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Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir »

Face à la transition numérique, énergétique et industrielle, l’ingénieur tunisien est appelé à redéfinir son rôle.

Pour Mohsen Gharsi, doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’adaptation aux nouvelles technologies, mais dans la capacité à former une nouvelle génération d’ingénieurs capables d’accompagner la transformation économique du pays. À l’horizon 2030, le métier d’ingénieur en Tunisie devrait connaître une mutation profonde. L’accélération technologique, les impératifs de transition énergétique et la modernisation de l’appareil productif imposent une évolution des compétences et des formations.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohsen Gharsi estime que l’ingénieur restera au cœur de ces transformations. Et ce, à condition d’anticiper les besoins futurs et de repenser son rôle face aux nouveaux défis. Il précise que les profils liés au numérique et à l’industrie intelligente figureront parmi les plus recherchés dans les prochaines années. L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le génie logiciel, le cloud computing ou encore les systèmes embarqués devraient occuper une place croissante dans l’économie tunisienne, en accompagnant la digitalisation des entreprises et l’évolution des modèles industriels.

Cette dynamique ne se limitera pas au secteur numérique. Les métiers liés à la transition énergétique et à la modernisation industrielle devraient également gagner en importance. Les ingénieurs spécialisés dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’automatisation industrielle, la mécatronique, l’électronique, les télécommunications ou encore l’électromécanique seront appelés à jouer un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la réduction des coûts et la sécurisation des infrastructures.

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L’évolution concernera aussi les secteurs traditionnels. Le génie civil durable, les infrastructures, l’environnement et la maintenance industrielle intelligente deviendront des domaines essentiels dans un contexte marqué par la pression sur les ressources, les changements climatiques et les besoins croissants en aménagement du territoire. L’ingénieur de demain devra ainsi contribuer à renforcer la résilience des réseaux, améliorer la qualité des ouvrages et accompagner le développement territorial.

Des formations à rapprocher davantage du monde économique

Si la Tunisie dispose d’un capital humain reconnu, notamment grâce à la qualité scientifique et à la capacité d’adaptation de ses ingénieurs, Mohsen Gharsi considère que les formations doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations du marché. La formation d’un ingénieur ne peut plus reposer uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit désormais intégrer davantage de compétences opérationnelles : maîtrise des outils numériques, culture de l’innovation, compréhension des standards internationaux, capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires et aptitude à résoudre des problématiques complexes en entreprise. Pour le doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, le rapprochement entre les écoles d’ingénieurs, les universités, les centres de recherche et le secteur privé constitue une condition essentielle. Il appelle à développer des partenariats plus structurés avec les entreprises afin d’adapter les programmes, renforcer les projets appliqués et transformer les stages en véritables expériences d’immersion professionnelle.

L’objectif, souligne-t-il, n’est plus seulement de former des diplômés, mais de préparer des ingénieurs immédiatement opérationnels, capables de contribuer dès leur entrée dans la vie active à la compétitivité et à l’innovation nationales.

Intelligence artificielle : un outil au service de l’ingénieur, pas un remplacement

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux défis auxquels la profession devra répondre. Pour Mohsen Gharsi, cette révolution technologique impose une adaptation profonde, mais elle ne remet pas en cause la place de l’ingénieur. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de conception, d’analyse et de pilotage des systèmes, mais elle ne peut remplacer le jugement humain, l’expérience professionnelle ou la responsabilité liée aux décisions techniques. L’ingénieur de 2030 devra apprendre à utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation et d’analyse. Tout en conservant une maîtrise éthique et stratégique des projets. Cette évolution nécessitera de nouvelles compétences, notamment une meilleure compréhension des algorithmes, une capacité à exploiter les données massives et une intégration plus poussée de l’automatisation dans les processus industriels. Mais au-delà des compétences techniques, les qualités humaines resteront déterminantes : créativité, sens des responsabilités, esprit critique et capacité d’adaptation. L’ingénieur tunisien de demain devra ainsi être plus polyvalent, plus agile et davantage ouvert sur l’international. La formation continue deviendra une nécessité pour accompagner des métiers en évolution permanente et anticiper l’émergence de professions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Un métier d’avenir pour une génération tournée vers l’impact

Aux jeunes qui envisagent une carrière d’ingénieur, Mohsen Gharsi adresse un message d’encouragement mais aussi d’exigence.

Pour lui, l’ingénierie demeure un métier porteur de sens, capable d’apporter des réponses concrètes aux grands défis de la société : développement industriel, transition énergétique, sécurisation des infrastructures ou amélioration du quotidien des citoyens. Il invite les futurs ingénieurs à cultiver la curiosité, la discipline, l’innovation et l’esprit collectif.

Dans un environnement marqué par des mutations rapides, la capacité à apprendre, expérimenter et remettre en question ses connaissances deviendra un avantage déterminant. L’avenir de l’ingénierie tunisienne dépendra donc de la capacité du pays à valoriser ses talents, moderniser ses formations, encourager la recherche et inscrire davantage l’ingénieur dans les choix économiques et stratégiques.

À l’horizon 2030, l’ingénieur ne sera pas seulement un spécialiste technique, mais un acteur majeur de la compétitivité, de la souveraineté technologique et du développement national.

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La Tunisie devient-elle une “école de formation gratuite” pour l’étranger?

Faut-il retenir les compétences et les valoriser sur place; ou encore faut-il les laisser partir ?
Sami JallouliSami Jallouli, politologue, est revenu sur les propos du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle qui a affirmé que l’Europe aura besoin de 10 millions de spécialistes des technologies de l’information et de la communication d’ici 2030, tout en appelant à former des compétences tunisiennes pour répondre aux besoins du marché européen. Une position qui, estime-t-il, relance le débat sur le rôle même de ce ministère.

Il part du constat via son post Fb, qu’en Tunisie, la politique de l’emploi semble enfermée dans un cercle vicieux qui ne se modifie pas avec le changement des responsables. Il précise dans ce contexte : « Il y a quelques années, un ancien ministre justifiait l’émigration des cadres par l’apport de devises étrangères; aujourd’hui, le ministre de l’Emploi présente les besoins de l’Europe en spécialistes du numérique comme une opportunité à saisir, à travers la formation de compétences tunisiennes destinées à ce marché. »

La question esssentielle est donc de savoir si le rôle de l’État est désormais d’exporter sa jeunesse plutôt que de créer des emplois sur le territoire national ? Ou encore est-il devenu de fournir des opportunités à l’étranger au lieu d’en générer au pays ?

Ainsi présenter l’émigration comme une chance revient, analyse-t-il, à masquer une réalité plus douloureuse. Incapable de créer un environnement favorable à l’émergence de grandes entreprises nationales ou d’attirer d’importants investissements dans le numérique, l’État aurait choisi la voie la plus courte : transformer sa jeunesse en ressource exportable, réduite à une simple statistique et à une source de devises.

Il ajoute entre autres : « Cette orientation ne constitue pas un succès politique, mais un aveu d’échec dans la conduite du développement local. Au lieu de faire de la Tunisie un hub de services numériques capable de rayonner à l’international depuis son propre territoire, l’État se contenterait d’en faire une école de formation gratuite au service des économies étrangères. Nous investissons dans l’éducation et la formation de nos jeunes- médecins, ingénieurs, techniciens et agents- pour les voir ensuite répondre aux besoins démographiques d’autres pays, pendant que nos institutions nationales restent souvent confiées à des profils inadaptés. »

Par ailleurs, il souligne à cet effet un profond déficit de vision économique. « Au lieu de s’attaquer à la bureaucratie qui freine l’initiative, de faciliter le financement des start-up et d’améliorer l’environnement de travail local, les responsables se limiteraient à accompagner la sortie des jeunes. Le véritable investissement dans les compétences devrait commencer par leur offrir les moyens de réussir en Tunisie. Transformer le ministère en simple relais vers l’étranger ne résout pas le chômage ; cela institutionnalise plutôt la fuite des cerveaux et fait de l’émigration un projet indirectement soutenu par l’État » poursuit-il.

Cette déclaration invite ainsi à s’interroger sur l’organisation actuelle des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que sur les modalités les plus adaptées pour en assurer la mise en œuvre.

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Finance, numérique, enseignement : le Golfe recrute des profils tunisiens qualifiés

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) ouvre une nouvelle campagne de recrutement à destination des compétences tunisiennes souhaitant exercer à l’étranger. Plusieurs offres d’emploi sont actuellement proposées auprès d’institutions implantées dans les pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, dans des domaines liés à la finance, à l’enseignement supérieur et aux technologies.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2026, date limite fixée par l’ATCT pour le dépôt des dossiers.

En Arabie saoudite, une offre de recrutement concerne le poste de médiateur interne international. Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme dans le domaine requis, justifier d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans et être âgés de 40 ans au maximum.

Le même appel inclut également des opportunités au Qatar pour les postes de consultant en protection des données et de consultant en gestion. Les conditions exigées restent similaires : une formation académique spécialisée, une expérience professionnelle minimale de cinq ans et un âge ne dépassant pas 40 ans.

Du côté des Émirats arabes unis, l’ATCT propose deux postes dans le secteur académique : professeur assistant en finance et professeur assistant en informatique. Pour ces fonctions, les candidats doivent être titulaires d’un doctorat ou d’un master professionnel, disposer d’une expérience d’au moins trois ans et ne pas dépasser l’âge de 55 ans.

L’ATCT invite les candidats intéressés à déposer leurs demandes via son site électronique avant l’échéance du 10 juillet 2026.

À travers ces offres, l’agence poursuit sa mission de promotion des compétences tunisiennes à l’international, en facilitant leur accès aux marchés de l’emploi étrangers et en renforçant la présence des cadres et experts tunisiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Finances : 434 postes d’inspecteurs à pourvoir en 2026

Le ministère des Finances ouvrira un concours externe sur épreuves pour le recrutement de 434 inspecteurs des services financiers, au titre de l’année 2026.

Le concours débutera le 5 octobre 2026 et se poursuivra les jours suivants, selon une décision de la ministre des Finances publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne. Les inscriptions se feront à distance sur le site du ministère (www.finances.gov.tn), du 20 août au 10 septembre 2026. Les dossiers de candidature devront ensuite être envoyés par lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : ministère des Finances, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1020 Tunis, avec la mention « Dossier de candidature au concours externe sur épreuves pour le recrutement d’inspecteurs des services financiers au ministère des Finances ».

Les 434 postes se répartissent entre trois spécialités : la comptabilité, qui bénéficie de la plus grande part, suivie de la fiscalité et des finances, puis du droit et des sciences juridiques. Ces postes sont également répartis entre les différents gouvernorats de la République — dont Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Bizerte, Nabeul, Sfax, Monastir, Sousse, Kairouan, Mahdia, Gabès, Médenine, Zaghouan, Béja, Gafsa, Kasserine, Le Kef, Siliana, Sidi Bouzid, Kébili, Tozeur et Tataouine — selon les besoins régionaux en compétences.

Cette opération vise à renforcer les ressources humaines des services financiers et à répondre à leurs besoins spécifiques dans ces domaines jugés vitaux par le ministère.

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Médecins tunisiens à l’étranger : l’équivalence sans examen après cinq ans d’exercice

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a confirmé que les médecins tunisiens ayant obtenu leur diplôme de spécialité à l’étranger peuvent bénéficier d’une équivalence de leur diplôme sans passer d’examen d’évaluation ni suivre une formation complémentaire, à condition de justifier d’au moins cinq années d’exercice effectif.

Cette précision figure dans une réponse adressée le 1er juillet 2026 au président de l’Assemblée des représentants du peuple, en réponse à une question écrite du député Mohamed Ali portant sur une proposition de révision des conditions d’équivalence des diplômes des médecins tunisiens formés à l’étranger. Le document a été publié ce lundi sur le site officiel du Parlement.

Le ministère rappelle que le cadre juridique actuellement en vigueur permet déjà l’octroi de l’équivalence sans exigences supplémentaires pour tout médecin pouvant attester d’une pratique professionnelle effective d’au moins cinq ans après l’obtention de son diplôme de spécialité.

Une réforme entrée en vigueur en 2023

Le ministère souligne que les règles encadrant l’équivalence des diplômes et des titres, notamment dans les spécialités médicales, ont été révisées par un arrêté ministériel daté du 10 octobre 2023. Cette réforme est le résultat d’un processus de concertation engagé dès 2018 avec l’ensemble des parties concernées, parmi lesquelles le ministère de la Santé, les facultés de médecine et l’Ordre des médecins.

Les nouvelles dispositions prévoient l’attribution directe de l’équivalence aux médecins justifiant d’au moins cinq années de pratique effective après l’obtention de leur diplôme de spécialité, sans obligation de suivre une formation complémentaire, de passer un examen d’évaluation ou de cumuler ces deux exigences. Cette possibilité est inscrite dans le dernier alinéa de l’article 16 de l’arrêté de 2023.

Des équivalences déjà accordées à des médecins formés en Allemagne

Le ministère indique également que la commission sectorielle chargée de l’équivalence des diplômes dans les spécialités médicales et paramédicales applique déjà cette disposition. Plusieurs médecins ayant suivi leur formation en Allemagne ont ainsi obtenu une décision d’équivalence après prise en compte de leur ancienneté professionnelle et présentation des justificatifs attestant de leur exercice effectif.

L’administration rappelle toutefois la spécificité du système allemand de formation médicale. Contrairement à d’autres pays, celui-ci ne débouche pas sur un diplôme universitaire national de spécialité, mais sur un certificat de compétence délivré par l’Ordre des médecins de chaque région allemande.

Un sujet relancé par les médecins tunisiens d’Allemagne

Dans sa question parlementaire, le député Mohamed Ali avait évoqué les difficultés rencontrées par les médecins tunisiens diplômés à l’étranger pour faire reconnaître leurs qualifications en Tunisie.

Il a rappelé que l’Association des médecins tunisiens en Allemagne, en partenariat avec l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, avait soumis il y a plus d’un an une proposition de modification des conditions d’équivalence. Cette initiative était accompagnée d’une pétition signée par plus de 100 médecins tunisiens établis en Allemagne et adressée également à la présidence de la République.

Ainsi, le député souligne que cette proposition vise à faciliter le retour de ces compétences médicales afin qu’elles puissent intégrer les établissements hospitaliers tunisiens, dans un contexte marqué par une pénurie persistante de médecins spécialistes. Il estimait qu’une absence de réponse risquait de priver le pays d’une opportunité de pourvoir des postes vacants dans plusieurs spécialités essentielles.

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Oman recrute des talents tunisiens : des offres en télétravail à partir de 3000 dollars

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) a annoncé l’ouverture des candidatures destinées aux compétences tunisiennes spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans l’intelligence artificielle, en vue d’exercer à distance au profit d’institutions relevant du Sultanat d’Oman.

Selon un communiqué publié sur son site officiel, cette offre concerne plusieurs profils hautement qualifiés dans des domaines technologiques de pointe. Parmi les postes proposés figurent notamment celui de développeur en intelligence d’affaires (BI / SAS Developer), d’architecte senior en infrastructure d’intelligence artificielle (Sr. AI Infrastructure Architect), de développeur ETL, ainsi que des ingénieurs et responsables des systèmes de support aux entreprises et aux opérations (BSS & ESS). Les opportunités s’étendent également à la gestion de projets (Project Manager) et à l’architecture de plateformes cloud, notamment le poste de Senior OpenShift Platform Architect.

Les conditions financières proposées sont particulièrement attractives, avec un salaire mensuel de départ estimé à 3 000 dollars américains, soit environ 8 700 dinars tunisiens. Les candidats retenus auront la possibilité de travailler à distance depuis leur lieu de résidence en Tunisie, sans obligation de mobilité.

Les postulants doivent être titulaires d’une licence ou du diplôme national d’ingénieur dans la spécialité requise, justifier d’une expérience professionnelle en adéquation avec le poste visé, et ne pas dépasser l’âge limite fixé à 55 ans.

L’ATCT précise que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 6 juillet 2026. Les intéressés sont invités à consulter les fiches de poste détaillées et à remplir les formulaires de candidature via le site officiel de l’agence.

L’agence souligne par ailleurs que, dans le cas où le nombre de candidatures dépasserait les postes disponibles, la date et l’heure de soumission du dossier seront prises en compte comme critères essentiels lors de la phase de présélection.

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États-Unis : l’emploi cale, le chômage recule

L’économie américaine a connu une forte baisse de la création d’emplois au début de l’été, même si le taux de chômage des États-Unis a légèrement diminué.

Plus précisément, les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis ont augmenté de 57 000 en juin, un rythme qui ralentit fortement par rapport aux 129 000 créées en mai. Ce chiffre est également largement inférieur aux prévisions des analystes, dont l’estimation consensuelle dans une enquête Dow Jones tablait sur 115 000 emplois supplémentaires.

Il s’agit également du premier ralentissement après trois mois de tendance à la hausse, même s’il ne semble pas signaler un changement significatif de la situation du marché du travail. Les économistes estiment que l’économie américaine doit créer jusqu’à 50 000 emplois par mois pour compenser la croissance de la population en âge de travailler.

Dans le même temps, le taux de chômage a légèrement diminué en juin pour s’établir à 4,2 % (contre 4,3 %), bien que cela soit largement dû à la baisse du taux de participation à la population active (qui a diminué de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 61,5 %).

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Enquête: pourquoi les entreprises allemandes continuent-elles de miser sur la Tunisie?

Les entreprises allemandes implantées en Tunisie restent confiantes dans le potentiel du pays.

C’est le principal enseignement de l’enquête annuelle sur le climat des affaires présentée par la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie). Malgré un contexte international incertain, la majorité des investisseurs prévoient de maintenir, voire d’accroître leurs investissements en 2027.

Les résultats montrent que 82% des entreprises interrogées envisagent de conserver ou d’augmenter leurs investissements. Dans le même temps, 44% prévoient de recruter davantage, signe d’une stratégie de développement qui s’inscrit dans la durée.

La Tunisie passe du “low cost” au “best cost”

Le principal changement mis en avant par l’enquête concerne les critères d’attractivité du pays. Pour la première fois, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée devient le premier facteur d’implantation, devant le coût de production et la proximité avec l’Europe.

Lors de la présentation de l’étude, plusieurs entreprises ont souligné que le site tunisien figure aujourd’hui parmi les meilleurs au sein de leurs groupes internationaux. Cette évolution traduit un changement de modèle. A dire vrai, la Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination compétitive en termes de coûts, mais comme une plateforme offrant des compétences techniques et industrielles à forte valeur ajoutée.

Cette montée en gamme se reflète également dans la nature des investissements. Plusieurs groupes allemands développent désormais des centres de recherche et développement (R&D) en Tunisie, tandis que chaque entreprise dispose d’un centre d’excellence, chargé de développer des expertises spécifiques pour l’ensemble du groupe.

Une activité en progression

L’année 2025 a confirmé cette dynamique. Près de 67% des entreprises ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires par rapport à 2024, tandis que plus d’une entreprise sur deux a renforcé ses effectifs.

Par ailleurs, pour 2027, 92% des répondants anticipent une activité bonne ou satisfaisante. Par ailleurs, 71% estiment que la situation économique tunisienne restera stable ou connaîtra une amélioration.

Une porte d’entrée vers l’Afrique

Au-delà du marché tunisien, les investisseurs voient également le pays comme une base de développement régional. Selon l’enquête, 79% des entreprises considèrent la Tunisie comme un futur hub pour leurs activités en Afrique.

Cette perception confirme le positionnement croissant du pays comme plateforme industrielle et logistique reliant les marchés européens et africains.

En filigrane, l’enquête 2026 de l’AHK Tunisie montre que la compétitivité du pays repose désormais moins sur le coût du travail que sur la qualité de ses compétences, son expertise industrielle et sa capacité à accueillir des projets technologiques à forte valeur ajoutée. C’est cette évolution qui nourrit aujourd’hui la confiance des investisseurs allemands.

 

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27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’État veillera, durant la période du Plan de développement 2026-2030, à garantir le droit au travail pour chaque citoyen et à réduire les taux de chômage. Il s’exprimait lors d’une séance d’audition devant l’ensemble des commissions parlementaires, consacrée à la présentation des politiques de développement inscrites dans ce projet de Plan.

Le ministre précise que cet objectif passera par la stimulation du rythme de création d’emplois au sein des entreprises, la mise en place des mécanismes nécessaires pour les encourager à recruter, l’amélioration de leur taux d’encadrement et leur incitation à garantir un travail décent et un salaire équitable fondé sur la compétence et l’équité.

Des objectifs chiffrés pour l’entrepreneuriat et le travail organisé

Dans le cadre du soutien à l’initiative privée et de la transition vers le travail organisé, le ministre a indiqué que la Tunisie s’oriente vers une augmentation progressive du nombre de bénéficiaires des cycles d’accompagnement, de 18 000 en 2026 à 26 000 à l’horizon 2030. Le nombre de projets créés bénéficiant des mécanismes d’accompagnement devrait quant à lui passer de 5 000 à 7 000.

L’octroi de crédits s’élargira également, avec un objectif de 16 000 crédits en 2026 à 18 000 crédits en 2030. Le Plan vise par ailleurs la création d’environ 27 000 postes d’emploi d’ici 2030, contre 24 000 en 2026, ainsi qu’une augmentation du nombre total d’adhérents au régime de l’entrepreneur individuel (Micro-entrepreneur), de 7 000 à 20 000 adhérents d’ici 2030.

Le capital humain, autre priorité du Plan

Le ministre de la Planification a souligné que la période du Plan connaîtra également un renforcement de l’effort réformateur pour le développement du capital humain, à travers le recours à la numérisation et aux technologies modernes. Cette démarche vise à répondre à l’évolution des connaissances, des métiers et des modes de travail futurs, ainsi qu’à renforcer l’esprit d’entreprise et l’innovation.

Il a considéré que le domaine de l’économie numérique constitue un pilier essentiel pour le développement des compétences et des aptitudes numériques avancées, notamment celles liées aux technologies de l’intelligence artificielle, à l’analyse des données, à la programmation et à la cybersécurité, dans le but de préparer les individus aux spécialités de conception, de développement et d’utilisation des solutions numériques modernes dans les différents secteurs sociaux et économiques. À cela s’ajoute l’ancrage d’une culture de l’innovation et du renouvellement, en particulier au niveau des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur, de formation, de santé et de services sociaux, selon ses affirmations.

Le ministre a par ailleurs affirmé que les orientations du Plan de développement consacrent le renforcement du capital humain et incarnent le rôle social de l’État, à travers un travail visant à consacrer l’égalité des chances, à développer les capacités et à valoriser la compétence de l’élément humain, afin de renforcer l’efficacité de son rôle dans la construction de la société et la promotion du développement.

Les axes du volet capital humain

Selon le projet de Plan de développement, les politiques de développement du capital humain comprennent : la mise en place d’un système éducatif renouvelé consacrant les principes de justice et d’équité ; un enseignement supérieur de qualité et de rayonnement international ; une recherche scientifique et une innovation ancrées dans leur environnement économique et social ; une formation professionnelle valorisée et répondant aux besoins du marché du travail ; une santé globale et équitable ; ainsi qu’une culture inclusive renforçant l’identité et contribuant au rayonnement du dialogue culturel, tant au niveau national qu’international.

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Un méga-programme de 21 000 projets pour transformer la carte des régions tunisiennes

Le projet de plan de développement pour la période 2026-2030 prévoit une importante mobilisation de l’investissement public. Et ce, avec une enveloppe globale de 101,835 milliards de dinars destinée à financer 21 100 projets et programmes publics. C’est ce que révèle le document du plan.

Cette nouvelle génération de projets constitue un levier central de la politique de l’État visant à promouvoir un développement global, équitable et territorialement équilibré. Elle consacre également un rôle renforcé aux conseils locaux, régionaux et aux conseils des districts dans la proposition des projets, en réponse aux besoins exprimés par les citoyens et dans une logique de justice sociale et d’équité entre les régions.

Une forte orientation locale et participative

La répartition du portefeuille de projets met en évidence une priorité donnée aux initiatives locales et à la continuité des investissements en cours. Le programme comprend 14 624 nouveaux projets, dont 8 506 proposés directement par les conseils élus, soit 58 % des projets nouveaux. Confirmant ainsi la dimension participative du processus.

Par ailleurs, 6 476 projets en cours, engagés avant 2026, seront poursuivis. Ils concernent l’ensemble des régions et portent principalement sur les infrastructures de base, notamment les routes, les pistes rurales, les équipements collectifs ainsi que les services publics dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et de l’eau.

Le dispositif inclut également 5 629 propositions de projets dans le cadre du programme de développement régional, ainsi que 3 370 projets relevant du nouveau programme de développement inclusif.

Les données montrent une nette prédominance des projets à vocation locale, représentant 70 % de l’ensemble; contre 17 % pour les projets régionaux, 11 % pour les projets nationaux et 2 % pour les projets à dimension interrégionale. Cette répartition traduit une volonté de réduction des disparités territoriales et d’amélioration de l’accès aux services essentiels.

Les infrastructures en tête des investissements

La structure des investissements confirme les priorités sectorielles du plan. Le secteur des infrastructures et des services absorbe la part la plus importante, avec 44,513 milliards de dinars, soit 43,7 % du total, pour la réalisation de 7 930 projets. Ceux-ci concernent notamment les routes, les ponts, les projets municipaux, la protection du littoral et la lutte contre les inondations.

Le secteur des équipements collectifs arrive en deuxième position en nombre de projets, avec 11 311 projets et des investissements estimés à 27,963 milliards de dinars (27,5 %). Ces investissements sont principalement orientés vers les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la santé, de la jeunesse, du sport et de la culture.

Le secteur de l’industrie, de l’énergie et des mines bénéficie de 17,775 milliards de dinars (17,5 %), pour 303 projets visant notamment à accélérer la transition énergétique et à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030; tout en développant les filières minières et gazières.

Quant au secteur de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, il mobilise 11,584 milliards de dinars (11,3 %) pour 1 556 projets destinés à renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, à soutenir les systèmes de production et à optimiser l’exploitation des ressources en eau.

Répartition territoriale des projets

Le plan adopte une approche territoriale structurée autour de cinq districts. L’écart de répartition place le troisième district en tête avec 5 632 projets, suivi du deuxième avec 4 439 projets, du quatrième avec 3 754 projets, du premier avec 3 141 projets, et enfin du cinquième avec 2 629 projets. Cette distribution correspond à un ratio moyen estimé à un projet pour 599 habitants au niveau national.

Un financement diversifié dominé par l’État

Le financement de cette enveloppe repose sur une diversification des sources afin d’alléger la pression sur les équilibres financiers publics. Le budget de l’État assurera 61 % du financement total, soit 61,847 milliards de dinars.

Les entreprises et établissements publics contribueront à hauteur de 30 %, soit 31,990 milliards de dinars, via leur autofinancement. Les partenariats public-privé représenteront 9 % du financement global, soit 7,998 milliards de dinars, destinés notamment à des projets dans les domaines de la gestion des déchets, de l’assainissement, des énergies renouvelables, du transport multimodal et du tourisme.

Un levier de croissance et d’équité territoriale

Selon le document du plan, cette nouvelle génération de projets publics devrait contribuer à dynamiser l’activité économique, améliorer le climat des affaires dans l’ensemble des régions et renforcer progressivement les conditions de vie des citoyens. Elle vise également à garantir un accès plus équitable aux services de base, tout en préservant l’environnement et la durabilité des ressources naturelles du pays.

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Recrutement inclusif : 500 entreprises s’engagent

Pour faciliter le recrutement inclusif, plus de 500 entreprises, dont Sanofi, L’Oréal et le Crédit Mutuel Arkéa, ont signé une charte pour favoriser l’accès à l’emploi des candidats issus des quartiers prioritaires et des territoires ruraux. En bref Plus de…

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Le régime de l’auto-entrepreneur a attiré plus 10 000 Tunisiens

Le régime de l’auto-entrepreneur a déjà enregistré plus de 10 000 adhésions en Tunisie. C’est Riadh Chaoued, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui l’a annoncé. Face à cet engouement croissant, dit-il, le gouvernement prévoit d’étendre progressivement le dispositif aux freelances actifs sur les plateformes numériques ainsi qu’aux porteurs de projets indépendants.

En effet, entièrement digitalisé, le système permet de réaliser en ligne toutes les démarches, de l’inscription à l’obtention des documents officiels. L’État prend en charge les frais d’adhésion durant la première année, tandis que les procédures ont été simplifiées, notamment en matière de couverture sociale, selon le ministre.

Rappelons que ce régime, instauré en 2020 mais entré en vigueur en 2023, s’adresse aux travailleurs indépendants exerçant à titre individuel dans plusieurs secteurs d’activité, à condition que leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 75 000 dinars. Il repose sur une plateforme électronique centralisée permettant l’inscription, la déclaration des revenus, le paiement des contributions et la gestion administrative.

Le dispositif prévoit une contribution fiscale simplifiée de 0,5 % du chiffre d’affaires au titre de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’une cotisation sociale forfaitaire calculée selon l’activité exercée. Une carte d’auto-entrepreneur, renouvelable tous les trois ans, est également délivrée aux bénéficiaires.

Cette initiative vise à encourager la formalisation du travail indépendant, à renforcer la protection sociale des travailleurs et à mieux structurer l’économie numérique et les activités de services en Tunisie.

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Auto-entrepreneur : plus de 10.000 inscrits, le régime bientôt élargi aux freelances

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé, mercredi 24 juin 2026, que la plateforme du régime de l’auto-entrepreneur avait enregistré plus de 10.000 adhésions à ce jour, soulignant une montée progressive de l’intérêt pour ce dispositif destiné à structurer le travail indépendant en Tunisie. Il a rappelé que le...

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170 nouveaux emplois dans les secteurs de l’enfance et de la jeunesse

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé l’ouverture de deux concours externes sur épreuves en vue du recrutement de 170 cadres dans les secteurs de l’enfance et de la jeunesse. Les décisions relatives à ces concours ont été publiées dans le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) n°63 du 23 juin 2026.

Le premier concours concerne le recrutement de 120 professeurs de jeunesse et d’enfance relevant du corps enseignant placé sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que du ministère de la Famille. Les épreuves se dérouleront à partir du 27 août 2026 et les jours suivants.

Par ailleurs, le ministère a annoncé l’ouverture d’un second concours externe destiné au recrutement de 50 animateurs de jardins d’enfants relevant du corps des animateurs de la petite enfance. Les épreuves débuteront également à compter du 27 août 2026.

Les inscriptions en ligne pour les deux concours seront ouvertes à partir du 25 juin 2026. Les candidats auront jusqu’au 27 juillet 2026 pour déposer leur candidature.

Selon le ministère, ces recrutements s’inscrivent dans le cadre du renforcement des ressources humaines au sein des structures relevant de sa tutelle. Ils visent également à améliorer les services d’encadrement, d’accompagnement et d’animation destinés aux enfants et aux jeunes à travers les différentes institutions concernées.

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Grève dans les banques : les jours d’arrêt de travail seront déduits des salaires et des primes

Le Conseil bancaire et financier (CBF) a estimé, lundi soir, que la grève annoncée dans le secteur bancaire pour les 23, 24 et 25 juin 2026 est « non justifiée », affirmant que l’ensemble des banques et établissements financiers ont déjà appliqué les augmentations salariales prévues au titre de l’année 2026.

Dans un communiqué publié à la suite de l’appel à la grève lancé par la Fédération générale des banques et des établissements financiers, le CBF précise que ces augmentations ont été versées conformément aux dispositions du décret n°68 du 30 avril 2026 relatif à la fixation des hausses salariales.

Le Conseil souligne que ce mouvement social intervient durant une période sensible, marquée notamment par le versement des salaires et des pensions, le paiement des factures ainsi que la réalisation de diverses opérations financières. Il appelle, à ce titre, les responsables syndicaux à privilégier l’intérêt général et à contribuer à la préservation de la stabilité du système financier national.

Le CBF insiste également sur la nécessité de garantir la continuité des services essentiels, notamment les opérations de retrait aux guichets et aux distributeurs automatiques de billets, l’exécution des ordres de paiement et des transactions bancaires, ainsi que les services de transport de fonds et l’approvisionnement des agences en liquidités, conformément aux recommandations de la Banque centrale de Tunisie.

Enfin, le Conseil rappelle que les dispositions légales encadrant l’exercice du droit de grève seront appliquées. Celles-ci prévoient notamment la retenue des jours de grève sur les salaires, les primes et les différents avantages accordés aux employés participant au mouvement.

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Quand l’industrie scanne l’avenir du travail

L’économie mondiale évolue rapidement sous l’effet d’une intelligence artificielle en forte progression et d’une transition écologique accélérée. Le dernier rapport de la Banque mondiale révèle que le décalage entre les compétences produites par les systèmes éducatifs et celles recherchées par le marché freine la croissance inclusive et la productivité.

Des réformes des systèmes éducatifs s’imposent. Pour être efficaces, elles doivent être révisables en temps réel et conçues en partenariat avec l’industrie. Il est donc essentiel d’encourager les employeurs à investir dans la formation continue, les stages, les certifications et les programmes conjoints avec les établissements d’enseignement.

La Banque mondiale souligne aussi la nécessité d’une régulation publique garantissant la qualité, la transférabilité et la portée des formations, en particulier pour les travailleurs informels et les petites entreprises.

Le secteur privé apporte trois atouts décisifs :

  • Sa réactivité : il détecte rapidement les compétences émergentes;
  • La clarté du signal : ses investissements montrent quelles compétences génèrent réellement productivité et emplois de qualité (par exemple, certifications AWS, Google, Microsoft);
  • Et l’envergure dont il dispose : des plateformes et des réseaux permettant de diffuser massivement des formations.

Ces contributions ont toutefois des limites et doivent être complétées par le secteur public : les formations industrielles doivent déboucher sur des certifications reconnues et atteindre les populations hors du périmètre des grandes entreprises. Le cadre européen des certifications et les microcertifications de l’UE constituent des modèles instructifs.

Des initiatives en Argentine et en Malaisie montrent que l’alignement entre formation et emploi peut créer des milliers d’emplois et étendre les bénéfices au-delà des grandes entreprises. La Banque mondiale fait de cette approche un axe stratégique, thème central de sa 10e Conférence mondiale sur l’éducation à Madrid.

En somme, combiner l’agilité et l’échelle du secteur privé avec la régulation, les standards et l’inclusion portés par le secteur public est indispensable pour réduire le déficit de compétences et saisir les opportunités économiques à venir.

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Entrepreneurs : jusqu’à 1/2 million de dinars pour transformer les idées vertes en entreprises

Économie verte, bleue ou circulaire : les jeunes promoteurs tunisiens peuvent désormais bénéficier de financements avantageux allant jusqu’à 500000 dinars (ou 1/2 million de dinars), sans intérêts et avec trois années de grâce. Une opportunité que le ministère de l’Environnement entend mettre au service de l’investissement durable et de l’emploi.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Dalenda Ezzedine, chargée de l’Unité d’accompagnement des investisseurs au ministère de l’Environnement, a annoncé le lancement d’une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans les domaines de l’économie verte, bleue et circulaire.

Cette initiative vise à encourager les projets respectueux de l’environnement, à soutenir l’investissement durable et à favoriser la création d’emplois décents. Elle s’inscrit également dans les efforts déployés pour renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux défis environnementaux et climatiques.

Le dispositif repose sur un fonds de 20 millions de dinars mobilisé par le ministère de l’Environnement. Les porteurs de projets peuvent obtenir un prêt couvrant jusqu’à 50 % du coût total de leur investissement, avec un plafond fixé à 500.000 dinars par bénéficiaire.

Des conditions de financement avantageuses

L’un des principaux avantages de ce mécanisme réside dans son taux d’intérêt nul. Les bénéficiaires accèdent ainsi à un financement sans frais financiers, dans des conditions particulièrement favorables au lancement et au développement de leurs activités.

La durée de remboursement est fixée à dix ans, incluant une période de grâce de trois ans durant laquelle aucun remboursement n’est exigé. Cette mesure permet aux entrepreneurs de disposer du temps nécessaire pour lancer leurs projets, consolider leur activité et atteindre un niveau de rentabilité suffisant avant le début des échéances.

Modalités de candidature et accès au programme

Le programme restera ouvert jusqu’à la fin de l’année 2026, dans la limite des ressources disponibles.

Pour bénéficier de ce financement, les porteurs de projets doivent télécharger le formulaire dédié sur la plateforme officielle du ministère de l’Environnement. Une fois le dossier constitué, la demande doit être déposée auprès des banques partenaires du dispositif, chargées de l’étude et du traitement des dossiers conformément aux procédures en vigueur.

À travers cette initiative, le ministère de l’Environnement entend faciliter l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs et accélérer l’émergence de projets innovants capables de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

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Le pari de Zied Bacha : un livre, une plateforme, et une génération à former

À l’occasion du lancement officiel de son ouvrage Se transformer et réussir dans un monde qui change, édité à compte d’auteur, l’événement s’est tenu à la FNAC pour cette première rencontre avec son public, le 12 juin 2026. Fondateur de Clevory et de TED University, l’entrepreneur tunisien y expose une conviction chevillée au corps : le changement collectif ne peut advenir que si chaque individu accepte, d’abord, de se transformer lui-même, et le livre, à ses yeux, est déjà cet acte.

L’idée du livre est née d’une frustration fondatrice. Dans le cadre de ses activités, Zied Bacha cherchait des personnes capables de porter un message, de communiquer avec clarté et conviction ce qu’elles souhaitaient transmettre, notamment dans le domaine technologique. Il n’en trouvait pas, ou trop peu, et c’est de cette insuffisance qu’est née l’envie d’écrire : rassembler en un seul ouvrage, dans une langue accessible, tout ce qu’il avait lui-même appris, lu et expérimenté, pour que le plus grand nombre puisse vraiment se l’approprier.

L’entrepreneur reconnaît que la question revenait sans cesse, portée par ceux qui l’entouraient, jusqu’au jour où il a décidé de s’y atteler véritablement. Il a commencé à réfléchir aux problèmes de l’économie numérique, avec l’envie d’en faire la matière d’un ouvrage.

Un livre en deux parties : soi, puis le monde

Le livre s’articule en deux grandes parties qui se répondent : l’une tournée vers soi, l’autre vers le monde. La première traite de la transformation intérieure (se changer soi-même, progresser, agir avec intention et méthode). Le fondateur de Clevory insiste : tout changement durable commence de l’intérieur, et celui qui n’en est pas convaincu ne peut rien transformer autour de lui. L’entrepreneur évoque la nécessité de se fixer des objectifs clairs, de les poursuivre avec rigueur, et de comprendre que le pays ne se transforme que si les individus qui le composent choisissent de coopérer, de s’engager, de mettre la main à la pâte.

La seconde partie aborde les grandes mutations du monde contemporain : transitions technologiques, démographiques, géopolitiques. Le spécialiste de la transformation des compétences a veillé à ce que ces sujets, souvent perçus comme réservés à des initiés, soient restitués dans une langue que chacun peut s’approprier, des plus jeunes aux plus âgés. Zied Bacha mentionne d’ailleurs avec fierté que ses propres enfants ont lu l’ouvrage, et que leurs réactions ont confirmé sa clarté. Mais si l’on porte un rêve, un objectif, une ambition véritable, alors il faut chaque matin se lever avec la conscience que la journée représente une opportunité d’agir, même modestement. Car c’est l’accumulation de ces petits gestes quotidiens qui rend possible, à terme, une contribution plus large à sa communauté, à son pays.

Une initiative solidaire autour du livre

L’ouvrage ne se limite pas à sa dimension éditoriale. Zied Bacha a construit autour de lui un écosystème d’engagement collectif. L’entrepreneur a créé un site web dédié et imaginé une initiative qui invite chaque lecteur à passer à l’action concrète : acheter un exemplaire supplémentaire pour l’offrir, parrainer un atelier ou une formation, ou contribuer selon ses propres moyens (qu’ils soient financiers, techniques ou intellectuels). Convaincu que la participation ne se mesure pas à l’aune des seules ressources financières, il rappelle que certaines personnes détiennent un savoir ou une expertise qu’elles peuvent tout autant mettre au service des autres.

Le fondateur de TED University a également collaboré avec la Fondation tunisienne, qui accompagne de nombreuses initiatives locales dans les domaines de la formation et de la certification. Pour autant, même ceux qui ne peuvent contribuer que modestement ont pleinement leur place dans cette dynamique collective.

Changer d’abord, changer ensemble

Ce que l’entrepreneur cherche à démontrer, en définitive, c’est que lire peut être un acte transformateur, à condition de ne pas s’en tenir à la lecture. L’ouvrage est conçu pour changer de mindset, pour passer à l’action, pour éveiller une conscience nouvelle, puis connecter ce que l’on a appris à ce que l’on peut accomplir ensuite. L’auteur plaide pour une logique associative : des individus qui partagent les mêmes objectifs et travaillent de concert, parce que le changement, par définition, rend l’avenir incertain, et que cette incertitude est bien plus facile à traverser à plusieurs. C’est sur un appel à la réciprocité qu’il conclut : se transformer soi-même pour mieux aider les autres à se transformer, élever le niveau de la communauté tout entière, parce que c’est à cette seule condition que le changement devient réel.

L’ouvrage porte également une dimension solidaire explicite. Zied Bacha précise que le livre est intégralement dédié à la formation gratuite des jeunes en recherche d’emploi, afin de les aider à trouver leur place dans un monde en mutation. L’intégralité des bénéfices générés par les ventes est reversée au soutien des jeunes en quête de nouvelles compétences.

Par ailleurs, tout acheteur est invité à s’inscrire sur la plateforme accessible à l’adresse www.ziedbacha.com. Une fois inscrit, chaque membre accède à l’ensemble des activités proposées et rejoint Ignite Privilege Club. La logique qui sous-tend cette démarche est aussi simple que fondatrice : en achetant le livre, le lecteur contribue à aider les autres tout en s’aidant lui-même. Vouloir progresser, c’est commencer par œuvrer pour ceux qui en ont besoin.

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Le ministère de la Défense recrute

Le ministère de la Défense nationale a annoncé l’ouverture d’un concours externe sur épreuves et examens professionnels pour le recrutement de 320 agents relevant des catégories 1, 3 et 5 du corps des ouvriers de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif, au titre de l’année 2026.

Cette opération de recrutement est organisée conformément à la décision du ministre de la Défense nationale en date du 5 juin 2026.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 3 juillet 2026. Les épreuves et examens professionnels se dérouleront à partir du 3 août 2026 au siège du ministère de la Défense nationale, ainsi que les jours suivants.

Le département a également souligné que chaque candidat ne peut postuler qu’à un seul poste. Toute candidature déposée après la clôture des inscriptions ou ne comportant pas l’ensemble des pièces requises sera automatiquement rejetée. Le cachet de la poste ou la date d’enregistrement au bureau d’ordre central fera foi pour déterminer la date d’envoi ou de réception du dossier.

Les candidats sont invités à déposer leurs dossiers directement ou à les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception à l’adresse suivante : Ministère de la Défense nationale, Direction générale des affaires administratives et financières – Direction de la gestion du personnel, Base militaire d’El Omrane, Tunis 1005.

L’enveloppe devra obligatoirement porter la mention : « Ne pas ouvrir – Concours externe sur épreuves et examens professionnels pour le recrutement d’agents des première et deuxième unités du ministère de la Défense nationale au titre de l’année 2026 ».

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L’Afrique se réunit à Addis-Abeba pour parler création d’emplois

Le premier Forum africain de l’impact du développement (ADIF 2026), se tient les 11 et 12 juin 2026, à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

« Meilleures pratiques et solutions innovantes pour la création d’emploi en Afrique », c’est le thème centrale de l’ADIF 2026, qui est une initiative phare de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) dont l’objectif est de réduire l’écart au niveau de la mise en œuvre de l’agenda de développement africain de 2063. A noter au passage que ledit agenda est actuellement dans sa “décennie d’accélération“ – mise en œuvre du deuxième plan décennal 2024-2033.

Cette rencontre portera sur l’une des priorités urgentes de l’Afrique : la création d’emplois pour la jeunesse africaine, dont les effectifs augmentent rapidement.

A l’heure où le continent est confronté à la nécessité de créer plus de 15 millions d’emplois par an, le forum mettra en lumière des approches pratiques, fondées sur des données probantes ainsi que des solutions adaptables à grande échelle pour relever ce défi, lit-on dans un communiqué de la CEA.

Pour ce faire, ce forum rassemblera nombre de décideurs, dirigeants du secteur privé, chercheurs, partenaires au développement et autres jeunes innovateurs avec pour objectif d’échanger les expériences et identifier des modèles efficaces à même d’être reproduits et appliqués à travers tout le continent.

Dans ce cadre, les discussions exploreront des pistes concrètes pour la création d’emplois dont le développement des compétences, l’entrepreneuriat, la transformation numérique, la croissance verte, l’industrialisation et la mise à profit des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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