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Arts plastiques : Les Indomptés de Malek Saadallah

Ils arrivent, les Indomptés de Malek Saadallah qui à partir du 25 avril, investissent les cimaises de la galerie Kalysté à l’invitation de Synda Ben Khellil. Une exposition qui nous propose une plongée dans un monde onirique et profondément artistique.

Figures oniriques et peinture en mouvement

L’univers de Malek Saadallah est fait de créatures ambivalentes qui pourraient même suggérer l’adjectif « multivalentes » tant elles sont débridées, plurielles et insaisissables.

Peuplant ses toiles de chimères qui chevauchent d’autres créatures tout aussi oniriques, cet artiste est résolument installé dans des limbes lointaines qui renaissent sous ses pinceaux.

Ectoplasmes et créatures aberrantes

A l’image des centaures et d’autres créatures olympiennes, le monde dans lequel nous introduit Saadallah peut paraître effrayant à première vue mais l’oeil s’accoutume rapidement à ces figures d’ectoplasmes et à ces créatures aberrantes.

La technique de l’artiste y est pour beaucoup dans la mesure où il ne surcharge pas ses surfaces, n’abuse ni des encres noires ni des oasis de couleur pour laisser au blanc toute sa mesure.

L’artiste se réfère à un aquarium aux spectres dans lequel ces créatures mouvantes, informes et indéchiffrables seraient confinées sous notre regard. De fait, c’est un véritable rébus qui se déploie sous nos yeux, une sorte de théâtre impromptu dont les spectres seraient les personnages, une scène hallucinée où goules, djinns et chimères seraient les repères fuyants.

Mi-hommes, mi-animaux, les êtres nés de l’imaginaire de Malek Saadallah semblent échappés d’un purgatoire tourmenté ou prêts à faire un grand saut dans l’inconnu.

Une scène hallucinée avec des spectres pour personnages

Bien sûr, il est tentant de songer à des correspondances induites, à des forêts de symboles qui se cacheraient derrière cet impalpable inhumain que l’artiste fait naître. C’est à la lisière du réel que Saadallah installe ses dispositifs et c’est dans les profondeurs de nos inconscients qu’il faudrait retrouver la genèse de ses chimères fluctuantes.

Malek Saadallah poursuit ses recherches et, de son atelier, continue à susciter ces univers paradoxaux qui sont devenus son label d’artiste et la quintessence de son regard. Sa nouvelle collection sera visible dès aujourd’hui à la galerie Kalysté à la Soukra.

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Arts plastiques : Les Indomptés de Malek Saadallah à Kalysté

La Galerie Kalysté ouvre ses portes à l’univers de Malek Saadallah. À travers cette nouvelle exposition, l’artiste nous invite à une confrontation avec des figures hybrides, nées d’un trait aussi nerveux qu’assuré.

L’esthétique du chaos maîtrisé

Diplômé en infographie et formé aux arts plastiques entre Tunis et Rome, Malek Saadallah s’est forgé une identité visuelle reconnaissable entre toutes.

Son travail, souvent qualifié de surréaliste, dépeint une humanité en mutation. Ses personnages, à la lisière de l’insecte et de l’automate, habitent un espace saturé de lignes et de couleurs vives.

Chaque œuvre est une décharge graphique

Dans la série Les Indomptés, l’artiste semble explorer l’instinct de résistance. Chaque œuvre est une décharge graphique. Le trait n’est jamais figé ; il sature la toile pour donner vie à des créatures qui, malgré leur déshumanisation apparente, conservent une force vitale déconcertante.

Est-ce une critique de notre modernité ou une célébration de la liberté sauvage ? La réponse appartient au regardeur.

L’artiste ne se cantonne pas à la rigueur de la plume. Son travail actuel témoigne d’une approche plurielle. Il convoque le feutre, l’encre, parfois l’acrylique ou des rehauts de couleurs saturées pour structurer ses visions.

Rompre avec le monochrome

Ses personnages, à la fois mécaniques et organiques, semblent émerger d’une accumulation de strates.

Saadallah, fort de son expérience de designer et de plasticien, joue avec les supports. Il ne dessine pas seulement des formes, il sculpte le vide autour de ses figures. Les contrastes de couleurs, visibles sur l’affiche entre le vert acide et le bleu électrique, révèlent une volonté de rompre avec le monochrome pour embrasser une expressivité plus brutale.

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