Lese-Ansicht

Après Ceuta, l’UE affiche son unité et durcit le ton migratoire — aucune décision sur la Tunisie

Réunis en visioconférence mardi 4 août, les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept ont affiché leur solidarité avec l’Espagne après l’entrée irrégulière de 72 000 migrants à Ceuta le 30 juillet, un afflux qui a fait au moins 72 morts selon Madrid. Sans annoncer de mesure immédiate, ils ont exprimé une volonté commune de renforcer les contrôles aux frontières extérieures et d’accélérer les retours — sans trancher la question, réévoquée, d’éventuels centres de retour hors UE, ni désigner la Tunisie.

72 000 arrivées en quelques heures, un retour presque total en quatre jours

Le 30 juillet, environ 72 000 personnes, majoritairement de jeunes Marocains, ont franchi irrégulièrement la frontière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Ceuta en l’espace de quelques heures, selon les chiffres communiqués par le ministère espagnol de l’Intérieur. Le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner, a résumé la portée de l’épisode en conférence de presse : « ces derniers jours ont testé la résilience européenne et la sécurité de nos frontières extérieures. » Selon lui, ces arrivées massives ont été encouragées par les réseaux de passeurs et par des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux laissant croire à une ouverture des frontières.

Le bilan humain reste disputé entre les deux rives : Madrid évoque au moins 72 morts, quand Rabat n’en recense que 11 — un écart qui n’a pas été tranché au niveau européen. Dès le 1er août, le ministre espagnol Fernando Grande-Marlaska annonçait un retour à la normale, la quasi-totalité des arrivants ayant depuis été renvoyée au Maroc : environ 70 000 personnes, soit près de 97 % du total, selon les autorités espagnoles.

Plus qu’une réponse à la seule crise de Ceuta, cette réunion marque une accélération d’un débat déjà engagé au sein de l’Union européenne : comment réduire les arrivées irrégulières tout en augmentant le taux de retour des migrants déboutés. Les États membres semblent désormais davantage alignés sur un renforcement des instruments de contrôle et de coopération extérieure.

Une unité affichée, la question de Schengen écartée

La réunion, convoquée à l’initiative de la présidence irlandaise du Conseil de l’UE, a duré près de trois heures. Le ministre français Laurent Nuñez a résumé l’esprit des échanges : « tous les États membres, tous sans aucune exception, ont marqué leur solidarité avec l’Espagne. » Sur le fond, les Vingt-Sept ont écarté l’idée que l’espace Schengen ait été fragilisé par la crise ; le ministre espagnol de l’Intérieur a assuré qu’il n’avait « jamais été en danger, pas même en danger minimal. » Le Danemark a salué la gestion espagnole de la crise.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a par ailleurs rappelé dans un courrier adressé au chef du gouvernement espagnol que les arrivées irrégulières dans l’UE sont en baisse de 55 % sur les deux dernières années et de 37 % depuis le début de 2026 — une manière de replacer l’épisode de Ceuta dans une tendance de fond plutôt qu’une rupture. Les discussions ont porté sur l’accélération des procédures de retour, le renforcement de la coopération avec les pays d’origine et de transit, la lutte contre les réseaux de passeurs et la surveillance des campagnes de désinformation.

Aucune décision concernant la Tunisie

Le débat sur d’éventuels centres de retour situés hors de l’Union européenne a de nouveau été évoqué lors des échanges, dans la ligne défendue depuis plusieurs mois par des États comme l’Italie en faveur d’une dimension extérieure renforcée de la politique migratoire. Mais aucune décision n’a été prise à l’issue de la réunion : aucun pays n’a été désigné pour accueillir de telles structures, et aucun accord n’a été annoncé avec la Tunisie.

Cette précision compte, alors que plusieurs commentaires publiés ces derniers jours laissaient entendre que Tunis pourrait être concernée. À ce stade, rien dans les conclusions de la réunion du 4 août ne va dans ce sens. La Tunisie reste toutefois un partenaire migratoire de l’UE : depuis le mémorandum d’entente signé avec Bruxelles en 2023, la coopération s’est renforcée sur la lutte contre les réseaux de trafic de migrants et l’appui à la gestion des frontières. La crise de Ceuta pourrait accélérer la réflexion européenne sur l’externalisation de certains volets migratoires, sans modifier, à ce stade, les termes de la relation UE-Tunisie.

Lire aussi:

L’article Après Ceuta, l’UE affiche son unité et durcit le ton migratoire — aucune décision sur la Tunisie est apparu en premier sur webdo.

  •  

Espagne : « L’Italie n’a pas été à la hauteur » à Ceuta

La confrontation entre l’Espagne et l’Italie au sujet de l’immigration et les événements de ces derniers jours à Ceuta se sont poursuivis lundi 3 août.

Dans une interview accordée à la radio et à la télévision publiques RTVE, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Álvarez, a souligné que de nombreux pays et gouvernements « n’ont pas été à la hauteur » et que « le gouvernement italien en faisait partie ». Il a ajouté qu’il y avait eu des périodes où « l’Italie était submergée par des migrants irréguliers », faisant référence aux « crises répétées sur l’île de Lampedusa, auxquelles le pays n’a pas été en mesure de faire face efficacement ». Or, pendant ce temps, « l’Espagne avait fait preuve de solidarité, tant sur le plan politique que par des actions concrètes. C’est ce que nous exigeons de nos partenaires européens », a également déclaré M. Alvarez.

Des sources au sein du ministère italien de l’Intérieur à Rome rappellent pour leur part que « depuis janvier de cette année jusqu’à aujourd’hui, les arrivées d’immigrants illégaux ont fortement diminué, grâce à la politique mise en œuvre par le gouvernement Meloni ».

« Les arrivées ont chuté de 55 % par rapport à l’année dernière et de 82 % par rapport à 2023, première année d’action du nouveau gouvernement italien, qui a dû faire face à une situation hors de contrôle héritée des précédentes alliances gouvernementales », ont ajouté ces mêmes sources.

L’article Espagne : « L’Italie n’a pas été à la hauteur » à Ceuta est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Cette décision de justice espagnole qui fait chavirer la « digue migratoire » de l’Europe

Après la crise provoquée par l’afflux de dizaines de milliers de personnes vers le préside occupé de Sebta, au cours de laquelle des migrants ont perdu la vie, les autorités marocaines ont vivement réagi aux allégations formulées par l’Espagne. En…

L’article Cette décision de justice espagnole qui fait chavirer la « digue migratoire » de l’Europe est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Ceuta : Les services secrets espagnols disculpent partiellement le Maroc

Alors que la crise migratoire de Ceuta continue de provoquer des remous en Espagne et au sein de l’Union européenne, les premières conclusions des services de renseignement espagnols apportent un éclairage inédit sur le rôle du Maroc. Contrairement aux accusations formulées dans les premiers jours de la crise, le Centre national du renseignement (CNI) estime que Rabat n’aurait pas planifié l’afflux massif de migrants. Les autorités marocaines auraient toutefois progressivement relâché les contrôles frontaliers, permettant à la situation de dégénérer.

Cette analyse intervient après l’arrivée spectaculaire de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, située sur la côte nord du Maroc. Selon Madrid, près de 69.500 personnes ont déjà été reconduites vers le Maroc en quatre jours. Entre 3.000 et 5.000 migrants se trouveraient encore dans la ville autonome, où les structures d’accueil sont désormais débordées. Le bilan humain reste particulièrement lourd, avec 72 morts recensés côté espagnol et 11 côté marocain.

Une lecture de la crise qui évolue

Dans les heures qui ont suivi l’afflux massif de migrants, plusieurs responsables politiques espagnols avaient laissé entendre que Rabat avait délibérément organisé cette vague migratoire afin d’exercer une pression sur Madrid.

Les premières analyses du CNI dessinent toutefois un scénario différent. Selon des informations publiées par El País et la Cadena SER, les services de renseignement ne disposent d’aucun élément permettant d’affirmer que le Maroc aurait préparé une opération d’une telle ampleur. Ils privilégient plutôt l’hypothèse d’un relâchement progressif des contrôles à la frontière durant le mois de juillet.

Toujours selon ces informations, les dispositifs de surveillance auraient été fortement réduits, voire quasiment absents, lorsque des milliers de migrants se sont dirigés vers le poste-frontière de Tarajal, à l’occasion de la Fête du Trône célébrée au Maroc.

Cette nuance est loin d’être anodine. Elle écarte l’idée d’une opération planifiée de longue date, tout en laissant ouverte la question d’une réaction tardive ou insuffisante des autorités marocaines face à une situation qui s’est rapidement emballée.

Pourquoi cette nuance est importante

La distinction entre une opération organisée et un simple relâchement des contrôles pourrait avoir des conséquences diplomatiques importantes.

Si les conclusions du CNI se confirment, elles affaibliraient les accusations selon lesquelles Rabat aurait utilisé la migration comme un moyen de pression politique contre l’Espagne. Elles n’exonèrent cependant pas totalement le Maroc, les services espagnols estimant que les autorités ont laissé les événements se dérouler sans intervenir suffisamment tôt pour empêcher l’afflux.

Pour Madrid comme pour Bruxelles, cette différence est essentielle. La coopération du Maroc demeure l’un des piliers de la politique européenne de contrôle des flux migratoires en Méditerranée occidentale. Une accusation de manipulation délibérée aurait pu provoquer une crise diplomatique majeure entre les deux voisins.

Des positions toujours opposées

Ces conclusions n’ont toutefois pas mis fin aux divergences.

Le président de la ville autonome de Ceuta, Juan Jesús Vivas, continue d’affirmer que le Maroc a volontairement laissé la crise se produire. Selon lui, cet épisode montre que Rabat ne constitue pas un partenaire totalement fiable en matière de contrôle migratoire.

Le gouvernement marocain rejette, de son côté, toute responsabilité directe. Dans un communiqué publié dimanche, le ministère de l’Intérieur attribue l’afflux massif à plusieurs facteurs : la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, l’action des réseaux de traite des êtres humains et une mauvaise interprétation d’une récente décision de justice espagnole concernant les migrants interceptés en mer.

Rabat affirme également rester pleinement engagé dans la coopération internationale contre l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs.

Lire aussi: Ceuta : Des milliers de migrants franchissent la frontière depuis le Maroc, l’Espagne en état d’alerte

Une crise humanitaire qui se poursuit

Malgré le retour de la majorité des migrants vers le Maroc, la situation reste particulièrement tendue à Ceuta.

Les deux centres d’accueil de la ville ont atteint leurs capacités maximales. Les autorités locales indiquent prendre actuellement en charge 862 mineurs non accompagnés. Protégés par le droit espagnol et européen, ces enfants et adolescents ne peuvent être renvoyés automatiquement, compliquant davantage la gestion de la crise.

Sur la plage d’El Trampolín, plusieurs centaines de migrants campent encore à même le sable, tandis que les forces de sécurité poursuivent leurs patrouilles autour de l’enclave.

L’Europe sous pression

Au-delà de Ceuta, cette crise relance le débat sur la politique migratoire européenne.

Les ministres de l’Intérieur des États membres doivent se réunir en urgence afin de coordonner leur réponse. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a appelé les partenaires européens à faire preuve de solidarité, tout en critiquant certaines prises de position, notamment en provenance d’Italie, qu’il accuse d’avoir contribué à alimenter des informations erronées autour de la crise.

Parallèlement, plusieurs médias espagnols évoquent des tensions entre le ministère de l’Intérieur et celui de la Défense, certains responsables reprochant au CNI de ne pas avoir anticipé l’arrivée massive des migrants.

Les conclusions préliminaires des services de renseignement ne mettent donc pas un terme aux interrogations. Elles modifient néanmoins la lecture politique de cette crise : plus qu’une opération minutieusement orchestrée, les autorités espagnoles semblent désormais privilégier le scénario d’un relâchement des contrôles ayant permis à une situation déjà fragile de se transformer en l’une des plus importantes crises migratoires qu’ait connues Ceuta ces dernières années.

Lire aussi:

L’article Ceuta : Les services secrets espagnols disculpent partiellement le Maroc est apparu en premier sur webdo.

  •  

Marokko – Die Grenzkrise von Ceuta: Wie Gerüchte, Politik und Perspektivlosigkeit eine Massenbewegung auslösten

CeutaBinnen weniger Stunden versuchten Zehntausende Menschen, die Grenze zu den spanischen Exklaven Ceuta und Melilla zu überwinden. Die Ereignisse werfen Fragen nach der Rolle sozialer Medien, staatlicher Krisenvorsorge und den tieferliegenden Ursachen irregulärer Migration auf. Ceuta / Sebta – Als sich am Morgen des 30. Juli 2026 an den Stränden vor Ceuta / Sebta und […]

Der Beitrag Marokko – Die Grenzkrise von Ceuta: Wie Gerüchte, Politik und Perspektivlosigkeit eine Massenbewegung auslösten erschien zuerst auf Maghreb-Post.

  •  

Marokko – Regierung nennt Desinformation und Schleuser als Faktoren hinter den Ereignissen an Ceuta und Melilla

InnenministeriumDas marokkanische Innenministerium sieht mehrere miteinander verknüpfte Faktoren als Ursache der Vorfälle, darunter Desinformation im digitalen Raum, Aktivitäten von Schleusernetzwerken sowie Fehlinterpretationen rechtlicher und administrativer Informationen. Rabat – Das marokkanische Innenministerium hat erstmals eine offizielle Bewertung der jüngsten Ereignisse an den Grenzübergängen zu Ceuta und Melilla vorgelegt. Nach Angaben des Ministeriums seien die Migrationsversuche nicht […]

Der Beitrag Marokko – Regierung nennt Desinformation und Schleuser als Faktoren hinter den Ereignissen an Ceuta und Melilla erschien zuerst auf Maghreb-Post.

  •  

Ceuta | Miroir d’un monde déséquilibré

Les images de Ceuta **, l’enclave espagnole en terre africaine, reviennent régulièrement hanter les écrans. Des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes franchissent une frontière, parfois au péril de leur vie, tandis que d’autres sont rapidement reconduits vers leur pays. L’actualité de ces derniers jours, avec des dizaines de milliers de passages suivis d’un retour massif vers le Maroc, rappelle une évidence : les migrations ne disparaissent jamais sous l’effet des seuls barbelés. Elles ne font que changer de visage.

Khemaïs Gharbi *

Le débat public se focalise souvent sur les chiffres, les contrôles aux frontières ou les conséquences politiques de ces mouvements. Pourtant, la véritable question est ailleurs : pourquoi tant de personnes sont-elles prêtes à quitter leur foyer, leur famille, leur culture et parfois leur dignité pour tenter leur chance de l’autre côté d’une frontière ?

Le démographe et sociologue François Héran rappelle avec raison que l’immigration doit être abordée avec rigueur, en s’appuyant sur des faits plutôt que sur les émotions ou les slogans. Les données méritent d’être examinées avec précision, sans exagération ni minimisation. C’est à cette condition que le débat démocratique peut échapper aux caricatures et aux surenchères populistes, qui font le lit de l’extrême droite raciste et xénophobe en Europe.

La richesse mondiale répartie de manière inégale

Mais derrière les statistiques se cache une réalité plus profonde. Depuis des décennies, la richesse mondiale est répartie de manière profondément inégale. Une partie importante de l’humanité demeure exclue des bénéfices de la mondialisation, alors même que les moyens de communication lui montrent quotidiennement le niveau de vie auquel elle n’a pas accès.

L’Afrique paie un tribut particulièrement lourd à cette injustice. Continent riche en ressources naturelles, en jeunesse et en potentiel humain, elle continue pourtant à voir une partie de ses enfants chercher ailleurs ce qu’ils ne trouvent pas chez eux : un emploi, un avenir, une sécurité ou simplement l’espoir d’une vie meilleure.

Aucun mur, aucune clôture, aucune politique de refoulement ne pourra durablement contenir une espérance plus forte que la peur. L’histoire de l’humanité montre que les migrations accompagnent les grands déséquilibres économiques et politiques. Elles en sont souvent la conséquence plus que la cause.

La véritable réponse ne réside donc pas uniquement dans le renforcement des frontières. Elle suppose un effort international beaucoup plus ambitieux en faveur du développement, de l’éducation, de la stabilité politique, de la création d’emplois et d’un partage plus équitable des richesses. Permettre à chacun de vivre dignement dans son pays reste la politique migratoire la plus humaine, la plus efficace et la moins coûteuse à long terme.

Pour un ordre international plus juste

Tant que les écarts de richesse continueront de se creuser entre les régions du monde, les mouvements migratoires resteront une réalité durable. On pourra en modifier les itinéraires, en ralentir les flux ou en déplacer les points de passage, mais on n’en supprimera jamais les causes profondes.

Les événements de Ceuta ne constituent donc pas une exception. Ils sont le symptôme d’un monde dont les déséquilibres n’ont jamais été véritablement corrigés. Tant que cette injustice perdurera, la migration demeurera moins un problème à résoudre qu’un appel à construire un ordre international plus juste.

* Ecrivain et traducteur.

** Entre le 30 et le 31 juillet 2026, près de 50 000 à 60 000 migrants, en grande majorité des jeunes hommes et des adolescents, ont traversé illégalement la frontière depuis le Maroc, en forçant le passage par la terre et par la mer dans des conditions chaotiques. Cet afflux massif, marqué par des dizaines de morts en mer, a entraîné l’envoi de l’armée par Madrid et un renforcement des contrôles frontaliers en Europe.

L’article Ceuta | Miroir d’un monde déséquilibré est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Migrants à Ceuta : L’Italie ferme ses frontières avec l’Espagne, l’Europe se divise

L’Italie a suspendu vendredi l’application des “accords de Schengen“ avec l’Espagne, fermant ses frontières aériennes et maritimes. Prise lors d’une réunion au ministère de l’Intérieur présidée par Matteo Piantedosi, la décision fait suite à l’arrivée de milliers de migrants à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, et avait été annoncée dès jeudi soir par la Première ministre Giorgia Meloni.

Lire aussi : Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen

Rome et Paris ont par ailleurs décidé de renforcer les contrôles à leur frontière commune, en triplant les effectifs policiers, avec 334 agents dès samedi. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a justifié cette mesure par la nécessité de protéger la sécurité des citoyens et les frontières européennes, rapportent les médias italiens et français.

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’Espagne a vivement réagi à cette décision de Meloni : le chef de la diplomatie espagnol, José Manuel Albares, a immédiatement convoqué l’ambassadeur italien à Madrid, soulignant que la crise n’a aucun lien avec la récente régularisation de migrants décidée par le gouvernement espagnol, mais résulte d’une interprétation d’un arrêt judiciaire exploitée par des réseaux criminels.

Plusieurs pays de l’UE (Finlande, Pays-Bas, Danemark, République tchèque, Suède) se sont rangés du côté de l’Italie, tandis que la Commission européenne a rappelé que Ceuta relève d’un régime frontalier spécial, sans mouvement direct possible vers le reste de l’espace Schengen.

En Italie, la mesure alimente un débat politique tendu à l’approche des élections législatives, entre soutien de la majorité (Ligue, Fratelli d’Italia) et critiques de l’opposition, qui y voit un calcul électoraliste plus qu’une réponse à une urgence réelle.

Affaire à suivre.

 

L’article Migrants à Ceuta : L’Italie ferme ses frontières avec l’Espagne, l’Europe se divise est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Crise migratoire à Ceuta : L’Italie suspend temporairement la libre circulation avec l’Espagne

Après la crise migratoire sans précédent qui a vu plus de 50 000 migrants franchir en moins de 24 heures la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, faisant au moins 57 morts, l’Italie a annoncé vendredi la suspension temporaire des dispositions de l’espace Schengen avec l’Espagne pour une durée d’un mois.

Des contrôles rétablis pendant un mois

Le gouvernement de Giorgia Meloni a décidé de réintroduire des contrôles sur les voyageurs arrivant d’Espagne par voie aérienne et maritime. Si l’Italie et l’Espagne ne partagent pas de frontière terrestre, cette mesure met temporairement fin à la libre circulation entre les deux pays dans le cadre de l’espace Schengen.

Les passagers devront à nouveau présenter leurs documents d’identité lors de leur arrivée en Italie. Le ministère italien de l’Intérieur précise que les contrôles viseront notamment les ressortissants de pays tiers afin de vérifier qu’ils remplissent les conditions d’entrée sur le territoire européen.

Une réponse directe à la crise de Ceuta

Cette décision intervient au lendemain d’un afflux migratoire d’une ampleur inédite à Ceuta. Selon les dernières estimations, plus de 50 000 personnes ont franchi la frontière séparant le Maroc de l’enclave espagnole en moins de vingt-quatre heures, un chiffre sans précédent dans l’histoire récente de cette frontière.

Le bilan humain s’est également alourdi. Au moins 57 personnes ont perdu la vie, principalement par noyade ou lors de mouvements de foule aux abords des points de passage. Face à cette situation, Madrid a mobilisé l’armée et renforcé les moyens de sécurité dans l’enclave.

Madrid affirme avoir inversé la tendance

Les autorités espagnoles ont annoncé vendredi soir que plus de 48 000 migrants étaient déjà retournés au Maroc, la plupart de manière volontaire. Le gouvernement de Pedro Sánchez estime ainsi avoir repris progressivement le contrôle de la situation, même si la crise continue de susciter de vives réactions en Europe. (Reuters)

Une pression européenne croissante

L’Italie n’est pas la seule à avoir réagi. La France a annoncé un renforcement des contrôles à la frontière franco-espagnole, tandis que plusieurs responsables européens appellent à un durcissement de la politique migratoire de l’Union.

En rétablissant temporairement les contrôles avec l’Espagne, Rome invoque les dispositions du Code frontières Schengen, qui autorisent un État membre à réintroduire des contrôles aux frontières intérieures lorsqu’il estime que l’ordre public ou la sécurité intérieure sont menacés.

Lire aussi:

L’article Crise migratoire à Ceuta : L’Italie suspend temporairement la libre circulation avec l’Espagne est apparu en premier sur webdo.

  •  

Espagne : 34 migrants sont morts en essayant d’entrer à Ceuta

Mise à jour 13h10 – Trente-quatre personnes sont mortes en essayant d’entrer à Ceuta, au cours de la crise migratoire sans précédent qui a vu 60.000 personnes arriver dans cette enclave espagnole située au Maroc, a annoncé le président de Ceuta.

Près de 49 000 personnes seraient entrées à Ceuta depuis hier jeudi selon des sources de la Garde civile, un afflux qui a fait au moins 18 morts. Madrid a déployé l’armée et déclaré une urgence humanitaire, tandis que la crise intervient dix jours après un rapprochement diplomatique entre Madrid et Alger.

Au moins 18 migrants sont morts en tentant de rejoindre Ceuta, selon un bilan communiqué vendredi par les autorités espagnoles, en hausse par rapport aux neuf décès annoncés la veille. Beaucoup se sont noyés en tentant la traversée à la nage depuis le Maroc ; plusieurs victimes ont également péri dans la bousculade pour franchir la digue de la plage de Tarajal, selon Rachid Sbihi, responsable d’une association locale de gardes civils, cité par l’Associated Press.

Selon des sources de la Garde civile citées par El Periódico, près de 49 000 personnes seraient entrées à Ceuta depuis le week-end. Le gouvernement de Ceuta avance de son côté un chiffre plus restreint, entre 1 500 et 2 000 entrées sur les dix derniers jours — un écart qui reflète des périmètres et des moments de comptage différents et reste à recouper.

Déploiement militaire et réactions

Face à l’ampleur de la crise, Madrid a déployé l’armée pour renforcer la sécurité dans l’enclave. Le président régional de Ceuta, Jesús Vivas, a déclaré une « urgence humanitaire et sociale absolue » et appelé le gouvernement central à envoyer des renforts. Pedro Sánchez devait se rendre sur place vendredi matin aux côtés de son ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska.

En Italie, la présidente du Conseil Giorgia Meloni a menacé de suspendre l’accord Schengen à frontières ouvertes avec l’Espagne pour « défendre nos frontières et assurer la sécurité de nos citoyens », bien que l’Italie ne partage pas de frontière avec l’Espagne.

Une explication juridique avancée

Une décision du Tribunal suprême espagnol a précisé que les « retours à chaud » ne s’appliquent pas aux personnes interceptées en mer après avoir rejoint Ceuta ou Melilla à la nage, mais seulement à celles arrêtées lors d’un franchissement terrestre. Largement relayée sur les réseaux sociaux marocains dans les jours précédant le 30 juillet, cette décision aurait convaincu de nombreux candidats que la voie maritime offrait de meilleures chances de rester en Espagne.

Selon El País, la présence des forces marocaines chargées de surveiller la frontière aurait par ailleurs fortement diminué pendant plusieurs heures, permettant à des milliers de personnes d’atteindre Ceuta — sans que Madrid n’établisse officiellement de lien avec sa visite à Alger le 20 juillet, dix jours plus tôt.

Un scénario qui rappelle 2021

Cette séquence n’est pas sans précédent. En mai 2021, environ 9 000 à 10 000 migrants étaient entrés à Ceuta en deux jours après un assouplissement des contrôles marocains, quelques jours après l’accueil en Espagne de Brahim Ghali, chef du Front Polisario — un épisode que le Parlement européen avait alors qualifié d’instrumentalisation de la frontière à des fins politiques.

Lire aussi:

L’article Espagne : 34 migrants sont morts en essayant d’entrer à Ceuta est apparu en premier sur webdo.

  •  

Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen

Pas moins de 49 000 migrants auraient réussi à franchir la frontière de Ceuta depuis le territoire marocain au cours des 24 dernières heures, bien que le ministère espagnol de l’Intérieur n’ait pas encore confirmé officiellement. C’st ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it 

Sur ces 49 000 personnes, un nombre qui représente plus de la moitié de la population de Ceuta, évaluée à environ 85 000 habitants, au moins 7 000 seraient des mineurs, placés de ce fait sous la tutelle des autorités de la ville autonome.

Ces données ont alarmé la première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui a immédiatement réagi en se déclarant prête à prendre de “mesures exceptionnelles” à l’encontre de l’Espagne, allant jusqu’à évoquer une suspension de l’application de l’accord de Schengen entre les deux pays…

“Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l’issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles… comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne”, a-t-elle écrit via Twitter qui a dénoncé les “images choquantes” en provenance de Ceuta. “L’Italie ne restera pas les bras croisés” , a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de protéger les frontières et la sécurité des citoyens face à ce qu’elle qualifie de menace pour la stabilité européenne.

Le immagini che arrivano da Ceuta sono impressionanti e dimostrano, ancora una volta, che l’immigrazione clandestina fuori controllo rappresenta una minaccia concreta per la sicurezza dei confini europei.

Mi sono confrontata con il Ministro dell’Interno Matteo Piantedosi.…

— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) July 30, 2026

A noter que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, se rend ce vendredi 31 juillet dans l’enclave espagnole, où Il rencontrera les forces de l’ordre à la frontière puis les responsables régionaux, accompagné du ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, selon des médias espagnoles et français.

L’article Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Maroc/Espagne. Déferlante migratoire sur le préside occupé de Sebta

Des centaines de migrants, dont des mineurs, traversent depuis le 30 juillet le bras de mer qui sépare Fnideq du préside occupé de Sebta, au nord du Maroc. En bref Des milliers de migrants sont entrés à Sebta depuis le…

L’article Maroc/Espagne. Déferlante migratoire sur le préside occupé de Sebta est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Ceuta fait vaciller Schengen : Meloni menace l’Espagne

Face à l’afflux massif de migrants à Ceuta, Giorgia Meloni menace de rétablir les contrôles aux frontières avec l’Espagne. Retour sur une crise migratoire qui ravive les tensions au sein de l’Union européenne.

La crise migratoire qui secoue l’enclave espagnole de Ceuta a franchi un nouveau cap politique. Alors que des milliers de migrants sont arrivés en quelques jours dans cette enclave espagnole située sur la côte marocaine, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a menacé de suspendre l’application de l’espace Schengen avec l’Espagne, estimant que la situation constitue un risque pour la sécurité européenne.

Cette prise de position a immédiatement provoqué une vive réaction de Madrid, ouvrant une nouvelle crise diplomatique entre deux États membres de l’Union européenne.

Une arrivée massive de migrants en quelques jours

Depuis plusieurs jours, Ceuta fait face à un afflux inédit de migrants en provenance du Maroc. Selon les autorités locales, plus de 1.500 personnes sont parvenues à rejoindre l’enclave espagnole, principalement à la nage ou en contournant les dispositifs de sécurité. Les centres d’accueil sont désormais saturés et les autorités locales parlent d’une situation d’urgence absolue. Au moins neuf personnes auraient perdu la vie lors des tentatives de traversée.

Face à cette pression migratoire, le gouvernement espagnol a décidé de déployer l’armée en renfort de la Garde civile afin de sécuriser la frontière et de rétablir le contrôle de la situation. Le ministre espagnol de l’Intérieur s’est rendu sur place pour coordonner les opérations.

Meloni hausse le ton

Estimant que cette crise pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de l’espace européen, Giorgia Meloni a évoqué la possibilité de rétablir les contrôles aux frontières entre l’Italie et l’Espagne, voire de suspendre les règles de libre circulation de Schengen à l’égard de Madrid.

La cheffe du gouvernement italien considère que l’immigration irrégulière constitue une menace pour la sécurité de l’Union européenne et reproche à l’Espagne une politique migratoire jugée trop permissive. Son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, ainsi que Matteo Salvini, ont soutenu cette ligne dure.

Lire aussi : Ceuta : Des milliers de migrants franchissent la frontière depuis le Maroc, l’Espagne en état d’alerte

Même si une telle suspension ne peut être décidée unilatéralement par Rome, cette déclaration traduit l’extrême tension qui entoure désormais la gestion des frontières extérieures de l’Union.

Madrid dénonce un manque de solidarité

La réaction espagnole n’a pas tardé. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a convoqué l’ambassadeur d’Italie pour protester contre des déclarations qualifiées de « démagogie partisane ».

Le gouvernement espagnol affirme que la crise est exploitée par les réseaux de passeurs et rappelle que les autorités marocaines et espagnoles travaillent conjointement à accélérer les retours des migrants en situation irrégulière. Madrid rejette également les accusations selon lesquelles une récente régularisation d’étrangers serait à l’origine de cette vague migratoire.

Le Maroc au cœur de l’équation

Comme lors de la crise de Ceuta en 2021, plusieurs observateurs s’interrogent sur le rôle joué par Rabat. Des analystes estiment que les autorités marocaines auraient relâché les contrôles frontaliers, tandis que d’autres privilégient l’hypothèse d’un appel d’air créé par une récente décision de justice espagnole limitant certains renvois automatiques de migrants arrivés par voie maritime.

Aucune preuve officielle ne permet toutefois, à ce stade, d’attribuer directement cette nouvelle vague migratoire à une décision des autorités marocaines.

Une crise qui rappelle le précédent de 2021

Les images diffusées ces derniers jours rappellent fortement celles de mai 2021, lorsque près de 8.000 personnes avaient franchi la frontière de Ceuta en moins de 48 heures dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Rabat et Madrid.

Cinq ans plus tard, cette nouvelle crise montre que Ceuta demeure l’un des principaux points de pression migratoire entre l’Afrique et l’Union européenne. Au-delà de la gestion humanitaire immédiate, elle ravive les divisions européennes sur la politique migratoire, le contrôle des frontières extérieures et la solidarité entre États membres.

L’article Ceuta fait vaciller Schengen : Meloni menace l’Espagne est apparu en premier sur webdo.

  •  

Marokko – Madrid und Rabat vereinbaren schnelle Rückführungen nach Grenzsturm auf Ceuta

CeutaNachdem hunderte Migranten versuchten, die Absperrungen der spanischen Exklave zu überwinden, kündigen Spanien und Marokko die Rückführung aller illegal Eingereisten an. Der spanische Innenminister reist vor Ort. Ceuta – Am heutigen Donnerstagmorgen haben hunderte Menschen versucht, die Grenze zur spanischen Exklave Ceuta auf dem Land- und Seeweg zu überqueren. Einigen gelang es, die Sicherheitsabsperrungen im […]

Der Beitrag Marokko – Madrid und Rabat vereinbaren schnelle Rückführungen nach Grenzsturm auf Ceuta erschien zuerst auf Maghreb-Post.

  •  

Ceuta : Des milliers de migrants franchissent la frontière depuis le Maroc, l’Espagne en état d’alerte

Une nouvelle vague migratoire d’une ampleur exceptionnelle a frappé, ce jeudi 30 juillet, l’enclave espagnole de Ceuta (Sebta), où plusieurs milliers de personnes sont parvenues à franchir la frontière depuis le Maroc en quelques heures. Les autorités locales parlent d’une situation de « chaos » et réclament des moyens d’urgence, tandis que Madrid tente de contenir la crise en coordination avec Rabat.

Selon les premiers bilans rapportés par les médias espagnols et les agences de presse, entre 2.000 et 3.000 migrants auraient pénétré dans l’enclave, principalement en contournant les digues de Tarajal à la nage ou en franchissant les dispositifs frontaliers. Les centres d’accueil de Ceuta sont désormais saturés, poussant les autorités de la ville autonome à demander un renfort immédiat des forces de sécurité et des moyens supplémentaires.

Appel au gouvernement espagnol à réagir

Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a appelé le gouvernement espagnol à réagir rapidement face à ce qu’il qualifie de crise sans précédent depuis les événements de mai 2021, lorsque près de 10.000 personnes avaient rejoint l’enclave en deux jours dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Madrid et Rabat.

Le ministère espagnol de l’Intérieur a indiqué travailler en étroite coordination avec les autorités marocaines afin de contenir les nouveaux départs et de procéder au retour des personnes entrées irrégulièrement. Madrid affirme que des réseaux de passeurs exploitent les récentes évolutions judiciaires en Espagne pour encourager ces traversées clandestines.

Lire aussi : Sánchez à Alger : Pourquoi cette visite concerne aussi la Tunisie

Cette fois, le contexte diplomatique est pourtant différent. Les relations entre le Maroc et l’Espagne sont officiellement au beau fixe depuis le rapprochement engagé en 2022 et les deux pays affirment coopérer étroitement dans la lutte contre l’immigration irrégulière. Le ministère espagnol de l’Intérieur a d’ailleurs indiqué travailler avec les autorités marocaines afin de stopper les nouveaux passages et d’organiser le retour des migrants en situation irrégulière.

Visite officielle du président du gouvernement espagnol à Alger

Cette poussée migratoire intervient toutefois quelques jours seulement après la visite officielle du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez à Alger, le 20 juillet, qui a marqué la relance des relations entre l’Espagne et l’Algérie après plusieurs années de crise diplomatique. À cette occasion, les deux pays ont annoncé l’ouverture d’une nouvelle phase de coopération et la tenue d’un sommet bilatéral de haut niveau à l’automne.

Plusieurs observateurs espagnols soulignent la concomitance entre cette visite et l’accélération des arrivées à Ceuta, rappelant que les questions migratoires sont souvent étroitement liées aux équilibres diplomatiques en Méditerranée occidentale. Toutefois, aucune autorité espagnole ou marocaine n’a établi, à ce stade, un lien entre le rapprochement Madrid-Alger et les événements de Ceuta. Les causes exactes de cette vague migratoire demeurent donc inconnues.

Parallèlement, plusieurs responsables espagnols évoquent d’autres facteurs susceptibles d’avoir favorisé cette hausse des traversées, notamment une récente décision de la Cour suprême espagnole limitant les refoulements immédiats en mer ainsi que l’action des réseaux de passeurs qui auraient exploité cette évolution juridique pour encourager les départs. Cette analyse est toutefois contestée par certaines organisations humanitaires, qui estiment qu’aucun élément ne permet encore d’expliquer l’ampleur du phénomène.

Cette nouvelle crise rappelle que Ceuta et Melilla, seules frontières terrestres entre l’Union européenne et l’Afrique, demeurent particulièrement sensibles aux évolutions géopolitiques et migratoires de la région. Malgré l’amélioration affichée des relations entre Rabat et Madrid, les événements de ce jeudi montrent que la pression migratoire reste un enjeu majeur pour les deux pays.

L’article Ceuta : Des milliers de migrants franchissent la frontière depuis le Maroc, l’Espagne en état d’alerte est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌