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Washington et Téhéran sont-ils sur le point de conclure un accord ?

Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, les Etats-Unis et l’Iran s’expriment avec optimisme sur un possible accord qui mettrait fin aux hostilités.

Bien que les négociations menées par le biais des très actifs intermédiaires pakistanais se déroulent dans la discrétion, quelques informations émergent pour corroborer l’idée que « quelque chose de sérieux » se prépare.

Tout d’abord, pour la première fois, Trump a publié le 23 mai à 21h30 du soir (heure de Washington) une déclaration inhabituelle sur son Truth Social. Inhabituelle dans le sens où elle est correcte, mesurée et dépourvue de ses fanfaronnades habituelles et ses inévitables attaques contre l’adversaire.

Après avoir cité les noms de tous les dirigeants des pays arabes du Golfe avec lesquels il a eu « une très bonne discussion », Trump a affirmé : « Un accord a été largement négocié, sous réserve de la finalisation entre les États-Unis d’Amérique, la République islamique d’Iran et les différents autres pays énumérés. Séparément, j’ai eu un appel avec le Premier ministre Bibi Netanyahu, d’Israël, qui, de même, s’est très bien passé. Les aspects finaux et les détails de l’accord sont actuellement discutés et seront annoncés sous peu. »

D’autre part, l’Américain d’origine iranienne Trita Parsi, Vice-président du « Quincy Institute for Responsible Statecraft », a affirmé : « Mes propres sources à Téhéran confirment qu’une avancée majeure a été réalisée; bien qu’elle reste soumise à une approbation finale. »

Le fait que Trump n’ait annoncé l’accord qu’après s’être entretenu avec les dirigeants régionaux, ceux d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de Turquie, d’Égypte, de Jordanie et de Bahreïn est significatif. Cela prouve que Trump est soucieux des attaques dont il est déjà la cible de la part du Lobby et des faucons à Washington qui commencent à parler de « trahison ». En d’autres termes, Trump cherche à montrer tant aux adversaires de la paix qu’à l’opinion américaine que les principaux partenaires des États-Unis au Moyen-Orient privilégient la diplomatie à l’escalade.

Selon Amwaj.media (Basé au Royaume-Uni), « l’accord prévoit un cessez-le-feu complet, y compris au Liban ; le déblocage progressif des avoirs iraniens gelés ; et la levée du blocus américain du détroit d’Ormuz ».

Toujours selon le même média, « le trafic maritime dans le détroit reprendrait sous la supervision conjointe de l’Iran et d’Oman. Une fois ces mesures entrées en vigueur, les parties disposeraient de 30 jours supplémentaires pour négocier un accord final sur la question nucléaire et le statut à long terme du détroit d’Ormuz. »

Trita Parsi pense que « le délai de 30 jours offre de nombreuses occasions aux saboteurs de tous bords de faire dérailler le processus ». Nul doute que Netanyahu et le Lobby sioniste à Washington sont furieux de la perspective d’un accord qui ferait apparaitre aux yeux du monde que l’Iran sort vainqueur contre les agresseurs qui visaient sa destruction. Par conséquent, il faut s’attendre à des tentatives de sabotage de cette première avancée sérieuse vers la paix.

Il est important de souligner ici la différence de contexte dans lequel Obama a signé en 2015 son accord avec l’Iran et Trump s’apprête à signer le sien 11 ans plus tard. Obama a réussi à valider son accord en dépit de la forte opposition d’Israël et des pays du Conseil de Coopération du Golfe, l’Arabie saoudite en tête. Aujourd’hui, pour Trump, les choses semblent plus faciles puisqu’il bénéficie du soutien de tous les pays du Golfe.

Mais Netanyahu prendra-t-il le risque d’entrer en conflit direct avec Trump dans le cas où celui-ci finira par signer un accord avec l’Iran ? On pourrait conjecturer que c’est pour dissuader le Premier ministre israélien de penser à engager un bras-de-fer avec lui que Trump a déclaré il y a quelques jours aux journalistes qu’il bénéficiait d’un « taux d’approbation de 99 % » en Israël et qu’il pourrait se présenter lui-même au poste de Premier ministre…

Le Vice-Président du ‘’Quincy Institute’’ a vu en cela « un avertissement clair adressé à Netanyahu et à l’establishment politique israélien, leur signifiant que Trump peut leur nuire bien plus qu’ils ne peuvent lui nuire ».

Si l’espoir de mettre fin au conflit exprimé à Washington et à Téhéran se réalise à travers la signature d’un accord qui sera forcément avantageux pour l’Iran; cela représentera une défaite stratégique majeure pour Israël qui verra ses rêves fous d’ « Eretz Israël » et de domination régionale enterrés à jamais.

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L’Iran ouvrira le détroit d’Ormuz 30 jours après l’accord de paix, affirme Nikkei

Les États-Unis et l’Iran discutent d’un plan visant à ouvrir le détroit d’Ormuz environ 30 jours après la conclusion d’un accord entre les deux pays pour mettre fin aux hostilités, rapporte le journal japonais Nikkei, citant une source diplomatique du Moyen-Orient.

L’Iran procédera au déminage de ses côtes dans les 30 jours suivant la signature de l’accord. Passé ce délai, la navigation sera libre et sûre pour les navires de tous les pays. Et l’Iran cessera de percevoir des droits de transit, relève également le journal.

Dans le même temps, le cessez-le-feu convenu début avril sera prolongé de 60 jours. Le plan prévoyant la tenue de pourparlers sur le programme nucléaire iranien pendant cette pause de deux mois, précise encore la publication.

Fondé en 1876, le journal Nikkei, notons-le, est un quotidien économique japonais reconnu mondialement pour son analyse approfondie de l’actualité économique et politique.

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Les marchés anticipent une détente géopolitique : le dollar en baisse

Le dollar américain a enregistré une baisse sur les marchés internationaux ce lundi 25 mai. Et ce, dans un contexte marqué par des anticipations croissantes de progrès dans les négociations liées au Moyen-Orient. Et notamment autour de la question stratégique du détroit d’Ormuz.

Selon les données des marchés des changes, le billet vert a reculé face à plusieurs grandes devises. Les investisseurs réagissant à des signaux suggérant une possible avancée diplomatique susceptible de réduire les tensions géopolitiques dans la région.

Face au yen, le dollar a reculé de 0,2 % à 158,9 yens. Tandis que l’euro a progressé de 0,3 % à 1,1636 dollar et la livre sterling de 0,3 % à 1,3476 dollar.

De son côté, le dollar australien a progressé de 0,5 % pour atteindre 0,7162 $. Et son homologue néo-zélandais a gagné 0,4 % pour s’établir à 0,5869 $.

Les cambistes estiment que ce scénario réduirait les primes de risque géopolitique intégrées dans les actifs financiers. Ce qui pèse traditionnellement sur la valeur du dollar en période d’apaisement des tensions internationales…

Au final, les marchés restent attentifs à l’évolution des négociations. Alors que toute avancée ou rupture dans le dialogue entre les États-Unis et l’Iran pourrait continuer à influencer fortement les devises, les matières premières et les flux énergétiques mondiaux.

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Iran–États-Unis : Téhéran crée un organe chargé de la gestion du détroit d’Ormuz

L’Iran a annoncé lundi 18 mai avoir transmis sa réponse à la dernière proposition américaine destinée à relancer les négociations et à consolider le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril. Cette réponse intervient alors que Donald Trump a de nouveau menacé Téhéran d’« anéantissement » si aucun accord n’était trouvé. Laissant planer le risque d’une reprise des frappes après près de quarante jours de guerre, indiquent nos confrères de RFI.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué que les « préoccupations » de Téhéran avaient été communiquées à Washington par l’intermédiaire du médiateur pakistanais. Il a également affirmé que l’Iran était « pleinement prêt à toute éventualité », même la guerre. En effet, malgré la trêve, les discussions restent extrêmement tendues, notamment sur la question du nucléaire. Une unique rencontre entre représentants américains et iraniens, organisée le 11 avril à Islamabad, s’est soldée par un échec, souligne la radio française.

Dans le même temps, la situation demeure fragile sur le terrain. L’Iran continue de contrôler le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Tandis que l’armée américaine maintient le blocus des ports iraniens. A cet égard, Téhéran a officialisé lundi la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit, l’Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA), qui promet des informations « en temps réel » sur les opérations maritimes.

Téhéran maintient par ailleurs ses principales exigences dans les négociations : la levée des sanctions internationales, le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger, ainsi que le versement de réparations pour une guerre qualifiée d’«illégale et sans fondement». Selon les autorités iraniennes, ces demandes ont été défendues « fermement » lors de chaque cycle de discussions.

A rappeler que dimanche 17 mai, les médias iraniens ont dénoncé les « conditions excessives » imposées par Washington dans sa dernière offre. D’après l’agence Fars, Washington exigerait la limitation des installations nucléaires iraniennes à un seul site actif. De même que le transfert du stock d’uranium hautement enrichi vers les États-Unis. Washington aurait également refusé de débloquer une partie significative des avoirs iraniens et exclu toute compensation financière liée aux destructions causées par la guerre.

Les conséquences économiques du conflit continuent par ailleurs de s’aggraver. Selon une analyse de Reuters, la guerre aurait déjà coûté au moins 25 milliards de dollars aux entreprises dans le monde. Les perturbations du détroit d’Ormuz, la hausse des prix de l’énergie et les difficultés d’approvisionnement affectent désormais les chaînes commerciales en Europe, en Asie et aux États-Unis.

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