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Renforcement de la coopération entre le CMF et la Banque de France

Le Conseil du Marché Financier (CMF) et la Banque de France – à travers sa Direction de l’éducation financière (EDUCFI) – viennent de signer deux conventions de coopération destinées à renforcer l’éducation financière en Tunisie, notamment par la mise à disposition et l’adaptation de contenus pédagogiques au profit du public tunisien.

Ces accords prévoient la mise à disposition gratuite au CMF de deux ressources développées par la Banque de France : en l’occurrence la collection audiovisuelle dénommée « Les ABC de l’économie, » et les « Cahiers financiers » du portail « Mes questions d’argent ». Il est stipulé dans le contrat que le CMF pourra adapter, traduire et diffuser ces supports en fonction des spécificités du contexte tunisien.

Une première concrétisation de ce partenariat a déjà été engagée avec l’adaptation de plusieurs articles de la collection « Les ABC de l’économie ». Les contenus adaptés seront progressivement publiés et diffusés par le CMF sur son site officiel, après leur contextualisation pour le public tunisien.

Cette coopération s’inscrit dans la stratégie du CMF visant à renforcer la culture financière et les connaissances économiques des citoyens, tout en favorisant une meilleure capacité à prendre des décisions financières éclairées.

Une attention particulière sera accordée aux jeunes générations, qui constituent une priorité des programmes d’éducation financière. Les supports proposés visent notamment à faciliter l’apprentissage progressif de notions essentielles liées au budget, à l’épargne, à l’investissement, aux marchés financiers et à la gestion responsable des finances personnelles, grâce à des contenus accessibles et adaptés aux différentes tranches d’âge.

À travers ce partenariat, le CMF entend également élargir l’accès à des ressources éducatives de qualité, développer de nouveaux outils de sensibilisation et consolider la coopération internationale dans le domaine de l’éducation financière, avec pour objectif de contribuer à l’émergence d’une culture financière durable en Tunisie.

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La Tunisie et l’Italie renforcent leur coopération dans les transports

La Tunisie et l’Italie ont signé, mercredi, un accord-cadre de coopération dans les domaines des transports et de la logistique.

Cette signature intervient au lendemain de la réunion bilatérale entre le ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, et le vice-ministre italien des Infrastructures et des Transports, Edoardo Rixi.

A cet égard, un communiqué publié sur la page officielle Facebook du ministère des Transports indique que cet accord vise à établir un cadre global définissant une stratégie commune pour le développement de la coopération bilatérale entre la Tunisie et l’Italie dans les domaines des transports et de la logistique.

En outre, la même source révèle que cette coopération a pour objectif de servir les intérêts des deux peuples amis.

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Tunisie – Suisse : 70 ans d’amitié

La Suisse a célébré, mardi soir à Tunis, sa fête nationale dans une ambiance solennelle, marquée par le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques avec la Tunisie. La cérémonie, organisée par l’ambassade de Suisse, a été l’occasion de saluer une relation bilatérale ancienne, dense et toujours active.

Dans son allocution, l’ambassadeur de Suisse à Tunis, Josef Renggli, a souligné que cette année revêtait une importance particulière, puisque la Suisse et la Tunisie célèbrent 70 ans de relations diplomatiques, établies après la reconnaissance de l’indépendance tunisienne.

Il a poursuivi en évoquant l’histoire commune des deux pays, à travers la résidence suisse à Tunis, l’influence de l’architecte Le Corbusier, ainsi que des figures comme Henri Dunant et Paul Klee, dont le passage en Tunisie a marqué leurs parcours. L’ambassadeur a estimé que ces trajectoires illustrent une relation fondée autant sur les institutions que sur les liens humains.

Le partenariat Tuniso-suisse, plus que jamais renforcé

De son côté, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a salué une amitié « solide » entre la Tunisie et la Suisse. Tour en rappelant que les relations modernes entre les deux pays remontent à la reconnaissance de l’indépendance tunisienne par le Conseil fédéral en 1956. Il a souligné la régularité des échanges politiques et institutionnels, ainsi que la tenue récente de la 15e session du comité de pilotage du programme de coopération suisse en Tunisie, le 22 avril 2026.

Le ministre a ajouté que la coopération bilatérale couvre des secteurs clés comme le développement économique, l’emploi, la transition énergétique, l’accès aux services de base et le développement régional. Il a aussi évoqué la présence de plus d’une centaine d’entreprises suisses en Tunisie, générant plus de 14 000 emplois directs.

Une relation humaine

Issam Lahmar a enfin insisté sur la dimension humaine du partenariat, mise en valeur par les échanges universitaires, culturels et scientifiques, ainsi que par la communauté tunisienne établie en Suisse. Il a salué la contribution de la coopération suisse au développement de la Tunisie et remercié l’ambassadeur Josef Renggli pour son engagement durant sa mission à Tunis.

L’ambassadeur a, pour sa part, annoncé qu’il s’agissait de sa dernière fête nationale en Tunisie après cinq années de mission, exprimant son attachement au pays et à ses habitants.

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Boom des échanges sino-africain: l’Afrique parvient-elle enfin à remonter dans la chaîne de valeur?

Les chiffres donnent le vertige. En six mois seulement, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont franchi un nouveau seuil, à 203,5 milliards de dollars, en hausse de 24% sur un an, selon les données relayées par l’agence ecofin. En effet, Pékin est devenu un partenaire économique incontournable pour le continent africain. Mais derrière cette croissance spectaculaire, une autre réalité apparaît. Le commerce sino-africain continue de fonctionner selon un schéma déséquilibré: l’Afrique vend principalement ses ressources naturelles, tandis qu’elle achète des produits transformés, des équipements et des technologies, prècise la même source. La question n’est donc plus seulement celle du volume des échangesm mais celle de la valeur créée par cette relation.

Les dernières données de l’Administration générale de la douane chinoise illustrent cette dynamique à deux vitesses. Au premier semestre 2026, les exportations chinoises vers l’Afrique ont atteint 130,01 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 26%. Dans le même temps, les importations chinoises en provenance du continent ont progressé de 20%, pour s’établir à 73,5 milliards de dollars.

Cette différence explique l’un des principaux points de tension. A dire vrai, le déficit commercial africain vis-à-vis de la Chine s’est creusé pour atteindre 56,8 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année. Par ailleurs, dderrière ces montants se cache une réalité plus profonde. L’Afrique exporte encore largement du pétrole, du cuivre, du cobalt, du fer, du gaz ou encore des produits agricoles peu transformés. La Chine, de son côté, fournit des machines, des équipements électroniques, des véhicules, des produits manufacturés et de plus en plus de technologies liées à la transition énergétique.

Cette structure des échanges n’est pas nouvelle. Elle rappelle une difficulté persistante pour de nombreuses économies africaines : disposer de ressources abondantes ne garantit pas automatiquement la création de valeur sur place. La transformation industrielle reste le maillon faible.

La hausse des importations chinoises depuis l’Afrique ne traduit d’ailleurs pas forcément une diversification de l’offre africaine. Elle est aussi portée par l’évolution des cours mondiaux des matières premières. Lorsque les prix du pétrole ou des minerais augmentent, la valeur des exportations progresse mécaniquement, sans que cela signifie nécessairement une montée en gamme de la production africaine.

La Chine tente pourtant de faciliter l’accès de ses marchés aux produits africains. Depuis le 1er mai 2026, Pékin a étendu le traitement tarifaire zéro à 53 pays africains disposant de relations diplomatiques avec elle. Une mesure qui concerne désormais un nombre plus large de pays, au-delà des seuls pays les moins avancés.

Mais cette ouverture commerciale ne règle qu’une partie du problème. Car le principal obstacle n’est pas uniquement lié aux droits de douane. Avant même cette nouvelle étape, environ 94,5 % des exportations africaines entraient déjà sur le marché chinois sans droits de douane.

Le véritable défi reste ailleurs de produire davantage, transformer localement et répondre aux exigences d’un marché chinois en évolution.C’est précisément sur ce point que les institutions africaines insistent. Pour Afreximbank, l’enjeu est désormais de renforcer les capacités productives du continent afin que l’Afrique ne se limite plus à exporter des matières premières.

Cela passe par le développement de chaînes de valeur régionales, notamment dans l’agro-industrie, les minerais stratégiques ou encore les industries manufacturières. Transformer le cacao avant exportation, raffiner certains minerais localement ou développer des composants industriels permettrait de capter une part plus importante de la richesse générée.

La question logistique reste également centrale. L’accès au marché chinois ne dépend pas seulement des tarifs commerciaux, mais aussi de la capacité à produire régulièrement, à respecter les normes internationales et à acheminer les marchandises dans de bonnes conditions. Zones industrielles proches des ports, réseaux ferroviaires, plateformes logistiques ou encore infrastructures de stockage deviennent des éléments déterminants.

Cette nouvelle phase des relations sino-africaines intervient aussi dans un contexte international particulier. Face aux tensions commerciales avec les États-Unis, la Chine cherche à renforcer ses débouchés dans les marchés émergents. L’Afrique apparaît ainsi comme un partenaire stratégique pour ses entreprises, mais cette dynamique pourrait aussi accentuer certaines inquiétudes locales.

Des analyses, notamment celles d’Oxford Economics, alertent sur le risque de voir apparaître davantage de tensions commerciales si les importations chinoises continuent de concurrencer directement certaines productions africaines. Certains pays pourraient alors renforcer leurs mesures de protection, à travers des mécanismes antidumping ou des restrictions sur certains produits.

Pour autant, réduire la relation Chine-Afrique à un simple déséquilibre commercial serait incomplet. La Chine reste un acteur majeur du financement des infrastructures africaines, un fournisseur d’équipements et un partenaire industriel de nombreux pays. L’enjeu pour le continent n’est donc pas de choisir entre ouverture ou protection, mais de mieux négocier sa place dans cette relation.

Le prochain chapitre du commerce sino-africain se jouera moins sur les milliards échangés que sur la capacité de l’Afrique à transformer une partie de ses richesses sur son propre sol. Car la véritable question n’est plus seulement combien l’Afrique vend à la Chine, mais ce qu’elle est capable de construire grâce à ces échanges.

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Tunisie-France: 70 ans de relations, vers un partenariat stratégique renouvelé

Le 14 juillet 2026 avait une double portée à La Marsa. À l’occasion de la fête nationale française, la Résidence de France a également accueilli la célébration des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et la France (1956-2026). Au-delà de la commémoration, cette échéance a été l’occasion de rappeler les nouveaux axes d’une relation appelée à évoluer dans un contexte régional et international en pleine recomposition.

Devant les représentants institutionnels et économiques présents, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a insisté sur la nécessité de construire une relation fondée sur “un partenariat d’égal à égal”, dépassant les héritages historiques pour se concentrer sur les intérêts communs.

Sur le terrain économique, la France reste l’un des principaux partenaires de la Tunisie. “Les échanges commerciaux illustrent cette interdépendance. L’excédent commercial tunisien vis-à-vis de la France a dépassé les 3 milliards d’euros l’année dernière, un niveau supérieur aux recettes touristiques annuelles, qui ont atteint environ 2,4 milliards d’euros”, affirme Anne Guéguen dans son discours.

Cette évolution traduit une transformation progressive du lien économique entre les deux pays. La Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination touristique ou un marché de proximité, mais comme une plateforme industrielle intégrée aux chaînes de valeur européennes.

Les entreprises à participation française implantées en Tunisie représentent aujourd’hui plus de 170 000 emplois directs. Elles opèrent notamment dans les secteurs des industries mécaniques et électriques, de l’aéronautique, des services numériques et de l’industrie manufacturière. Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux modèles de production plus proches des marchés européens, le pays entend renforcer son positionnement dans le “nearshoring”.

Le capital humain au cœur du partenariat

Au-delà des échanges commerciaux, la coopération franco-tunisienne repose également sur un facteur clé: le capital humain. En effet, la France accueille près de 16 000 étudiants tunisiens, tandis que le réseau d’enseignement français en Tunisie scolarise environ 20 000 élèves. Cette circulation des compétences constitue l’un des piliers de la relation bilatérale. La mobilité reste toutefois un sujet sensible. En 2025, la France a délivré 116 000 visas aux ressortissants tunisiens, avec un taux de refus inférieur à 16%. Pour Paris, cette mobilité participe à la construction d’un espace de coopération fondé sur les liens humains et la double appartenance culturelle.

Dans le domaine de l’innovation, plusieurs initiatives cherchent également à renforcer les passerelles entre les deux pays. Le développement des centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur ainsi que les initiatives autour de l’intelligence artificielle témoignent d’une volonté d’accompagner la montée en compétences technologiques de la Tunisie.

Eau, énergie, santé… les nouveaux axes de coopération

La coopération bilatérale s’oriente également vers des secteurs considérés comme stratégiques pour la souveraineté tunisienne. À travers l’Agence française de développement (AFD), l’Institut français et Expertise France, plusieurs projets portent sur la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, les infrastructures sanitaires et le développement régional. La transition énergétique figure parmi les priorités. Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, les projets liés au solaire et à l’éolien deviennent un axe majeur de coopération. Dans le domaine de la santé, le soutien aux infrastructures hospitalières, notamment les projets de Gafsa et Sidi Bouzid, s’inscrit dans une logique de réduction des disparités régionales.

Une relation appelée à se redéfinir

Au-delà des symboles, les deux pays cherchent aujourd’hui à adapter leur relation aux nouveaux équilibres internationaux. L’objectif affiché est celui d’un partenariat davantage basé sur la souveraineté, la confiance et les intérêts réciproques. Cette nouvelle approche intervient dans un contexte où la Méditerranée devient un espace stratégique, entre enjeux énergétiques, mobilité, sécurité alimentaire et recomposition des chaînes industrielles. Pour la France, la Tunisie représente un partenaire stable dans la région. Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer cette proximité historique en davantage d’investissements, de transferts technologiques et d’opportunités économiques. Après 70 ans de relations diplomatiques, le défi n’est donc plus seulement de préserver un lien historique, mais de lui donner une nouvelle dimension, adaptée aux défis économiques et géopolitiques des prochaines années.

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