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Pétrole : le Venezuela et Ormuz font reculer les cours

Les prix du pétrole ont légèrement reculé ce vendredi 28 août, pénalisés par les informations faisant état d’un possible accès américain aux réserves pétrolières du Venezuela et par les perspectives d’une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Le Brent cède 0,3 %, à 89,45 dollars le baril, tandis que le WTI reculait de 0,2 %, à 83,39 dollars. Les deux références restaient toutefois orientées vers une baisse hebdomadaire de 4 à 5,5 %.

Le marché pétrolier reste suspendu aux évolutions géopolitiques. Après le rebond enregistré jeudi 27 apût, les cours ont repris leur mouvement de baisse ce vendredi matin, les investisseurs intégrant plusieurs signaux susceptibles d’améliorer les perspectives d’approvisionnement mondial.

Le premier concerne le Venezuela, dont les immenses réserves pourraient progressivement revenir davantage sur le marché international. Le second concerne le détroit d’Ormuz, où les perspectives d’une reprise partielle de la navigation réduisent la prime de risque attachée aux perturbations des exportations du Golfe.

Ainsi, l’administration américaine serait proche de conclure un accord lui donnant un accès à long terme à une partie des réserves de pétrole du Venezuela, rapporte Reuters. L’accord envisagerait notamment le développement de plusieurs champs pétroliers vénézuéliens par des entreprises américaines. Pour les marchés, cette perspective ouvre la possibilité d’une augmentation à terme de l’offre mondiale de brut. Mais les effets ne seraient pas immédiats. Les infrastructures pétrolières vénézuéliennes nécessitent d’importants investissements et travaux de remise à niveau. Une remontée significative de la production demanderait donc du temps.

Cette évolution intervient alors que le Venezuela envisagerait également de quitter l’OPEP, dans le contexte de son rapprochement avec Washington. Une telle décision donnerait théoriquement à Caracas davantage de liberté pour développer sa production et attirer des capitaux étrangers, sans être soumis aux contraintes collectives de l’organisation en matière de production…

Ormuz reste au centre des préoccupations

Le deuxième facteur qui pèse sur le pétrole concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations énergétiques du Golfe. L’Iran aurait indiqué préparer une liste de conditions pour permettre la réouverture de cette voie maritime. Parallèlement, des informations font état d’un accord entre l’Iran et Oman permettant la reprise d’une partie du trafic.

La perspective d’une réouverture, même partielle, réduit mécaniquement la prime de risque incorporée dans les cours. Avant la guerre entre les États-Unis et l’Iran, le détroit assurait le passage d’environ un cinquième du pétrole mondial…

Le pétrole reste ainsi particulièrement volatil, chaque nouvelle information pouvant modifier rapidement les anticipations concernant l’offre mondiale. Entre le retour potentiel du Venezuela sur le marché, la perspective d’une réouverture d’Ormuz et la persistance des tensions entre Washington et Téhéran, le marché pétrolier tente désormais de mesurer ce qui l’emportera : le retour de l’offre ou la persistance du risque géopolitique.

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Or : léger repli après un sommet de trois mois

Après avoir atteint mardi 25 août 2026 un nouveau sommet, l’or a légèrement reculé ce mercredi, autour de 4 640 dollars l’once. Le repli du pétrole et des rendements obligataires américains a quelque peu réduit les craintes inflationnistes…

Le marché surveille particulièrement l’indice PCE américain, attendu cette semaine, ainsi que l’intervention du président de la Fed, Kevin Warsh, lors du symposium de Jackson Hole. Des chiffres d’inflation moins élevés ou un discours plus accommodant de la Banque centrale pourraient renforcer l’attrait de l’or en réduisant les rendements réels.

De son côté, le reflux du pétrole contribue également à soutenir indirectement l’or. Les cours du brut ont chuté de plus de 2 % ce mercredi, après la reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur la réouverture du détroit d’Ormuz, ce qui a atténué les craintes d’un nouveau choc énergétique et inflationniste.

Malgré ce repli, l’environnement reste favorable au métal précieux. L’or avait progressé de plus de 5 % la semaine précédente et d’environ 15 % depuis le début du mois d’août, porté notamment par la demande de valeurs refuges et les incertitudes économiques et financières…

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