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UE : nouvelle taxe de 3 euros sur les petits colis

Les consommateurs de l’Union européenne à la recherche de bonnes affaires en ligne commenceront à ressentir les effets de la hausse des coûts dès la semaine du 29 juin, avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe ciblant les importations en provenance principalement de Chine. Ce qui constituera un obstacle supplémentaire aux relations commerciales entre les deux économies.

À compter du 1er juillet, une taxe de 3 € sera appliquée aux produits d’une valeur inférieure à 150 €. Une mesure visant à freiner l’afflux de produits bon marché provenant de l’extérieur de l’UE, vendus via des plateformes telles que Shein et Temu.

A noter d’ailleurs que les importations de commerce électronique dans l’UE ont atteint près de 6 milliards d’articles l’an dernier, la Chine représentant environ 90 % des produits d’une valeur inférieure à 150 €, tels que les articles de mode éphémère, les produits de beauté et les appareils électroniques.

Ce droit de douane temporaire reflète, dans une certaine mesure, des préoccupations plus générales concernant le commerce international, touchant à des secteurs aussi variés que les microprocesseurs, les terres rares et les automobiles. Ces importations massives creusent le déficit commercial de l’UE avec la Chine. Tandis que les gouvernements européens s’interrogent sur la capacité des entreprises nationales à survivre face aux industries chinoises fortement subventionnées, relève Bloomberg...

La fin d’une exception

Les vendeurs, les transporteurs ou les transitaires devront s’acquitter des frais supplémentaires et les répercuter sur les acheteurs. Des retards de livraison ne sont pas à exclure. FedEx, par exemple, indique dans un communiqué qu’elle se ferait rembourser ce montant par le client.

Les autorités douanières ont maintenu cette exemption pendant des décennies afin d’alléger les charges administratives et de limiter les coûts pour les consommateurs effectuant des achats en ligne. Cependant, l’essor des importations à bas prix est devenu un enjeu politique, renforçant les tendances protectionnistes en matière de politique commerciale.

L’UE affirme que cette nouvelle mesure n’est pas un acte de protectionnisme, mais vise à instaurer des règles du jeu équitables et à améliorer la sécurité des produits. « Cela a créé une concurrence déloyale, à laquelle les détaillants traditionnels ne peuvent pas faire face », a déclaré la Commission en début de mois.

Ce changement ajoute une couche supplémentaire de bureaucratie pour les agents de conformité douanière, qui ont déjà dû faire face à des bouleversements tels que le Brexit et les droits de douane mondiaux imposés par le président américain, Donald Trump.

Les frais de douane de l’UE sont calculés par produit en fonction de son code douanier. Ainsi, un colis contenant trois t-shirts portant le même code sera taxé à 3 euros. En revanche, si le colis contient un t-shirt et un livre, les frais s’élèveront à 6 euros. Par conséquent, un envoi contenant trois produits portant le même code mais provenant de trois pays différents se verra facturer des frais totaux de 9 euros.

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TRE : FCR, devises et formalités en ligne, les rappels de la Douane avant l’été

À l’approche du pic des retours estivaux des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), la Douane tunisienne multiplie les rappels concernant les avantages mis à leur disposition ainsi que les principales formalités à accomplir. Invité de l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM, vendredi 19 juin 2026, le colonel-major Elyes Belkhir a passé en revue les...

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Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois

Les produits tunisiens pourraient bénéficier d’un accès facilité au marché chinois à la faveur de la décision de Pékin de supprimer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue le 9 juin entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Le président-directeur général du CEPEX, Mourad Ben Hassine, a reçu une délégation chinoise dans le cadre du renforcement des relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Chine ainsi que du développement des échanges avec la province du Hunan.

Selon le CEPEX, cette visite intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable des relations tuniso-chinoises, notamment sur le plan économique, et vise à soutenir les échanges commerciaux et à élargir les perspectives de coopération entre les entreprises tunisiennes et celles de la province du Hunan, considérée comme l’un des principaux pôles économiques et industriels chinois.

L’exemption douanière au cœur des discussions

Les échanges ont notamment porté sur les retombées attendues de la décision chinoise d’exonérer temporairement de droits de douane certains produits importés depuis plusieurs pays africains, dont la Tunisie.

D’après le CEPEX, cette mesure est de nature à renforcer l’accès des produits tunisiens au marché chinois et à améliorer leur compétitivité. Elle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers la Chine, tout en favorisant la diversification des destinations à l’export.

Les participants ont également souligné l’importance de cette évolution pour le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

Un accord pour structurer la coopération

La rencontre a aussi permis d’examiner plusieurs pistes de collaboration dans les domaines de la promotion commerciale, de l’organisation de missions économiques, des rencontres professionnelles ainsi que de l’échange d’informations et d’expertises liées au commerce extérieur et à l’investissement.

Les travaux se sont conclus par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CEPEX et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Selon les deux parties, cet accord vise à mettre en place un cadre permanent de coordination et de coopération, notamment en matière d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques dans les domaines d’intérêt commun.

Miser sur un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs

Le CEPEX souligne que la Chine constitue la deuxième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux à l’échelle internationale. Le pays représente également un marché de consommation de plus de 1,4 milliard d’habitants.

La province du Hunan, qui compte plus de 65 millions d’habitants, est pour sa part présentée comme un important pôle économique et industriel offrant des perspectives pour les produits tunisiens à valeur ajoutée.

Selon le Centre, cette initiative devrait contribuer à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le marché chinois et à développer de nouvelles opportunités en matière d’exportation, d’investissement et de partenariat économique.

Bien que les échanges avec la Chine soient en croissance, ils demeurent encore loin de ce qu’ils pourraient être si une plus grande variété de produits tunisiens accédaient au marché chinois.

Selon les données du CEPEX, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont atteint environ 9,2 milliards de dinars en 2024, soit une progression d’environ 8% par rapport à 2023.

Cependant, malgré cette progression, les exportations tunisiennes vers la Chine ne représentent qu’une part très limitée du total des échanges commerciaux tuniso-chinois, laissant apparaitre un fort potentiel encore inexploré.

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Tunisie : Plus de 51 millions de dinars de marchandises saisis en trois mois

Les services de la douane tunisienne ont enregistré près de 4.000 affaires douanières durant le premier trimestre de l’année 2026, avec des saisies dont la valeur totale dépasse 51 millions de dinars, selon le porte-parole de la direction générale des douanes, Chokri Jebri.

Le responsable a estimé que ces résultats traduisent une intensification des efforts de lutte contre la contrebande et la fraude commerciale, à travers plusieurs opérations menées sur différentes régions du pays.

80.000 cartouches

Les saisies effectuées ont concerné d’importantes quantités de devises et de marchandises. Les services douaniers ont notamment mis la main sur plus de 700.000 euros, près de trois kilogrammes d’or, plus de 80.000 cartouches ainsi qu’environ 148.000 pièces de vêtements prêts-à-porter et plus de 24.000 chaussures de sport.

Lire aussi : Douane tunisienne : Des résultats « record » dans la lutte anti-stupéfiants en 2025

Les autorités douanières ont également renforcé leurs contrôles concernant les produits susceptibles de représenter un danger pour la santé des consommateurs, dans un contexte marqué par la multiplication des tentatives de commercialisation de produits d’origine inconnue ou non conformes aux normes en vigueur.

Dans ce cadre, les opérations de contrôle ont permis la saisie de plus de 17 tonnes de café et de 197 tonnes de produits alimentaires divers commercialisés illégalement sur la voie publique ou dans des dépôts et commerces anarchiques.

18.000 unités de médicaments de contrebande

Les saisies ont aussi porté sur près de 18.000 unités de médicaments de contrebande et plus de 53.000 produits cosmétiques. Les services douaniers ont par ailleurs intercepté environ 30 tonnes de fruits secs ainsi que plus de 1,172 million de pétards et articles pyrotechniques, dont la circulation s’était fortement intensifiée durant le mois de Ramadan.

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Zéro droits de douane avec la Chine : La Tunisie a deux ans pour saisir l’opportunité

Depuis le 1er mai, les produits tunisiens peuvent accéder au marché chinois sans droits de douane, dans le cadre d’une mesure élargie à 53 pays africains. Présentée comme un geste d’ouverture économique, cette décision de Pékin marque surtout un changement d’échelle dans sa stratégie africaine — et place la Tunisie face à une fenêtre d’opportunité à durée limitée.

Car l’élément le plus significatif n’est pas seulement la suppression des taxes. C’est l’absence de réciprocité immédiate. La Chine ouvre son marché sans demander, pour l’instant, une ouverture équivalente en retour. Une démarche rare dans le commerce international, où les concessions sont généralement négociées de manière bilatérale.

Un “cadeau” commercial très stratégique

Officiellement, Pékin présente cette mesure comme un soutien au développement des exportations africaines et à la coopération Sud-Sud. Mais derrière ce discours, la logique est plus structurée : dans un contexte de tensions commerciales et de protectionnisme, notamment américain, la Chine cherche à sécuriser ses approvisionnements, à renforcer son ancrage économique en Afrique et à installer des relations durables avant toute négociation formelle.

La méthode est connue : ouvrir d’abord, consolider ensuite. Ne rien exiger immédiatement permet souvent de créer, à terme, un rapport de force plus favorable.

Il faut aussi noter que la mesure n’est pas uniforme. Les pays africains les moins avancés bénéficient d’un accès permanent depuis fin 2024. La Tunisie, classée parmi les pays à revenu intermédiaire, fait partie d’un second groupe pour lequel ce traitement préférentiel est accordé pour une durée limitée à deux ans. La fenêtre est ouverte — mais elle ne le restera pas indéfiniment.

Lire aussi: La Chine va supprimer les droits de douane pour 53 pays africains dont la Tunisie

Ce que la Tunisie peut vraiment en tirer

Le déséquilibre actuel des échanges illustre l’ampleur du défi. Selon les données de l’INS, la Tunisie n’a exporté que 7,7 millions de dinars vers la Chine en janvier 2026, contre 904 millions de dinars d’importations dans le sens inverse.

Ce contraste met en évidence un potentiel important, mais aussi une fragilité structurelle. L’huile d’olive, les dattes, les produits agroalimentaires et certains biens à plus forte valeur ajoutée pourraient tirer profit de cette ouverture.

Mais l’accès sans droits de douane ne suffit pas. Il suppose de répondre aux normes chinoises, d’assurer des volumes réguliers, de maîtriser la logistique et de construire une présence commerciale durable sur un marché vaste et exigeant.

Sans stratégie claire — certification, prospection, distribution, adaptation aux standards et aux préférences des consommateurs — cette mesure pourrait rester largement symbolique.

Opportunité ou dépendance ?

La suppression des droits de douane ouvre une fenêtre. Mais elle pose aussi une question plus profonde : la Tunisie saura-t-elle utiliser cette ouverture pour monter en gamme et diversifier ses exportations, ou restera-t-elle cantonnée à un rôle de fournisseur de produits peu transformés ?

L’enjeu est là. Le véritable bénéfice ne viendra pas seulement de l’accès au marché chinois, mais de la capacité à y pénétrer avec des produits compétitifs, identifiables et mieux valorisés — avant que le délai de deux ans ne s’écoule.

La Chine n’exige rien pour l’instant. Mais dans le commerce international, la gratuité apparente est rarement neutre. Pour la Tunisie, cette ouverture peut devenir une opportunité stratégique — à condition de ne pas la considérer comme un simple cadeau.

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