compte autant que le programme

Un événement d’entreprise prévu six mois à l’avance ne peut pas anticiper la météo du jour. Ce qu’il peut anticiper, c’est le matériel : où trouver de l’ombre, comment distribuer l’eau, et ce que chacun aura entre les mains pendant les heures les plus chaudes.

Les autorités sanitaires recommandent souvent de boire régulièrement avant même de ressentir la soif et de privilégier les activités douces pendant les fortes chaleurs. Cette consigne, simple sur le papier, se heurte souvent à un problème logistique : un point d’eau mal placé n’est tout simplement pas utilisé. 

Le matériel dépend du programme, pas l’inverse 

Un déjeuner sur une terrasse et une après-midi au bord d’un lac n’appellent pas le même équipement. Pour une activité aquatique, chaque participant doit savoir ce qu’il apporte et ce qui est fourni sur place. Des Serviettes de plage personnalisées de Loopper peuvent par exemple servir à identifier le linge distribué à chaque équipe et à éviter les échanges entre participants.

Le choix d’un tel objet se fait sur des critères concrets : taille, absorption, temps de séchage, conditions de lavage. Le marquage répond à un besoin d’organisation, pas l’inverse. Un objet choisi uniquement parce qu’il est facile à distribuer finit souvent dans un sac, oublié dès le retour au bureau. 

Ce que reçoivent les participants doit servir à quelque chose 

La même logique s’applique à tout objet remis en fin de journée. Les cadeaux d’entreprise ont davantage de sens lorsqu’ils correspondent à l’activité vécue ou répondent à un besoin identifié sur place, plutôt qu’à un choix générique. 

Quatre questions permettent de trancher avant toute commande :

● À quel moment l’objet sera-t-il utilisé ? 

● Les participants doivent-ils le transporter toute la journée ? 

● Remplace-t-il quelque chose qu’ils auraient dû apporter eux-mêmes ? 

● Sera-t-il encore utile après l’événement ?

Ces questions évitent de transformer une attention en contrainte supplémentaire pour l’invité. 

Les équipes présentes sur place sont exposées plus longtemps 

Les participants arrivent une fois l’installation terminée. Les techniciens, traiteurs et équipes d’accueil, eux, travaillent déjà depuis plusieurs heures, souvent avec un effort physique que les invités ne voient pas : monter du mobilier, transporter du matériel, installer une scène. 

L’INRS recommande, pour ces situations, d’augmenter la fréquence des pauses, de fournir une source d’eau fraîche et d’aménager de véritables espaces de repos. Une ouverture au public à neuf heures peut ainsi imposer une installation dès six heures, avec les mêmes besoins en ombre et en eau qui doivent être disponibles à ce moment-là, avant même l’arrivée du premier invité. 

Le bilan porte sur l’usage, pas sur le confort ressenti 

Une journée sans coup de chaud ne prouve pas que le dispositif était bien pensé. Le bilan utile porte sur des faits vérifiables : quantité d’eau réellement consommée, zones d’ombre les plus fréquentées, matériel utilisé ou resté dans les cartons. 

La vigilance canicule de Météo-France donne un cadre objectif pour fixer, en amont, le seuil à partir duquel le programme doit changer. Poser cette limite avant l’envoi des invitations évite d’improviser une décision une heure avant l’arrivée des premiers participants. 

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APIA: un réseau de fermes pionnières pour démocratiser l’agroécologie

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre un appel à manifestation d’intérêt pour constituer un réseau de fermes pionnières en agroécologie, en partenariat avec le projet GIZ/Soil Matters. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 8 septembre 2026 à minuit.

L’initiative cible des agriculteurs ayant déjà amorcé des pratiques agroécologiques et voulant pousser plus loin la transformation de leur système de production. Objectif: bâtir une communauté d’exploitants agricoles qui confrontent leurs méthodes, testent ensemble de nouvelles solutions et documentent des pratiques directement issues du terrain, plutôt que théoriques.

Un accompagnement technique à la clé

Les exploitations retenues intégreront un dispositif d’appui structuré: experts sur le terrain, ateliers collectifs et retours réguliers sur les pratiques testées. L’objectif affiché dépasse la phase d’expérimentation individuelle: il s’agit de produire des connaissances partagées, transférables à d’autres exploitants tunisiens engagés dans la même transition vers des modèles plus durables et résilients face aux aléas climatiques.

Pour les exploitants agricoles, intégrer ce réseau représente une opportunité d’accéder gratuitement à un accompagnement technique structuré, rare dans le secteur, tout en se positionnant sur une filière agro-écologique appelée à peser davantage dans les futurs appels d’offres et financements verts destinés à l’agriculture tunisienne.

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Bourse de Tunis – Investisseurs français: quand la déclaration obligatoire en France rattrape l’exonération tunisienne

La fiscalité applicable aux investisseurs français à la Bourse de Tunis prend une résonance nouvelle: la capitalisation étrangère y atteignait environ 8,8 milliards de dinars au 21 août 2026, soit 18,25% de la capitalisation totale de la cote, contre 18,89% un an plus tôt.

Un marché plus attractif encore avec un Tunindex qui a progressé de plus de 30% depuis le début de l’année. Comprendre le cadre fiscal devient donc central pour tout résident français qui souhaite s’y exposer.

Une convention bilatérale ancienne comme socle

Depuis 1973, un accord fiscal lie la France et la Tunisie pour éviter la double imposition. Ce texte fixe, revenu par revenu, quel pays perçoit l’impôt, et ouvre droit à un crédit d’impôt côté français pour éviter le cumul des taxations.

En 1990, la Tunisie a décidé de ne plus imposer les dividendes distribués aux actionnaires non résidents, ni à la source ni au titre de l’impôt sur le revenu. Les plus-values sur actions, obligations ou parts d’OPCVM tunisiens échappent au même impôt, à condition que le vendeur réside hors de Tunisie et que ses titres ne soient pas logés dans une structure fiscale locale.

Ce régime avantageux ne dispense pas d’informer le fisc français. Les revenus tunisiens doivent figurer sur le formulaire 2047, complété au besoin du 3916 pour tout compte-titres détenu hors de France, et restent soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux français.

Alors que la présence étrangère se concentre encore fortement sur la SFBT et Attijari Bank, l’absence de prélèvement à la source reste un argument pour attirer de nouveaux capitaux français vers des valeurs tunisiennes moins exposées, à condition de maîtriser le volet déclaratif dans l’Hexagone.

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Varun Beverages, franchisé de PepsiCo, prépare son arrivée sur le marché tunisien

Le groupe indien Varun Beverages, l’un des principaux franchisés de PepsiCo dans le monde hors États-Unis, a annoncé, le 25 août 2026, un projet de société commune en Tunisie avec le partenaire local Bevanda. Cette annonce marque une étape importante dans l’expansion de Varun Beverages sur le marché tunisien des boissons.  

La future entité, provisoirement nommée Varun Beverages Tunisia SA, disposera d’un capital social de 9 millions de dinars, selon un communiqué de la nouvelle entité. La répartition du capital prévoit 75 % pour Varun Beverages, soit 6,75 millions de dinars, et 25 % pour Bevanda, soit 2,25 millions de dinars. Les actions seront émises à une valeur nominale de 10 dinars, avec des apports réalisés en numéraire. A noter cependant que le projet de société commune reste soumis à l’autorisation du Registre national des entreprises (RNE) et n’a pas encore d’existence juridique en Tunisie.

Sur le plan pratique, la future société tunisienne doit fabriquer et distribuer des boissons gazeuses, des jus, de l’eau et des produits laitiers. Plusieurs éléments restent toutefois indéterminés à ce stade : le lieu d’implantation, les capacités de production, la date de démarrage et les marques qui seront commercialisées en Tunisie n’ont pas été précisés par Varun Beverages.

Par ailleurs, le groupe indien collabore avec PepsiCo depuis les années 1990. En Inde, Varun Beverages est présent dans 27 États et sept territoires de l’Union, où il représente environ 90 % des volumes de boissons distribués par PepsiCo. À l’international, le groupe est déjà implanté au Maroc, en Zambie, au Zimbabwe, en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo, ainsi qu’au Népal et au Sri Lanka. La Tunisie s’inscrirait ainsi dans la continuité de cette stratégie d’expansion en Afrique.

Un contexte marqué par les tensions sur l’eau embouteillée en Tunisie

L’annonce du projet Varun Beverages Tunisie intervient alors que le marché tunisien de l’eau embouteillée connaît des tensions persistantes depuis début juillet, avec des rayons vides constatés dans plusieurs commerces du pays. Face à cette situation, le ministère du Commerce et du Développement des exportations a plafonné, le 19 août, à 15% les marges bénéficiaires applicables aux eaux minérales conditionnées, tout en fixant des prix maximums de vente au public.

Lire aussi: Le ministère du Commerce fixe les marges bénéficiaires des bouteilles d’eau minérale

Les autorités ont également renforcé leurs contrôles sur la filière : plus de 147 000 litres d’eau conditionnée ont ainsi été saisis entre la mi-juillet et le début du mois d’août pour diverses infractions liées aux prix et à la distribution. Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est par ailleurs rendu le 22 août dans un complexe industriel de production d’eau minérale à Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan.

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Véhicules électriques: jusqu’à 40% de baisse sur certains modèles en Tunisie

Certains modèles de voitures électriques ont vu leur prix fondre de plus de 40%: un véhicule qui affichait 100 000 dinars il y a peu se négocie désormais autour de 58 000 dinars. C’est ce qu’a détaillé Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de l’agence.

La mécanique derrière cette chute: un empilement d’incitations fiscales consolidées au fil des dernières lois de finances; droits de douane tombés à zéro contre 30% auparavant, TVA ramenée à 7% contre 19%, et taxe de circulation réduite de moitié.

Une fiscalité enfin adaptée

Le mode de calcul de la puissance fiscale a lui aussi été revu: jusqu’ici aligné sur celui des véhicules thermiques, il pénalisait à tort certains modèles électriques. Ces derniers se classent désormais entre 2-3 et 7 chevaux fiscaux selon leur gabarit.

La demande décolle, l’offre suit

La sortie du système des quotas a permis de faire grimper le nombre de modèles disponibles d’une quinzaine à plus de 60, avec des prix oscillant entre 45 000 et 65 000 dinars. Côté ventes, la dynamique est nette: après 500 à 520 immatriculations sur toute l’année 2025, la Tunisie en comptait déjà 185 sur les deux premiers mois de 2026.

Cette combinaison prix-fiscalité-choix est synonyme d’opportunité pour les concessionnaires et distributeurs prêts à diversifier rapidement leur catalogue. Néanmoins, cela nécessite le déploiement d’un important réseau de bornes de recharge publiques, un segment où la Tunisie a tout à construire et qui pourrait devenir un axe d’investissement à part entière pour les opérateurs de l’énergie et des services.

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Amen Bank: une transaction de bloc de 1,05 million de dinars

Selon un communiqué de la Bourse de Tunis, une transaction de bloc a été réalisée ce 26 août 2026 sur le titre Amen Bank.

L’opération a porté sur 12 500 actions, négociées au prix unitaire de 84 dinars, pour un montant global de 1,05 million de dinars.

La transaction a ainsi représenté un échange portant sur un volume de titres important au cours de la séance. 

 

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La BCT muscle l’arsenal technologique de la CTAF

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de lancer un appel d’offres national (AON N°2026/08) pour la refonte intégrale de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières, la cellule chargée de traquer le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Tunisie. Objectif affiché: donner à l’institution des moyens à la hauteur de flux financiers suspects toujours plus complexes à démêler, dans un contexte où les volumes de données à analyser explosent.

Un contrat qui va bien au-delà du matériel

Le futur prestataire ne se contentera pas de fournir du matériel: le marché englobe un accompagnement complet, du déploiement des solutions logicielles jusqu’à leur mise en service opérationnelle, en passant par un volet formation pensé pour que les équipes de la CTAF gagnent en autonomie. Licences, entretien et dépannage sont couverts sur une durée contractuelle de cinq ans. Autre particularité: le marché se divise en deux volets que les entreprises peuvent aborder séparément ou conjointement, chaque option nécessitant toutefois une soumission qui lui est propre.

Un marché de cette ampleur, étalé sur cinq ans avec un fort volet services, constitue une opportunité pour intégrateurs et éditeurs tunisiens spécialisés en cybersécurité et en gestion de données financières, à condition de pouvoir répondre aux exigences techniques pointues d’un organe de supervision. Plus largement, cette modernisation renforce la crédibilité de la Tunisie auprès des évaluateurs internationaux de la conformité anti-blanchiment, un critère de plus en plus scruté par les investisseurs étrangers et les partenaires bancaires internationaux.

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BAD : 5 milliards $ pour combler le déficit d’accès au financement des femmes africaines

D’après les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), les femmes africaines, qui représentent la moitié de la population du continent, font face à un déficit d’accès au financement à hauteur de 42 milliards de dollars.

Un constat qui a alimenté les priorités des récentes Assemblées annuelles 2026 de la Banque à Brazzaville, dédiées à la mobilisation du financement nécessaire au développement africain.

AFAWA, le bras armé de la Banque

C’est justement pour combler ce fossé que l’institution a lancé son initiative phare, AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa). Le programme vise 5 milliards de dollars à mobiliser via capitaux, réformes politiques et accompagnement des entrepreneures ; il a déjà noué plus de 200 partenariats bancaires et injecté 3,1 milliards de dollars dans des entreprises dirigées par des femmes.

Autre chantier en préparation : un Plan d’action pour l’égalité des sexes 2027-2031, censé remplacer l’accumulation de petites initiatives éparses par une stratégie d’ensemble touchant l’emploi et les infrastructures.

Un marché largement sous-desservi

Pour les intermédiaires financiers tunisiens et africains, ce déficit représente un marché largement sous-desservi : microfinance, garanties de crédit, fonds dédiés aux entrepreneures. Pour la BAD, miser sur les femmes n’est pas qu’une question de principe : c’est un choix économiquement rationnel pour la croissance du continent. Un argument qui pourrait inspirer davantage d’institutions financières tunisiennes à structurer des offres spécifiques pour les femmes entrepreneurs.

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Tunisie / Hydrogène vert : Berlin se frotte les mains

Fin septembre, une délégation d’entreprises allemandes fera étape en Tunisie, après un premier passage en Algérie, pour explorer les opportunités liées à l’hydrogène vert, au Power-to-X et au stockage d’énergie.

Portée par l’agence energiewaechter GmbH et relayée localement par les chambres de commerce germano-tunisienne et germano-algérienne, cette tournée du 21 au 25 septembre culminera à Tunis le 23, avec un petit-déjeuner d’affaires puis un atelier dédié aux montages en consortium.

Toute la chaîne de valeur dans le viseur

Les industriels allemands s’intéressent aussi bien à la fourniture d’électrolyseurs et à l’intégration du renouvelable qu’au dessalement de l’eau, indispensable à la production d’hydrogène. Le transport n’est pas en reste, avec un intérêt marqué pour l’ingénierie des futurs réseaux de canalisations et leurs équipements associés. Côté débouchés, plusieurs industries lourdes sont visées ; chimie, engrais, phosphates, sidérurgie, avec la filière naissante de l’ammoniac vert.

Le corridor SoutH2 en toile de fond

Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route tunisienne à l’horizon 2050, qui table sur 6 millions de tonnes exportées, avec un premier palier de 300 000 tonnes dès 2030 via l’infrastructure « H₂ Backbone ». À l’échelle régionale, le futur gazoduc SoutH2 ; quelque 3 300 kilomètres reliant l’Afrique du Nord au cœur industriel européen, vise une capacité de plus de 4 millions de tonnes annuelles, la liaison Tunisie-Italie ayant déjà obtenu le label de projet d’intérêt mutuel à Bruxelles.

Pour les acteurs tunisiens, cette mission constitue une passerelle concrète vers des partenariats en ingénierie, maintenance et certification aux côtés des groupes allemands. Mais la conversion de ce positionnement stratégique en projets bancables reste conditionnée à des investissements lourds dans le renouvelable et le dessalement, sans lesquels l’ambition du corridor risque de rester lettre morte.

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Export / Dattes tunisiennes : Deglet Nour tient la cadence, le bio monte en puissance

L’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI) vient de publier son bilan de la campagne 2025/2026, et les chiffres confirment une embellie nette pour la filière des dattes en Tunisie : entre octobre et juillet, 144,1 mille tonnes ont quitté les ports tunisiens, soit 17 mille tonnes de plus qu’à la même période de l’année précédente. Il s’agit d’un gain de 13,3%. Côté recettes, la barre des 900 millions de dinars est désormais franchie, à 908,4 MD, contre 809,6 MD précédemment.

Impossible de parler dattes tunisiennes sans évoquer Deglet Nour : une variété qui capte à elle seule 84% des tonnages et pèse pour près de 94% dans les recettes globales, à 7,05 DT/kg. Sur l’ensemble de la filière, le kilo se négocie en moyenne à 6,30 DT, un tarif quasi stable malgré un repli marginal de moins d’un point. Le segment bio, lui, accélère franchement : ses volumes (8 257 tonnes) grimpent de 8,1%, mais ce sont surtout ses recettes qui s’envolent, avec un tiers de croissance supplémentaire, l’Allemagne restant de loin le principal client de la Tunisie dans ce segment.

Un marché qui se diversifie, un Sud qui s’étend

Près de la moitié des tonnages sont expédiés vers l’Europe ; l’Afrique et l’Asie se partagent le reste, chacune autour d’un cinquième. Autre signal intéressant : Tataouine, région peu connue pour ses palmeraies, commence à structurer une petite filière (une cinquantaine d’hectares), même si la question des ressources hydriques disponibles pour ces nouvelles plantations est problématique.

Le bio, la nouveauté entrepreneuriale

Le segment bio, en forte accélération sur les prix comme sur les volumes, ouvre une brèche pour les opérateurs de certification et de conditionnement premium. La diversification géographique vers l’Asie, encore modeste, reste un axe à exploiter pour les exportateurs cherchant à réduire leur dépendance au marché européen, à condition d’anticiper les contraintes hydriques qui pèsent déjà sur l’extension des palmeraies du Sud.

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Dattes tunisiennes : plus de 900 MDT à l’export, malgré un poids mondial limité

La filière tunisienne des dattes confirme sa bonne dynamique à l’export. Durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes, pour des recettes de 908,4 millions de dinars (MDT), en hausse respectivement de 13,3% et 12,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La performance est d’autant plus notable que la Tunisie ne figure pas parmi les principaux producteurs mondiaux. Avec 400 219 tonnes produites en 2024, elle occupait le 9e rang mondial, soit environ 4% de la production mondiale. Son poids commercial est toutefois supérieur à son poids productif, le pays figurant parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de dattes en valeur.

Cette performance repose largement sur la Deglet Nour, qui représente 84% des volumes exportés. Son prix moyen atteint 7,05 dinars le kilogramme, contre 6,30 dinars pour l’ensemble des dattes exportées, illustrant le rôle de la qualité et du positionnement dans la valorisation de la production tunisienne.

La filière dispose par ailleurs d’une présence internationale relativement diversifiée, avec environ 86 marchés. L’Union européenne reste toutefois le principal débouché, absorbant 45,7% des volumes exportés.

Autre signal intéressant : le bio. Les exportations de dattes biologiques ont atteint 8,3 mille tonnes, pour 82,2 millions de dinars, avec une progression de la valeur nettement supérieure à celle des volumes.

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement d’exporter davantage de dattes, mais d’en tirer davantage de valeur. Qualité, certification, conditionnement, transformation et produits dérivés apparaissent comme les principaux leviers pour renforcer une filière dont le potentiel dépasse désormais la seule vente de dattes fraîches.

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La Poste Tunisienne ouvre une enquête après des soupçons de fraude sur un retrait

La Poste Tunisienne a annoncé, dimanche 23 août, avoir engagé des vérifications après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en cause un de ses agents. Un citoyen y dénonçait un écart entre les 800 dinars que sa mère âgée souhaitait retirer et les 820 dinars figurant sur le reçu.

Face à l’émoi suscité par cette séquence, l’institution a assuré traiter l’affaire « avec sérieux et responsabilité », dans l’attente des conclusions de l’enquête. Elle a rappelé son attachement au respect des clients, à la qualité de l’accueil et à l’éthique du service public, tout en défendant ses agents contre toute diffamation.

La Poste Tunisienne a néanmoins prévenu qu’aucun manquement avéré ne serait toléré et que les sanctions prévues par la loi s’appliqueraient si des responsabilités étaient établies. Elle a par ailleurs indiqué poursuivre le renforcement de ses contrôles internes, de sa gouvernance et de la sensibilisation de ses agents à leurs obligations professionnelles.

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Perplexity : une valorisation à plus de 30 milliards de dollars grâce à Nvidia

Nvidia envisagerait de participer à une nouvelle levée de fonds de Perplexity. Cette opération pourrait porter la valeur de la start-up spécialisée dans la recherche par intelligence artificielle à plus de 30 milliards de dollars, contre environ 20 milliards lors de son précédent tour de financement, réalisé un an auparavant.

La nouvelle valorisation envisagée représenterait une progression de plus de 50 % en l’espace d’un an. Perplexity connaît parallèlement une forte accélération de son activité : ses revenus annualisés seraient désormais supérieurs à 750 millions de dollars, alors qu’ils se situaient sous les 250 millions au début de l’année.

Cette progression serait notamment liée à Perplexity Computer, son agent d’intelligence artificielle destiné à automatiser différentes tâches professionnelles. Le développement de cet outil contribue ainsi à renforcer les perspectives commerciales de la start-up et son attractivité auprès des investisseurs.

Pour Nvidia, une nouvelle participation dans Perplexity prolongerait son implication dans l’écosystème de l’intelligence artificielle. Le fabricant de puces a déjà investi dans plusieurs entreprises du secteur et cherche à développer ses relations avec les acteurs qui participent à l’essor des technologies d’IA.

À ce stade, aucune annonce concernant un investissement finalisé n’a été faite. Nvidia et Perplexity n’ont pas commenté les informations concernant cette éventuelle opération.

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BAD : 15 millions de dollars pour les entreprises nord-africaines en forte croissance

Le Groupe de la Banque africaine de développement vient d’approuver un investissement de 15 millions de dollars dans le fonds RMBV North Africa Fund III, confirmant sa volonté d’accompagner les entreprises en forte croissance de la région.

L’opération prend une dimension plus large grâce à un apport de 20 millions de dollars de l’institution italienne de financement du développement, la Cassa Depositi e Prestiti, mobilisé via la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf), un dispositif né du partenariat entre Rome et la BAD dans le cadre du Plan Mattei. Au total, l’enveloppe conjointe atteint donc 35 millions de dollars.

Un fonds ciblé pour les ETI et PME nord-africaines

Née de la transformation d’Abraaj North Africa, RMBV est aujourd’hui une société de gestion indépendante dédiée au capital-investissement, couvrant l’ensemble de la région (Égypte, Tunisie, Maroc, Algérie). Son troisième fonds cible en priorité les entreprises de taille intermédiaire et les PME à forte croissance, avec une attention particulière portée aux secteurs qui touchent concrètement le quotidien des populations locales. L’accompagnement promis va bien au-delà du simple financement et englobe : gestion, stratégie et gouvernance, dans une logique de création d’emplois pérennes à l’échelle régionale.

Impact sur l’entrepreneuriat en Tunisie

Pour les PME et ETI tunisiennes en quête de financement de croissance, ce type de véhicule offre une alternative au crédit bancaire classique, avec un accompagnement stratégique en prime. L’implication croissante d’institutions comme la BAD et la CDP dans la région confirme également l’intérêt des bailleurs internationaux pour l’écosystème entrepreneurial nord-africain, un signal positif pour les porteurs de projets locaux en recherche de partenaires financiers.

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Véhicules électriques / Bornes de recharge : l’ANME met le paquet

L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME) prépare un élargissement du réseau de recharge pour véhicules électriques, avec de nouvelles installations prévues dans plusieurs régions du pays. C’est ce qu’a annoncé Abdelhamid Kanouni, directeur de la maîtrise de l’énergie dans le transport à l’ANME, dans une vidéo diffusée sur la page Facebook officielle de l’Agence.

L’Agence collabore déjà avec des investisseurs privés pour développer les stations, pendant que certains établissements publics et municipalités installent de leur côté leurs propres bornes. À terme, même un commerce ou une station-service pourra héberger un point de recharge, en marge de son activité principale, sous réserve de respecter un cahier des charges encore en préparation, qui fixera les normes techniques, les responsabilités en cas de panne et l’obligation d’afficher clairement le tarif du service. Les exploitants auront leur identifiant fiscal propre, y compris pour les projets solaires.

Le solaire en toile de fond

L’ANME envisage également d’alimenter progressivement ces infrastructures à l’énergie solaire. L’enjeu dépasse la seule mobilité : le secteur des transports absorbe environ un tiers de l’énergie consommée dans le pays.

Le cahier des charges à venir dessine, en ce sens, une vraie opportunité pour les commerçants, exploitants de parkings et gérants de stations-service désireux de diversifier leurs revenus. Côté investisseurs, la structuration réglementaire du secteur, couplée à l’ouverture aux capitaux privés, pourrait accélérer l’émergence d’un véritable marché tunisien de la recharge électrique, encore largement à construire.

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Textile tunisien : la FTTH dément un retard de production lié aux coupures d’électricité

La Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH) conteste les informations faisant état d’un retard de production de quatre mois dans le secteur textile tunisien en raison des coupures d’électricité. Selon les éléments recueillis auprès des industriels concernés, le retard serait lié à l’approvisionnement en tissus, livré avec plus de trois mois de décalage.

La Tunisie a connu un délestage électrique partiel d’une durée limitée à dix jours, indique la FTTH dans un communiqué. La fédération affirme que les vérifications effectuées auprès des industriels concernés ne permettent pas d’établir un lien entre ces coupures et le retard constaté dans la chaîne de production.

Selon la FTTH, la livraison des tissus par le donneur d’ordre a accusé un retard de plus de trois mois par rapport au calendrier contractuel. Le décalage dans la production trouverait ainsi son origine en amont, au niveau de l’approvisionnement, et non dans la capacité de production ou la fiabilité énergétique des usines tunisiennes.

La fédération rappelle par ailleurs que l’industrie tunisienne du textile et de l’habillement s’appuie depuis plus de trois décennies sur le respect des délais, la qualité d’exécution et la conformité aux normes internationales. Elle souligne également ses relations de long terme avec plusieurs maisons européennes. La FTTH appelle enfin à examiner les faits sur la base d’éléments vérifiables et indique rester disponible pour échanger avec ses partenaires, ses clients et les différents observateurs du secteur.

Pour rappel, dans un communiqué rendu public récemment, le ministère de la Défense néerlandais a déclaré que la distribution des nouveaux uniformes militaires néerlandais, initialement programmée pour septembre 2026, n’interviendra finalement qu’au premier trimestre 2027. En cause : des coupures d’électricité chez un sous-traitant tunisien, provoquées par les fortes chaleurs de cet été.

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Chine : la robotique devient une vitrine de puissance technologique

Organisée à Pékin du 22 au 26 août 2026, la deuxième édition des World Humanoid Robot Games réunit plus de 2 000 robots issus de 666 équipes et de 16 pays. Au-delà des compétitions sportives, l’événement illustre la transformation de la robotique chinoise en industrie stratégique, soutenue par l’État et portée par une chaîne d’approvisionnement de plus en plus mature.

En une décennie, les compétitions chinoises de robots sont passées de simples concours universitaires à de véritables vitrines technologiques. Pékin fait désormais de la robotique humanoïde un secteur prioritaire, au même titre que l’intelligence artificielle ou les véhicules électriques.

Les épreuves de cette édition vont bien au-delà de la course ou du football : elles testent également la capacité des robots à accomplir des tâches industrielles et quotidiennes, comme manipuler des objets, charger des matériaux ou connecter des câbles. Plus de 40 % des épreuves exigent une autonomie complète.

Le spectacle témoigne des progrès rapides réalisés par les constructeurs chinois. Des robots humanoïdes ont notamment dépassé les performances humaines sur certaines épreuves d’athlétisme, illustrant les avancées en matière de puissance, de vitesse et de contrôle. Mais derrière les records, l’enjeu est surtout industriel. Les entreprises chinoises cherchent désormais à démontrer que ces machines peuvent quitter les terrains de compétition pour intégrer les usines, les entrepôts, les services et les environnements professionnels.

Cette évolution est le résultat d’une politique industrielle engagée depuis plusieurs années par Pékin, combinant investissements publics, soutien à l’innovation et développement d’une importante chaîne de fournisseurs. Les compétitions de robots deviennent ainsi un laboratoire grandeur nature de la stratégie chinoise visant à transformer la prouesse technologique en avantage industriel et économique.

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