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Djerba célèbre le couscous comme expression de l’identité

L’île de Djerba consacre une initiative de tourisme culinaire aux variantes locales du couscous tunisien, transformant l’un des plats les plus emblématiques du Maghreb en un levier de promotion régionale et culturelle. Le couscous est un patrimoine vivant, un atout touristique et un récit de l’identité tunisienne.

Le Festival du couscous maghrébin, organisé du 24 au 28 juin 2026 sous l’égide de l’association Saveurs de mon pays et de l’Académie du couscous, s’inscrit dans l’intérêt croissant pour le tourisme expérientiel. Dans ce contexte, la découverte d’une région ne se limite pas aux sites archéologiques, à la mer ou à l’artisanat, mais englobe également les pratiques culinaires, les recettes familiales et les produits du terroir.

À Djerba — île façonnée par des influences berbères, arabes, africaines et méditerranéennes — le couscous devient un élément de narration collective : il ne s’agit pas d’une recette unique, mais d’un ensemble de variantes liées aux saisons, à la pêche, à l’agriculture et aux traditions domestiques.

Le couscous tunisien occupe une place centrale dans la culture gastronomique nationale. Dans les régions côtières, il est souvent accompagné de poisson et de fruits de mer, tandis que dans les zones intérieures et le sud, prédominent les préparations à base de viande, de légumes, d’épices, d’herbes sauvages ou d’ingrédients conservés.

Cette diversité reflète la géographie du pays et la capacité de la cuisine tunisienne à s’adapter à des écosystèmes variés, allant de la côte méditerranéenne aux zones agricoles et au Sahara.

L’initiative de Djerba revêt également une dimension économique. Le tourisme gastronomique est de plus en plus perçu comme un moyen de diversifier l’offre touristique, de prolonger la durée des séjours et de créer des opportunités pour les restaurateurs, les productrices locales, les artisans, les guides et les professionnels de l’hôtellerie.

Pour l’île — déjà reconnue par l’Unesco pour son modèle historique d’habitat et de coexistence — la cuisine peut renforcer un positionnement touristique moins dépendant du seul tourisme balnéaire et plus étroitement lié au patrimoine immatériel.

Par ailleurs, la promotion du couscous — inscrit par l’Unesco sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité dans le cadre d’un dossier conjoint soumis par la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie — offre à la Tunisie une plateforme régionale de coopération culturelle.

Pour Djerba, l’enjeu consiste désormais à transformer cette célébration culinaire en une offre pérenne : à travers des itinéraires gastronomiques, des ateliers de cuisine, des visites de marchés, des rencontres avec des productrices et des cuisinières traditionnelles, la valorisation des produits du terroir et une intégration au patrimoine architectural et religieux de l’île.

Dans une Méditerranée où la concurrence touristique repose de plus en plus sur l’authenticité des expériences, le couscous de Djerba devient ainsi bien plus qu’un simple plat : il incarne une histoire faite de terroir, de mémoire et d’hospitalité.

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Drame de Meknassi : Une plante sauvage toxique a contaminé le couscous!

Les analyses menées après le drame survenu à Meknassi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, ont permis d’identifier l’origine de l’intoxication alimentaire qui a coûté la vie à deux personnes d’une même famille durant l’Aïd al-Adha.

Dans un communiqué publié ce mardi, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires a annoncé que les examens de laboratoire effectués sur les aliments consommés par les victimes ont révélé la présence d’une substance toxique appelée « anabasine » dans un échantillon d’« osbane ». Des traces de cette même substance ont également été détectées, en quantités moindres, dans le bouillon et le couscous servis lors du repas.

Selon les conclusions scientifiques avancées par les autorités sanitaires, cette substance toxique proviendrait probablement d’un mélange accidentel entre des légumes-feuilles utilisés dans la préparation du repas et des feuilles d’une plante sauvage toxique connue sous le nom scientifique de Nicotiana glauca.

Une plante dangereuse facilement confondue avec certains légumes

Les autorités expliquent que cette plante présente un risque particulier en raison de la forte ressemblance de ses feuilles avec celles de certains légumes fréquemment utilisés dans la cuisine tunisienne, notamment les blettes ou les épinards. Ce risque augmente lorsque ces plantes sont cueillies dans la nature ou achetées à partir de circuits informels et non contrôlés.

L’anabasine est considérée comme une substance hautement toxique. L’instance sanitaire précise qu’elle peut provoquer des symptômes rapides et sévères tels que des vomissements, des vertiges, une faiblesse générale, des troubles neurologiques, des difficultés respiratoires ainsi que des perturbations du rythme cardiaque. Dans les cas les plus graves, l’intoxication peut entraîner la mort.

Deux décès et plusieurs hospitalisations

Le drame s’est produit jeudi dernier, au deuxième jour de l’Aïd al-Adha, dans la délégation de Meknassi. Neuf membres d’une même famille ont été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé un repas familial.

Deux personnes sont décédées tandis que sept autres ont été transférées au CHU de Sidi Bouzid pour recevoir les soins nécessaires.

À travers ce communiqué, les autorités sanitaires appellent les citoyens à éviter l’utilisation de plantes sauvages ou d’herbes dont l’origine n’est pas clairement identifiée dans la préparation des repas. Elles recommandent également d’acheter les légumes-feuilles auprès de circuits de distribution organisés et fiables, tout en vérifiant soigneusement leur provenance avant consommation.

Ce drame relance aussi la question du contrôle des produits alimentaires issus des circuits parallèles et des pratiques de cueillette artisanale, encore répandues dans plusieurs régions tunisiennes, particulièrement durant les fêtes et les rassemblements familiaux.

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Le couscous s’invite dans l’aventure lunaire Artemis II

La NASA a-t-elle vraiment inscrit le couscous au menu de sa prochaine mission lunaire ? L’information, largement relayée sur les réseaux sociaux, repose sur un fond de vérité… mais mérite d’être nuancée.

Dans le cadre de la mission Artemis II, prévue pour 2026, l’agence spatiale américaine a élaboré un menu particulièrement varié destiné aux astronautes. Au total, près de 189 aliments et boissons ont été sélectionnés afin de répondre aux besoins nutritionnels, logistiques et psychologiques de l’équipage durant le vol.

Un couscous aux noix

Parmi ces options figure bien le couscous, sous une forme adaptée aux contraintes de l’espace, notamment un couscous aux noix. Ce plat n’est toutefois ni central ni symbolique : il s’inscrit dans une liste diversifiée comprenant aussi bien des tortillas, des fruits, des œufs que des desserts.

Contrairement à ce que laissent entendre certaines publications virales, le couscous n’a pas été choisi pour représenter une culture en particulier. Il s’agit plutôt d’un aliment parmi d’autres, retenu pour ses caractéristiques pratiques : facilité de conservation, adaptation à la lyophilisation, et compatibilité avec les conditions de microgravité où les miettes et les liquides posent problème.

Ce choix illustre surtout l’évolution de l’alimentation spatiale, qui cherche aujourd’hui à allier exigences techniques et confort des astronautes. La diversité des menus contribue en effet au bien-être psychologique des équipages lors de missions longues et confinées.

Une option fonctionnelle plutôt qu’une comme un emblème

Le couscous s’invite bien dans l’aventure lunaire, mais davantage comme une option fonctionnelle que comme un emblème. Une présence discrète, à l’image de nombreux autres plats soigneusement sélectionnés pour accompagner l’humain au-delà de la Terre.

Prévue pour 2026, la mission Artemis II marquera une étape clé du programme lunaire de la NASA, puisqu’il s’agira du premier vol habité autour de la Lune depuis plus de cinquante ans, après les missions Apollo.

Quatre astronautes effectueront un survol de la Lune sans alunissage, à bord du vaisseau Orion propulsé par la fusée SLS, afin de tester les systèmes de navigation, de communication et de survie en conditions réelles. Cette mission doit ouvrir la voie à un retour durable de l’humain sur la Lune dans les années suivantes, notamment avec Artemis III, qui prévoit un alunissage.

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