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Une délégation tunisienne au « Mondial du Bâtiment » du 27 septembre et 1er octobre à Paris

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Centre s’associe à la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie pour représenter la Tunisie au Paris Builders Show, du 27 septembre au 1er octobre 2026, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L’ex-Mondial du Bâtiment reste, sous son nouveau nom, le plus grand rendez-vous français dédié à la construction, à l’architecture et à la rénovation. Il regroupe quatre événements complémentaires : Batimat pour la construction, Interclima pour le génie climatique durable, Idéobain pour la salle de bains, et Renodays pour la rénovation globale.

Les dernières innovations du secteur

Selon la CCI du Centre, le rendez-vous cible en priorité les entreprises tunisiennes des matériaux de construction, des équipements, de l’énergie et de la rénovation ; elles pourront y découvrir les dernières innovations du secteur et tisser des partenariats avec des acteurs internationaux. L’ampleur du salon donne la mesure de l’enjeu : plus de 2 200 exposants, près de 135 000 visiteurs professionnels attendus et 500 conférences et ateliers programmés.

Les participants à cet évènement pour caler eux-mêmes leurs rendez-vous professionnels, piocher librement dans le programme de conférences et d’ateliers et passer par le Club International. Autre coup de pouce pour encourager la participation : la CCI du Centre remettra une attestation de participation, appuyée d’un courrier de recommandation de la chambre tuniso-française pour simplifier le dossier de visa. Les entreprises intéressées peuvent d’ores et déjà se rapprocher de la CCI du Centre pour boucler leur inscription.

Une occasion de nouer des contacts export

Ce type de mission collective donne aux PME tunisiennes du bâtiment un accès direct à un marché européen concentré sur quelques jours, sans les coûts logistiques d’une participation individuelle. Pour les fabricants de matériaux, les équipementiers ou les acteurs de la rénovation énergétique, le rendez-vous peut servir de porte d’entrée vers des distributeurs ou partenaires français, dans un secteur où les normes de performance énergétique évoluent vite et où la Tunisie cherche à valoriser son savoir-faire dans la construction.

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Après Berlin, Rome place à son tour la Tunisie dans son projet de centres de retour

La Tunisie réapparaît dans les réflexions européennes sur la gestion des flux migratoires. Après avoir été évoquée ces derniers mois dans les discussions allemandes sur les « hubs de retour », elle figure désormais sur une liste préliminaire de douze pays tiers que l’Italie présentera mardi 4 août lors d’une réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, convoquée après la crise migratoire de Ceuta.

À ce stade, il ne s’agit toutefois ni d’une décision européenne, ni d’un accord avec la Tunisie. La proposition italienne doit ouvrir une première discussion entre les États membres.

Une réunion convoquée après la crise de Ceuta

L’arrivée de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta la semaine dernière a replacé la question migratoire au premier plan de l’agenda européen. C’est dans ce contexte que le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, doit présenter un projet visant à créer des centres de retour dans des pays tiers, financés par des fonds européens.

Le gouvernement de Giorgia Meloni souhaite étendre à l’échelle européenne le modèle mis en place avec l’Albanie. Ces « hubs » seraient destinés à accueillir des migrants déboutés du droit d’asile avant leur rapatriement vers leur pays d’origine.

Selon l’agence italienne ANSA, la liste préliminaire accompagnant cette proposition comprend le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.

Au-delà de ces centres de retour, Rome souhaite également renforcer les instruments destinés à encourager les pays d’origine à reprendre leurs ressortissants. L’Italie compte notamment demander l’application stricte du programme commercial « GSP+ », qui conditionne certains avantages tarifaires accordés aux pays en développement à leur coopération en matière de réadmission. Son entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2027.

Aucune décision n’est attendue à l’issue de la réunion de mardi, qui doit avant tout permettre un premier échange entre les ministres européens de l’Intérieur.

La Tunisie revient au cœur des réflexions européennes

Ce n’est pas la première fois que la Tunisie apparaît dans ce débat. Dès mars 2026, lorsque l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Grèce avaient lancé une initiative commune sur les « return hubs », son nom figurait déjà parmi les pays évoqués. Tunis avait alors fait savoir qu’il n’était pas question d’accueillir un tel centre sur son territoire. En mai, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, avait lui aussi écarté l’idée d’un « return hub » européen sur le territoire tunisien.

La proposition italienne marque donc moins une rupture qu’une nouvelle étape. Après Berlin, c’est désormais Rome qui replace la Tunisie parmi les pays envisagés dans les réflexions européennes sur l’externalisation des retours de migrants.

Pour autant, rien n’indique à ce stade que la position de Tunis ait évolué. Aucune décision européenne n’a été prise et la réunion de mardi doit avant tout ouvrir les discussions entre les États membres.

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