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One Health | Congrès international à Sousse sur la santé et l’environnement

Ouverte mercredi 28 octobre 2026 à Sousse, au centre-est de la Tunisie, la 5e conférence internationale One Health («Une seule santé »), consacrée aux liens entre les crises environnementales et la santé humaine, animale et des écosystèmes, se poursuivra jusqu’au 30 octobre, avec la participation d’environ 200 personnes issues de 17 pays (dont, aux côtés de la Tunisie, l’Italie, les États-Unis, la France, l’Espagne, le Portugal, le Maroc, l’Algérie, l’Ouganda, le Nigeria, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud), aussi bien en présentiel qu’à distance. 

Chercheurs, universitaires,  professionnels de santé, experts en environnement et représentants de la société civile, ils aborderont, entre autres sujets, les conséquences de la perte de biodiversité, de la pollution et du changement climatique sur l’être humain.

La conférence, mise sous le thème «Des crises environnementales à l’écologie intégrale», est organisée conjointement par les universités de Sousse et de Monastir, sous l’égide des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de la Santé.

Le programme traite des répercussions, en matière de santé publique, de la perte de biodiversité, de la pollution et du changement climatique, en mettant un accent particulier sur les interactions entre les polluants environnementaux et l’émergence de nouvelles maladies.

Une session est également consacrée au projet de recherche international CoSTA — mené en collaboration avec les universités italiennes de Palerme et de Messine — qui porte sur les polluants et les pathologies qui y sont associées.

Parmi les résultats annoncés lors de la conférence figure la création de la One Health World Association, dont le siège officiel sera établi en Italie. La présidence a été confiée à la professeure italienne Margherita Ferrante, tandis que le coordinateur de la conférence, le chercheur tunisien Mohamed Banni, a été nommé vice-président. L’organisation réunira des représentants des Amériques, de l’Europe et de l’Afrique ; elle aura pour mission de promouvoir l’approche «One Health» (Une seule santé) au sein des instances scientifiques internationales, avec une représentation officielle auprès des Nations unies. L’approche «One Health» reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et l’intégrité des écosystèmes, et favorise la collaboration entre les disciplines et les institutions afin de faire face aux risques sanitaires et environnementaux.

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Birgit Lamm: “On a besoin d’entrepreneurs courageux et d’investisseurs créatifs et optimistes”

Une technologie peut être prometteuse sans trouver son chemin jusqu’au marché. Entre une solution technique et un produit compétitif, il faut encore du capital, de la prise de risque et des entrepreneurs capables de porter le projet. C’est sur cette articulation que Birgit Lamm, country director Tunisie et Libye de la Friedrich Naumann Foundation (FNF), a insisté lors du lancement de la 4e édition de l’African ESG Summit, jeudi 8 octobre, à Tunis.

“Nous soutenons l’entrepreneuriat et l’économie de marché parce que ce sont les entrepreneurs qui développent la richesse d’une société”, a-t-elle souligné.

Ils prennent des risques, cherchent des investissements et créent des emplois. Pour la représentante de la FNF, cette dynamique garde toute sa place dans une période où les entreprises doivent revoir une partie de leurs modèles face aux changements climatiques.

Birgt Lamm lors de la 4e édition de l’African ESG Summit.

De surcroît, Birgit Lamm rejoint sur ce point le constat de Sahar Mechri, directrice exécutive de Managers et fondatrice de l’African ESG Summit. “Cette année, je pense que tout le monde a appris et senti personnellement que le changement climatique est réel”, a-t-elle relevé. Désormais, le sujet se retrouve dans les chaînes de valeur et dans les méthodes de production. Les entreprises doivent adapter leurs activités et intégrer davantage la durabilité dans leurs choix économiques. Une évolution qui, selon Birgit Lamm, ne pourra pas se faire en reproduisant les mêmes modèles. “On ne peut pas continuer de la même manière comme on a développé le système économique depuis des années ou même des siècles”, estime-t-elle.

Encore faut-il que les nouvelles solutions puissent tenir sur un marché. Pour Birgit Lamm, une innovation ne peut pas rester au stade de la bonne idée ou de la prouesse technique. Elle doit pouvoir déboucher sur un produit, trouver des clients et afficher un prix qui lui permet de rester dans la course. Elle cite notamment les énergies renouvelables et la transition énergétique. Les ingénieurs ont déjà développé de nombreuses solutions techniques. Le travail se poursuit désormais sur leur application économique et sur la création de produits capables de rivaliser avec les offres existantes. “On doit également trouver des solutions économiques faisables dans les marchés avec des prix compétitifs et on doit chercher aussi l’investissement”, ajoute-t-elle.

D’ailleurs, ce point-là place les startups en première ligne. Elles peuvent tester de nouvelles solutions, prendre des risques et chercher des marchés encore peu explorés. Mais une idée, même solide, ne va pas très loin sans financement. Les investisseurs ont eux aussi leur rôle à jouer, notamment lorsqu’il s’agit d’accompagner des technologies ou des modèles économiques encore en phase de développement.

Birgit Lamm insiste ainsi sur la nécessité de rapprocher entrepreneurs et investisseurs. “On a besoin des startups et des entrepreneurs qui sont vraiment courageux et qui trouvent des investisseurs qui sont aussi créatifs et optimistes qu’on peut vraiment développer un marché pour ces produits dans le futur”, déclare Lamm.

Cette relation entre capital et innovation devient particulièrement importante dans les secteurs liés à la transition énergétique. Les solutions techniques existent, mais leur développement nécessite des moyens, des débouchés et une capacité à s’inscrire dans la durée. Le marché reste le passage obligé. Le raisonnement dépasse par ailleurs les frontières tunisiennes. Les chaînes de valeur sont devenues globales et les entreprises évoluent dans des marchés de plus en plus connectés. Pour Birgit Lamm, les réponses doivent suivre le même mouvement. “Le changement climatique, ce n’est pas seulement ici en Tunisie, les chaînes de valeur aujourd’hui sont globales. Alors on doit aussi trouver des solutions globales et régionales”, a-t-elle affirmé.

C’est aussi ce qui donne à l’African ESG Summit, selon elle, une portée particulière. Réunir les acteurs autour de l’ESG ne consiste pas seulement à parler de transition. Il s’agit aussi de faire circuler les idées, de rapprocher les porteurs de solutions des investisseurs et de créer les conditions permettant à ces innovations de trouver leur place dans les économies africaines.

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